SPON
la côte occidenlale ne sVléve pas. pendant les mois les plus chauds, au-dessus de + 2" C. Dans le N., le jour le plus long est de quatre mois, et du 22 oct. au 22 févr., le soleil ne se lève pas au-dessus de l'horizon. Pendant la courte durée de l'été, une maigre végétation apparaît. La faune se compose de l'ours polaire, du renard polaire et du renne. Les oiseaux de mer sont nombreux, et les eaux abondent en baleines, pihoques, morses et gros poissons. La Russie prétend à la souveraineté du pays; mais celui-ci n'a pas d'habitants à demeure. — On croit que c'est Willoughby qui, le premier, vit le Spitzberg en 1553. Barentz vint en vue de l'extrémité N. de la côte occidentale, par 77° 49' iat., le 19 juin 1596.11 nomma cette terre Greenland (Groëland, terre verte) et les navigateurs hollandais qui vinrent après lui l'appelèrent Nieuwland. Les Anglais lui donnèrent le nom de Nouvelle-Terre-du-Roi-Jacques (King Jam.i's's Newtand). Le nom Spilzbergen (montagnes pointues) apparaltpourla première fois dans un traité publié en 1613. - SPLANCHNIQUE ad.j. [splan-kni-ke] (gr.
splaychna. entrailles). Qui appartient, qui a rapport aux viscères : nerfs splanchni(fites. — Cavités splanchniques, celles qui contiennent les viscères.
• SPLANCHNOLOGIE s. f. [splan-kno-lo-gî] (^■r. splaiichnon, viscère; logos, discours). Partie de l'anatomie qui traite des viscères contenus dans les diverses cavités du corps : organes de la respiration et de la digestion, et appareil génilo-urinaire.
• SPLEEN s. m. [splînn] (mot angl. qui vient du gr. splén, ratei. Mot emprunté de l'anglais. Maladie mentale qui consiste dans le dégoût de la vie : avoir le spleen,
SPLEENIQUEadj. Qui se rapporte au sp/eencm-ai:térc spleenique. — s. Personne atteinte de spleen : un spleenique.
SPLÉNALGIE s. f. {gr. splên, rate ; algos, douleur). Pathol. Douleur qu'on éprouve à la rate.
SPLÉNALGIQUE «dj. Qui concerne la splénalgie.
" SPLENDEUR s. f. fsplan-deur] (Iat. splendor). Grand éclat de lumière : la splendeur du soleil; la splendeur dis astres. N'est usité que dans le style soutenu et en poésie. — Grand éclat d'honneur et de gloire : la splendeur de son rang, de son nom. — Magnificence, pompe : il vit avec beaucoup de splendeur.
• SPLENDIDE adj. Magnifique, somptueux : il noui donna un npas splendide.
• SPLENDIDEMENT adv. D'une manière splendide : il vit splendidement.
SPLÉNIFICATION s. f. (gr. splén, rate; Iat. f'acio, je lais). Pathol. Dégénérescence d'un tissu organique devenu semblable à celui de la raie.
" SPLÉNIQUE adj. Anat. Quî appartient à la (■aie, quia rapport a la rate : artère, veine splénique. — Se dit aussi des médicaments propres aux maladies de ce viscère.
SPLÉNITE s. f. (gr. splên, rate). Inflamiiialiuu de la rate.
SPLÉNOGRAPHIE s. f. Description de la rate.
SPLÉNOÏDE adj. Qui a l'apparence de la rate.
SPLUGEN (ital. Spluga), montagnes des Alpes Lépontini.s, dans le canton des Grisons (Suisse). La rûute du Splùgen, construit par le gouvernement autrichien en 1823, réunit tetle partie de la Suisso à l'Italie septentrldnale ; elle a son point culminant à une hauteur de 2,117 m.
• SPÛDE s. f. (gr. spodos, cendre). Chim.
de l'oxyde de zinn obtenu par en calcinant la lutie.
.Xneien sul>liii.
SPODITE s, f. Cendre volcanique.
SPODOMANCIE s. f. Divination que l'on pratii|ii.iil .111 moyen de la cendre.
SPOLÈTE (ital. Spoleto, anc. S'>otctium), ville de l'Ilalie centrale, dans la province de Péroiise, sur la Mareggia, à 100 kil. N.-N.-E. de Rome; 21,539 hab. Citadelle uu haut d'une colline, au centre de la cité; ruines, parmi lesquelles on remarque l'arche connue sous le nom ilc porte d'Annibal ; ce dernier fut repoussé devant Spolète en 217 av. J.-C. Les principaux articles de commerce sont : le maïs, le vin, le fruit et la soie. — Spoletium était une colonie romaine florissante. Sous les roisLombards, elle devint la capitale d'un duché qui domina bientôt une grande partie de l'Italie centrale. Au xiii" siècle, elle fut annexée au siège papal, et forma une délégation des Etats du pape jusqu'en 1860.
