‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 307 sur 639 · RiciSB. Alexandre, acte III, se. ni · texte numérisé non relu

RiciSB. Alexandre, acte III, se. ni

— Ce qui rappelle la mémoire de quelque chose : ses blessures sont pour lui de glorieux souvenirs de ses victoires. — Se dit aussi de certaines tablettes où l'on écrit les choses dont on veut se rappeler la mémoire ; ji. vais l' écrire sur mon souvenir. — Espèce de planchette divisée en sept parties disposées en crans, portant chacune, sur une étiquette, le nom d'un des jours de la semaine, afin qu'on pui.sse placer dilférents mémento sous le nom de chacun des jours où l'on aura besoin de se rappeler quelque affaire.

• SOUVENT adv. de temps. Fréquemment, plusieurs fois en peu de temps: cela n'arrive pas souvent.

On a souvent besoin d'un plus petit que soi. La FonTAiHB.

* SOUVENTEFOIS adv. Souvent, fréquemmenl. (Jn écrit aussi, Souventes fois. (Vieux.)

* SOUVERAIN, AINE adj. (ilal. soa-ano).

Suprêiue, très excellent, qui est au plushaut point en son genre ; l'être souverain. — On l'emploie quelquefois en mauvaise part : il est ennuyeux au souverain degré. — Se dit parlicul. de l'autorité suprême, et de ceux qui en sont revêtus : puissance, autorité, dignité souveraine. -^ Cour souveraine, tribunal qui juge sans appel; et, Jugeue.n't souverain,juj;ement en dernier ressort. — Souverain s. m. Celui qui possède, en qui réside l'autorité souveraine : il faut obéir au souverain, aux lois du souverain. — Se dilparlicul. des princes souverains, desmonarques : tous les souverains de l'Europe. On peut einployer Souveraine, féminin, dans le même sens : les ordres qu'il a reçus de sa souveraine. — Petit souverain, prince qui a unedomination peu étendue, et même subordonnée à une autre : les petits souverains d'Allemagne.

• SOUVERAINEMENT adv. Excellemment, parlaiteiiiiiit : Dieuest souverainement bon. — Se dit quelquefois en mal, dans le style lamilier : cet ouvrage est souverainement mauvais.

— D'une manière souveraine, sans appel : juger, décider souverainement.

' SOUVERAINETÉ s. f. Autorité suprême; pouvoir de taire des lois et d'en assurer l'exécution : souveraineté absolue. — Qualité el autorité d'un prince : on lui dispute la souveraineté. — Etendue de pays où un prince exerce la souveraineté : sa souveraineté s'étend depuis Ici endroit jusqu'à tel autre. — La soi:veraineté du peuple, doctrine politique qui atlrihue au peuple le pouvoir souverain.

— La souvermneté de la raison, l'autorité suprême qu ■ la raison devrait exercer sur nos actions.

SOUVESTPiE (Emile), écrivain français, né à Morlaix le lo a\ril 1806, mort le G juillet 18b4. En 18is, il devint professeur à la nounelle écule des sciences administratives. Le cour.i qu'il y professa et des conférences qu'il lil plus t.ird en Suisse, ont été réunis sous le litre de Causeries historiques et littéraires

SPAH

(1854, 2 vol.^ Il excellail dnns le roman elle récit à tendances morales. Le prix Lambert, consacré aux ouvrages les plus utiles aux mœurs, fut décerné pour lui à sa veuve, qui a aussi écrit et traduit divers ouvrages. Emile Souveslre a laissé : Les Confessions d'un ouvrier (18.51, in-12); Un philosophe sous les toits (IS.-jO, in- 12) ; Le Mémorial de famille (1834, in-12); Derniers paysans, etc.

S0UVIGNY(Su6- Fenptî's, Sous- Venise), ch.-I. de canl., arr. el à 12 kil. S.-O. de .Moulins (Allier); 3,131 hab. Verreries, tuileries, forges. Avant la fondation de Moulins, Souvigny était la capitale du Bourbonnais.

SOUZA-BOTELHO (Adéla'ide-Marie-Emilie

Filleul, comtesse de Flahaut, puis marquise de). Voy. Flahault.

SOY s. m. [soë] (japon, sooja). Sauce qu'on prépare au Japon el en Chine avec les graines d'une planle qu'onappelait autrefois soja hispida, mais qui porte maintenant le nom de glycine hispida. C'est un condiment d'usage général en Cochinchine, en Chine el dans les autres pays de l'extrême Orient. On en inaporle en Europe pour assaisonner le poisson.

SOYA s. m. [so-ia]. Voy. Soy.

SOYER, ÈRE adj. [so-ié |. Qui a rapport à la production de la soie.

SOYER ;AIexis) [soua-ié], cuisinier français, né vers ISOO, mort en l8o8. 11 fut pendant plusieurs années le chef du club de la réforme [Reforme club) k Londres. Il a publié : Cookery for the People; Gastronomie Rcgencrator ; 'The Modem Housexuife, etc.

