‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 327 sur 639 · STRI · texte numérisé non relu

STRI

• STRIDENT. ENTE adj. (lat. stridem). QUi

rend un son aigre et perçant : voix stridente,

STRIDEUR s. f. (lat. slridor). Cri aigre et perçant.

STRIDULANT, ANTE adj. Qui fait un cri perçant.

STRIDULATION s. f. Bruit strident que font entiMidie certains insectes.

STRIDULEUX, EUSE adj. (lat. stridere, grincer). Un peu strident.

• STRIE s. f. [stri] (lat. stria). Hist. nat. Petit sillon longitudinal, parallèle à un autre sillon semblable, dont il est séparé par une ligne saillante ou côte : stries des élytres d'un insei-te; stries d'une toquille. — Arehit. Dcsit'ne les cannelures avec listel qui ornent des colonnes ou des pilastres.

• STRIÉ. ÉE adj. Dont la surlace présente

des stries: tige sirice. — Archil. Se dit des colonnes et des pilastres qui sont ornés, dans toute leur hauteur, de cannelures avec listel: pilastre strié.

• STRIGE s. f. ou Stryge s. m. (lat. striga, nom d'un oiseau de nuit). Nom que l'on donne, dans certains pays orientaux, à des êtres chimériques appelés aussi vampires : d'après certaine.'' siiperkitioni populaires, tes slriges sont des morts qui sortent de leurs tombeaux dans la nuit et vont boire le sang des vivants.

STRIGIDÉ, ÉE adj. (lat. strix, chouette). Oinitli. Qui ressemble ou se rapporte à la chouelto. — s. f. pi. Famille d'oiseaux de proie nocturnes comprenant les chouettes, les ducs cl les etl'raies.

' STRIGILE s. m. [stri-ji-le] (lat. strigilis, étrille). Instrument dont les anciens se ser-

burg et il Stuttgart, et en i^-V.) fut nomnie valent dans le bain pour racler la peau et en

STRATUS s. m. [-tuss] (lat. chose que ion étend). Meteor. Nuage qui affecte la l'orme d'une longue bande et qui se forme au lever ou au coucher du soleil. Qliaiid les eirrus descendent en s'épaississanl, ils prennent le nom de cirro-stratus. Ou appelle cumulo-stratus le cumulus dont la lorme se rapproche de celle des stratus.

professeur de dogme et d'histoire de l'E glise a Zucch: mais on le congédia bienlût avec une pension. En 1840, il épousa la cantatrice Agnes SchebéSt, de laquelle il se sé- En 1848; il l'iu élu à la diele mais ses théories conservatrices en" politique l'engagèrent à se retirer en décembre. 11 résida ensuite pendant longtemps à Darmstadt, eten 1872, revint à Ludwigsbur^'.En autres œuvres de lui, ou a: hlnch von lluitcn (l° édit., 1871, 3 vol.); VoUatre (3° édit., 1 87'i) et Der allé und der neue Glaube (1872), où il adopte les résultats les plus récents dos recherches scientifiques, el la donnée matérialiste sur l'univers. Eduard Zeller a écrit sa biographie (1874).

• STRÉLITZ s. m. pi. Corps d'infanterie moscovite, qui avait à peu près la même organisation que celui des janissaires turcs ; le corps des strélitzfut dissous par Pierre IcGrainl.

STRELITZ [chtré'-littss]. 'Voy. Mecklkm-

BOUBG.

• STRETTE s. f. (ital. strctto, étroit). Etreinte. — Mus. La dernière et la plus brillante partie d'une fugue, dans laquelle on ne rencontre plus que des fragments du sujet. et qui ressemble à un dialogue vil' el serré. — Toute terminaison (en itai. cauda} d'un morceau ou d'un air d'un rythme véhément et se né.

• STRIBORD s. m. Mar. Ancienne orthographe lie TriBOHD.

