‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 299 sur 639 · SOUI · texte numérisé non relu

SOUI

suite de son insolubilité, presque insipide. 11 n'est pas conducteur de l'électricité, et s'excite négativement lorsqu'il est frotté par la plupart des bubstances.il a uiieforteaffinité pour l'oxygène, prend feu lorsqu'il est chauffé à l'air à 23o°, brûle avec une flamme bleue et émet des fumées suffocantes d'anhydride sulfureux. On le classe, parconséqiient, parmi les substances éminemment inflammables.

Il fond à 11 îi° C, formant un liquide d'un jaune d'ambre qui est plus léger que le soufre solide. 11 entre en ébullition à ii'i" environ, et forme alors une vapeur d'un jaune foncé, dont le poids spécifique est 6.617, et dont un volume contient trois atomes de soufre. Chauffée à environ 1000°, cette vapeur n'est plus que d'un tiers aussi dense qu'à oOO°, el elle a alors le même volume atomique que l'oxygène. Le soufre, comme le phosphore, est remarquable par le nombre de modifications ou de conditions allotropiques qu'il peut prendre dans des circonstances diverses. Ces modifications forment deux variétés distinctes; celles de la première variélé sont solubles et les autres insolubles dans le bisulfure de carbone. — Le soufre forme avec l'oxygène une série intéressante de composés :'deux oxydes anhydres ou anhydrides, un anhydridesulfureux SO^, et un aidiydride sulfurique. SO'; deux acides, un sulfureux et un sulfurique, formés par l'union de ces anhydrides avec l'eau, et une autre série d'acides qui n'ont pas d'anhydrides correspondants. — Un des principaux usages du soufre est la fabrication de la poudre à canon. En thérapeutique, il est classé comme un laxatif, diaphorétique el alléralif. On suppose qu'il est porté dans la circulation par les matières grasses dans le canal alimentaire. On sait qu'il est expulsé par la peau, car l'argent porté par ceux qui en prennent se noircit d'une couche de sulfure. On s'en sert dans les alfections cutanées et d'autres maladies, comme médicament interne el externe.

* SOUFRER V. a. Enduire ou pénétrer de soufre : soufrer des allumettes. — Soufrer UNE étoffe de soie, DE LAINE, la passer sur la vapeur de soufre. — Soufuer du vin, donner l'odeur de soufre au tonneau où on le met, par le moyen d'une mèche soufrée qu'on brûle dedans.

SOUFREUR, EUSE s. Personne qui soufre.

' SOUFRIÈRE s. f . Lieu ou l'on recueille du soufre.

* SOUGARDE s. f. Voy. Sous-garde.

* SOUGORGE s. f. Voy. Sous-gorge.

* SOUHAIT s. m. (fr. sous; el hait, vieux mot qui signifie gré). Désir, mouvement de la volonté vers un bien qu'on n'a pas : souhait juste, légitime.

Vous pouvez, dès cette heure, accomplir vos souhaits Et le faire venir jusque dans ee palais.

J. Racine. La Thébaide, aetel'"', se. m.

— Les souhaits de bonne année, les vœux qu'on fait pour quelqu'un a la nouvelle année. — A vos souhaits, façon de parler familière dont on salue celui qui éteriiue. — A souhait loc. adv. Selon sesdésirs : tout lui vitnt. lui arrive, lui réussit à souhait.

•SOUHAITABLE adj. Désirable : c'est la chose du uio)hIc la plus souhaitable.

* SOUHAITER V. a. Désirer : souhaiter toules sortes de prospérités à quelqu'un. — S'emploie aussi dans les formules de complimenls, el lorsqu'on fait des vœux pour .|uelqu'un : souhaiter le bonjour, le bonsoir, i'i bonne année. — Fam. Je vous en souhaite, se dit à une personne qui témoigne avoir envie d'une chose qu'elle n'aura pas : vous riperez avoir celte place, je vous en souhaite.

SOUIL s. m. [/ mil.]. Voy. Souille.

SOUL

SODILLAC, ch.-l. dp cant., arr. elà 28 kil. N.-L. deGourdon (Lot), sur la rive droite de la Dordopne ; 3.000 liab. Joli pont de sept arches: église byzantine du xi'' siocle.

SODILLARD s. m. Trou percé dans une pierre pour livrer passag-e à l'eau.

SOUILLARDE s. f. Baquet dans lequel on

met les .■soudes lessivées.

•SOUILLE s. f. [Il mil.] (rad. lat. sus, cochon). Chasse. Lieu bourbeu.v où se vautre le sanglier. — Mar. Enlonceinent, espèce de lit que forme, dans la vase ou dans le sable mou, un navire échoué momentanément : le bâtiment fait sa souille.

■ SOUILLER V. a. Gâter, salir, couvrir de boue, d'ordure, de sang, etc. : souiller ses kdhiis, se.s mains de boue, de sang, etc.

SoHiV/erai-je ma main d'un sang que je révère ?

J, Racins. La Thébaïde, acte 111, se. iv.

— Souiller ses mains du sang innocent, faire mourir un innocent. — Souiller le lit nuptial, SOUILLER LA. COUCHE NUPTIALE. Commettre un adultère. — Fig. Souiller sa conscience par une mauvaise action, par une injustice.

Lorsque le déshonneur souille l'obéissance, Les rois doivent douter de leur toute-puissance. CoBKEiLLB. Don Sanche d'Aragon.

' SOUILLON s. [Il mil.]. Celui ou celle qui tache, qui salit ses habits : un petit souillon; une petite souillon. Ne se dit guère que des enfants, et oriiinairement des petites filles. (Fam.) — Souillon de cuisine, ou simpl. SoDiLLON, servante employée à laver la vaisselle, et à d'autres bas services, qui exposent les vêtements à être salis.

SCUILLONNER v. a. Salir, comme le ferait un souilliiii.

■ SOUILLURE s. f. Tache, saleté sur quelque chose. Ne s'emploie guère qu'au figuré: c'est une souillure à son honneur, à sa réputation. — Parmi les Juifs. Souillures- lég.^les, l'impureté contractée, soit par certaines malailies. soit par certains accidents qui, selon 1 upmion des Juifs, rendent immonde.

SOUILLY, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. S.-U. de Verdun (.Meuse;; 630 hab.

SOUK-AHRRAS {le Marché du bruit), ville d'Algérie, ch.-l. de cant., à 216 kil. E. de Coiislantine et à Sïi de la frontière tunisienne, dans une heureuse situation, au milieu d'un riche territoire ; 7,163 hab. Ruines de l'antique Tagaste. Autour d'un poste mililaire français établi en 1852, s'éleva rapidement la ville nouvelle.

* SOÛL. OÛLE adj. [son] (rad. lat. satur). Pleinement repu, extrêmement rassasié : ila bien diné, il est bien soùt. — Etre soûl de QUELQUE cuosE, en être rassasié jusqu'au dé goût : cet homme est soûl de perdrix. — Etre Soûl de MLsinuE, DE VERS, etc., en être rebuté, ennuyé. On dit. dans le même sens : Je suis

Page 1