• SOYEUX. EUSE adj. [soua-ieû]. Plein de soie, épais de soie, bien garni de soie. Ne se dit que des étoiles de soie : taffetas bien soyeux. — Fin et doux au toucher comme de la soie : cet enfant a les theveux soyeux. — Bol. Qui est couvert de poils doux, fins el luisants comme de la soie : les feuilles du saule blanc sont soyeuses en dessus.

SPA ou Spaa, station balnéaire de Belgique, à 34 kil. S.-E. de Liège, dans une belle vallée des Ardennes; 7,759 hab. Il y a, depuis 186.i, un bel établissement de bains. Les eaux sont chalybées. On en exporte 150,000 bouteilles annuellement. Il y vient par an plus de 16,000 étrangers.

• SPACIEUSEMENT adv. Au large, en grand espace : il est loge fort spacieusement.

' SPACIEUX, EUSE adj. (lai. spatiosus). Qui est de grande étendue : un lieu spacieux.

SPADA (Lionello), peintre italien, né en 1576, mort eu 1622. Après avoir exécuté d'importants travaux à Reggio, à Modène et à Parme, il entra au service de Ranuccio, duc de Parme. Son chef-d'œuvre est Saint Dominique brûlant les livres condamnés des néretiqucs

' SPADASSIN s. m. (de l'ilal. spada, épée). Bretteur, ferrailleur : les gens braves méprisent les spadassins.

SPADICE s. m. (gr. spadix, branche). Bot. Sorte d'epi, formé de tleurs unisexuées; les mâles au sommet de l'axe el les femelles à la base, le tout plus ou moins complèlement enveloppé dans une spalhe.

• SPADILLE s. m. [Il mil.] (de l'esp. spada, épée). Jeu de l'hombre el à quelques autres jeux. L'as de pique, qui est la plus haute triomphe, en quelque couleur qu on lasse jouer : il avait spadille sixième.

SPAGNOLETTO [spa-nio-lètl'-lo] ou I'Espa-

GNOLKT. [\'oy. HlUEHA.)

■ SPAHI S. m. ^du persan sepahi, soldat, dont les Indous ont lait sepoy, cipayc, fantassin, et les Turcs spahi, cavalier). Soldat turc ijui sert à cheval : les spahis forment le

SPAR

premier corps de cavalerie turque. — Soldai d'un corps de cavalerie indijrène formé en Ali:érie : uri licnleîiant de spahis.

SPALATO ou Spalatro (anc. Spalatum ou Spohdum], ville de Dalmatie, en Autriche, sur une baie de l'Adriatique formée par des iles, à 120 kil. S.-E. de Zara ; 10,000 hab. Le commerce y est surtout actif avec la Turquie. Spalato appartint àVenise pendant plusieurs siècles ; pendant la période napoléonienne, elle fut à la France, et en 1813 elle échut à l'Antriche. Dans le voisinage eft le villa^'cde Salona, qui conserve le nom de l'ancienne capitale de la Dalmatie. Quelques édifices et beaucoup de ruines y existent encore. Une partie de Spalato est sur l'emplacement du vaste palais de l'empereur Dinclétien. où se réfugia la population lor^que la ville fui détruite par les barbares. Spalatum est la corruption de Salonx Palalium.

SPALAX s. m. [spa-Iaks] (gr. spalax, taupe). Mamm. Genre de rongeurs clavicules, comprenant trois ou quatre espèces d'animaux souterrains vulgairement appelés rats-tnupcs. Lezemni ou rat-taupe aveugle {spalax typh tus], un peu plus gros que notre rat ordinaire, habile tout le Levant.

SPALLANZANI (Lazaro) [spal-lannd-za'-ni|, naturaliste italien, né en 1729, mort en 1799. 11 professa successivement à Reggio, à Modène et à Pavie. En 1767, il fit paraître un ouvrage sur les phénomènes de la génération, où il démontrait l'existence des germes avant la fécondation, et en i76St, il publia ses recherches sur la production et la circulation du sang. En 177.3, il contesta, contre Needham, la génération spontanée de? infusoires, soutenant qu'ils viennent de germes répandus dans l'atmosphère. Il annonça ensuite des découvertes tl des théories remarquables concernant les volcans et autres curieux phénomènes d'histoire naturelle. Il a laissé de nombreux écrits.

'SPALME s. m. Mar. Nom générique de toute e-pèce d'enduit employé a spalmer.

* SPALMER V. a. Mar. Enduire un navire de goudron, de brai, etc. On dit aussi Espaluer.

' SPALT s. m. Pierre luisante dont les fondeurs se servent pour mettre les métaux en fusion.

SPANDAU [chpann'-daôj, ville forte du Brandebourg, en Prusse, sur la Spree et le Havei, à 11 kil. 0. de Berlin; 6U,U00 hab. C'est dans la ciladelle de Spandau qu'est déposé le trésor de l'empire allemand. La ville possède une fonderie royale de canons et divers autres manufactures. Ell.e fut à plusieurs reprises la résidence des électeurs de Brandebourg. Les Suédois l'occupèrent de 1631 à lG3b. Elle se rendit aux Français le 25 cet. 1806, et les Prussiens la reprirent le 26 avril 1813.