'STRICT, ICTE adj. [strikt] (lat. strietiis, serré). Etroit, resserré. Ne s'emploie qu'au sens moral, et signifie, rigoureux : obiigaiion stricte. — Se dit quelquefois des pnr sonnes, et signifie, exact, sévère : il est strict en affaires.

"STRICTEMENTadv. D'une manière stricte.

STRICTURE s. f. (lat. strictus, serré). Chir. Etat d'un conduit naturel.

détacher la crasse.

STRIGOPS s. m. [stri-gopss] (lat. strix, chouette; gr. ops, aspect). Ornith. Genre de perroquets"^ dont la seule espèce décrite, le kiihiipo ou perroquet de nuit {strigops habroptiius), est un oiseau étrange de la l'ainille des cacatoès; il se trouve dans la Nouvelle- Zélande. 11 mesure environ 90 centim. de

Slrigops (Slrigops liabropUlus).

lomrueur; il est d'un vert sale, avec des bandes'^lransversales noires et des taches bt-uirâtres et jaunâtres. Sa forme générale est celle du perroquet, avec l'expression faciale, les habitudes nocturnes et le vol sans bruit des hiboux ; il habite les trous qu'il creuse dans le sol à la racine des arbres ; il est solitaire, se laisse voir rarement, et recherché les bois huiriides et sombres. Sa voi.t est un croassement rauque.

•STRIURES s. f. pi. Syn. de Stries. ^e dit surtout en parlant des coquilles ou OBS colonnes striées.

STRO

* STROBILE s, m. (cr. strobilos, pomme de pin . Bo!. ^yji. de cône.

STROBIQUE adj. (du pr. strobilos, toupie). Qui tourne. — Cercles stbobiqces de Thompson, cercles concentriques, tracés en noir, sur un carton blanc, de manière à laisser entre chacun d'eux un cercle blanc de la même épaisseur, comme dans notre lîg. Ces cercles

Cercles slrobique? de Thompson.

servent, dans une expérience sur l'optique, à produire une illusion due à la persistance des impressions. On tient le carton devant ses veux et on lui imprime rapidement un mouvement circulaire. Les cercle? semblent alors tourner sur leur centre commun dans le même sens que le mouvement du carton.

STROMBOLI, dnc.Strongyle. Moliinsulx, la plus septentrionale des iles Lipari, par 38° 47' Tt' lat. N. et 12° ,S->' ol" long. E. Volcan actif, qui s'élève à 921 m. de haut et dont la tlamme rouge, visible à une grande distance pendant la nuit, a été surnommée \& fanai de la Méditerranée. Près de Stromboli, Duquesne remporta, le S janvier 1676, la première de ses victoires sur Ruyter.

STRONTIANE s. f. [stron-si-a-nel (de Strontinn. vilia-'e d'Ecosse où l'on a trouyé celte suLstance . Miner. Osvde de strontium.

STRONTIANITE s. f. Carbonate de stron tiuiii.

STRONTIQDE adj. Qui se rapporte au strontium.

STRONTIUM s. m. [stron-si-omm] (vov.

STRONTUNfc). Chini. Elément métallique appartenant au même groupe que le calcium et le barium, auxquels il ressemble dans ses relations chimiques. C'est l'un des trois métaux des terres alcalines, avec le barium et le calcium. Sir Humphry ûavv, l'a d'abord tiré, en I SUS, du carbonate de strontium natif (découvert en 1787 à Strontian en Ecosse, d'où son nom de strontianite). de la même manière que le barium. Le métal pur s'obtient plus facilement, par l'électrolyse, du chlorure en fusion. Il est d'un jaune pâle, et a pour poids spécifique S7,6, pour symbole Sr et pour poids atomique, 87,6. Chauffé à l'air il brûle avec une tlamme rouge en lançant des étincelles, et décompose l'eau avec dégagement d'hydrogène. Il est à peu près aussi dur que l'or, très ductile, et peut-être battu en feuilles très minces. Avec l'oxygène, il forme deux oxydes anhydres ; un monoxyd de strontium, Sr 0, et un bioxyde, Sr 0^, qui, chacun, s'unissent avec l'eau pour former un hydrate. Ses principaux sels sont le chlorure (Sr O^), l'iûdure (SrP . le bromure (SrBr^) et le nitrate (Sr^ NO'j, dont on fait un grand usage pour produire les lumières routes des feux d'artitice. Un mélange de 40 parties de nitrate de sirontmm avec de o à 10 parties de chlorate de potasse, 12 parties de soufre et 4 de sulfure dantimoine, brille avec une magnifique couleur routre. On trouve le su) fate de strontium (célestinei a l'état natif dans beaucoup de localités^ souvent eu beaux

