‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 298 sur 639 · TERRE VAUT CENT MILLE FR.\NCS, COMME UN SOU · texte numérisé non relu

TERRE VAUT CENT MILLE FR.\NCS, COMME UN SOU

elle les vaut amplement. — Prov. Faire de

CENT sous quatre LIVRES, ET DE QUATRE LIVRES

RIEN, se dit d'un mauvais ménager. — An sou LA LIVRE, au pforata de ce que chacun a mis de fonds dans une entreprise, ou de ce qui lui est dû dans une all'aire commune : dans une banqueroute, les créanciers colloques sont payés au sou la livre sur le prix des meullts. Celte e.\pression a vieilli : on dit, Au

MARC LE FRANC. — SOU POUR LIVRE, s'cst dit

de certains droits additionnels imposés sur différents objets, et qui étaient analogues à ce qu'on nommé aujourd'hui Centimes additionnels et Subvention de guerre. • — Sou à sou loc. adv. Par petites sommes : il m'a payé sou à sou.

SOUABE (ail. Schwaben), duché de l'empire allemand pendant la première période de son histoire, et un peu plus tard un de ses grands cercles ou di\isions. Ce cercle avait •une superficie de 33,000 kil. carr., et coïncidait avec le royaume actuel de Wurtemberg, la partie sud du grand-duché de Bade et le district de Souabe et de Neubourg en Bavière. Cette région s'appelait primitivement Alemannie, et reçut le nom de Souabe à cause des Suèves qui en habitaient une partie, lorsque les Alemans furent vaincus par Clovis en 496. En 1080, l'empereur Henri IV rendit le duché de Souabe héréditaire dans la famille de Frédéric de Hûhenstaufen. Il devint un des pays les plus puissants et les plus civilisés de l'Allemagne. Pendant les guerres italiennes, la maison régnante de Suuabe fut à la tête des Gibelins; la famille se trouva éteinte après l'exécution de Conradin à Naples en l'268. Les dilîérentes villes, les prélats, les comtes se .rendirent alors indépendants, et la Souabe cessa de former un Etat à part. Cependant il s'établit, à diftérentes époques, des confédérations connues sous le nom de ligues de Souabe, dont la principale fut celle de 1488. Le cercle souabe fut détinitivement organisé en I.i63. — Le district bavarois de Souabe-et- JNeubourg a une superficie de 9,491 kil. carr. et renferme 602.000 hab.; cap., Augsbourg.

SOUAKIN ou Souakim, ville maritime delà

sotic

Nubie, sur la côte de la mer Rouge, à SSï kil. N.-N.-O. de Massowah; 13,226 hab. Elle est bâtie dans une île de 1 kil. et demi de circonférence, reliée par un pont à la terre ferme où s'étend un faubourg. Grand commerce de bestiaux, de peaux, de beurre, d'ivoire, de plumes d'autruche, de gomme arabique, de coton et de café. Elle était jadis directement soumise à la Turquie; mais, en 186.T, elle a été cédée au vice-roi d'Egypte.

SODAZILAND. iV. S.) i

* SOUBASSEMENT s. m. (fr. sous et base). Arcbit. Partie inférieure d'une construction, sur laquelle semble porter tout l'édifice. On le dit surtout en parlant des édifices à colonnes : la hauteur du soubassement. — Espèce de pente que l'on met au bas du lit, et qui descend jusqu'à terre : mettre les soubassements à un lit.

SOUBISE. I. (Benjamin de Roban, seigneur de), capitaine protestant, né à la Rochelle en lo83, mort à Londres en 1642. 11 était frère de Henri de Roban, le célèbre chef huguenot. En 1621, l'assemblée protestante de la Rochelle le nomma commandant du Poitou, de la Bretagne et de l'Anjou. Il défendit, avec audace, mais sans succès, Saint-Jean-d'Angély. Ses tentatives pour renouveler la guerre en 1622 et pour obtenir des secours de Jacques 1" échouèrent également. En 1025, après avoir remporté quelques avantages, il fut chassé des îles de Ré et d'Ôléron (15 sept.). .\près avoir signé, par l'entremise de Charles P"', la paix trompeuse de 16'26, il s'unit aux Anglais en 1627 dans la tentative inutile de secourir la Rochelle. Il se fixa ensuite en Angleterre. — II. (Charles de RoHAN, prince de), sou descendant, né le 16 juillet 1715, mort le 4 juillet 1787. Il fut un des favoris débauchés de Louis XV, et son adjudant dans la Flandre, dont il devint gouverneur en 1748. En HoS, M"° de Pompadour lit marier sa fille avec le prince de Coudé, qui obtint pour lui un haut coinmaudemenl à l'armée du Rhin (1756). Il fut mis en déroute à Gotha, avec 8,000 hommes, par Seydlitz, qui n'eu avait que 1,500; et, à la tête de l'armée française et des alliés, il se fit honteusement battre à Rosbach par Frédéric le Grand, le o nov. 1757. Il termina sa carrière par la perte de Gassel, l"nov. 1761.

SODBRE (du lat. super, sur), préfixe qui signifie sous, et qui entre dans la formation d'un certain nombre de mots.