SPANGENBERG (Friedrichi [chpanng'-ennberg], peintre allemand, né en 1843, mort eu 1874. En collaboration avec le peintre belge Pauwel , il exécuta à Weimar Le Triomphe de l'Union, en commémoration de la fin de la guerre civile des Etats-Unis.

SPANHEIiyi!:Ezechiel)rchpan:>haïmm], écrivain suisse, hé en 10'.".i, mort en 1710. 11 fut professeur à Genève, représenta l'électeur palatin dans dilférents pays, et plus tard l'électeur de Brandebourg à Paris, et, à partir de 1702, fut ambassadeur de Prusse à Londres. Parmi ses œuvres, on a Diisertationesde Prsestantia et Usu Numismatum antirjuorvm{\bôi).

' SPARADRAP s. m. (bas lat. spur<idrapus). Chir. et Pharm. iNom donné à tout emplâtre agglutinatif étendu sur du linge ou sur du papier : le taffUas d' Angleterre est un sparadrap.

' SPARE s. m. (lat. sparus, sparum, lancej.

sr.\R

Icht. Genre de poissons qui comprend les dorades et beaucoup d'autres espèces. (Voy. Spaho'ide.)

SPAROÏDE adj . (fr. spare; gr. eidos, aspect). Icht. Qui ressemble ou qui se rapporte au spare. •— s. m. pi. Famille d'acanthoptérygiens ayant pour type le genre spare et comprenant en outre les genres dentés, canthères, bogues eloblades.

SPARTACUS [spar-ta-kuss], gladiateur romain, Thrace de naissance, chef d'une insurrection d'esclaves en 73-71 av. J.-C.

D'abord berger, il se mit à la tête d'une bande de brigandsct fut prispar lesRomains qui en firent un gladiateur. En 73, il persuada à 77 de ses compagnons de s'échapper avec lui de l'école des gladiateurs de Lentulus, à Capoue. Ils se réfugièrent dans le cratère du mont Vésuve, mirent Spartacus à leur tête, et taillèrent en pièces 3,000 hommes envoyés contre eux. Spartacus appela alors tous les esclaves à la liberté, et, en 72, à la tête de 70,000 hommes, il défit deux armées consulaires. Son armée s'accrut jusqu'à 100,000 hommes, et il remporta d'autres avantages; mais la division se mit dans ses rangs, et Crassus le battit deux fois. Il périt dans une dernière bataille contre Crassus, près des sources du Silarus.

"SPARTE ou «'>• Spart s. m. (gr. spartos). Bot. Genre de graminéos panicées, dont la seule espèce connue, le lyt/ée spart [lygeum spartum), est ordinairement appelée alfa (Voy. ce mot.)

SPARTE ou Lacédémone. Hist. gr. Capitale de la Laconie, et pniinpale ville du Péloponèse. Elle était Mtuée sur l'Eurotas, a environ 33 kil. de la mer, dans une vallée bornée à l'O. et à l'E., par les chaînes du Taygète et du Parnon. Elle avait environ 10 kil. de circonférence et se composait de quartiers dislinctsqui étaient, à l'origine, des villages séparés, nommés Pitane, Cynosura, LimniB et Mesoa. Elle renfermait plusieurs collines, sur la plus grande desquelles était le théâtre de marbre blanc, et dont les deux ailes, distantes l'une de l'autre de 430 pieds, existent encore. Les demeures particulières, y compris le palais, étaient simples; mais peu de cités grecques égalaient Sparte pour la magnificence des temples et des statues. La vilfe moderne de Sparte occupe une des collines situées dans la partie méridionale de l'ancienne ville; 8,000 hab. Le nomarque et les aulres hauts fonctionnaires de la Laconie y ont leur résidence. — Suivant la tradition, Lacédémone, fils de Jupiter et de Taygète, épousa Sparta, de la famille de Leîex, roi des Lélèges, et donna le nom de sa femme à la ville qu'il fonda, et son nom propre au peuple et au pays de Laconie. Un des rois de ces temps mythiques estMénélas. Après la conquête dorienne, Sparte échut aux deux (ils jumeaux d'Aristodéme, Euryslhène et Proclès, et eut des lors deux lignées de rois a la fois, les Agides(d'Agis, lilsd Eurystliène) et les Proclides. D'abord moins puissante qu'Argos, Sparte ne devint la première des cités doriennes que lorsque les institutions de Lycurgue eurent fait de son peupleunpeuple de soldats. Celte législation (avanl8'20av. J.-C, probablement) reconnaissait trois classes de personnes : 1° les Spartiates, ou personnes de race dorienne, demeurant dans la ville, seuls éligibles aux emplois publics, et tous guerriers; 2° les Periwei ou Laconiens, hommes libres des cités voisines, sans pouvoir politique, adonnés à l'agriculture cl à l'industrie, et fournissant en temps de guerre des soldats pesamment armés; et 3° les ilotes ou serfs, attachés a la glèbe, et parfois employés au service domesliqueou militaire. La partie la plus imporlaiilc de la législaliun de Lycurgue avait Irait à la discipline