STRY

cristaux d'un bleu délicat ou autrement colorés.

• STROPHE s. f. [stro-fel (gr. strophe). Couplet ou stance d'une ode : il y a de belles strophes dans cette ode. — Ane, théâtre pr. Partie du chant qui répondait aux mouvements du chœur marchant de droite à gauche. (Voy. .\ntistrophe. I

* STRUCTURE s. f. (lat. structura). Manière dont un édilice est bâti : la structure de ce bâtiment est agréable. — La strl'ctore du corps hl'h.\in, la manière dont le corps humain est composé, dont les parties du corps humain sont arrangées entre elles. On dit de même, structure du corps des anim.\ux. — Fis. La structure d'on discours, d'un poème. l'ordre, la disposition, larranpemenl des parties d'un discours, d'un poème : en examinant la structure de ce discours, on reconnaît l'habile orateur.

STRUENSEE ( Johann-Friedrick . comte)

[slrou'-enn-zé]. homme d'Etat danois, né à Halle en 1737, mort le 28 avril 17'2. Il devint en 1768, le médecin et le favori du roi Christian 'VII, puis desa femme, lareine Caroline-Mathilde, dont l'intluence le fit premier ministre. Il inaUpura d'importantes réformes, mais ses mesures arbitraires et les relations criminelles qu'on l'accusait d'entretenir avec la reine amenèrent sa perte. Il fut exécuté.

•STRUMEUX, EUSEadj. (lat. s(nima, écrouelle). Syn. de Scrofuleux.

STRUTHIONDÉ, ÉE adj. (lat. struthio, autruche). Ornith. Qui se rapporte à l'autruche. — s. f. pi. Famille déchassiers comprenant, outre le genre autruche, les genres aptéryx, outarde, etc.

STRUVE. I. (Georg-Adam), jurisconsulte allemand, né à .Matraeiiuuri;, en 1619, mort en 1692. Il fut professeur de droit à léna de 1646 à 1648 et de 1674 a 1680. remplit dans l'intervalle des fonctions judiciaires et politique, et en 1680, devint président de la régence de Weimar, pendant la minorité du duc. Il a publié de savants traités .Syntagma Juris Feudalis (1633), Syntagmata Jurisprudentise civilis [ 1 66o) et Jurisprudentia Romano- Germanica Forensis (1670 . — II. (Burkhard- Gotthelfj, son fils, jurisconsulle, né en 1671, mort en 1738. Il fut professeur d'histoire et de droit à léna, et publia beaucoup d'ouvraees, v compris un Corpus Juris Gentium (17431.

STBUVE(Friedrich-Georg-'Wilhelm)[strou'vé], astronome russe, ne a Ahona en 1793, mort en 1864. 11 fut professeur à Dorpat (1813-'39), puis directeur de l'observatoire de PuLkova, qui avait été bâti sous sa direction ; et ensuite conseiller dEtat. Il fit faire de grands progrès à la connaissance des étoiles lixes et doubles; il dirigea la triangulation de la Livonie et me>urales degrés de latitude dans les provinces baltiques et un arc du méridien entre la INorvèpe et la Russie du Sud. Ses œuvres comprennent : Observationes Dorpatenses {lit'-'.i'J, S vol.), Ktudes d'astronomie stellaire sur (a voie lactée et la distayice des étoiles fixes (iSi') et Stellarum Fixarurn imprimis Buplicium et Multipltcium Positions^ medix pro Epocha, 1830, etc. (18o2).

