SPEN
1er les astres, ou simpl., à spéculer. — t. n. Méditer attentivement sur quelque matière : ce n'est pas le tout que de spéculer, il fa ut réduire en praiir/ue. — Particul. Faire des projets, des raisonnements, des calculs, des entreprises, en matière de banque, de finance, de commerce, etc : il a beaucoup spéculé sur les fonds publics.
SPÉCDLIFÉRE adj. Ornith. Se dit des oiseaux qui portent sur l'aile une tache appelée miroir.
' SPECULUM s. m. |spé-ku-lomm]. Mot latin, qui signifie miroir, et qui est adopté dans notre langue, pour désigner divers instruments de chirurgie propres à ouvrir, à dilater certaines cavités, et à faciliter l'examen qu'on en veut faire. Chacun de ces instruments prend le nom latin de la partie pour laquelle on l'emploie : ainsi il y en a un pour l'œil, spéculum oculi ; un pour le nez, spéculum nasi; un pour l'utérus, spéculum uteri; etc.
' SPEE s. f. Eaux et Forêts. Bois d'un an ou deux. On dit aussi CÉpi^;K.
SPEECH s. m. [spitch] (mot. angl.). Discours de circonstance.
SPEISS s. m. [spéiss]. Miner. Minerai de nickel qui a subi un premier grillage.
SPEKE (John-Hanning), célèbre explorateur anglais, né en Ks27, mort à Bath le 15 sept. 1864. Il a découvert le lac Tansanyika en 18.Ï6 et le lac Victoria iN'yanza en 1S.Ï8 • mais il est célèbre surtout comme avant trouvé avec le capitaine Grant, en 1862 la véritable source du Nil. Peu après son retour en Angleterre, il fut tué accidentellement dun coup de fusil pendant un meeting de la Britisk Association.
SPENCER s. m. [spain-sèrr] (mot ans-l.
tire du nom de lady Spencer, qui mit ce vêtement à la mode}. Sorte de vêtement qui a la forme qu'aurait un habit coupé entre la taille et les basques : un speticer de drap, de velours.— f^iencer (Herbert). (V. S.)
SPENi; . Philipp-Jakob;[s|.é'-neurj, théologien allemand, né en Alsace en 1635, mort en 1705. Après avoir été précepteur de plusieurs des princes palatins, il débuta dans la prédication à Strasbourg en 1663, eten 1666, il fut mis à la tête du cierge de Francfort où il établit des prières publiques sous le nom de collegia pietatis. C'est là l'origine de la secte des piétistes. En 1686, il se transporta à Dresde, comme premier prédicateur de la cour et membre du consistoire. Toutes les chaires de la nouvelle université de Halle furent occupées par ses disciples qui en firent le foyer des doctrines piétistes. La faculté de Witleiiberg releva dans ses écrits environ 3u() propositions fausses; mais il se défeuditefOcacement, eten 1691, il devint à Berlin, prévôt, inspecteur de l'église Saint-.Nicolas et assesseur au consistoire. Parmi ses œuvres, on cite Pi'a Dtsideria (nouv. édit. par Feldner, 1846).
SPENSER (Edmund) [spenn'-seur], poète anglais, né probablenieni en tï.iS, mort en 1599. Il prit ses gradesà Cambridge en 1572 puis il visita le nord de l'-Viigleterre, où il composa le Shepheardes l'.alendar. dédié à sir fhilipSidney (1679). En 1580, il fut envoyé en Irlande comme secrétaire du viceroi lord Grey de VVilton. C'est cette année-là qu'il publia les Voure Epislles. En 1586, il obtint un vaste domaine aaiis le comté de Cork, et il s'établit au château de Kilcolman près de Doneraile, où il composa la plus grande partie de son poème Fxrie Queen. A la mort de Sidney, il écrivit I élégie pastorale ialituiée Aslrophel. Raleigh devint alors son principal protecteur, et le fit venir à Londres pour la publication de Fserie Queen dont les 3 premiers livres, dédiés à la reine Elisabeth, parurent en Io90. Il reçut en re-