' SPOLIATEUR. TRICE s. Celui, celle qui spolie. — Adj. Un acte spoliateur.
SPOLIATIF. IVE adj. Qui dépouille, qui allège.
* SPOLIATION s. f. Action par laquelle on dépossède par violence ou par fraude : il éprouve une véritable spoliation
' SPOLIER v. a. (Iat. spoliare). Dépouiller par force ou par fraude : il faut avant toutes choses rétablir, réintégrer celui qui a été spolié,
•SPONDAÏQUE adj. et s. m. Versif. iat. et gr. Se dit d un vers hexamètre dont le cinquième pied est un spondée, au lieu d'être un dactyle, commeleveut la règle ordinaire ; un vers spondaique.
* SPONDÉE s. m. (Iat. spondeus; gr. spon daiûsj. Sorte de mesure ou de pied, dans les vers grecs et dans les vers latins, composé de deux .syllabes longues : le vers hexamètre est composé de dactyles et de spondées.
* SPONDYLE s. m. (Iat. spondylus). Anat. 'Vertèbre. Se dit, particul., de la deuxième vertèbre du cou. — Nom d'un genre de coquilles bivalves, très voisin de celui des huîtres : on mange, en Uatie, les spondyles comme les hidtres.
SPONGIAIRE adj. (rad. Iat. spong'ia, éponge). Zoo|ih. Qui ressemble ou qui se rapporie à l'éponge. — s. m. pi. Classe de polypes alcyuniens, comprenant, outre les éponges, toutes les productions animales qui leur ressemblent : éventail, plume, queue-de-paon, pied de lion, etc.
* SPONGIEUX, EUSB adj. Poreux, de la nature de l'éponge, semblable à l'éponge : le poumon est spongieux.
SPONGIFORME adj. Qui a la forme d'une épongé. — Spongille, Spongiole. (V. S.)
SPONGIOSITÊ s. f. Ktat de ce qui est spongieux.
" SPONGITE s. f. Pierre remplie de plusieurs tioiis et qui imite l'éponge.
SPONGOÏDE adj. Qui a l'apparence de
répoiige.
* SPONTANÉ. ÉE adj. (Iat. spontaueus). Se dit des cho.-îus que l'on l'ait voloiilairemeiit : mouvement spontané. — Physiol. Se dit des mouvements qui s'exécutent il 'eux-mêmes ou sans cause extérieure apparente : les mouicments du cœur, du cerveau, des artères, etc., sont des mouvements spontanés. — Aléd. Evacuation spontanée, celle qui n'est pas provoquée par un remède. Lassituue spontanée, celle qui ne résulte pas de la laligue. Maladik spunta.née, celle qui n'a poiiil de cause apparente, etc. - Bol. Planiks spontanéks, plantes qui croissent naturellemiinl sans être semées par l'homme m cuHiyees.
— CuMDUSTloN SPO.NTANÉE. (VoV. Coillbuilion.)
— GérsÉiiAïioN sponiANÉE- (Voy. (icnéraiion.)
SPRT
* SPONTANÉITÉ '^. i. Didact. Qualilé de ce
qui e^t sprjiil.nié : hi spontanéité d'une action.
* SPONTANÉMENT adv. D'une manière
spontanée : une résolution prise spontanément. SPONTINI (Gasparo-Luigi-Pacifico) [sponnti'-ni], compositeur italien, ne en 1774, mort en 1851. Après avoir produit beaucoup d'opéras à Naples, il vint à Paris en 1803, où son premier grand ouvrage, La Vestale, fut représenté en 1807, et suivi, en 1809, de Fernando Cortez. 11 fut directeur de l'opéra italien à Paris, de 181 0 à 1820, puis, jusqu'en 1842, directeur général de la musique à la cour de Prusse.
* SPONTON s. m. 'Voy. Esponton. SPORADES len grec, iles éparses), petites
iles de I aichipel Grec qui entourent les Cyclades. Le groupe septentrional comprend Skiatho (anc. Sciathus), Scopelos, Khilidroni et SUyros, sur la côte N.-E. de Négrepont en Eubée. Elles appartiennent à la Grèce, ainsi que le groupe occidental, sur la côte E. de l'Argolide, qui coniprend : Hydra, Spezzia (Tiparenos), Poros (Calauria), ./Egina et Koulouri (Salamine). Le groupe oriental, sur la côte S.-O. de l'Asie Mineure, appartient à la Turquie et se compose de Psara ou Ipsara (Psyra), Scio (Chios), Samos, Nikaria (Icarus ou Icaria), Palmos, Leros, Calymno (Ca-. lymna), Stanko(Cos), Stampalia ou Astropalia (Astypalaea) et Scarpanto (Carpathus).
