STER
furent construits par sir ChaTles Wheatstone (1838); on dit que le professeur Elliot, d'Edimbourg, en avait eu l'idée dès 1834; mais il ne la réalisa qu'en 1839. En 1849, sir David Brewster inventa un stéréoscope plu.- commode que celui de Wheatstone, et généralement en usage aujourd'hui. Les imagesy sont placées côte à côte, séparées par une légère cloison , et observées à travers deux pris.mes lenticulaires qui les grandissent légèrement et qui les combinent en une seule. L'illusion du stéréoscope s'explique par ce fait que la vision binoculaire nous donne la perception de la solidité ou de la troisième dimension d'extension, dans tous les objets qui ne sont pas à plus de 1!00 pieds de l'œil. En effet, dans le stéréoscope nous avons les images formées sur la rétine de l'œil droit et du gauche, semblables aux images qui se formeraient dans l'œil si nous avions devant nous de réels objets solides, ayant la taille et les situations qu'ils semblent avoir dans l'illusion sléréo^^copique.
• STÉRÉOTOMIE s. f. fpréf. stéréo; gr. tome, section). Geom. Science de la coupe desso lides, et particulièrement de la coupe de pierres : traité de stéréotomie.
; STÉRÉOTYPAGE s. m. Impr. Action de stéréotyper, ou ouvrage qui en résulte : pro cédé de sléréotypage.
' STÉRÉOTYPE adj. (préf. stéréo; fr. type). Impr. Se dit des ouvrages imprimés avec des pages ou planches dont les caraclères ne sont pas mobiles, et que l'on conserve pour de nouveaux tirages : avec le temps, tes éditions stéréotypes deviennent parfaitement correctes. (Voy. Imprimerie.)
' STÉRÉOTYPER v. a. Typogr. Obtenir au moyen d'un alliage métallique des pages ou plauches.solides qui servent pour l'impression d'un livre au lieu de formes composées de caractères mobiles. — Imprimer un livre au moyen de planches ainsi obtenues.
STÉRÉOTYPEUR s. m. Celui qui stéréotype.
* STÉRÉOTYPIE s. f. Typogr. Art de sté réotyper. — Atelier oti on steréotypie.
STÉRER V. a. Mesurer au stère.
; STÉRILE adj. (lat. sterilis). Qui ne porte point de fruit, quoiqu'il soil de nature à en porter : champ stéfiU. — Bot. Fleur stérile,celle où ne s'opère point la fécondation. — Femme stérile, femme qui ne peut pas avoir d'enfants, qui n'est point propre à la génération. — Année stérile, année dans laquelle la récolte est mauvaise. — Fig. Ce siècle a été stérile en gr.\nds hommes, dans ce-siècle-là, il y a eu peu de grands hommes. La saison, le temps est stérile en nouvelles, il y a peu de nouvelles en ce moment. — Fig. Un esprit stérile, un auteur, un poète STÉRILE, etc., qui ne produit rien de luimême. — Se dit, aussi fig.. de plusieurs autres choses. Sujet stérile, ^ujet qui de lui-même fournit très peu de matière à l'écrivain, Louanges stériles, celles qui ne sont accompagnées d'aucune récompense, quoiqu'elles dussent l'être. Admiration stérile, celle qui ne va point jusqu'à laire imiter ce qu'on admire. Travail stérile, celui qui ne rapporte aucun avantage. Savoir stérile, celui qu'on ne met point ou qu'on né peut point mettre à profil. Gloire stérile, celle dont on ne retire aucune utilité. Pitié stérile, celle qui n'a aucun résultat pour la personne qui en est l'objet.
' STÉRILEMENT adv. D'une manière stérile.
STERILISATION s. f. Action de stériliser.
* STÉRILISER V. a. Frapper de stérilité; rendre stérile.
' STÉRILITÉ s. f. (lat. sterilitas). Qualité de
STES
ce qui est stérile : la stérilité de ce champ, de ces terres. — Fig. La stérilité d'un auteur.
• STERLING [stèr-linghj s. m. Monnaie de compte en Angleterre. Il ne se dit point seul et il est invariable : la livre sterliny vaut environ vingt-cinq francs.
STERLING [ster'-linng], ville de l'Illinois, sur le bord N. de la rivière Rock, à 170 kil. de Chicago; 5,824 hab. Grande fabrication d'articles en bois, de mitaines, de machines, de couleurs minérales, de papier, de farine, etc.
STERN iDanieli, pseudonyme sous lequel la comtesse d'Agoult a publié des ouvrages historiques, littéraires et philosophiques, qui sont au nombre des plus fermes et des plus purs écrits de notre temps. (Voy. Agoult).
STERNAL, ALE adj. Qui a rapport au
sternum.