* STRYCHNINE s. f. [stri-knine] (rad s<»-ychnos). Chi m. .Alcaloïde végétal trèsvénéneux, qui a été découvert en 1818 par Pelletier et Caventou dans la graine du strychnos multiflora ou fève de Saint-Ignace, et da strychncs nux vomica. (Voy. Noix vomiqce.) U est associé a la brucine, autre alcaloïde ayant des propriétés vénéneuses de la même nature, mais Deaucoupplusfaibles.(Voy. Brucine.) On dit que la strychnine est aussi contenue en quantité plus considérable dans les graines du strychnoi iieuté originaire de Java, d'où

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s'extrait le poison appelé upas tieulé. La strychnine est inodore; mais elle a un goût excessivement amer, sensible même lorsqu'elle est dissoute dans un million de parties d'eau. C'est l'un des poisons les plus actifs et les plus violents. Les symptômes de l'empoisonnement par la strychnine sont : difficulté dans la respiration, et sensalion de suiïocation; contractions des membres et convulsions tétaniques ; le corps s'arque en arrière, la tête arrivant souvent sur la même ligne que les pieds, condition connue sous le nom d'opisthotonos. Les traits se convulsent. avec spasme des mâchoires etétouffement. Le mal se présente par crises, dans l'intervalle desquelles l'intelligence est souvent nette au début, mais s'obscurcit après plusieurs accès. L'acide tannique, le chlore, et les teintures d'iode et de brome sont regardés par le professeur Bellini comme les meilleursanlidotes. 11 faut, en tout cas, dégager l'estomac. On a, dit-on, employé le chloroforme avec de bons résultats. En petites doses, la strychnine agit comme tonique: à do.-es plus hautes, son action porte sur les nerfs moteurs, probablement par l'intermédiaire de la moelle épiniére.

STRYCHNIQUE adj. Se dit d'un acide coutenu dans la ^lrychnine.

STRYCHNISME s. m. Ensemble des accidenis produits par l'ingestion de la strychnine ou de ses sels.

• STRYCHNOS s. m. [strik-noss] (lat. sU-ychnus. pr. strychnos. moelle). Bol. Genre d'apocynées, comprenant plusieurs espèces d'arbres ou d'arbrisseaux a longues feuilles fortement veinées et à cimes de fleurs blanchâtres odorantes. Les plantes de ce genre sont remarquables surtout comme contenant dans leurs racines et dans leurs graines les deux alcaloïdes nommes stryrhnmeei brucine, associés a certains principes acides particuliers qui agissent puissamment sur le système nei veux et peuvent être, suivant les circonstances, des médicaments utiles ou des poisons violents. Le strychnos noix vomique [Strychnos nux vomica) ou vomiquier, se trouve dans les Indes orientales. (Voy. .Noix.) Une espèce américaine, le strychios toxifera, produit 1 alcaloïde nommé curarine, qui entre dans la composition du curare. La fève de Saint-Ignace [strychnos multiflora ou strychnos ignatia) se trouve dans l'indoustan, où sa graine est employée contre le choléra.

• STRYGE. Voy. Strige.

STDART ou Stewart [stieu'-ouartt], nom d'une lamille royale d Ecosse et d'Angleterre. D'après la tradition, Fleanchus, fils de Banquo, lors du meurtre de son père par Macbeth, s'enfuit dans le pays de Galles (lOoo); son tils, \A aller 1*' (mort en 1113) revint en Eco-se et devint stewart (intendant) de la maison de .Malcolm 111, charge qui fut rendue héréditaire dans sa famille, et dont on fil un surnom. En 131.3, NValler IV épousa .Marjory, fille de Robert Bruce, à laquelle, faute d'héritier mâle, le parlement donna la couronne par un acte passé à Ayr, le 26 avril ISIo. Son fils Robert devint roi en 1371, sous le nom de Robert II, et eut pour successeur en 1390 son fils Robert III (mort en 1406). Les monarques successifs de cette dynastie, que l'on trouvera tous à leur article respectif, furent Jacques 1°', Jacques II, Jacques III, Jacques IV, Jacques V, Alarie Stuart, Jacques VI (Jacques l'^'^en Angleterre), Charles I", Charles U et Jacques II, en la personne de qui la dynastie prit fin par la déposition et le bannissement. Le fils et le petit-fils de Jacques U essayèrent vainement de recouvrer le trône. La ligne mâie de la famille s'éteignit en lb07 avec Henry, cardinal d'York, autre petit-fils de Jacques II. (Voy. Charles- Edward Stuaut. He.nry-Benedict-.\Iaria-Clb-