SPORADICITÉ 6. f. Caractère des maladies qui se présentent à l'état sporadique.
* SPORADIQUE adj. (gr. sporadikos ; de sporas, disperséj. Méd. Se dit des maladies qui ne sont point particulières à un pays, qui se montrent en tout temps, et qui attaquent chaque personne séparément par des causes particulières : le choléra-morbus sporadique. Est oppose à Epidémique. — Géol. Blocs spoiiAuiQUEs, blocs épars.
SPORADIQUEMENT adv. D'une manière spuradique.
SPORANGES. m. (gr.sporu, semence ; aggos; vase). Petit sac qui renferme les spores dans les cryptogames.
' SPORE s. f. (gr. spora, semence). Bot. Corps reproducteur par lequel se propagent les plantes de la clause des cryptogames. Les spores sont analogues aux graines des phanérogames.
SPORIDIE s. f. Syn. de Spore.
SPORILLE s. f. Petite spore.
* SPORT s. m. [sportt] (mot. angl.). Toute sorte d'exercices et d amusements en plein air, courses de chevaux, joules sur I eau, chasse à courre, gymnastique. Eu P'rance, se dit surtout des courses de chevaux.
SPORTSMAN s. m. [sportt-smann]. Celui qui s'occupe du sport; amateur de courses. — Au plur. Des Spûrtsmen.
' 5P0RTULE s. f. (Iat. sportula, dimin. de sporta, corbeille). Auliq. roiii. Sorte de dons ou d aumônes en comestibles que les grands de Ronje faisaient distribuer a leurs clients, par portions.
■ SPORULE s. f. Bot. Spore renfermée dans une sorte de poche.
SPOUT s. m.[spoutt] (angl. spoM( [spaoult], tuyau). Appareil qui sert a transborder la houille quand ce travail se fait à des niveaux dillerents.
SPRÉE. viv. de l'Allemagne du Nord ; prend sa source à 7 kil. S.-O. de Lobau, passe à Berlin et se jette dans le Havej, après un cours de 375 kil.
SPRINGBOK s. m. [sprinng-bok] (holl.
spnny, sauteur; bok, bouc). Mamm. Nom de Vuntidorças ^ucliore. véritable antilope îles champs, se nippruehanl de la gazelle par la taille et les habitudes. 11 tire son non( des
SQUA
sauts axtraordinaiies de 7 à 10 pif>dsdehaut qu'il fait lorsqu'il est alarmé. D'inimenses troupeaux de ces animaux erient dans les vastes plaines découvertes de l'Afrique du Sud. Leur couleur g'énérale est d'un brun de cannelle en dessus, blanihe en dessous, avec de longs poils blancs sur la croupe. On e^tinle beaucoup leur chair, et leur peau a beaucoup de valeur. Chez les adultes, les cornes sont en forme de lyre.
SPRINGFIELD [sprinng'-fildd]. I, ville du Massachusetts, sur la rive orientale du Connecticut,à 139 kil. S.-O. de Boston, et à 220 lui. N.-N.-E. de New-York; .Tl.b2-2 hab. C'est une ville très industrielle, et remarquable par la richesse de ses églises. — Elle fut fondée en 163-5 par des éinigraiits de Rnxbury, et appelée Agawam jusqu'à 1638. En 167.5, pendant la guerre du roi Philippe, les Indiens la brûlèrent. Elle a été classée comme cité en 1 852. — II, capitale de l'Illinois, à 185 kil. S.-O. de Chicago; par 39» 48' lat. N. et 91° 53' long. 0. ; 37,000 hab. Larges rues, coupées à angles droits ei ombragées d'arbres. A 3 kil. se trouve le cimetière d'Oak-Ridge, qui contient les restes de Lincoln et un monument à sa mémoire. Mines de charbon dans le voisinage. Le commerce et l'industriey ont beaucoup d'importance. — Spiiii-'field, fondée en 4822, devint capitale de l'état en 1837, et fut classée comme cité en 1S40. — III, ville de l'Ohio [Etats-Unis), au contluent du Lagonda- Creek et de la rivière Mad, à 130 kil. N.-E. de Cincinnati ; 33,000 hab. Grand commerce de produits agricoles et de bestiaux. Minoteries, fonderies de fer, ateliers de construction de machines, moulins à huile de hn, fabrique de papier. Carrières de calcaire et fours à chaus. — IV, ville du .Missouri, sur Wilson-Creek et le chemin de fer de l'.^tlantique et du Pacifique, à 300 kil. S.-O. de Saint-Louis; 21, b'JO h. Ville commerçante et industrielle. Elle possède Drury, collège fondé en 1873. Dans la première période de la guerre civile, il se livra plusieurs combats dans la ville et dans son voisinage ; le général fédéral Nathaniel Lyon fut battu et tué danslun d'eux (10 août 1861).