* SOUBRESAUT s. m. (préf. soubre; fr. saut). Saut subit, inopiné et à contre-temps : ce ehevalà fait deuxou trois soubresauts qui m'ont pensé désarçonner. — Avoir des soubresauts DANS les tendons, avoir des tressaillements, des mouvements convulsits. — Fig. et fam. Cette nolvellk m'a donné un soubresaut, un violent soubresaut, cette nouvelle m'a causé une vive, une grande et subite émotion.

SOUBRESAUTER v. n. Faire des soubresauts.

* SOUBRETTE s. f. JNom que l'on donne au théâtre, aux suivantes de comédie : rote de soubrette. — Femme subalterne et intrigante ; elle fait la dame, et ce n'est qu'une soubrette.

* SOUBREVESTE s. f. Sorte de vêtement sans manches, qui se mettait par dessus les autres vêtements, par dessus la cuirasse.

SOUCHAU ou Suchau [sou-chô], ville du Kiang-sou (Chine), sur un lac qui traverse le canal impérial, à 80 kil. N.-O. de Shangaî; 500,000 hab. La ville est entourée d'une muraille de 17 kil. de circuit, et se prolonge en quatre grands faubourgs. Manulactures de soie, de toile, de coton, ae quincaillerie et de verre. Elle a eu beaucoup a soutlrir pendant la révolte des Taîpiugs.

SOUCHAY (Jean-Baptiste), chanoine de

SOUG

Rhodez, né en 1688, à Saint-Amand (Vendômois), mort en 1746; H a laissé des éditions d'Ausone, de Pellisson, de Boileau et de l'Astrée; entra à l'Académie des inscriptions en 1726.

* SOUCHE s. f. (bas lat. soccus). Partie d'en bas du tronc d'un arbre, accompagnée de ses racines, et séparée du reste de l'arbre : ces souches ont repoussé. — C'est une souchb, UNE VRAIE SOUCHE, sc dit d'une personne slupide et sans activité. — Celui de qui sort une génération, une suite de descendants : cet homme illustre a été la souche de plusieurs grandes familles. — Celui qui est reconnu pour être le plus ancien dans une généalogie : Robert le Fort, le quatrième fils de saint Louis, est la souche delà maison de Bourbon. — Faire souche, commencer une branche dans une généalogie, être le premier d'une suite de descendants : un tel eut trois enfants; le premier mourut sans lignée, les deux autres ont fait souche. — Droit. Succéder par souche, succéder par représentation : la succession par sottche est opposée à la succession par tête. — Se dit aussi du plus long des deux morceaux de bois ajustés, sur lesquels les boulangers et les bouchers font des entailles pour marquer la quantité de pain ou de viande qu'ils fournissent à crédit : la souche reste entre les mains du marchand, et l'échantillon entre celles de l'acheteur. — Adm. Partie qui reste des feuilles d'un registre, lorsqu'on les a coupées, dans leur longueur, en zigzag, de manière qu'en rapprochant la partie coupée et détachée du registre de celle qui y est restée, on reconnaisse si elles se correspondent exactement : la souche d'un registre d'inscriptions. ■ — Maçoiin. Corps de la cheminée qui sort du toit et s'élève au-dessus du comble, soit qu'il n'ait qu'un seul tuyau, soit qu'il en renferme plusieurs : une souche de cheminée.

' SOUCHET s. m. (rad. souche). Bot. Genre de cypéracées, comprenant un grand nombre d'espèces de plantes herbacées, qui croissent dans les endroits humides. Le souchet à papier :^cyperus papyrus) est quelquefois considéré

Souchet à papier iPapyrus antiJ/Joram).

comme le type d'un genre particuliernoramé papyrus (papyrus antiquorum]. (Voy. Pap-ïkus.) Le souchet comestible {-iyperus esculentus) du midi de l'Europe et du N. de l'Afrique, est cultivé en raison des tubercules» de sa racine. Ces tubercules, g. os comme une noi-

SOUD

selte, conlieniipiil une fécule douce et agréable. Le souchct long {cyperus longus) ou souchet odorant, du midi de la France, possède un rhizome long, noirâtre, dont on tire une poudre employée en parfumerie.

* SOUCHET s. m. Maçoiin. Pierre qui se lire au-dessous du dernier banc des carrières : le souchet est la moindre des pierres de taille.

SOUCHET, Voy. Canahd.

* SOUCHETAGE s. m. Visite qui se fait dans un bois après la coupe des arbres, pour compter les souches.

" SOUCHETEUR s. m. Expert nommé pour assister au souchetage.

* SOUCI s. m. (lat. solsequium; de sol, soleil; scqui, suivre). Bol. Genre de composées calendulées, comprenant plusieurs espèces de plantes herbacées, à feuilles entières, rudes au toucher; à capitules de fleurs jaunes, celles du rayon étant femelles et fertiles, celles du disque étant mâles. Ces plantes se rencontrent dans l'Europe moyenne et dans la région méditerranéenne. Le souci des champs {calendula arvensis) croît en abondance dans les vignes et dans les champs cultivés. On se sert souvent de ses fleurs pour colorer le beurre en jaune. Le sonci cultivé [calendula officinalis), à fleurs grandes et d'un beau jaune orangé, a produit plusieurs belles variétés. Toutes ses parties exhalent une odeur forte. On a employé ses fleurs pour falsifier le safran. — Fam. Etre jaune comme un solxi, comme souci, avoir le visage extrêmement jaune.