MENT et StUAUT, jAHES-FRA.Nas-EoWARD.

STUA

STUART(ArabellaouARBELLA), appelée souvent lady Arabrlla, seule enfant de Charles Stuart. comte deLennox, frère de Darniey cl oncle de Jacques ï": née vers l.'iTb, niorle en IGlo. Sa parenté avec Elizabeth, étant an même de,?ré que celle de Jacques, la rendit l'objet dintriffiiescon'itantes, et. en 1C03, sir NValter Raleiph fut accusé de conspirer pour la mettre sur le trône. Kn <6I0, on découvrit qu'elle avait secrètement épousé William Seymour, petit-fils du comte de Hertford. Seymoiir fut aussitôt mis à la Tour, et lady Arabella emprisonnée. En juin 1611, elle parvint à s'écha per en jouant la malade; mais elle fut reprise comme elle faisait voile pour la côte de France, et jetée à la Tour, où elle devint folle peu de temps avant sa mort. Elizabeth Cooper a publié, en 1866, sa vie et ses lollres.

STUART (Gilbert-Charles), peintre américain, né dans Rhode Island en 1736. mort en 1828. Il eut pour premiermaitre un peintre écossais du nom d'Alexandre; en 1778, il alla en Angleterre, où il fut protégé par West, et où il se distingua comme peintre de portraits au point de rivaliser avec Reynolds. Après avoir demeuré à Dublin et à Paris, il retourna en Amérique en 1793. Il alla à Philadelphie pour faire le portrait de Washington: il détruisit son premier travail, et finit par exécuter la tête bien connue d'après laquelle ont été faits depuis tous les portraits de Washington, et que l'on regarde comme sa ressemblance authentique. Il passa plusieurs années à VVashuigton, s'établit à Roston en 1806. Il est, si l'on excepte Copley, le plus grand peintre de portrails américains, et le coloris de ses chairs n'a pas été surpassé.

STUART (Henry-Benedict-MariaClément),

cardinal d'York, le dernier de la fam.lle des Stuarls en ligne mâle, né à Rome en 172o, mort en 1807. Il était fils du prétendant James-Francis-Edward, qui le créa duc d'York et le frère cadet du « jeune prétendant' » Charles-Edward. Il prit les ordres dans l'Eglise catholique romaine, et en 1747 reçutle chapeau de cardinal. A la mort de son Irère en 178S, il prit le titre de roi d'Angleterre sous le nom de Henri IX. Lorsque les Etats du pape furent occupés par les Français, il se retira à 'Venise, et dans ses dernières années reçut une pension de la cour anglaise.

STUART (James) appelé quelquefois Stuart l'Athénien ; archéologue anglais, né en 1713, mort en 1788. En 17S0, .il accompagna Nicolas Revett dans son voyage scientifique eu Grèce, et resta à Athènes de mars 17.t'1 jusqu'à la fin de 1753. De retour à Londres en 17:)5, il s'occupa d'architecture, et composa d'abord, en collaboration avec Revett, un ouvrage sur les Antiquités d'Athènes(1762, 1816, 4 vol. iu-fol. avec 384 pi.).