SPUMESCENT, ENTE adj. [-mèss-san] (lat.
spuin(;scere, écumer). Qui écume; qui ressemble à de l'écume.
• SPUMEUX, EUSE adj. (lat. spumosus). Didact. Qui est mêlé d'écume : salive spumeuse.
SPUMOSITÉ s. f. Etat spumeux.
SPURZHEIM (Johann-Gaspar) [spouratss'haïmmj, phrénologue allemand, né près de Trêves, en 1776, mort à Boston (.Massachusets) en 1832. Il fut à Vienne l'élève de Gall, qu'il aida plus tard dans le développement et la vulgarisation de ses doctrines. 11 fit ensuite des cours à Londres et il démontra à Edimbourg, devant les élèves du D''John Gordon, la nature fibreuse du cerveau que Gordon avait niée dans la Revue d'Edimbourg. Après avoir résidé plusieurs années à Paris, il alla de nouveau faire des conférences en Angleterre jusqu'en 1832, puis à Boston, où il mourut. Il a écrit en anglais : The Physiognomiml System of B' Gall and Spurzheim ( 1 81 5), et Outlines of Plirenology (1827).
* SPUTATION s. f. (lat. sputare, cracher). .Méd. Action de cracher : sputation fréquente.
' SQUALE s. m. [skoua-le] (lat. squalus). Hist. nat. Genre de poissons cartilagineux, sélaciens, allongés, vulgairementconnus sous le nom de Chiens de mer, et dont le requin est une espèce. Les autres principales espèces de squales sont : les roussettes, les lamies, les sélaches, les aiguillats, les leiches, etc.
SQUAME s. f. [skoua-me] (lat. sqitama, écaille). Nom donné à de petites lames ou écailles qui se détachent de l'épiderme à la suite de certaines inflammations du tissu cutané.
SQUA
• SQUAMEOX, EUSE.,-1|. [skouâ-rteûî. Anat. et Bot. E.;iilleux,quiestcouvertd'écaillcs,ou qui a l:i ;iM-me d'une écaille : tige squameuse.
' SQUARE s. m. [skoua-re; angl. skouè-re] (mut an-l. qui signitie carré). Jardin entouré d'une grille, établi sur une place publique. « Quand on plantait d'arbres uneplace dont on faisait un jardin, on lui donnait souvent le nom de carré, témoins: le carré du Roi, le carré de la Reine, le carré Marigny, le carré Saint-Martin, etc. Les Anglais, en nous empruntant le mot. eiuent le bon sens de le
SQUE
li-àduireenleiirlaii;;ue où carré se dit sgiidre,mais nous nous sommes bien gardés de retraduire leur square, sans qi:oi nous pat-lerions tout simplement en français. La grotesque histoire de ce néo-barbarisme municipal est, hélas ! celle dés trois quarts des inventions et des idées françaises. >
(Dé la Lan()elle.) •SQUELETTE s. m.[ske-lè-te](gr. sfteWo.v, desséché; de skellein, dessécher). Assemblage de tous les ossements d'un corps mort et décharné, dans leur situation naturelle : un
Fig. 1. Squelette vu de face. — 1, fr 6, maiillairc supérieur; 7. orbite de IVn, cervicales; 13, clavicule ; 14. omoplate;!
iniére tertèbre lombaire; 20. dernière vertèbre lombaire; âl.sacru l'humérus ; 26, condvle eilcrnede l'humérus ; ST.condyle interne du
ital; 2, pariétal; 8, temporal; 4. apophyse ma^-toide ; 5. os ^ugal ou im'nire; il; 8, maxillaire inférieur; 9, prolongement du maiLllairc inférieur ; \i, leitebics ; 16. première côte; 17. septième côte: 18. douzième côte : !0, prc* " linn (voy. PuLvis); 24. humérus; 25. tète de , -JS, radius : 29, léte du radius ; 30, extrémité inférieure du radius ; 31, cubitus ; ;^2. tête du cubitus; 33, extrémité inférieure du cubitus ; 34, carpe; 35, métacarpe ; 36 phalanges; 37, fémur ; 3S, tète du fémur; SU. col du fémur; 40, grand trochanter; 41, petit trochanler; 42, condvic ejicrne du féiiiur; 4.'î, condyle interne du fémur ; 44. rotule ; 45, tibia; 46, tèle du tibia ; 47, eitrénHlé inférieure du tibia • 4S. malléole interne ; 40. péroné; 50, tète du péroné; 51, extrémité inférieure du péroné formant malléole externe ; Bl, les 7 os du tarse : 55. les 5 os du métatarse ; 56. phalanges.