* SOUCI s. m. (rad. lat. sollicitus, inquiet). Soin accompagné d'inquiétude : souci cuisant, léger souci. — C'est la le moindre de mes SOUCIS, LE cadet DE MES SOUCIS, SB dit d'une chose dont on ne se met nullement en peine. — Sans-souci. (Voy. Saiis.)

' SOUCIER (Se) v. pr. S'inquiéter, se mettre en peine de quelque chose, prendre intérêt à quelque chose, faire cas de quelque chose : de quoi vous souciez-vousf

* SOUCIEUX, EUSE adj. Inquiet, pensif, chagrin, qui a du souci : cet homme m'a paru bien soucieux, tout soucieux. — Qui marque du souci : air soucieux.

' SOUCOUPE s. f. (contract. de sous-coupe). Espèce de petite assiette de porcelaine, de faïence, etc., qui se place sous une tasse ou sous un gobelet de même matière, propre à prendre du café, du chocolat, etc. : la tasse et la soucoupe sont d'ancienne porcelaine. — Espèce d'assiette qui a un pied, et sur laquelle 'on sert des verres et des carafes : soucoupe d'argent, de vermeil.

SOUDABILITÉ s. f. Propriété que possèdent cei'tains corps de s'unir entre eux.

SOUDABLE adj. Qui peut être soudé.

SOUDAGES, m. Action de souder, résultat de celte action.

• SOUDAIN, AINE adj. (rad. lat. subitus, subit). Subit, prompt : départ soudain.

' SOUDAIN adv. Dans le même instant, aussitôt après : il reçut l'ordre, et soudain il partit.

Joas, laissé pour mort, frappa soudain ma vue. At/ialic, acte 1", se. II.

• SOUDAINEMENT adv. Subitement : il mourut soudainement.

"SOUDAINETÉ s. f. Qualité de ce qui est soudain : la soudaineté de l'explosion les effraya. (Peu us.)

• SOUDAN s. m. Nom qu'on donnait jadis à certains princes maliometans, et particulièrement au souverain d'Egypte : le Soudan d'Egypte.

SOUDAN (ar. Btled es-Sudan, le pays des

SOUD

Noirs). I, bande de territoire, appelée aussi

Nigritie, qui traversé presque l'Afrique, se tenant !\ peu près entre les 6" et l-')" parallèles dclat. N., depuis les provinces du Nil en Egypte, à l'E., jusqu'au pays des Mandingues et à la Sénégambie à l'O. Dans le Waday et près de Tombouctou, sa limite sefitentrionalc n'est pas loin de 17" lat. N. Cette région est occupée par un grand nombre d'Etats indigènes, dont les principaux sont : l'Adamavi'a, le Baghirmi, le Bambarra, le Boriiou, le Darfour, le Gando, le Houssa, le Sackatouelle Waday. L'altitude du Soudan et sou aspect lopographique varient beaucoup suivant les districts. Le centre du système hydrographique est le lac Tchad. Partout le climat a pour caractère une chaleur et une humidité extrêmes; le sol est généralement fertile. La population est presque entièrement nègre; àl'O. lesMandingues sont dominants, et les Foulahs sont les maîtres dans le Gando, le Sackatou et l'Adamawa. Le commerce se fait principalement par caravanes, avecle Maroc et l'Algérie. Les exportations comprennent l'eau de rose; la poudre d'or, la gomme arabique, l'indigo, l'ivoire, les plumes et les peaux d'autruche. — 11, province d'Egypte, distincte de la région précédemment décrite, dont elle n'est pourtant que la continuation à l'E. Elle comprend le Kordofan, la Nubie propre, le Sennaar, le Taka à l'E., et quelques districts du Nil plus au S. On en estime la population à plus d'un million. Cap., Khartoum. Grand commerce de plumes d'autruche, gommes, ivoire, peaux de veau, café, séné, cire, etc. L'Egypte se l'est peu à jiou annexée depuis 1821.

SOUDAN FRANÇAIS (Colonie du). (Voir Su]ipléiiient.)

' SOUDARD ou Soudart s. m. (rad. fr. solde). Vieux mol dont on se sert dans la conversation familière, en parlant d'un homme qui a longtemps servi à la guerre : c'est un vieux soudard.

