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depuis « canal de Sleno». Il fut successivement méilecin du grand-duc de Toscane et professeur d'analomie à Copenhasue. En 16C9, il se fit catholique, prit les ordres en 1677 et reçut ensuite le titre de vicaire apostolique du siège de Rome pour tout le nord.

STÉNOCHROMIE s. f. [sté-no-kro-mij (préf. sténo; gr. rhrômu, couleur). Procédé inventé par Otto Rade, de Hambourg, pour imprimer d'un seul coup des eslauipes el des dessins où il entre plusieurs couleurs.

* STÉNOGRAPHE s. m. (préf. .sténo; gr. graphe, j'écris). Celui qui possède et exerce l'art de la sténographie : ce discours a été recueilli

parmi sténographe.

' STÉNOGRAPHIE s. f. Art d'écrire par abréviaiions, d'une manière aussi prompte que la parole. — La sténographie a été appelée tour à tour brachygraphie, tachygraphie, phoiiographie. Elle paraît avoir été pratiquée par les anciens et perfectionnée par Tiron (affranchi de Cicéron) et par Sénèque. L'An scribendi caracteris, composé vers 1412, est le plus ancien système existant. Depuis lors, il v a eu les svstèmes de Bright (fb88), de Willis (16021, 'de Bvrom (f7o0), de ï. Gurney (1740). de Taylor(l"786), de Mavor (I7S9), de Pitman (phonographie, 1837). Le système de Bright fut introduit eu France par Berlin. En 1787. Coulon de Thévenot fit paraître, dans les Mémoires de l'Académie, ses Tableaux tachyyraphiqucs, dans lesquels il perfectionna tout^e q i avait été lait avant lui. D'autres méthodes furent imaginées dans la suite; nous citerons celles d'Astier, de Conen de Prépéan, de Grosselin, d'Aimé Paris, de Prévost, etc.

* STÉNOGRAPHIER v. a. Ecrire par abréviations d après les règles de la sténographie.

* STÉNOGRAPHIQUE adj. Qui appartient à la sténographie : écriture sténograjjhiquc.

•STENTOR s. m. [stan-tor]. Nom d'un guerrier qui était au siège de Troie, el qui avait, dit on, une voix si éclatante, quelle faisait seule plus de bruit que celle de cinquante hommes criant tous ensemble. S'emploie comme nomappellatif dansl'expression fam. et fig. Une voix de stentor, une voix forte et retentissante.— S<e/;Ai'« (Sir L.) (V. S.)

STEPHENSON [sli'-fenn-s'n-J. I. (George), ingénieur des chemins de fer anglais ; né en 178i, mort en 1848. Après avoir occupé de bas emplois dans les mines de houille et sur les chemins de fer, il arriva à acquérir une connaissance approfondie des machines à vapeur, el en 1814 il construisit une locomotive, la première qu'on ail faite à roues lisses, et qui manœuvra avec succès sur le chemin de ter de Killingworlh. Dans la seconde machine qu'il cousli uisil, en 181b, il introduisit le souille de la vapeur, le plus irapurtaut perfectionnement apporté jusqu'alors à la locomotive. En ISlii, presqu'en même temps que .-ir Huinphry Davy, il inventa une lampe de sûreté encore en usasre dans les mines de Killingworth. 11 s'ensuivit une longue polémique, sir Humphry Davy ayant reçu la récompense la plus haute. H appliqua ensuite ses elïorts aux rails des chemins de fer, auxquels il apporta de grands perfectionnements. En I8ï4, avec Edward Pease, il fonda un établissement pour la construction des locomotives à Newcastleupon-Tvne. En 1829, il obtint, avec son lils Robert, un prix de -iiOO livres pour la meilleure locomotive. Samuel Smiles a écrit sa vie. — II. (Robert), son lils, ingénieur des chemins de 1er, né en 1803, mort en 1839. On lui doit le puni sur la l'yue a Newcastle, le viaduc sur la vallée de la Tweed à Berwik, le pont de Conway, le pout tubulaire qui franchit le détroit de Menai, les dessins d'un immense ponl sur le Nil à Kaffre Azzayal, et

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