SPAS

et à l'éducatiou des citoyens. L'individu était regardé comme existant exclusivement pour l'Etat, auquel il devait consacrer tout son temps, tous ses biens, toute son énergie ; par suite, chaque enfant mâle était, dès sa naissance, soumis à l'inspection desaulorilés publiques, et était élevé uniquement en vue des exercices militaires. S'il naissait faible ou difforme, on l'exposait, pour qu'il périt; autrement, il était, à l'âge de sept ans, enlevé aux soins de sa mère, et recevait son éducation dans les écoles publiques. A 30 ans, il était permis au Sparliato de s'occuper des affaires publiques et de se marier; mais il restait sous la discipline établie et n'était libéré du service militaire que dans sa 60'= année. Les deux sexes étaient astreints à une rigoureuse éducation gymnastique, presque la même pour les garçons et pour les tilles. C'est sous la constitution de Lycurgue que Sparte commença sa carrière de conquêtes. Les deux guerres de Messénie (743-723 et 6S.'i-668 av. J.-C.) doublèrent sa population et son territoire. La longue lutte entre les Spartiates et les Argiens se termina en faveur des premiers, grâce à des victoires décisives remportées en 547 et en 524. Sparte avait alors acquis l'hégémonie de la Grèce, et lorsque éclata la seconde guerre persique, on lui confia unanimement le commandement en chef.

Léonidas mourut d'une mort glorieuse aux Thermopyles (480) et Pausanias remporta la grande victoire de Platée (479). Mais en 476, les alliés, irrités de l'arrogance de Pausanias, offrirent la suprématie à Athènes, et la rivalité de ce.i deux Etats se fil sentir dans toute l'histoire de la Grèce, jusqu'à l'ère macédonienne. La guerre du Péloponèse (431-404) se termina parla conquête d'Alhènes et la restauration de l'hégémonie de Sparte. Les Spartiates, qui avaient à ce moment un grand général dans .\i;csilas, exercèrent une autorité sans conteste jusqu'à leur défaite par les Thébains et Epaminondas, à la fatale bataille de Leuctres. H s'en suivit une invasion, et, dès lors, Sparte cessa d'être lElat dirigeant en Grèce. Les rois Agis Vf (244- "240)'el Cléomène III (236-220) s'efforcèrent en vain de faire revivre l'antique vertu en restaurant les lois de Lycurgue. En 221, Sparte, pour la première fois, tomba entre les mains de conquérants. En 146, elle passa, avec toute la Grèce, sous la domination de Rome.

SPÂRTEL (Cap), Ampelusia Romentorium, cap formé sur l'Atlantique, à l'entrée du détroit de Gibraltar, parla côte septentrionale de l'Afrique.

* SPARTERIE s. f. Manufacture de tissus de Sparte. — Se dit aussi des ouvrages faits avec le sparte : un chapeau de sparterie.

SPARTIATE s. et adj. [spar-si-a-te]. De Sparte ; qui appartient à celte ville ou à ses habitants.

SPARTIVEKTO (Cap), Herculis Promontorium, pron.ontoire ne l'Italie méridionale, formant l'extrémité S.-E. de la Calabre, par 37<'o7'lat. N. et W io long. E.

SPASMATIQUE adj. (fr. spasme). Pafhol.

Qui est .^ujet aux spasmes.

' SPASME s. m (gr. spasmos, contraction). Méd. Contraction involontaire, mouvement convulsif des muscles ou des nerfs : avoir des spasmes dans l'estomac.

' SPASMODIQUE adj. Méd. Qui a rapport au spasme; qui tient du spa^riie, ou qui en est accompagné : moucemeni spasmodiquc.

— Se dit aussi des remèdes employés contre les spasmes ou convulsions, et que l'on nomme plus ordinairemcnt.^NTisf.^SMODiQUKS.

•SPASMOLOGIE s. f. (fr. spasme; gr. logos,

SPAT

discours). Méd. Traité des spasmes ou cun- Tulsions.

SPASTIQUE adj. Syii. de Spasmodiqdf..

■ SPATH s. m. Miller. Nom donné à différenles substances pierreuses qui se trouvent souvent unies aux mines, et que l'on caractérise par une épithéle : spath calcaire ; spath boracique. S'applique plus particulièrement aux cristaux calcaires, ou carbonate de chaux cristallisé. Dans ce sens, on dit aussi Spath d'Islande. — Spath fluor, fluorure de calcium, espèce minérale consistant en fluorine 48'7 et en calcium ol'2 p. 100, (du lat. fluere, couler, en raison de ses propriétés, quand on l'emploie comme flux).

On trouve ce spath en cristaux cubiques qui clivent facilement en octaèdres et en tétraèdies et fournissent quelques-uns des plus beaux spécimens minéralogiques. La dureté du minéral est 4 ; sa fîravité spécilîque 31 4 à 3'I9. Grossièrement pulvérisé et chauffé, il émet une lumière phosphorescente de diverses couleurs. On le trouve en veines dans les roches métamorphiques, et dans les calcaires de formation aussi récente que le charbon. La plus célèbre localité où se rencontre le spath fluor est Castlelon. Derbyshire (Angleterre). On travaille le spath pour en faire des vases, des encriers, des tasses, des tables, etc. 11 présente de belles couleurs et un beau poli, que leur délicatesse rend susceptibles de se dégrader.