* SOUDE s. f. (lat. solida, fém. de solidus. solide). Bot. Genre de chénopodées salsolées, comprenant une quarantaine d'espèces d'herbes ou de sous-arbrisseaux propres aux régions maritimes des régions tempérées du globe. Ces plantes contiennent de la soude que l'on en extrait par incinération. La principale espèce est la soude à harille [satsola soda], que l'on cultive en Espagne, surtout aux environs d'Alicante. — Chim. Espèce d'alcali, nommé aussi alcali minéral, qu'on lire de ces plantes ou que l'on extrait du sel marin : la soude est employée clans la fabrication du verre et du savon. — La soude est le nionoxyde sodique ou oxyde de sodium commun, Na^ 0, qui est la base de l'importante série des sels de sodium; c'est aussi Toxyde hydraté, ou soude caustiqufe, Na 110, et dans le commerce, le carbonate normal. N'a- CO' -f 10 II- 0. Le monoxyde sodique anhydre, ou soude des chimistes,Na2 0, se forme lorsque le niRlal est brûlé dans l'air sec ou dans le gaz oxygène en exposant le bioxvde à une haute chaîcur, et en chaulïant l'hydrate sodique avec une quantité équivalente de sodium niélallii]uc,par là, Na 110 -f Na se convertit en Na- 0 -f- 11. Lorsque le sodium est brûlé dans le gaz oxygène jusqu'à ce que son poids soit un bioxyde constant, Na^ 0'', se forme. Lorsqu'il est exposé à l'air, il se liquélie, et, uni à du bioxyde de carbone, il se resolidilie comme carbonate. Les propriétés de la soude caustique ressemblent à celles de la potasse caustique, mais son action sur les acides est un peu moins énergique. Son poids .spécifique est 2,13. Le carbonate normal, qui existe dans certains lacs d'Egypte et de Hongrie et dans les sources volcaniques d'Islande et de l'Amérique du Nord, a été longtemps con.nu dans le commerce sous le nom de natroi}'. On cnîfctovo de grandes quantité.:,

SOUD

ainsi que d'autres sels de soude, sous forme d'efflorescence dans les « plaines alcalines » des territoires de l'O. aux Etats-Unis. Ou obtenait naguère artificiellement la soude des cendres des algues ou fucus marins, et aussi de la barille, qui est la cendre à demi fondue de la soude à barille (salsola soda), plante cultivée avec grand soin par les Espagnols, surtout dans les environs d'Alicante. La 6arille donne beaucoup plus de soude que l'algue. Aujourd'hui on se sertsurtout de celle-ci pour obtenir de l'iode. Mais ces divers procédés ne sont rien en comparaison de celui de Leblanc, par lequel on commence par convertir du chlorure de sodium ou sel commun en sulfate de sodium ou sel de Glauber, puis on continue en convertissant ce sulfate en carbonate en le chautl'ant avec du carbonate de chaux et du charbon de terre. — Dans le commerce, les usages principaux de la soude sont : la' préparation du bicarbonate de soude et de la soude caustique ; la fabrication des savons durs, où elle convient mieux que la potasse, parce que cet alcali se liquéfie promptemenl; et enfin, en grandes quantités, dans la fabrication du papier. — Le bicarbonate de soude est fréquemment employé comme diurétique et pour empêcher la formation de graviers dans les reins et des concrétions dans la goutte antiacide; il rétablit les fonctions de l'estomac. 11 rend plus alcalin le sang, dont il diminue la plasticité. A défaut d'eau naturelle de Vichy, qui le contienten dissolution, on prend une demi-cuillerée par jour de bicarbonate de soude dans un demi-litre d'eau. • — Soude PURE, substance que l'on obtient en traitant la soude ordinaire ou du commerce, par la chaux vive, puis par l'alcool : la soude pure n'est point employée dans les arts.

* SOUDER V. a. (lat. solidare). Joindre des pièces de métal ensemble, au moyen de l'étain ou de cuivre fondu : souder de la vaisselle d'argent. — Se dit aussi en parlant des pièces de métal qu'on amollit au feu et qu'on bat ensemblede manière à les unir et à n'en faire qu'une même pièce. — Bot. On dit que Deux parties se soudent, sont soudées, lorsque, étant d'abord ou ordinairement distinctes, elles se rejoignent ou se trouvent unies de manière à ne plus former qu'une seule pièce.

SOUDEUR, EUSE s. Personne qui soude ou qui sait souder.

SOUDIER, 1ÈRE adj. Qui a raj.port à la soude.

* SOUDIVISER ou Sous-Diviser v. a. Voy. Subdiviser.

SOUDOYER v. a. (rad. fr. solde). (Se conjugue comme £mp/o!/er.) Entretenir des gens de guerre, leur payer une solde : ce prince peut soudoyer vingt mille hommes. On dit plus ordinairement. Solder. — Se dit, par ext., en parlant de tous ceux dont on s'assure le secours à prix d'argent : souioi/er des spadassins.

* SOUDRE V. a. (lat. solvere , résoudre). Didact. Donner la solution, résoudre: soudre un problème, un argument. N'est employé qu'à linlinitif. (Vieux.)

* SOUDRILLE s. m. [H mil.] (extens. péjoral. du lat. soilarius. soudard). Soldat libertin, fripon. (Fam. et peu us.)

