‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 319 sur 639 · BOL'GIE · texte numérisé non relu

BOL'GIE

• STÉARIQUE adj. Chim. Se dit d'un acide gras qui se tire du suif de mouton et d'autres graisses contenant de la stéarine, en saponifiant ces graisses et en décomposant la solution chaude du savon avec de l'acide hydrochlorique, ou encore mieux, avec de l'acide tartrique. Les acides huileux sont ensuite soumis à la pression entre des plaques chaudes, pour expulser l'acide oléique, et le résidu solide est purifié par trois ou quatre recristallisations dans l'alcool. La formule est HC" H'* 0^. C'est avec cette matière que l'on fait les bougies dites de stéarine.

• STÉATITE s. f. fgr. stear, suif). Pierre onctueuse, d'un grain très fin, qui se dissout dans l'eau, et y fait de l'écume comme du savon. (Voy. Talc.)

' STÉATOCÈLE s. f. (gr. stear, suif ; hélé, tumeurj. Chir. Tumeur du scrotum causée par l'accumulation d'une matière semblable à du suif.

• STÉATÔME s. m. Chir. Tumeur enkystée, qui contient une matière grasse pareille à du suif.

STEELE (Sra Richard) [sll-le], écrivain an;:lais, né à Dublin en 1671, mort en 1729. Après avoir étudié à Oxford, il s'eurôla dans les gardes à cheval, et y devint capitaine. Il publia un certain nombre de comédies, et, en 1709, il commença la publication du Tatler. .\ddison lui procura une place de commissaire aU bureau du timbre. En i74 1,

STEI

au Taf?er succéda le Spectator, réiliçré surtout par Sleele et Addison; plus tard vinrent le Guardian, dont 1713 vit la naissance et la mort, le Lover, le Reader et d'autres publications périodiques qui n'eurent qu'une brève existence. Envoyé au parlement en 1713, Steele en fut chassé pour avoir pcrit des articles ditfamatoires dans le Crisis et dans VEnglishman. A l'avènement de George 1", il eut plusieurs charges bien rémunérées, fut fait chevalier, et réélu au parlement. En 17-22, il produisit sa dernière et sa meilleure comédie : The conscious Lovers. .Ses lettres à sa femme, au nombre d'environ 400, sont une des plus singulières correspondances qui aient jamais été publiées. — Voy, Memoirs of the Life and Writings of sir Richard Sleele, avec sa correspondance, par H.-R. Monlpomery (1863, 2 vol.).

STEEN fjan) [stènn], peintre allemand, né en 1636, mort en 1689. Il a fait environ 300 lableaux, où il réunit, dit Kugler, tous les élémenls de la véritable comédie populaire. On voit au musée de la Haye sa célèbre Représentation de la vie humaine.

STEENVOORDE. ch.-l. de cant., arr. et à il kil. N.-E. d'Hazebrouck (Nord), près de la frontière belge; 4.476 bab.

• STEEPLE-CHASE [sti-pl'-lcbè-ss'l (an?l.

steeple, clocher; chase. chasse). Turf. Course au clocher, sorte de course à travers la campagne, suivant une ligne déterminée, sur un chemin coupé de palissades, de fossés, etc.

STEFANO;San-), petit village situé sur la mer de .Marmara, au S.-O. de Conslanlinople. Le grand-duc de Russie y établit son quartier général Ie24fév. 1S7'8. et, le 3 mars suivant, les Russes et les Turcs y signèrent un traité qui fut modifié par celui de Berlin.

STÉGANOGRAPHE s. m. (gr. sieganos, cache; grapho, je décris). Appareil dont on se sert pour exécuter une sorte d'écriture cryptographique.

• STÉGANOGRAPHIE s. f. Art d'écrire en chitlres, el d'expliquer cette écriture : traité de stéganographie.

• STÉGANOGRAPHIQDE adj. Qui appartient à la stéganographie : écriture stéganogra- •phique.

STEIN (Heinrich-Friedrich-Karl), baron; homme d'Etat allemand, né à Nassau en 17o7, mortle 29 juin 1831. Ministre de l'intérieur du royaume de Prusse, il s'efforça vainement, en prévision des événements prochains, d'effectuer l'union de tous les Etats allemands. En janv. 1807, Frédéric-Guillaume III le congédia; mais en juillet, il le mit à la tête du ministère. II réorganisa tous les services civils, abolit les usages féodaux, adopta un nouveau plan de milice, et fraya la voie au zollvcrein et à l'unité de l'Alferaagne. Lhoslilité de Napoléon l'obligea à la retraite en 18u8, et au mois de décembre l'empereur le mettait hors de la loi, et confisquait ses biens. En 1813, il fut mis à la têle de l'administration des territoires allemands reconquis, et il exerça une grande influence sur les événements de l814-'lo. En 1827, il devint membre du conseil d'Etat prussien. Sa vie a été écrite par Petz (1849-'o5, 6 vol.) el par plusieurs autres.