* SPATHE s. f. (lat. spatha). Bot. Partie membraneuse, et ordinairement sèche ou coriace, qui, dans certaines plantes, telles que les palmiers, les narcisses, les arums, enveloppe en forme de sac ou de cornet, toutes les parties de la fructification, et se fend ou se crève lorsqu'elles ont acquis un certain développement -.fleur à fpathe.

SPATHELLE s. f. (dimin. de spathe). Bot. Bractée qui enveloppe seulement une partie de l'inflorescence ou même une tleur unique.

SPATHIFORME adj. (fr. spath, et forme).

Qui a l'djiparence du spath.

* SPATULE s. f. (lat. spatula). Instrument de chirurgie et de pharmacie, qui est rond par un bout et plat par l'autre, et dont on se sert pour remuer ou étendre les électuaires, les onguents, les emplâtres, etc. : étendre de l'oivjuent avec la spatule.

* SPATULE s. f. Ornith. Genre d'échassiers cultrirostres, caractérisé par un bec très aplati, très large, et s'arrondissanl à l'extrémité en forme de cuillère, et comprenant

Sputulu (Platalca Icucorodiaj.

une demi-douzaine d'espèces d'oiseaux que l'on trouve dans toutes les parties du globe et qui émigrent vers les climats chauds à l'approche de l'hiver. Les spatules fréquentent le» bas-fonds marécageux des côtes, les bords des lacs et des rivières, cherchant les

SPÈC

petits poi.ssons, les vers, les grenouilles et les insectes aquatiques. Ce sont des nageurs et âesplonsteurs. la. spatule rosée {plataléaajajii, Linn.) mesure environ 75 centim, de loni; et 1 m. 35 denvergui-e; sa couleur dominante est un rouge rose, plus pâle par devant, presque blanc sur le cou. On la trouve dans le sud de l'Atlantique et dans le golfe du Mexique, Ces oiseaux ont des habitudes essentiellement nocturnes, mais ils se nourrissent aussi pendant le jour lorsque la marée est favorable. Ils se perchent aisément et peuvent marcher sur les grosses branches. Leur chair est huileuse et médiocre à manger. Avec les belles plumes de leurs ailes, on fait des éventails en Floride. La spatule d'Europe {platalea leucorodia, Linn.) est à peu prés de la même taille, blanche, avec des taches d'un jaune rougeâtre sur la poitrine. On la rencontre en grand nombie en Hollande, dans le S. de l'Europe et dans toute l'Afrique. On la trouve chez nous, pendant l'hiver, sur les rives des grands cours d'eau.

SPATULE, ÉE adj. Hist. nat. Qui a la forme d'une spatule.

SPATULIFÈRE adj. (fr. spatule; lat. fero, je porte). Hist. nat. Qui porte des parties ayant la forme d'une spatule.

SPEAKER s. m. [spik-eur] (angl. to speak, parler; speaker, orateur). Nom donné en ■Angleterre au président de chaque chambre du parlement, et aux Etats-Unis, au président de la chambre des représentants.

' SPÉCIAL. ALE, AUX adj. (lat. specialis). Exclusivement déterminé a quelque cho-e en particulier : par grâce spéciale. — Mathématiques SPÉCIALES, haute algèbre et application de l'alt-'èbre à la géométrie. — Un homme SPÉCIAL, un homme qui, par ses aptitudes, par son savoir, par son expérience, convient particulièrement à un emploi,

* SPÉCIALEMENT adv. Dune manière spéciale, qui désigne une personne, une chose particulière : il lui a donné tous ses meubles, et spécialement ses livres.

SPÉCIALISER V, a. Indiquer, désigner spécialement.

* SPÉCIALISTE s. m. Personne qui s'adonne à une spécialité ; médecin qui se livre à l'étude et à la cure d'un genre de maladies

' SPÉCIALITÉ s. f. Désignation d'une chosi spéciale. On dit, en matière d'hypothèques

Sa.NS que la spécialité déroge a la GÉ.NÉRALITÉ

— Fin. Application exclusive d'un certain fonds à une nature particulière de dépense.

— On A DÉROGÉ A LA SPÉCIALITÉ, OU n'a pas appliqué le fonds à la dépense, suivant ce qui avait été prescrit. — v» Comm. Branche spéciale : sprciatUé de café.

* SPÉCIEUSEMENT adv. D'une manié le spécieuse, avec apparence de vérité : il déguise les choses si spécieusement, que...

* SPÉCIEUX, EUSE adj. (lat. speciosus, qui a de l'apparence). Qui a une apparence de vérité et de justice : ce raisonnement est spécieux, mais il manque de solidité. — Arithmétique SPÉCIEUSE, celle qui a pour objet le calcul des quantités représentées par des lettres. Cette dénomination a vieilli : on dit niaintenaiit Algèbre.