'SOUDURE s. f. Coiu|iosition ou mélange de divers métaux et minéraux, qui sort à souder, à unir ensemble des pièces de métal. — Travail do celui qui soude : ce tuyau est bon, mais la soudure en est mal faite. — Endroit par où les deux pièces de métal sont soudées : le tuyau est crevé à la soudure. — Encycl. On donne le nom de soudure au métal ou à l'alliage dont on se sert pour joindre cuscnilde dilïércnls morceaux de métal de

SOUF

même paftire ou d'espèces différentes. Les soudures sont dures ou molles. Les soudures molles peuvent servir à joindre toute espèce de métal, mais plus particulièrement les métaux qui fondent à de basses températures. Les soudures dures sont mieux appropriées auï métaux moins fusibles, surtout lorsqu'il faut de la solidité. La soudure doit être plus fusible que les deux métaux à unir, mais plus sou depré de fusibilité se rapproche du leur et plusl'union sera forte. Les soudures molles ont pour base l'étain, allié d'ordinaire avec le plomb. Lasoudure dure au zinc employée pour souder le cuivre est faite de 16 parties de cuivre et de li parties de zinc. La soudure molle au zinc pour le laiton estfaite de cuivre et de zinc par parties égales. On se sert de fondants pour maintenir propres les surfaces des métaux pendant l'opération. Il y a aussi une soudure à base de laiton, que l'on compose de 9 parties de laiton et d'une partie d'élain.

SOUF lOued-), !<> ancien fleuve saharien dont le lit est aujourd'hui comblé par les sables. C'est le Triton desanciensgéo;,'raphes ; les premiers conquérants arabes l'oiit connu sous le nom générique de NU {de Nata, être bienfaisant). (Vov. S.\h.\r.\.) — 2'> Groupe d'oasis et district du Sahara algérien, situe au-dessous du chotlh Mouya ett 'Èhoflat, au S. de la province de Constantine et à l'E. de l'Oued-Rirh. Se trouve compris entre 4» 30 et 4° 4b' de long. E. et 33° 20' et 33» 3b' de lat. N'.Le Souf s'étend sur une partie du delta formé jadis par le fleuve Triton avant de se déverser dans le lac du même nom. (Vo}. MKLiiuiR.) Laprincipale ville du district est El Oued (7,.d00 hab.), située au point de bifurcation de la vallée. Les autres centres de population sont: .\miech, un peu au S. d'El Oued: puis Bou Hermès, Kouiniiin, Tarhezout, El Guemar (4,000 hab.), situés sur l'embranchement de gauche; enfin Zeggoum, Behima, Débita et Sidi Aoun, échelonnés sur rembraiichemenl de droite. La population totale peut être évaluée à 20,000 âmes. La vallée du Souf est bordée de hautes dunes sur lesquelles sont plantées des haies de palmiers destinées à arrêter la marche envahissante des sables. D'un coté, s'élèvent les villes et les villages, reliés entre eux par une ligne non interrompue de coquettes habitations; de l'autre sont les cultures. Les gens du Souf plantent leurs palmiers dans des fosses de dimensions variables, ayant généralement 13 mètres de profondeur, patiemment et intelligemment creusées ; les racines des arbres, plongeant dans les sables à travers lesquels filtrent les eaux du fleuve enseveli, les habitants se trouvent dispensés de tout travail d'irrigation. Quelques jardins ainsi creusés contiennent jusqu à ^00 palmiers. Les habitants du Souf sont divisés en deux tribus principales : les Throud et le^ Rebâîa. Tout à la fois agriculteurs, pasteurs, chasseurs et commerçants, ils se distinguent par leur caractère jovial et franchement hospitalier. Leur soumission à la France dale de is'ii. (V. Largeau.)

SOUFFLABLE adj. Qui peut être soufflé.

SOUFFLAGE s. m. .\rtouaction de souffler le verre. — Se dit aussi du bois qu'on ajoute par dehors à un navire, pour lui faire mieux porter la voile.

SOUFFLARD s. m. Miner. Jet de gaz qui s'échappe quelquefois des fissures de la matière minérale en exploitation ou des fentes des roches.

* SOUFFLE s. m. (lat. sufflatusj. Vent que l'on lait en poussant de l'air par la bouche : le soufik ne suffit pas pour éteindre cette torche. — Simple respiration : Cet homjie n'a

QU'U.N SOUFFLE DE VIE, ou simpl.,.\'A QUE LE

soLFFLK, il est extrêiuemenl faillie; et, Il n'a

SOUF

PLUS QUE LE SOUFFLE, il esl ogpnisant. — Agitation de l'air causéo par Te vent : il ne fait pas un soufjle de vent. — Inspiration, influence ; le poète sumblait être animé d'un souffle divin.

' SOUFFLÉ, ÉE part; pass*de Souffler.— Omelette soifi-lée, omelette faite avec des blancs d'oeufs, de la crème et du sucre, mêlés et battus ensemble. On dit substanliv., dans le même sens, Un socpflé.— Beig.net soufflé, sorte de beignet dont la pâte renfle beaucoup.

— »* s. m. Sorte d'entremets préparé à peu près comme l'onieletle soufflée : servir un soufflé.