STEIN ( Charlotte - Albertine - Ernestine von), baronne allemande, née à Weimar, en 174'J, morte eu 1827. En 1764, elle épouta le baron Friedrich von Slein (mort en 1793), à qui elle donna sept enfants. Elle fut l'amie intime de Goethe et exerça sur lui une grande influence. En 1867, H. Dûalzer, qui a écril ^a vie (1874,2 vol.), a édité sa tragédie de Dido, qui se rapporle à Gœlhe et à ses contemporains. On a publié les lettres de Gœthe :\ elle et à son fils, et ses propres lettres à la femme de Sckiiier.

STÉN

STEINKERQUE ou Steenkerque, ville du Ilainaut .Belgique), arr. et à 2(1 kil. N -E. de Mons, sur la Senne; 1,300 hab. Vicloire du maréchal de Luxembourg sur Guillaume 111. le 3 août 1692.

STEIROSE s. f. r.sté-ro-ze] (gr. sieiros, stérile). Pathol. Stérilité de l'homme ou de la femme.

• STÈLE s. f. (gr, stélé, colonne). Archit. Monument monolithe ayant la forme d'un liit de colonne, d'un obélisque, d'un cippe,

• STELLAIREadj, Istèll-lè-re] (lat,.';re/tons; de Stella, étoile). Astron. Qui a rapport aux étoiles : la lumière stellaire.

STELLÉ. ÉE adj. [stèll-lé]. Qui a la forme d'une t'-toile.

STELLIFÈRE adj. [stèll-li-]. Hist. nat. Qui porle des taches en forme d'étoiles.

STELLIFGRMEadj. Qui est en forme détoiles.

STELLINERVÉ, ÉE adj. Bot. Se dit des feuilles dont les nervures rayonnent du centre vers le bord.

STELLION s. m. [stèll-li-on] (lat. stellio). Erpét. Genre de sauriens iguaniens. Le slellion commun {stellio vulgaris, Daud.) a environ un pied de long, dont pas tout à fait la moitié pour la queue. Sa couleur est olive, ombrée et tachetée de noir en dessus et de jaune olive en dessous. 11 est commun dans le Levant, et surtout en Egyple. t^'est un animal très actif; il se nourrit d'insectes, et vit dans les ruines, les feates de rochers et les trous du sol.

* STELLIONATs. m. [slè!l-li-o-na](lat. stellinnatîiy. Jurispr. Crime que commet un homme en vendant un immeuble qui n'est pas à lui, ou en déclarant par un contrat que le bien qu'il vend est franc de toute hypothèque, quoiqu'il ne le soit pas ; il est accusé de stellionat. — Législ. « Le stellionat est un fait frauduleux qui consiste, soit à vendie un immeuble dont on tait n'être pas propriétaire, soit à consentir une hypothèque sur l'immeuble d'autrui, soit à dissimuler la situation hypothécaire d'un immeuble en faisant dans un acte une fausse déclaration. En vertu du Code civil (art. 2059) la personne lésée par un fait de stellionat obtenait des tribunaux que la contrainte par corps lût prononcée civilementcontre le stellionataire, comme moyen d'exécution, et alors même qu'il se lût agi d'un septuagénaire, d'une lemme ou d'une fille majeure (id. 2066). Depuis que la contrainte par corps a été abolie en matière civile et eu matière commerciale (L. 22 juillet 1867), le stellionat n'existe plus que de nom; mais il peut être considéré comme un dol. (Voy. ce mol.) (Ch. Y.)

• STELLIONATAIRE s. Celui ou celle qui commet le crime de stellionat ; les stelliona- /aires ne sont admis ni à la réhabilitation, ni au bénéfice de cession.

STELLDLE s. f. [stèll-lu-le] (lat. stcllula diniin. de Stella, étoile). Bot. Disque foliacé qui, dans certaines mousses, lermine les tiges.

STÉN, Sténéoou Sténo (gr. sténos, étroit), prélixi; qui entre dans la formation d'un grand nombre de mots.

STENAY, Astenidum, ch.-l. de cant., arr. et a i.'i kil. S.-O. de Moutmédy (Meuse); 4,207 hab. Louis XIY assiégea et prit Steu en 16d4.

STENDHAL. Voy. Bkyle.

STÉNÉLYTRE adj. (préf. stén; fr. élytre). Entoni. Qui a les élytrcs étroits.

STENO (Nicolas), anatomiste danois, né en 1638, mort en 1686. Jeune encore, il découvrit 1 existence, la situation et l'office du canal extérieur de la glande parotide, appelé

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