‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 308 sur 639 · S1>EC · texte numérisé non relu

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croscopes indicateurs, qu'il porte sur le cercle gradué à niesiirequ'il touille autour de son axe. Mais il est difficile de se procurer des grilles toujours dt la niûmc dimension, et uniformément divisées. De là encore bien des différences dans les calculs des différents observateurs. Les plus parfaites que nous connaissions sont cellp^ dp Lewis M. Rutlierford, de Ncw-Vork. — Acnu^- des rayons du spectre. H est amplement prouvé que toutes les émanations coniiuesdii soleil consistent en vibra lions rapides produites par ce corps lumineux dans un milieu très élastique appelé élher. La manière dont se manifestent ces vi bralions éthérées dépend de la nature des corps sur lesquels elles tombent. Ainsi ce qui, dans son essence, est un simple mouvement vibratoire, paraîtra lumière si les ^î| vibrations frappent la rétine, chaleur si elles -=| tombent sur notre peau, action chimique si elles touchent la plaque d'un pbotogra phe. Une fois ceci compris, on peut facile ment expliquer les di verses actions du spec tre sur les différents corps, pourvu que l'on tienne compte, en ou- " tre, delamanièredoni ce spectre est formé, au moyen d'une grill ou au moyen d'un pris me et de la matièi' dont la grille ou 1 prisme se compose. La jiartie supérieure de la lig. 3 montre un spectre piismalique croisé jiar les principales lii-'iies de Fraunhofer, de A à 0. L'examen photométrique de c spectre fait voir que la distribution de la lumière y est représentée parla courbe B, dont l'élévation audessus de points pris sur la ligne de base est (iroportionnelle à l'intensité de la lumière aux points correspondants du spectre. On

trouve que le maxi-

"' mum de lumière existe

dans le jaune, à un point éloigné de la ligne supérieure D d'une distance égale à un tiers de la distance de cette ligne à la ligne E. L'examen tbermométrique de ce spectre donnera une distribution de cha leur dans toute sa longueui', représentée par la courhe A ; et le maximum de chaleur su trouve à un point au delà de l'extrême rouge, à une distance égale à celle de la ligne .\ jusqu'à la ligne C. La courbe C donne la distribution de l'aclinn chimique, telle qu'on l'observe quand le spectre tombe sur une surface de bromure d'argent. Le maximum de cette action git à peu près à mi-chemin entre G et H. Il est important de faire remarquer que les courbes ici données ne s'appliquent qu'à un spectre formé par un genre (le vcnc parliculicr et reçu sur les surfaces indiquées. Ainsi un pi ismo de verre dilfé-

SPEC

rent changeiail la place du maximum de chaleur, et la substitution d'une autre surface chimique changerait également le point du maximum d'.' l'action chimique et produirait un rétrécissement ou un élargissement de l'aire chimiquement affectée. — Actions chimiques du si'KCthe. On n'a guère observé la distribution de l'action chimique du speclre que par rapport aux composés d'argent. La lig. 3 donne ce qu'on appelle souvent la courbe delà force chimique. On la considère

Fig. 3.

généralement comme montrant la distribution de l'action chimique dans tous les cas; cependant, dès 1842, le D'J.-W. Draper avait prouvé que : 1» loin que les influences chimiques soient restreintes aux rayons les plus réfrangibles, chaque partie du spectre, visible et invisible, peut produire des changements chimiques ou modifier l'arrangement moléculaire des corps; 2° le rayon elfectif, pour produire des changements chimiques ou moléculaires dans une substance spéciale quelconque est déterminé par la propriété absorbante de cette substance. — Action de

LA FLUOHESCEiN'CE SUR LES HAYONS DU SPECTHli.

La fluorescence est la propriété possédée par certaines substances d'absorber de la lumière composée de rayons d'une certaine longueur et de rendre ensuite cette lumière changée en rayons d'nndes plus longues; ou, ce qui revient au même, en lumière d'une moindre réfrangibilité. Ce phénoniéne a été pour la première fois observé parliobertBuyle.l'Ius reeernment, les A m é r i c a i n s Newton etIl.-C.

^ Bolton en ont

Fig. 5. lUToniposition des couleurs f^it le Sujet de spectre.

' soigneuses in-

vestigations. Us ont surlout porté leur attention sur les propriétés lluorescentes des sels d'uranium. .\ous ne signalons que les résultats les plus importants auxquels ils sont arrivés, renvoyant pour le reste à leurs publications dans i'Amcricim Chcmist. vol III et IV, et dan,- le Chemical News. vol. .X.WllI

SPEC

1. La comparaison des spectres de 17 acétates et doubles acétates d'uranium à l'état solide et en solutions aqueuses, a montré que dansle cas de ces corps aucun sel double ne saurait exister en solution dans l'eau. Uesexpériences ultérieures ont étendu cette loi à tous les sels d'uranium connus. 2. 11 a été prouvé que l'élude des spectres fluorescents pouvait faire découvrir l'existence de sels nouveaux, inconnus auparavant. Ainsi en chauffant le sulfate ammonio-uranique jusqu'à tOO" C.