Re. 2. Crâne, tronc et bras qauche eus par derrière. — 1. frontal; 2. pariétal; 3. occipital; 4, temporal; 5, maiillaiic inférieur; IS. tête de romopiatc à sa jonction avec la clavicule; 19, fosse sus-épineuse: 20, fosse sous-épineuse; 21, bord antérieir': 22, bord postérieur; 23. angle inférieur; 54, apophyse oléerane du cubitus.
^\Z. "i . Base du crâne . — 1. 1, portion orbitaire de l'os frontal, formant la plus grande partie de la fosse antérieure ; I' lame criblée de trous de l'ellimoîde: :, apophyse crista-çalli; 4, 4, petites ailes de l'os sphénoïde ; 5, 5, fosse moyenne dé la base du crâne ; 6, 6, grandes ailes de Tos sphénoide;7, apophyse olivaire. Immédiatement en face de celte apophyse se trouve un sillon Iransverse, appelé rainure optique, et dans' lequel gît la commissure ou le croisement des serfs optiques; ce sillon se termine dans le trou optique 4,4 (ig. 4); S. selle turcique, dans laquelle sont logées les glandes piluit.'ires : 9.9, portion pierreuse du temporal ou rocher ; 10, 10, trous ronds pour le nerf maxillaire supérieur ; IJ II, trous ovales'pour le nerf maxillaire inférieur; à l'iotérieur de ces ouvertures se trouve une large fente qui livre passage à l'artère carotide interne et à plusieurs nerfs importants; 13, 13, fosses postérieures de la base du crâne; 14 trou occipital pour le cordon spinal; 15, apophyse basilaire de Tos occipital ; 16, 16, canal pour le sinus latéral; 17, 17,' méat auditif interne, transmettant les nerfs auditif et facial.
Fig. *4. 05 sphénoïde vu de dessus. — t . 1, grandes ailes de l'os sphénoïde ; 2, 2, petites ailes du même : 3, selle turcique : 4, 4, trous pour les nerfs optiques ; 5, 5, fissures sphénoidales, pour les 3*. 4° et 6' paires de nerfs erâniaux, et pour ijne' partie de la 5' paire: 6, 6. trous ronds ; 7,7, trous ovales; S, partie de l'apophyse basilaire de l'os occipital ; 9, 9. lames ptérygoides internes, se terminant en apophyses musculaires recourbées, sur lesquelles passent les tendons des muscles extenseijrs du palais; 10. 10, lames ptérygoïdes externes. „• , . o -
Fig. 5. Os ethmoide. vu de derrière. — 1, lamelle centrale ; 2, lame criblée de petits trous; 3, crista-galli ; 4, 5, 6, ., masse latérale du côté gauche.
Fig 6 Byoide ou os de la langue vu de face. — 1, corps ; 2, 2, grandes eornei: 3, 3, petites cornes.
FiS 7 Surface palmaire du carpe droit et du métacarpe droit. — 1 , os scaphoïde ; 2, Os semi-lunaire ; 3. os cunciforlBe ; °. os pisiforme ; 5, trapèze; i., trapézoïde ; 7, grand os; 8, unciforme. — a, à,c, d,e, les cinq os du métacarpe.
Fig. 8. Tarse et métatarse. — i. astragale | 2, calcanéum ; 3, scaphoïde; 4. cuboide; 5, cunéiforme interne ; 6, cunetlorme moyen;
, cunéiforme externe, — a, h, c, d, e, les cinq os du métatane.
STAB
squelette d'homme. — Squelette artificiel, celui dont les ossemetils sont rattachés avec du ni d'archal, de laiton ou de chanvre. Il y a aussi des squelettes artificiels d'ivoire. — Fifr. et fam. C'est un squelette, un vrai
SQUELETTE, UN SQUELETTE AMBULANT, SB dit
d'une personne extrêmement mai^'re et décharnée. — Se dit quelquefois fi;:., des ouvrages d'esprit où le sujet est présente d'une manière sèche, aride : il a fait de ce poème un squelette en le traduisant. — E.ncycl. On appelle squelette, la charpente osseuse et cartilagineuse des animaux, et la structure ligneuse des feuilles dans les plantes. Chez les animaux d'ordre supérieur, le squelette est interne ; tandis que dans beaucoup d'animaux inférieurs, il est externe. L'él:ide des squelettes des différents animaux appartient à l'anatomie comfiarée. Notre fifiure et les explications qui l'accompagnent montrent la structure du squelette humain et les relations qu'ont entre elles ses dilférenles parties.