SPÉCIFICATIF, IVE adj. Gramm. Se dit des mots qui restreignent ii une partie d'un tout ce qui semblait dit du tout dans son entier.

N'est-ce point à vos yeux Que la Teuvtt d'Hector pie

♦ SPECIFICATION s. f. (rad. lat. species, espèce). Expiession, détermination dos choses particulières, eu lesspécilianl : il fut dit dans te contrat qu'il payerait en denrées, sans autre spécifiiatidii .

SPÉCiriCISTE s. m. Médecin qui fait piiu-

SPEC

cipalement reposer l'élude des maladies sur la détermination de leur spécificité.

SPÉCIFICITÉ s. f. Caractère spécifique.

' SPÉCIFIER V. a. (rad. lat. sitecies, espèce). Exprimer, déterminer en particulier, en détail : il faut pur le contrat spécifier les choses que vous voulez retenir.

' SPÉCIFIQUE adj. (bas lat. specificus; de species, es|iéce). Propre spécialement à quelque chose ; différence spécifique. — Hist. nat. Nom spécifique, nom substantif ou adjectif ajouté à un nom générique pour distinguer chaque espèce du genre. — Pesanteur ou gravité spécifique, ce que pèse un corps pris 50US un Volume déterminé, par rapport a un autre corps de même volume, pris pour unité de pesanteur. (Voy, Gravité.) — s. m. Remède propre à quelque maladie : le quinquina es/ wi spécifique contre la fièvre.

* SPÉCIFIQUEMENT adv. D'une manière

spécifique : ta propriété d'attirer le fer appartient spécifiquement à l'aimant.

' SPÉCIMEN s. m. [spé-si-mènn] (mot lat.) Modèle, échantillon, Seditsurlout en parlant d'ouvrages scientifiques, d'éditions nouvelles, etc. : il va publier un spécimen de son ouvrage sur li-s étymologies.

SPÉCIOSITÉ s. f. (rad. fr. spécieux). Caractère spécieux : la spéciosité d'une raison.

SPECTACLE s. m. Hat. spectacutum) . Tout objet ou ensemble d'objets qui attire les regards, l'attention, qui arrête la vue : les feux d'artifice, les itluiniiiations sont des spectacles fort agréables au peuple.

iii spectacle assez doux rant à vos genoux?

Andromaque , acte III, se. IT,

— Être en spectacle, être exposé à l'attention publique : quand un homme est dans un poste éminent, dans un emploi considérable, il doit songer qu'il est en spectacle à tout le monde. — Se donner e.»j spectacle, s'exposer aux regards et au jugement du public. Servir DE spectacle, être exposé à la risée, au mépris du public. — Représentation théâtrale donnée au public : l'opéra est un spectacle fort coûteux. — Législ. « Les spectacles publics, représentations, exhibitions ou jeux, ne peuvent avoir lieu sans une autorisation de l'administration municipale (L. 16-24 août IT'JO, tit. XI, art. 4). Il en est de même des représentations scéniques et musicales données dans les cafés-eoacerts (Cire. min. int. 27 nov. 1872), L'exploitation des théâtres est soumise à des conditions particulières. (Voy. Théâtre.) C'est à la police municipale qu'incombe le soin de maintenir le bon ordre dans tous les spectacles (L. 5 avril 1884, art. 97, 3°), Nous avons parlé plus haut (voy. Bienfaisance) des droits réservés aux pauvres sur la recette faite à l'entrée des spectacles. » (Ch. Y.)

♦ SPECTATEUR, TKICE s. (lat. spectator). Celui, celle qui est témoin oculaire d'un événement, dune action, de quoi que ce soit : il n'a point eu de part à cette action, il n'en a été que simple spectateur. — Celui, celle qui assiste a une représentation théâtrale, a quelque exercice, à quelque grande cérémonie ou rejouissance publique : cette pièce a ravi les spectaleurs.

• SPECTRAL, ALE, AUX adj. (rad, spectre). Phys. Se dit de ce qui a rapport au spectre fourni par les rayons lumineux qui traver^ent leprisme.— Analyse spectrale, analyse qu'on lait d'une substance en examinant les raies qu'elle donne dans le spectre. C'est une méthode récente d'analyse chimique, inaugurée par l'allemand G. Kirchhotf, et dans laquelle la présence de certains éléments chimiques est déterminée par des séries correspondantes et particulières de bandes colorées,