SOUFFLEMENT s. m. .\. iian de souffler •SOUFFLER V. n. (lat. ,s»/'/;firp). Faire du vent en poussant de l'air parla bouche : souffler dans ses doiyts. — ie dit également de tout ce qui pousse l'air : te vent de bise souffle rudement.— Se dit aussi de l'homme et des animaux quand ils respirent avec effort : dès que cet homme a monté si.v degrés, il souffle comme unbceuf. — Laissek souffler des chevaux, les faire arrêter pour reprendre haleine. — Il croit qu'il n'y a qu'a souffler et A remuer les doigts, se dit d'un homme qui s'imagine qu'une chose est aisée quoiqu'elle soit fort difficile. — L'esprit souffle ou il VKUT, Dieu communique ses grâces à qui il lui plait. — Souffler v. a. Ainsi on dit : Souffler le feu, souffler sur le feu pour l'allumer ; Souffler u.ne ch.odelle, souffler sur la flamme d'une chandelle pour l'éteindre ; Souffler LA poussière, souffler sur de la poussière, pour l'enlever du lieu où elle est ; Souffler un veau, un mouto.\, souffler entre la chair et le cuir d'un veau, d'un mouton qu'on vient de tuer, afin d'en séparer plus' aisément la peau ; Souffler l'orgue, donner du vent aux tuyaux des orgues par le moyen des soufflets; et. Souffler le verre, l'émail, façonner quelque ouvrage de verre, d'émail, en soufflant dans un tube de fer au bout duquel estla matière que l'on travaille. — ■ Souffler quelque cbose aux oreilles de quelqu'un, lui dire quelque chose secrètement.

— Prov. et fîg. Souffler le chaud et le froid, louer et blâmer une même chose, parler pour et contre une personne, être tour à tour d'avis contraires : ne vous fiez point à cet homme-là, il souffle le chaud et le froid. — Kig. Souffler quelqu'un, lire bas à quelqu'un les endroits de son discours, de son rô;e où la mémoire lui manque : souffler le prédicateur. — Jeu de dames. Souffler une dame, l'ôter à celui contre qui 1 on joue, parce qu'il ne s'en esl pas servi pour prendre une autre dame qui était en prise. Un joueur dit dans le même sens à son adversaire. Je vous souffle. On dit aussi. Souffler n'est pas JOUER, on suuffle et ensuite on joue. — Fig. et fam. Souffer a quelqu'un un emploi, un MARCHÉ, etc., lui enlever un emploi, un marché, etc., sur lequel il comptait. — Souffler UN EXPLOIT, se dit d'un huissier, qui ne remet pas la copie d'un exploit, quoique l'original porte qu'elle a été remise: ce fripon d'huissier lui a soufflé un exploit. — Chasse. Ce CHIEN A soufflé LE POIL AU LIÈVRE, il a presque appuyé le museau dessus, et il l'a manqué. On dit aussi. Il lui soufflait au poil, il le suivait de très près. — Fig. et fam. Souffler AU poil de quelqu'un, le poursuivre de très près : il faillit être pris, les hussards lui soufflaient au poil. — .Maréchal. La matière souffle au poil, se dit lorsque, par l'efl'et d'une suppuration dans la partie intérieure du sabot, le pus reflue et se fait jour à la couronne. — Mar. Souffler un navire, renforcer le bordage de la caiène d'un navire, revêtir un navire par dehors de nouvelles et fortes planches, soit pour empêcher que les vers ne piquent le navire, soit pour augmenter sa stabilité, lorsqu'il est d'une construction dcf.'ctueuse et qu'il porte mal la voile ;

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îi faut souffler ce vaisseau. — Absol. Chercher la pierre phifosophale, chercher à faire de 1 or, de l'argent par les opérations de lalchimie : il a dépensé tout son hier, à souffler.

• SOUFFLERIE s. f. Ensemble des soufflets de 1 orgue : la soufflerie de cet orgue a besoin d être raccommodée, réparée.

' SOUFFLET s. m. Instrument servant à souffler, à faire du vent ; soufflet d'orfèvre, de maréchal. — Soufflet a deux vents, a double VENT, A double AME, soufflet doul Une partie aspire l'air, pendant que l'autre le chasse, eu sorte qu'il souffle sans interruption. — Se dit aussi du dessus d'une calèche, d'un cabiioletqui se replie en manière de soufflet: cabriolet à soufflet ou à capote. — Se dit également de certaines petites calèches qui ont un pareil dessus : il a fait ce voyag,- dans un soufflet. Ce sens a vieilli. — Un coup de plat de la main ou de revers df; la main sur la joue : donner un soufflet. — Se dit, Vfj. et fam., d'un dt-goùt, d'une mortification qui arrive à quelqu'un relativement à une place, à un avantage qu'il avait lieu d'espérer, ou dont il jouissait: on fa frustré de la place qu'on lui avait promise ; voilà un vilain soufflet, il a reçu là un rude soufflet. — Prov. et fig. Donner un souffleta "Vaugelas, faire une faute grossière contre la lansue française. On a dit autrefois, dans le même sens. Do.nner

UN SOUFFLET A RoNSARD. — Fig. DONNER UN SOUFFLET AU BON DROIT, A LA RAISON, AU SENS

COMMUN, faire ou dire quelque chose de fort contraire au bon droit, à la raison, au sens commun. — Fig. Donner un soufflet a quelqu'un SUR LA juue d'un AUTRE, faire à celui-ci des reproches qui retombent sur le premier.

• SOUFFLETADE s. f. Plusieurs soufflets

appliqués coup sur coup. (Peu us.)