SQUELETTIQDE adj. Qui a rapport; qui app.irlient au >quelette.
SQUELETTISER (Se). Physiol. Se dit d'un fœlus extra-utérin qui s'incruste de sels calcaires et prend la consistance des os.
SQOELETTOLOGIE s. f. Traité du squelette, des os et des ligaments qui les unissent.
SQUILLE s. {.[U mil.]. Genre de crustacés slomapodes unicuirassés , comprenant di verses e-pèces d'animaux maritimes.
• SQUINANCIE s. f. Voy. Esquin.\ncie.
• SQUINE s. f. Bot. Plante exotique, du genre des salsepareilles, dont la racine est employée en médecine, comme sudorifique, et qu'on appelleautrement Esquine ou China.
• SQUIRRE ouSquirrhes. m. Méd. Tumeur dure et non douloureuse qui se forme en quelque partie du corps : le squirre est le premier degré du cancer. (Voy. Cancer.)
• SQUIRREUX, EUSE ou Squirrheux adj.
Méd. Uui est de la nature du squirre : tumeur squirreuse.
' ST, ST, terme invariable, signe qu'on emploie dans l'écriture pourexprimer un son que forme quelquefois la voix, lorsqu'on appelle quelqu'un : ht, st, venez ici tout de suite. Il se prononce sit, sit, et on ne fait sentir l'i que très laiblement.
STAAL (Marguerite-Jeanne Gordier de Launay de), [slal]. baronne ; écrivain français, née à Paris vers 1690, morte en 17.50. Femme de chambre de la duchesse duiMaine, elle fut impliquée dans la conspiration de Cellamare, et emprisonnée de décembre 1718 à 1720. Elle rejoignit aussitôt la duchesse à Sceaux, et resta avec elle, même après son mariage avec le vieux baron de Slaal (1735). On a compris dans ses œuvres complètes ses Mémoires {M6S, 3 yo\.), et sa correspondance (I8il, 2 vol.).
• STABAT s. m. [sta-batt] (mot lat. qui signifie: Etait debout). Liturg. Prose que l'on chante dans les églises catholiques romaines pendant la semaine sainte : le Stabat de Rossini ; le Stabat mater est attribué a Jaco}ione, moine franciscain du xiw" siècle.
STABILISATION s. f. Action de stabiliser, résull.it do cette action.
STABILISER v. a. Rendre stable.
STABILISME s. m. Polit. Système d'immobilité dans 1rs institutions.
STABILISTE s. m. Partisan du stabilisme.
•STABILITÉ s. f. Qualité de ce qui est stable : la stabilité d'un édifice. En ce sens, on dit plus ordinairement, solidité. — Fig. La stabilité d'un Etat. — Etat de permanence dans un lieu : faire vxu de stabilité dans une communauté reliijieuse. — Mécan. Propriété qu'un corps dérangé de son équilibre a d'y revenir : ce navire a peu de stabilité.
STAE
* STABLE adj. (lat. stabilis, du verbe stare, être debout). Qui est dans un étatdans une assiette, dans une situation ferme : un édifice stitble. En ce sens, on dit plus ordinairement, Solide. — Assuré, durable, permanent : le temps qu'il fait n'est pas stable.
STABULATION s. f. (lat. stabulatio).
Séjour et entretien des animaux dans une étable.
STACCATO adv. [stak-ka-to] (mot. ilal.).
Mus. Passage qui doit être attaqué et exécuté brusquement.
STAGE iPublius-Papinius Statius), poète latin, né probablement en 61, et mort probablement en 96. On a ditqu'il étaitcbrétien et que l'eiiifiereur Domitien, son protecteur, le poignarda dans un moment de colère. On a de lui : Silvanum Libri V, collection de .32 morceaux poétiques ; Tkebaidos Libri Xll, poème épique ayant pour sujet l'expédition de sept chefs devant Thèbes, et Achilleidos Libri II, poème épique resté inachevé. Les meilleures éditions de ses œuvres sont celles de Gronovius (Amsterdam, 16.33); de Dubner (Paris, IS37). Il a été traduit en français par Corrailiolle (1820, 7 vol. in-12), et par Rinn, Achaintre et liouteville (1833, 4 vol. in-S»).