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données par ces élpments ou les composés aui les contiennent aux spectres projetés par los flammes dans lesquelles ce? substances sont sublimées on volatilisées. Le Suédois Anïftroem. appliquant le principe de réciprocité d'Euler. avait étn conduit à penser que tout corps, porté à la chaleur incandescente, émet les mêmes rayons de lumière et de chaleur qu'il en absorberait s'il était frappé de ces rayons. Les expérience? de Kirchhotï, en 1859, avec des flammes chargées de lithium et de sodium, fournirent la première preuve décisive et générale de la vérité de ce principe, l'n composé volatilisable d'éléments de cette espèce étant brûlé, les particules incandescentes communiquent à la lumière f-'énérale de la flamme un excès de certains rayons, lesquels apparaissent dans le spectre sous forme de bandes plus brillantes qui le croisent en certaines parties et qui présentent les couleurs exactes propres à ces parties : ces bandes diffèrent généralement de situation et de nuance suivant les ditiérents éléments introduits dans la flamme, mais elles sont toujours, ou le plus souvent, les mêmes pour chaque élément. Cependant, lorsqu'une flamme est ainsi colorée ou chargée en excès de certain? rayons, si on y fait passer, pour l'analyser, une autre flamme «lorée avec les mêmes éléments, mais plus •grillante, on voit que, tandis que l'éclat général du spectre au^'mente, les lignes tout à 'heure lumineuses qui caractérisaient lélémenl sont remplacées par des lignes obscures ou relativement pâles; en un mot le spectre caractéristique de l'élément donné se trouve exactement renversé Ces expériences ouvraient un nouveau champ de recherches dans lequel Bunsen s'ensaffea aussi. Lorsqu'il existe à la fois dans la flamme plusieurs éléments produisant des spectres à bandes brillantes, il arrive, ordinairement tout au moins, que leurs diliérenls spectres coexistent; et les cas où certaines lignes propres à dili'érents éléments coïncident sont encore très peu nombreux. Le spectre du sodium consiste en deux bandes très rapprochées dans le jaune du spectre, près de l'orange, et en sept lignes relativement très pâles : or. Bunsen a pu découvrir sa présence dans la flamme avec une quantité moindre que la 1 8 0,0 i 0,300 partie d'un grain. Pour le calcium, le barium, le strontium, le pota^sium et le lithium, les plus petites quantités discernables varient de 6o.n3o à loo.oôo.ooo deiiTalu. Il n'est point d'autre moyen chimique d'épreuve qui approche de celui-ci en délicatesse. Entre autres résultats donnés par ce nouveau genre d'analyse, on a reconnu que le lithium est un élément très répandu dans la nature, et on a découvert plusieurs métaux nouveaux. (Voy. Cesiom, Indium, Rubidium et 'fHALLiUM). — Cette méthode d'analyse a rendu de grands services dans les opérations métallurgiques. Kirchhott" s'étant assuré que les lignes brillantes caractéristiques de plusieurs métaux correspond^-nt exactement pour la place à autant de lignes obscures du spectre solaire, en déduit que ces lignes obscures sont produites par une interversion analogue a celle que nous avons montrée plus haut, et qu'elles indiquent conséqu emment l'existence dé Jémentschi iniques correspondants, à la fois volatils dans l'atmosphère lumineuse du soleil et incandescent dans son nucleus. — L'analyse spectroscopique appliquée aux étoiles a montré qu'elles ressemblent au soleil par leur constitution et leur condition générale. Mais il existe des différences caractéristiques, si bien que les étoiles ont été divisées en quatre ordres distingués par leurs spectre.?. Les nébuleuses donnent des spectres des deux ordres. Une classe, comprenant las groupes de nébuleuses ^é^olubles en étoiles ou supposées telles, bien que le télescope n'en fasse

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apercevoir aucun signe, donnent un spectre qui ressemble aux spectres stellaires dans ses caractères généraux , mais ordinairement trop pâle pour qu'on puisse le classer dans aucun des ordres de spectres stellaires reconnus. L'autre classe, qui comprend toutes les nébuleuses irrégiiliére? et planétaires, sans compter la plupart des nébuleuses elliptiques irrésolubles, la nébuleuse annulaire de la Lyre, la nébuleuse de l'Haltère et d'autres, présentent le phénomène remarquable d'un spectre de trois lignes brillantes. Les comètes donnent un spectre mixte; le noyau, la chevelure et la queue projetant chacun une combinaison d'un spectre interrompu ou à bandes, et d'un spectre continu, dû probablement à la lumière reflétée du soleil, Huggins, en Angleterre, analj'sale premier avec le spectroscope une comète, celle de Tempel (1866). C'est le spectroscope seul qui peut révéler dans les planètes qui brillent d'une manière réflé.hie, la présence possible de vapeurs ab?orbantes dans leur atmosphère. Voy. .Mars.)

'SPECTRE s. m. (lat. spee(r«m. image).

Fantôme, figure fantastique que l'on croit voir : spectre hideux, fffroyable. - Fam. et par exag. C'est u.\ spectkk, se dit d'une personne grande, hâve et maigre. — Phys.

