‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 300 sur 639 · SI SÙÛL DE CET UOMME-LA, DE CES FAÇONS, QUE · texte numérisé non relu

SI SÙÛL DE CET UOMME-LA, DE CES FAÇONS, QUE

JE NE PUIS LE SOUFFRIR. — Ivre, plein de vin : cet homme est toujours soûl. — Soûl s. m. S'emploie avec les pronoms possessifs, Mon, ton, son. etc., pour dire autant qu'il suffit, autant qu'on veut : il a bu et manç/é son soûl. — Se met quelquefois avec l'article le : ila eu du mal, de ta peine, tout le soûl, tout son soûl.

•SOULAGEMENTS, m. Diminution de mal, de douleur: aloucissement d'une peine de corps ou d'esprit : donner, apporter, recevoir du soulnyem' nt.

• SOULAGER v. a. (lat. subkoare). Délivrer, débarrasser d'une partie de quelque fardeau: ce crocheteur est trop chargé, il faut lui oler une partie de sa charge pour le soulager, —

SOUL.IGER UNE poutre, SOULAGER UN PLANCHER,

diminuer la charge que porte une poutre, un

SOUL

plancher. — Soulager un navire dans une TEiip^TE, jeter à la nier une partie de sa plus gro.sse charse. — Diminuer et adoucir le travail, la peine, le mal, la douleur de quelqu'un : il faut lui dnnner un aille pour le soulager dans son travail. — Se soulager v. pr. // avait un emploi qui l'accablait, il a pris deux commis pour se soulager. — Absol. Se soulager, satisfaire quelque besoin naturel.

SOULAINES,eh.-l.dccant..arr. et à 18 kil.

N. de Bar-sur-Aube (Aubel: 637 hab.

SOÛLANT, ANTE adj. Qui soûle, qui rassasie : c'est un mets bien soûlant. (Bas et vieu.\.)

* SOULARD s. m. Homme qui a l'habitude de la plus grossière ivrognerie. — »■» s. f. Soûlarde : c'est une vraie soùlarde.

' SOULAS s. m. [sou-la]. Soulagement, consolation. (Vieux.)

SOÛLAUD, AUDE s. et adj. Ivrogne, ivrognesse.

SOULA VIE (Jean-Louis Garaud), littérateur, né à Largentière (Ardèche) en 1752, mort à Paris en '1813. Après avoir été vicaire général du diocèse de Châlons, il embrassa avec ardeur les principes de la Révolution, et prêta le serment à la constitution civile du clergé. Il fut envoyé à Genève comme résident français, fut révoqué après le 9 thermidor et emprisonné jusqu'en 179-3. Mis en liberté à cette époque, il ne s'occupa plus que de littérature. On lui doit : Géographie de la nature {Paris, 1780); Histoire naturelle de la France méridionale (17S0-'83, 8 vol. in-S"); Mémoires du maréchal de Richelieu [Londres et Paris, I790-'!II, 9 vol. in-12): Mémoires historiques et poliUqucs du règne de Louis \V1 (Paris, 1802, 6 vol.), etc. 11 a édité en outre un grand nombre de Mémoires et de CoiTCspondanees.

SOULCIE ss f. [soul-sij. Oinith. Voy. Moineau.

SOULE (Pierre), homme d'Etat américain, né en France en 1801, mort en 1870. Avocat à Paris, il émigra à la Nouvelle-Orléans en 1825 et se distinguaau barreau de cette ville. En 1847, il fut élu sénateur de la Louisiane, et, de 1833 à 18.3,t, il fut envoyé comme ministre d'Espagne. En 1854, il prit part à la conférence d'Ostende. En 1S6i, il parcourut l'Europe comme agent du gouvernement confédéré, et, en 1862, il fut arrêté à la Nouvelle-Orléans par le général Butler. On ne le relâc-ha que sur sa promesse qu'il quitterait le pays. Il revint à la .Nouvelle-Orléans peu avant sa mort.