STERNALGIE s. f. (fr. sternum; gr. atgos, douleur). Pathol. An^-ine de poitrine, névrose caractérisée par une douleur déchirante que le malade éprouve à la partie inférieure du sternum, d'où elle s'étend vers le côté gauche, jusqu'au bras et au cou. C'est une'maladie rare, qui peut causer la mort en peu de temps. On doit, dès l'accès, qui se manifeste par la pâleur du visage, exprimant l'angoisse, une respiration d'abord suspendue, puis accélérée, quelquefois par des sueurs froides et des syncopes, l'aire re>pirer de l'étber ou du chloroforme, donner des cordiaux, des stimulants dilfusibles, des opiacés, appliquer des révulsifs externes; entre les accès, ordonner la poudre de digitale à petite dose, du sulfate de quinine et de l'arséniate de soude.
STERNBER6, ville de Moravie, à 14 kil. N. d'Ulmulz; 15.600 hab. C'est le centre de la fabrication des toiles, des colonnades de la Moravie.
STERNE (Laurence), écrivain humoristique anglais, né en Irlande en 1713, mort en 1768. 11 était dans les ordres et prébendaire de la cathédrale d'York. Son Trislram Shaiidy, publié sous le pseudonyme de «MrYorick» (17o9-'67, 9 vol ) eut une vogue extraordinaire, et Sterne pril rang auprès de Fielding, de Richardson et de Smollett. Eu (760 et en 1766 parurent 4 volumes de sermons, aussi par .Mr Yorick. En 1767. il écrivit la première et unique partie de The sentimental Jûwney. En 1775, sa fille Lydia publia 3 volumes de ses lettres à ses amis (Letters to his Friends), et la même année parurent les Letters to Eliza, contenant dix lettres adressées par Sterne en 1767 à Mrs. Elizabeth Draper, et une autre corresponâance dans le même volume. L'édition la plus complète des œuvres de Sterne est celle de Janies-P. Browne (1873, 4 vol.)
STERNO, préfixe qui désigne le sternum.
■ STERNUM s. m. fstèr-nomm] (mot lat.). Anal. Partie osseuse et aplaiie qui s'étend du haut en bas de la partie antérieure de la poitrine, et avec laquelle les côtes et les clavicules sont articulées.
STERNUTATIF, IVE adj. Qui provoque les éteinumeiits.
STERNCTATION s. f. Action d'éternuer.
• STERNUTATOIRE adj. (du lat. sternutatio, éternument). Se dit des remèdes, des substances qui excitent l'éternument: poudre stemutatoirc. — Substanliv. Le taùac, la bétoine, sont des ster natatoires.
STERTOREUX, EUSE adj. (du lat. s(erto, je ronUe;. .\led. Qui lient du ronflement.
STÉSICHORE [sté-zi-kore], poète lyrique jrec, né â llimère en Sicile, en 632 av. J.-G. mort vers ooo. Son nom réel était, dit-on, Tisias; il reçut celui de Stésichoros « conducteur de chœur », en reconnaissance de ses
STEV
STIW
efforts pour perfeclioimer la poésifi chorale, où il introduisit la division en strophe, anlistrophe et épode. Il prenait le plu-, souvent courses poésies des sujets héroïques. Cependant il est le premier poète erotique grec.
STÉTHIDION s. m. (gr. stêlhidion). Eutom. Partie du corps des insectes diptères comprenant le bouclier dorsal et l'écusson.
• STÉTHOSCOPE s. m. (?r. siéthos, poitrine : sliopeô. J'examine). Méd. .Sorte de cornet acoustique, formé d'un cylindre de buis ou dVbène, percé dans sa longueur; on applique cet instrument sur la poitrine dune personne malade, pour mieux entendre les sons que produisent, par leur mouvement, les organes contenus dans cette partie, et reconnaître ainsi les alléralions qu'ils peuvent
hélices accouplées. 11 acheva le hateau à vapeur Phaiii.r. qui prit la mer et remonta la Delaw.ue. Ku (812, il fil le plan d'une batterie il vapeur blindée, circulaire et tournante. Il fit .iiissi les plans du rheniin de fer de Camden el .Vnibov. - II. (Robert Livingstonl, son nis, né en 17S8, mort en ISo6. Il s occupa de bonne heure de la construction des bateaux à vapeur el y apporta de nombreux perieclionnements. En 1842. il proposa au .gouvernement des Etats-Unis de construire un steamer de guerre cuirassé, à Tépieuve des obus, el mù par des hélices, qu'il commença en ISiii, et (ju il laissa inachevé. — III. (Edwin-Augustus). frère du précédent, né en 17y;i, mort en 1868. Il fil plusieurs inventions el'perfectionnements dans les conslruc lions navales. Lors de la guerre civile, il ne put obtenir du i;ouvernemenl qu'on repril la batterie flottante commencée par son frère; il laissai; millions de fr. pour l'achever; mais cette somme se trouva insuffisante. (Voy. Navires cuiBASsÉs.) Il fit aussi des legs considérables pour la fondation d'écoles et d'instituts.
STEVINUS [sle-vi-nuss] ou Stevin (Simon), malhenialieien flamand, né vers looO, mort vers 1630. En la86, il publia, en hollandais : Statique el Hydrostatique, et un nouveau système de fortifications; puis, en 1399, un traité sur la navigation, que Grotius a traduit en latin (1624'