STIL
STEYER Ichtai'-eur]. ville de la haute Ailtnche sur le Steyer et l'Enns, à 30 kil. S.-E. de Linz; 21,r)00 hab. Fabriques de quincai - 1-rie et de coutellerie. Jusqu'en 1192. elle appartint à la Slyrie, d"où elle a tire son nom (ail. Sleyermark).
STIBIAL, ALE adj. (rad. stibié). Qui appartient à l'antimoine.
Stéthoscope»
avoir éprouvées : l,aénnec est Finventeur du stéthoscope (1816). (Voy. Ausculjtion.)
STETTIN rchtéll-tinn'], place forte de Piu~;e, capitale de la Poméranie, sur lOder, à 1-20 kil. N.-O. de Berlin ; 140,731 hab. Dans son ancien château se trouve une grande collection d'antiquités septentrionales. Commerce étendu; fabriques de produits chimiques, de lainai-'es, de toiles, de colonnade de sucre, et d'ancres. Les vaisseaux tirant plus de l'i pieds s'arrêtent à Swinemilnde, sur la Ballique. à 60 kil. Slettiii était une ville importante au ix° siècle; elle faisait pa:lie de la Hanse. Elle a appartenu à la Suède de 1648 à i:20.
STEUBEN ( Frederick -William-Augustus , BARON) [cbleuî-beun], homiiiedegueire ainélicani, né en Prusse en 1730, mort dans l'état de New- York en 1794. II entra en 1747 dans l'armée prussienne, else distingua à Prague, à ROîbach (l7o7),à Kay, à Kunersdorf (1759) et au siè^'e de Schweidnitz. Après la guerre de Sept ans, il accompagna dans ses voyages le prince de Hohenzollern-Hechingen, qui le fit srrand maréchal el général de sa garde (ciU). En 1777, il s'engagea comme volontaire en Amérique sous les ordres de Washinc-ton. L'année suivante, il était nommé inspecteur général avec le rang de major général, et il assistait a la bataille de Monmoulh. Il rédigea un manuel militaire qui fui approuvé par le congrès en 17;9, et inlroduisil dans l'arniée la plus complète discipline. Il fut membre de la cour martiale qui juga le major André, commanda en Virginie, fut attaché à la division ce Lalayetle el prit pari au siège d'Yorklown On trouve sa vie écrite par Francis Bowen dans ï American Blograiihy de Sparks; elle a été écrite aussi par Frieilricli Kapp (IS60).
STEUBENVILLE, ville de l'Ohio.sur l'Ohio, à 7u kil. 0. de Pillsbuigh (Penn.sylvanie); i;;,(100 hab. Centre dun importanlcommerce. Oiî trouve dans le voisinage abondance d'excellenl charbon de terre. Grandes manufactures dr fer, de machines, et de verrerie.
STEVENS [sti'-venn.ss]. I. (John), inventeur ameiicaiu, ué à New- York en 1749, mort en 1838. Eu 1804, il lança un propulseur à vapeur à hélice, et en 1805, il employa deux
STEWARD (Lord High) [lôrdd-haî-slieu ■ ârdd), la plu^liaule charge de la couronne en Anelelerie. Sous les Plantagenels, elle était héréditaire. Depuis le règne de Henri IV, elle a été abolie en tant que dignilé permanente, et on' ne la confère plus que pour quelque occasion spéciale, telles qu'un procès devant la Chambre des pairs ou un couronnement. Dans le premier cas, c'est le tord high steward qui préside. — La charge de steward ou stewart existait aussi depuis des temps très reculés en Ecosse; de là le nom de la famille royale des Stuarts.
STEWART iDugald), mélaphvsicien écossais, ne en 17o:i, inuil le U juin iSîi. Son père était le rév. D"- Matthew Stewart (1717-85), professeur de mathématiques â l'université d'Edimbourc, et auteur de plusieurs ouvrages de mathématiques. Dugald fut élu professeur adjoint à son père en 177.^, puis en 1783, professeur de philosophie morale. En 1792, il publia le premier volume de FJemerits of the Philosophy of the llumun Mind: en 1793, Outlaies of Moral Philosophy, el une élude sur la vie et les écrits d'Aaam Smilh, en 1796, une biographie du D' Roberlson, el en 1802 une du D' Reid. Il prit sa retraite de professeur, pour cause de santé en IslO, el publia ses Phitosophical Essays. Ses dernières Jubllcallull^ sont : Klemenls of the Philosophy of the Human Mind, vol. 11 (1814) el vol. 111 (1827), une dissertation préliminaire au supplemenl de VEncydapxdia Britannica, inli- , tulée A General View of the Progress of meiaphysical, Ethical and Polilical Science sufe\ the Hevival of Lelters (18i:i-'21), eiThe Philosophy of the Active and Moral Powers (ISiSi, qu'il termina quelques semaines a\anl sa mort. La collection de ses œuvres a ete ediiee par sir William Hamillon (1854- 58, 10 vol.; supplément, 1860).