pendant quelques inslanls, on a remarqué que son speclre fluorescent prend un caractère double (voy. le spectre i de la fig. 4); une nouvelle série de bandes s'ajoute à celles du sel normal. (Voy. spectre 1, fig. 4.) En continuant de chaulfer jusqu'à ce que le sel cesse de perdre de son poids, on a obtenu une substance qui a donné le spectre n°3, fig.4. Ces résultats ont naturellement fait penser que les deux spectres 1 et 3 appartenaient au sel hydraté et au sel anhydre, et que le speclre 2 indiquait un mélange des deux. En chauffant au rouge sombre pendant quelques instants le sel séché, on a fait se développer un autre spectre double, n° 4, qui, en continuant le même traitement, a été réduilàun nouveau spectre simple, n" .S. L'analy.-e du produit ainsi obtenu a montré que c'était un sulfate ammonio-uranique, sel inconnu auparavant et qu'on n'aurait sans doute pas découvert par un autre moyen, car le contact avec l'eau le réduit immédiatement à n'être plus qu'un mélange du sel normal avec du sulfate d'uranium. — Recomposition des couleurs du spectre. Quand un rayon solaire a été décomposé par un prisme, on peut le recomposer de suiteen plaçant un second prisme près du premier, de façon qu'ils aient leurs bases tournées réciproquement en sens inverse (fig. 5). Le rayon originel de lumière blanche g est reproduit en e.

SPËCTROMETRE s. m. (fr.

spectre; gr. metron, mesure).

Phys. Appareil au moyen duquel on prend sur le spectre lumineux les mesures nécessaires à connaître pour faire l'analyse spectrale.

SPECTROSCOPEs.m. (fr. spectre; gr. skopeô, je vois). Pliys. (■oiiioniétre disposé pour les reoheiehe? d'dn:il\sê ipeclriile. Nous avons déjà donné a notre article Spectre une description

SpecIroKope,

i;t une figure de spectroscope. Voici la description de l'appareil aujourd'hui le plus employé. Il se compose d'un pied de métal perlant un prisme ou un ari'angenient de

SPEC

jirismes. Attachés a ce piert et susceptibles d'un mouvement horizontal autour de l'axe de lui se trouvent deux tubes, le collimateur et la lunelle d"ob~ervalion. A l'extrén>ité du collimateur opposée au prisme, se trouve une fente verticale étroite dont la larseur peut être réglée au moven d'une vis et d'un petit fil, tandis qu'à l'extrémité la plus rapprochée du prisme se trouve une lentille appelée lentille de collimation qui rend parallèles les rayons avant qu'ils ne tombent 'sur le prisme. La lunette d'observation est une lunette ordinaire un peu grossissante. La lumière à examiner passe à travers la fente, puis à travers la lentille de collimation et enfin à travers le prisme, et le spectre formé par le prisme est examiné au moyen de la lunette d'observation. On emploie quelquefois deux , trois , quatre prismes et même davantage. La troisième lunette (jue l'on voit sur notre figure porte une échelle qui est réfléchie de la surface du dernier prisme emplové, jusqu'à la lunette d'observation, de manière que cette échelle et le spectre se trouvent en même temps dan« le champ visuel.

SPECTROSCOPIE s. f. Phys. Science des procèdes mis en usage pour les recherches des ph.'nomènes produits par le spectre solaire et par les spectres des autres lumières.

SPECTROSCOPIQDE adj. Phys. Qui a rapport a la spectroscopie ou au spectroscope.

* SPÉCULAIRE adj. (lat. spemlaris). Se dit de plusieurs minéraux à lame-: brillantes et réfléchissant la lumière : fpr spéculaire. — SciENXE spÉcoLAinE, scicnce qui traite de l'art de faire des miroirs. Dans cette acception, il a vieilli.

* SPÉCULATEUR s. m. (rad. lat. speculari, observer). Celui qui spécule, qui observe les astres et les phénomènes du ciel : spéculateur des corps célestes. On dit mieux auj. Obskrv.iTEiiR. — Au fém. Spkcglatrice. — Se dit aussi de ceux qui font des spéculations de banque, de finance, de commerce, etc. : cet homme est un hardi spéculateur.

* SPÉCULATIF, IVE adj. Qui a coutume de spéculer, d'observer attentivement : tes philosophes spéculatifs. — Qui s'attache à la spéculation, sans avoir la pratique pour objet: écrivain spéculatif. — s. iNe se dit guère que de ceux qui raisonnent bien ou mal sur les matières politiques, sans être obligés de s'en occuper, ou qui, en toute autre matière, poussent le raisonnement à l'excès, sans s'attacher assez aux faits, à la pratique : les spéculatifs croient que toute cette négociation n'aboutira à rien; les spéculatifs ont débité là-dessus force rêveries.

* SPÉCULATION s. f. Action de spéculer : la spéculation des astres. — Se dit aussi des observations faites, écrites par un spéculateur : il nous a communiqué ses spéculations sur cette maliêi-e. — Théorie ; et en ce sens est opposé à pratique : cela est bon dans la la spéculation, et ne vaut rien dans la pratique. — Se dit particul. des projets, des raisonnements, des calculs, des entreprises que l'on fait en matière de banque, de finance, de commerce, etc. : se livrer à des spéculations hasardeuses.

SPÉCULATIVE s. f. Théorie. Se dit par opposition a. pratique.

SPECULATIVEMENT adv. D'une manière

spéculative.

SPÉCUUTOIRE s. f. Interprétation des phénomènes de la nature, dans les sciences occultes.

* SPECULER v. a. (lat. speculari). Regarder ou observer curieusement , soit avec des lunettes, soit à la vue simple, les objets célestes ou terrestres : il passe la nuit a spéeu-

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