' SOÛLER V. a. Rassasier avec excès, gorger de vin, de viande : il aime le gibier, le poisson, on l'en a soûlé. — Fig. Souler ses YEUS DE SANG, DE CARNAGE, prendre plaisir a voir répandre le san^;. — Enivrer : on l'a tant fait boire, qu'on l'a soûlé. — Se soûler v. pr. Se rassasier : j'aime ce mets, je m'en suis soûlé. — S'enivrer : cet homme aime à se soûler.

' SOULEUR s. f. (corrupt. de douleur).

Frayeur subite, saisissement : 'son appai-itioiî subite m'a fait, m'a causé, m'a donné une souleur. (Fam. et peu us.)

* SOULÈVEMENT s. m. (lat. sublevatio).

Action de soulever. — Le soulèvement des FLOTS, la grande agitation d's Hots ; et Soulèvement ue cœub, mal d'estomac causé par le dégoût et l'aversion qu'on a pour quelque chose : cela me donna un soulèvement de cœur. — Commencement de révolte : le soulèvement d'une ville, d'une pmvince. — Mouvement d'indignation : ces parobs causèrent dans l'assemblée un soulèvement général contre lui.

•SOULEVER V. a. (i;.t. sublevare). Elever quelque chose de lourd, et ne le lever qu'à

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une petite hauteur : ce fardeau est si pesant qu'on a peine à le soulever, — La marée soulève LES NAVIRES QUI SONT SUR LA VASE, elle

les détache de la vase et elle les met à flot.

— La tempête soulève les flots, elle les agite.

— Leventsoulèviî la poussière, il la fait voler en tourbillon, etc. — Se dit quelquefois, au propre et au figuré, en parlant de choses légères qui en cachent d'autres : il vemlut soulever le voile qui couvrait la figure de cette femme. — Exciter à la rébellion, à la révolte : ila soulevé toute la province.

Soulevés vos amis, tous les miens sont à vous.

J. Racikb. And7-omaque, acte IV, se. m.

— Exciter l'indignation : cette proposition souleva toute l'assemblée. — Fig. Cela fait soulever le cœur, se dit d'une chose qui cause du dégoût : ses flatteries sont si fades qu'elles font soulever le cœur. — Soulever une QUESTION, la faire naître, laproposer, en provoquer la discussion : vous auriez mieux fait de ne pas soulever cette question. — v. n. Le cœur lui soulève, — Se soulever v. pr. Soulevez-vous un peu.

SOULEVEUR s. m. Celui qui soulève.

SOULIE iMelchiorFrédéric), romancier, né à Foix (Arièi:e)le 24 déc. 1800, mort à Bièvre, le 23 sept. 1847. Il fut d'abord avocat, mais avocat sans la moindre cause. En attendant les clients, il produisit une petite collection de poèmes qu'il fit paraître sous le titre d'Amours françaises (1824) et qui resta sans lecteurs. Le jeune auteur, à bout de ressources, accepta de diriger une entreprise de menuiserie mécanique. Il resta dans cette situation jusqu'en 1828, époque où le succès de son drame Roméo et Juliette lui permit de prendre place parmi les littérateurs de son époque. Clotilde (1832)fi.\a définitivement sa réputation comme dramaturge. Il devint, peu après, le feuilletoniste à la mode et ne fui supplanté dans cette position que lorsque Alexandre Dumas et Eugène Sué s'emparèrent de la vogue, après 1830. Les plus connus de ses romans sont : Diane et Louise (1840), Le Maître d'Ecole {i 839), Si jeunesse savait, n vieillesse pouvait (1841), et surtout Les Mémoires du Diable (i837). Il fut nommé sousbibliothécaire à la bibliothèque de l'Arsenal (Paris). Sa pièce la plus populaire est la Closerie des' Genêts (1846).

•SOULIERS, m. (rad. lat. solea, semelle). Chaussure qui est ordinairement de cuir, qui couvre tout le pied, ou seulement une partie du pied, et qui s'attache par-dessus : ce soulier me gêne, me blesse. — Fig. et fam. N'avoir PAS DE souliers, être fort pauvre. — Prov. et fam. Je ne m'en soucie non plus que de mes VIEUX souliers, se dit pour exprimer qu'on ne se soucie nullement de quelque personne ou de quelque chose. On dit dans un sens encore plus méprisant, Je n'en fais pas plus de cas

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