Spectre solaire, image colorée et ohlongue qui se forme sur la muraille d'une chambra obscure, lorsqu'on y fait arriver un trait r lumière solaire, après l'avoir brisé et diperse par la réfiaction d'un prisme. — Spectre stellaire, spectre fourni par la lumière des étoiles. — Encvcl. On nomme spectre l'image ou la bande colorée formée par la décomposition d'un rayon de lumière en ses couleurs élémentaires. Ainsi lorsqu'un rayon de soleil entre dans une chambre obscure par une (ente étroite, traverse un prisme de verre triangulaire, et tombe sur un écran, le rayon de lumière est déployé par le prisme en un rayon de diverses couleurs en forme de coin , lequel , en tombant sur l'écran, forme un spectre. Ce spectre de lumière solaire peut se diviser en sept couleurs : rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo et violet, nommées dans l'ordre de leur déflexion angulaire croissante de la direction du rayon lumineux avant de rencontrer le prisme. Si la lumière d'une lampe à alcool contenant du sel commun entre par la fente à la place de la lumière solaire, un examen attentif fera reconnaître que le spectre projeté sur l'écran ne se compose que de deux bandes jaunes étroitemenlrapprochées. Avec la lumière d'une flamme teintée par de la vapeur de lithium, on oulient un spectre formé de deux bandes, l'une rouge, l'autre orange. On a ainsi trouvé que les spectres présentent de grandes ditléiences, suivant la nature des substauce? incandescentes dont ils émanent. Quelques-uns, chez les soHdes incandescents comme le platine, par exemple, sont continus et formés des sept couleurs au complet; d'autres, comme ceux du sodium, du lithium et du potassium, sont formés de bandes séparées par des espaces obscurs. D autres encore, ceux du soleil et des étoiles fixes, par exemple, sont continus comme dansle cas des solides incandescents, mais croisés transversalement par une multitude d'espaces très étroits privés de lumière, ou à peu près. 'Voy. Spkcthale [Analyse.) iNous considérerons ici le spectre du soleil, la manière dont il se produit, les méthodes pour mesurer les longueurs des ondes des ditlérents rayons qui le composent, et l'action de la lumière, de la chaleur, de la décomposition chimique et de la fluorescence produite parles différents rayonsspectraux lorsqu'ils frappent des corps de nature à manifester cette action. — On obtient d'ordinaire le spectre, suit par l'action divergente d'un prisme, soit par la diffraction

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d'une « grille » faite en traçant avec une pointe de diamant sur un verre ou sur un métal brillant plusieurs milliers de lignes droites parallèles et équidistantes dans un espace de 2 centim. et demi. Le spectre prismatique se forme avec pureté lorsque la lumière solaire pénètre par une fine fente à parois parallèles, large d'environ ,'„ de centim. dans une chambre obscure, oii, à une distance de -5 à 6 m., il passe à travers un prisme de verre clair et homogène, puis dans une lentille achromatique d'environ 6 pieds de foyer. Cette lentille est placée à unecertaine distance d'un écran, de manière à former sur lui l'image de la fente par laquelle le soleil entre dans la chambre, lorsque le prisme est remplacé par un miroir plan qui réfléchit les rayons sur l'écran. Dans cette expérience , le prisme doit être placé a r « angle de déviation minimum » ; c'est-àdire qu'il doit être ajusté de telle façon que le rayon incident reçoive le minimum de déviation de racimn léfractive du prisme. Fraunhofer substitua un télescope .1 la lentille et à l'écran, commele montre la fig. 1.

Son in?trument s'appellespectroscope. Le spectre, formé comme on vient de le dire, est croisé transversalement par des lignes obscures de différentes

Fig. 1. Spectroscope de Praanhofer. longueurs et plus

OU moins noires.

Ces lignes sont inégalement distribuées sur toute la longueur du spectre; mais la même ligne occupe toujours la même position par rapport à la couleur où elle existe. La fig. 2 donne les lignes spectrales telles que Fraunhofer les a relevées dans le vol. IV des .Mémoires de l'Académie de Munich pour 181 4-' 15. Pour distinguer ces lignes, Fraunholér les désigne par les lettres de l'alphabet en allant du rouge au violet. .\.insi .\ existe au commencement du rouge, tandis que H se trouve dans levioletprès de la limite du spectre visible. Fraunhofer releva dans le spectre 376 lignes; depuis ce temps, ces lignes et celles qu'on a découvertes plus tard au delà des extrémités violette et rouge du spectre sont appelées « lignes de Fraunhofer ». On a moditié l'instrument de Fraunholér en substituant à la fente éloignée, une lentille achromatique ayant la fente à son foyer principal. C est avec cet appareil que Kirchhoff a dressé une merveilleuse carte du spectre , contenant plus de 3,000 lignes.— Les positions relatives des lignes dans les spectres obtenusavec des prismes faits de matières réfringentes différentes, ou même de la même matière à des températures différentes, sont tellement disseiublables que les tableaux dressés par différents observateurs ne peuvent se comparer les uns au.\ autres ; c'est pourquoi l'on a eu recours à des spectres formés par la transmission de la lumière à travers des grilles. En mesurant ces spectres, connus sous le nom de spectres de diff'raction ou d'interférence, on peut déduire les longueurs des ondes lumineuses correspondant à une teinte quelconque du spectre. Dans les observations qui ont été faites pour dresser ce que l'on appelle la carte du u spectre solaire normal », le plan de la grille est placé dans l'axe d un cercle gradué, et il est d'ordinaire ajusté de façon que ce plan soit à angles droits avec la ligne de coliimation du télescope collimateur qui porte la fente. Le télescope d'observation est placé de l'autre côté de la grille, et est muni de verriers ou mi-

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