STEWART (John), voyageur anglais, surnomme le Stewart Marcheur {Walkino Stewart]. né vers 1740, mort en 1822. Il alla a Madras en 1763, el commença en 176.), une série d'excursions péde.-Ues à travers 1 Indouslan, la Perse, la Nubie et l'Abyssiiiie. Il revint en Euiope par le désert d Arabie, parcourut lou» les coins de la Grande-Bretagne et visita à pied une grande partie des Etats- Unis. Ses écrits parurent en 1810 {3 vol.), et on publia en 1822 un récit de sa vie et de ses aveutiues.
STIBIÉ. ÉE adj. (lai. stibium, antimoine). Méd. Se dit des remèdes où il entre de l'antimoine : tartre stibié.
STIBINE s. f. Sulfure d'antimoine.
• STIGMATE s. m. [sti-gma-tej (gr. stiffma, marque). Marque que laisse une plaie, cicatrice ; il vient d'avoir la petite vérole, il en porte encore les stigmates. — Les stigmates de SAINT François, les marques semblables à celles des cinq plaies dé Jésus-Christ, que saint François avait aux pieds, aux mains et au côté. — Les stigmates de la justice, les marques du fer rouge imprimées sur l'épaule des voleurs — Il kn porte encore les stigmates, se dit d'un hoinme qui vient d'être maltraité publiquement, d'essuyer en puhlic des reproches humiliants. — Bol. Partie supérieure du pistil, dans les fleurs : stigmate simple. — Enlom. Se dit de petites ouvertures placées aux deux côtés du ventre de plusieurs insectes, el qui sont les organes extérieurs de la respiration.
STIGMATIQDE adj. Bol. Qui appartient ou qui se rapporte au stigmate.
STIGMATISATION s. f. Aclion de stigmatiser; résultat de celle action.
* STIGMATISER v. a. Marquer une personne avec un fer rouge ou autrement : on stigmatisait autrefois les esclaves fugitifs.— Blâmer, ciiliquer quelqu'un avec dureté et publiquement : on l'a cruellement stigmatisé dans ce pamphlet, dans cette satire.
* STIL DE GRAIN s. m. Nom d'une couleur jaune que les peintres emploient.
STILICON (Flavius Stilicho), général romain, décapite le 23 août 408. 11 était fils d'un ofticier de cavalerie vandale au service de 1 empereur Valons. Pour les services rendus par lui en Perse en 384, Théodose lui donna la main de Serena. sa nièce el sa fille adoplive. 11 devint ensuite maître général de l'armée, et en 304, gouverneur de l'Occident, comme tuteur d'Honorius. Théodose mourut en sy"), laissant a llonorius l'empire de l'Occident et à Arcadius celui de l'Orient. Apres avoir assure la paix des frontières, Stilicon se tourna vers l'Orient, ostensiblenieol contre Alaric roi des Golhs, mais en réalité pour abattre la ouissance de Rufin, gouverneur de l'Orient, qu'il haïssait. Arrêté par un message de la cour de Byzance, il fil assassiner Rufin (395). En 398, Hoiiorius épousa la tille de Stilicon, Maria. En 403, Stilicon ballit I deux fois Alaric, et, l'Hiinée suivante, reçut a Borne les honneurs du triomphe. En 40o, l'ilalie fut envahie par Radagaise à la lêle ,1'une multitude de Vandales, de Suèves, de Burgundes, d'Alains el de Golhs; et maigre sa défaite el sa mort (40b), une partie de ses hordes ravagèrent la Gaule, d'où Slilicon avait dû retirer les garnisons. Il en resoilta du mécontentement contre Stilicon, dont l'eunuque Olympius sapait sourdement 1 influence a la cour en faisant courir le bruit qu'il rêvait le meurtre dHonorius. Slilicon se réfugia dans l'église de Ravenne; mais il eu fut bientôt lire et mis à mort.
• STILLATION s. f. [still-la-si-on] (lat. stUlatio] Phvs. Aclion d'un liquide qui tombe goutte à "goutte : les stalagmites se forment par sdltalion.
STILLATOIRE adj. Qui tombe goutte à goutte.
STIM
STILUNGIE s. f. [stil-lain-] (de Stilling. botaniste ans-lais). Bot. Genre d'euphorbiacées, comprenant plusieurs espèces d"arbres ou d'arbrisseaux qui croissent surtout dans les régions tropicales et qui laissent écouler un suc laiteux. La stillingie sébifère (stillingia éebifera) est un arbre chinois. Ses graines sont recouvertes d'une matière semblable au suif, ce qui vaut à l'arbre sou nom vulgaire d'arbre à suif. Les Chinois en font des chandellr?. Il est naturalisé dans la Géorgie