• SOUFFLETER v. a. Donner un soufflet, des soulUets à quelqu'un : il faudrait souffleter ce fripon-là.

SOUFFLETEUR s. m. Celui qui donne des soutUefs. — Adjectiv. Un maître soufflcteur.

SOUFFLETTE s. f. Portion d'air qui, dans le moulage, se trouve enfermée entre le moule et la cioùte.

• SOUFFLEUR, EUSE s. Celui, celle qui souffle comme ayant peine à respirer : c'est un souffleur perpétuel. Il est familier. — Adj r'iiiv.l'.HEVAL souffleur, celui dont le flanc n'e-t pas agité au delà de ce qu'il doit être, quand l'animal a couru, mais qui souffle extraordinairemenl en courant. — Homme qui souffle continuellement le feu : voilà un importun souffleur. — Souffleur d'orgues, celui qui fait mouvoir les soufflets de l'orgue. — Celui qui, étant placé derrière une personne qui parle en public, lit en même temps el prononce, de manière à être entendu d'elle seule, les mots qu'elle ne retrouve pas dans sa mémoire : sans le souffleur, il serait demeuré court en prononçant sa harangue. — Théâtre. Homme ordinairement placé dans un trou, au milieu et sur le bord de l'avantscène,et qui, pendant la représention, a la pièce sous les yeux, et la suit attentivement, afin de pouvoir secourir la mémoire des acteurs : cet acteur a souvent besoin du souffleur. — Celui qui cherche la pierre philoso|ihale par les opérations de l'alchimie : c'est un mauvais métier que celui de souffleur, on s'y ruine toujours.

■ SOUFFLEUR s. m. Hist. nat. Mammifère de Tordre des cétacés et du genre des dauphins : les souffleurs vont d'ordinaire par bandes comme les marsouins. — Se dit quelquefois des mammifères cétacés en général, parce qu'ils fout jaillir l'eau de leurs narines en soulUant.

SOUFFLOT (Jacques-Germain}, archilccle, né à Iraucy, près d'Auxerre. le 22 juillet 1713, mort a Paris le 19 août 1780. Il appar-

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enait à une famille bourf-'eoise aisée, et il voyagea en Ilalie el en Orient pour y étudier les monuments de l'antiquité. Entre autres travaux remarquables, on lui doit les plans et une partie de l'exécution du Panlhcon.Les critiques aniéres et les tracasseries de ses rivaux abréffèrent ses jours. Il a laissé un Recueil de plusieurs parties d'architecture. (Paris, ^767, in-fol. avec 230 planches.)

* SOUFFLURE s. f. Fonderie. Cavité qui se trouve dans l'épaisseur d'un ouvrage de fonte ou de verre; rendement du verre ou du métal occasionné par l'air qui n'a pu s'écbapper.

SOUFFRABLE adj . Qui peut être souffert.

• SOUFFRANCE s. f. Douleur, peine, état de celui qui soultre : cruelles souffrances. — Jurisp. Tolérance qu'on a pour certaines choses que l'on pourrait empêcher : ces vues, cet égout ne sont pas une servitude, c'est une souffrance du propriétaire ; jour de souffrance.

— Coniptab. Suspension par laquelle on difi'ère d'allouer ou de rejeter nue partie mise en compte, jusqu'à ce que les pièces justificatives aient été rapportées : cet article est en souffrance.— Se dit, par ext., en pariant des dill'erentes affaires qui sont en suspens : cet homme laisse toutes ses affaires en souffrance.

' SOUFFRANT, ANTE adj. Qui souffre : il a le visage d'un homme souffrant. — La partie souFFB.\NTE, la partie du corps qui est affligée, affectée, malade. — Cet homme est la partie

SOUFFRANTE DE LA C0.MPAGNIE, DE LA SOCIÉTÉ, la

perle, le dommage, la plaisanterie tombe sur lui. — L'Eglise :-ouffrante, les âmes des fidèles qui sont dans le purgatoire : l'Eglise triomphante, l'Eglise militante, et l'Eglise soiiffrante. — Patient, endurant : il n'est pas d'une humeur souffrante.

* SOUFFRE DOULEUR s. m. Personne qu'on n'épargne point, el qu'on expose à toutes sortes de fatigues : ce valet est le souffredouleur de la maison. —Personne continuellement exposée aux plaisanteries, aux malices des autres :cet homme est leur souffre -douleur.

— Cheval et autres choses qu'on sacrifie à toutes sortes d'usages : je mets cet habit quand il fait mauvais, c'est le souffre-douleur. — PI. Des souffre-douleur.

• SOUFFRETEUX, EUSE adj. Qui souffre de la nusère, de la pauvreté : un vieillard souffreteux. (Fani.) — Personne qui éprouve momentanément quelque douleur, quelque malaise : je suis tout souffreteux aujourd'hui.

' SOUFFRIR V. n.(lat. sufferre). Je souffre, tu souffres, ilsoufjre, nous souffrons, vous souffrez, ils souffrent. Je souffrais. Je souffris. Je souffrirai, etc. Pâlir, sentir de la douleur ; l'armée a beaucoup souffert dans sa marche, faute de provisions. — Il a cessé de souffrir, se dit quelquefois pour il est mort. — Eprouver de la peine, du dommage : il souffre de votre humeur, de vos caprices. — Se dit, lîg., des choses qui éprouvent quelque dommage sensible : les vignes, les bUs ont souffert, ont souffert de la gelée. — Souffrir v. a. Endurer : il souffre de grands maux.