* STADE s. m. (gr. stadion ; lat. stadiiim). Antiq. Carrière où les Grecs s'exerçaient à la course, et qui étaitde cent vingt-cinq pas géométriques de longueur, ou environ cent quatre-vingt-quatre mètres : courir dans le stade. — Longueur de chemin pareille à celle de cette carrière : les Grecs mesuraient les chemins pur stades. — Méd. Chaque période ou degré d'une maladie, et particulièrement d'un accès de fièvre intermittente. — Encycl. Les stades les plus célèbres étaient ceux d Olympie, de Delphes, de Thèbes et d'Epidaure, et le stade panathénaïque à Athènes. Le stade d'Olympie avait GOO pieds grecs (184 m. 9;). Cette longueur devint pour toute la Grèce l'unité de mesure itinéraire, et fut aussi adoptée par les Romains, mais principalement pour les dislances marines et a>tronomiques.
STADE [chta'-déj, ville du Hanovre, en Prusse, a 'i'.i kil. 0. deHambourg ;10,600hab. Les droits de l'Elbe qu'on y percevait ont été définitivement abolis en 1861, contre une indemnité de 3,100,000 Ihalers, donnée au roi de Hanovre par les puissances intéressées. Les Prussiens s'emparèrent de la forteresse le ISjuin 1866.
STADIA s. m. Géod. Instrument à l'aide duquel on peut mesurer directement la distance entre deux points.
STAËL-HOLSTEIN (Anne-Louise- Germaine Necker, baronne de) [stalhol-stainn], appelée le plus souvent M°" de Staël. Ecrivain fiançais, née à Paris, le 22 avril 1^66, morte dans la même ville le 14juilleH817. Elle était la seule enfant du ministre des financesNecker. En 1786, elle épousa l'ambassadeur suédois, baron de Staël-Uolstein(morten 1802), et elle ^ devint le centre et l'oracle d'une so- i^ ciété distinguée. Pendant la Révolu- *^ lion, elle sauva de la guillotine M:
thieu de Montmorency et d'auli i amis; elle n'y échappa elle-niêrqu'avec peine, et de 1793 à 1794, e demeura à Londres. Sous le Din toire, elle .se fit remarquer à Pan la tête du parti constitutionnel, a^ Benjamin Constant. Elle se moiili..^ irié'conciliable ennemie de Bona- — parte, qui l'obligea à quitter Pans; elle se réfugia auprès de M"= de Récamier. Elle revint dans le voisinage de Paris; mais un livre publié par son pèreservitde prétexte (lS02}àson bannissement loin de lacapilalc. Elle partit pour l'Allemaijne. La
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mort de son père la plongea dans la douleur la plus vive (1804); elle alla en Italie chercher à rétablir sa santé détruite. Dans l'été de 180o, elle revint en Suisse avec A.-W. von Schlegel, et demeura alternativement à Genève et dans son château de Coppet. Napoléon la poursuivit partout en dehors de Coppet, et lit confisquer son livre sur l'Allemagne, bien que des milliers d'exemplaires en eussent été mis en vente avec l'autorisation de la censure. Lors de la naissance du fils de l'empereur |18l 1), comme on rengageait i adoucir son ennemi en célébrant cet événement, elle répondit qu'elle désirait seulement que l'enfant eût une bonne nourrice. Ce mot et d autres ayant été rapportés à Napoléon, il fit de sa demeure de Coppet une prison, lui interdisant de s'en éloigner de plus de 3 kil. Au prinlempsde 18! 2, elle s'enfuit à Vienne, et. ne s'y trouvant même pas en sûreté, elle allaà Saint-Pétersbourg, puis en 18l3àLondres. En 1816, elle (en ta de non veau sans succès de rétablir sa santé en Italie. Elle avait eu trois enfants de son premier mari; elle vécut séparée de lui pendant plusieurs années; mais elle le rejoignit pendant sa maladie dernière. De ces trois enfants, Auguste, l'auteur des Lettres sur l'Angleterre, lui survécut jusqu'en 1827, et Alberline, femme du duc Achille de Broglie, jusqu'en 1838. Le plus jeune, Albert, fut tué en duel en 1813. Elle eut un autre enfant de sonsecond mari, Albert-Jean de Rocca (1787-1818), officier français et écrivain militaire, qu'elle épousa secrètement en 1811. Elle n'avoua ce mariage que dans son testament. M"" de Staël est surtout célèbre pour ses généralisations hardies et fécondes, pour la vigueur toute masculine de sa pensée, pour l'abondance de ses idées et de ses expressions, pour son amour de l'humanité et de la liberté constitutionnelle telle que l'Angleterre lui en fournissait le modèle. Ses œuvres les plus connues sont : Delphine, roman où elle fait, en l'idéalisant, son propre portrait (1802, 4 vol.); Corinne, ou l'Italie {\S0:, 3 vo\.): De l' .Ulemagne{\Si3, 3 vol.) et Dix Années d'exil (1821). Son fils Auguste a édité ses Œuvres complètes avec une notice par M"" Necker de Saussure (1820-'2I, 17 vol.).
STAFFA, petite île inhabitée de l'Argyleshire 'Ecosse), faisant partie des Hébrides intérieures, à 12 kil. 0. de Mull. Elle est irrégulièrement elliptique, d'une circonférence de 2 kil . La roche supérieure est composée d'une masse basaltique alternant, ça et là, avec de petites colonnes, appuyées sur un basalte cannelé. Celte colonnade de basalte, ressemblant très fort à des dessins
d'architecture, est enirocoupéo dcnombreuscs cavernes, dont la pins remarquable est celle de Fingal. (Voy. Fi.ngal.) Une pile conique
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de colonnes s'élevant A 30 pieds au-(lessus de l'eau, s'appelle Buachaille ou le Herdsinann. Entre le Herdsraann et la cave de Finpal s'étend la Chaussée des Géants, formée par des extrémités de colonnes hexagonales dressées verlicalement.
STAFF ARDE, village d'Italie, à 6 kil. N. de Saluées, sur les hords du Pô; célèbre par une victoire de Catinal (18 août I6C0).
STAFFORD. capitale du Staftordsbire, en Angleterre, sur la Saw, à 190 kil. N.-O. de Londres; 20.270 hab. Grandes manufactures de cuir, de chaussures et de Coutellerie.
STAFFORDSHIRE , comté du centre de rAnglcierrc: i.uiU kil. carr. ; 900.000 hab. Il est travei-é par le Trent. Il contient une L'rande étendue de laudes. Mines de houille, de fer, de cuivre et de plomb. C'est le centre delà fabrication de la faïence en Angleterre. Les brasse ri es deBurton-upon -Trent sont considérables et célèbres. Cap., StalTord.
' STAGE s. m. (bas lat. stagiiim). Résidence que doit faire cbnque nouveau chanoine, afin de pouvoir jouir des revenus attachés à la prébende dont il a pris possession. — Espace de temps pendant lequel les avocats sont obligés de fréquenter le barreau avant d'être inscrits sur le tableau ; l>endant le stage, on a la faculté de plaider. — Fréquentation obligatoire d'une étude de notaire, d'un hôpital, etc., pour ceux qui se destinent à la profession de notaire, de médecin. et(-.
• STAGIAIRE adj. m. Qui fait son stage : avocat stagiaire. — Substantiv. Les stagiaires de la cour.
STAGIRE, d'abord Stagirus, ancienne ville de Macédoine, dans la Chalcidique, sur le golfe Strymoniqne. Cette ville, fondée vers le milieu du vn" siècle av. J.-C, est surtout connue pour avoir été le lieu de naissance d'Aristote.
' STAGNANT, ANTE adj. [sta-ghnan]. Se dit principalement des eaux qui ne coulent [loinl : une eau stagnante. — Se dit aussi du sang et des humeurs lorsqu'ils cessent de circuler et s'accumulent dans quelque partie du corps; ce qui amène l'altération de ces liquides : une humeur stagnante.
• STAGNATION s. f. [-ghna-]. Etat de ce qui est stagnant : la stagnation des eaux. — Se dit, fig., en parlant des alfaires de commerce ou de banque qui languissent, qui sont suspendues : te commerce est dans un état de stagnation très afjligtant.
STAGNER V. n. [sta-ghné] (lat. stagnare). Séjourner, ne pas couler.
STAHL (Georg-Ernst), célèbre chimiste allemand, ne à Anspach le 21 oct. 1660, mort à Berlin le 14 mai 1734. Il fut successivement médecin du duc de Weimar, professeur à Halle et premier médecin du roi de Prusse. Débarrassant la chimie des langes de l'alchimie, il l'éleva à la hauteur d'une science et créa, d'après Bêcher, la théorie du phlogistique. Il est encore l'auteur du système philosophique connu sous le nom d'animisme. Sa Th'oria medica vera (1707; nouv. édit. par Choulant, 3 vol., 1831-'33; traduction allemande par Ideler, 1832-'33), développe cette théorie et explique les phénomènes de la vie animale par un principe immatériel, l'âme. Le premier de ses écrits chimiques, sa Zymotechnia fundamentalis, publiée en 1697, renferme, avec l'affirmation des idées de Bêcher, les fondements de la théorie du phlugistique. Après avoir donné, en 1702, une nouvelle édition de la Physica subterranea de Bêcher, il développa ses idées principalement dans les ouvrages suivants : Spécimen Becherianum, fundamenta, documenta et expérimenta sistens; Expérimenta, observationes, aninadversiones, CCC numéro, chymicx et physicse (1731).