Le moindre des tourments que mon cœur a. soufferts, Egale loua les maux que l'on souffre aux enfers. J. lUcmu. La Thébaide, acte III, se. ii.

— Souffrir mort et passion, éprouver de grandes douleurs, ou fitre irès impatienté : ce mal de dents m'a fait souffrir mort et pasjo,j. — Souffrir une rude, une furieuse te.mpète, être agité d'une rude, d'iine furieuse lenipôle. Souffuiu un coup de vent, être battu d'un coup de vent; et, Souffrir un assaut, soutenir un assaut. — Supporter : c'est un corps qui souffre la fatigue, le froid, la faim, etc. — Ne pouvoir souffuiu une personne, unf. chose, avoir pour elle de l'éloignemoiit, de l'aversion : celle marâtre ne peut souffrir les etifants de son mari. — Le papier souffre tout, on écrit sur le papier tout ce qu'on

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veut, vrai ou faux, bon ou mauvais. — Tolérer, ne pas empêcher, quoiqu'on le puisse : pourquoi souffrez-vous cela ? — Permettre : souffrez, monsieur, que je vous dise.

Qu )i qu'il en f^oit. souffrez que je lui parle encore. L. RicMiB. Alexandre, acte l"f, se. n.

— Admettre, recevoir, être susceptible ; ne se dit que dos choses : cela ne souffre point de retardement, de délai, de difficulté, de comparaison.

SOUFI s. pi. Souapa, habitant du Souf.

SOUFI s. m. (ar., suf, laine, à cause du costume de ses sectaires). Membre d'une secte particulière de mahoraétans, qui prétendent avoir des relations surnaturelles avec l'Etre suprême. Sai'd Abul Khair les réunit et les organisa vers 820. Ils ont compté parmi eux quelques-uns des plus éminents savants et poètes mahométans.

SOUFISME s. m. Doctrine des soulis.

* SOUFRAGE s. m. Action de soufrer : le soufrayc dn vin.

' SOUFRE s. m. (lat. sulphur). Minéral non métallique, sec, friable, et de couleurjaune, qui brûle avec une flamme bleue, et qui exhale, en brûlant, une odeur forte et pénétrante : odeur de soufre. — Foie de soufre, combinaison d'un alcali fixe et du soufre. — Soufre végétal, pollen des conifères ; poudre de lycopode. — Soufre doré d'antimoine, oxyde d'antimoine. — Fleurs de soufre, soufre sublimé. — Soufre lavé, soufre sublimé, débarrassé par les lavages de toutes espèces d'acide sulfurique. — Soufre en CANON, soufre coulé en bâtons cylindriques.

— Soufre rouge, arsenic sulfuré. — Magistère DE soufre, sulfure de potasse précipité par un acide. — Encycl. Le soufre est une substance élémentaire, de labasedes métalloïdes. On le connaît depuis les temps les plus reculés comme le produit sublimé des volcans, elcoinme un dépôt minéral naturel dans les couches d'argile ou de inarne, dans les formations tertiaires. Il s'associe également au gypse, et est une des sources de ce minéral. Un le rencontre dans certaines roches schisteuses, dans les dépôts de houille et de lignite, el dans certaines sources minérales où le déposent les eaux sulfurées. 11 se trouve eu Sicile dans les couches d'argile bleue qui gisent dans une matrice de sel gemme, de gypse et de strontium. Il existe aussi dans les roches primitives, telles que le granit et le mica; il abonde dans les fissures à lave des cratères volcaniques, comme dans le^ solfatares piès de Naplesel à Popocalepetl. dans le Mexique. Il entre comme constituant dans un grand nombre de minéraux, tels que les pyrites de fer et de cuivre, la galène ou sulfure de plomb, le cinabre ou sulfure de mercure, l'antimoine gris et le sulfure d'arsenic ; il entre également dans lacomposition des sels ternaires des métaux, tels que les sulfates de cuivre et de fer, de strontium, de bariuni, de calcium; et d'autresplus solubles contenusdansles eaux minérales, comme les sulfates de magnésium et de sodium. Il se trouve dans les composés protéeus des animaux etvegétaux, dans la taurine de la bile et dans la cystine do l'urine, dans certaineshuiles volatiles, conimerhuile d'oigiiuii el l'huile de moutarde. Le soufre se lire des dé|jôts naturels de soufre natif par dissolu lion ou distillation. Les dépôts riches sont simi'lemenl fondus dansde grands chaudrons de fer ou de terre : on en relire la gangue d le.-, petites pierresavec des cuillères iierfoiees comme les écunioires. — Le soufre natil sr présente soit à l'étal de masses amorphe-, soit en cristaux transparents jaunes, dérivede l'octaèdre avec une base rhombique. Le soufre sublimé du commerce, connu sous le nom de fleur de soufre, est une poudre! jaune à ddcur légère, mais spéciale, et, par

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