STUART (James-Francis-Edwardi, appelé le chevalierde Saint-Georges, prétendant au trône d'Angleterre; fils de Jacques II, né le 10 juin 1688, mort àRome le 2 janvier 1766. Sa légitimité fut mise en doute même avant sa naissance; et un grand nombre de personnes crurent qu'on ne le présentait au peuple, comme membre de la famille royale, que pour qu'il y eût un prétendu héritier catholique rouiain. Sonenlancese (lassaà Saint- Germain; à la niorl de son l'ère, il reçut le titre de Jacques III, roi de la Grande-Bretagne elful reconnu comme tel par Louis XIV, par le roi d'Espagne, par le pape et par le duc de Savoie. En 1708, il s'embarqua à Dunkorque avec une flotte française pour envahir l'Ecosse, mais il revint bientôt, prit le nom de chevalier de Saint-Georges et rejoignit l'armée française en Flandre. En même temps le parlement anglais fixa le prix de sa tête a 100,000 couronnes. En 1713, il fut secrètement favorisé par LÇuliughrokc et par

STUP

, d'autres ministres d'Anne, mais la mort subite de la reine mil fin à ce projet de restauration. En 171;;, le comte de Mar et les principaux genlilshonimes jacobites d'Ecosse jurèrent fidélité il Jacques III, et levèrent l'étendard de la révolle dans les higlands. Encouragé par l'appui de la France, il se trouva bientôt à la tête de 10,000 hommes; ayant reçu des secours, il livra au duc d'Argylc la bataille douteuse de Dunblane (13 nov.). L'armée de Mar fut bientôt réduite à la moitié. Jacques arriva en Ecosse à la fin de 1715, mais il retourna bientôt à Saint-Germain. La triple alliance (1717) l'obligea de quitter la France et, en 1718, il fut reçu à Madrid avec les honneurs royaux. En 1719, il épousa la princesse Sobieski de Pologne, et, en 1720, naquit son fils aillé Charles-Edward, le héros de l'entreprise de 174.Ï. Pendant ses dernières années, Jacques mena une vie tranquille à Rome.

* STUC s. m. (anc. haut ail. stucchi, croû(e). Espèce de mortier qui est l'ait de marbre blanc pulvérisé, mêlé avec de la chaux et diverses couleurs, et dont on fait quelquefois des enduits de muraille, des ornemenis d'architecture et des figures qui imitent le marbre: ouvrages de stuc.

* STUCATEUR s, m. Ouvrier qui travaille

en stuc.

STUD-BOOK s. m. [sieud-bouk] {a.ng].stud, haras ;6oi>A:, livre). Registre où sont inscrits le nom, la généalogie, les progrès, les vicloires des chevaux pur sang.

' STUDIEUSEMENT adv, Avec soin, avec application ; studintsement travaillé.

* STUDIEUX, EUSE adj. {XaLsludiosus). Qui aime l'i-lmle : une personne studieuse.

STUfFING-BOX s. m. [steu-finngh-bokss] (angl. stiiffinij. bourrant; box. boite). Mécan. Boite remplie de matière compressible, employée pour empêcher les fuites dans les machines où l'on se sert de gaz ou de liquides.

STUHL-'WEISSENBURG [chtoul-vaï'-sennbourg]. I. (hongr. Fejër). comté dans le S.-O. de la Hongrie, limité par le Danube à l'E; 4,1.^6 kil. carr. ; 200,000 hab. Tabac, vin et marbre. — II. Cap. du comté (iiongr. Székes- Fejérvar), sur le Csorgo, à 60 kil. S.-O. de Buda; -'y, 000 hab. Lainages et toiles; quincaillerie, etc. C'est là qu'étaient couronnés les rois de Hongrie, jusqu'à Ferdinand l"', et la cathédrale contientplusieursde leurs tomlieaux.

■ STUPÉFACTIF, IVE adj. ((r. stupéfier).

Méd. :>yn. de Stupéfiant. (Peu us.)

* STUPÉFACTION s. f. Engourdissement d'une parlie du corps : ceremède eause. produit la stupéfaction. — Etonnemont cxtiaordinaire et extatique : o cette nouvelle, il fut frappé de stupéfaction.

•STUPÉFAIT. AITE adj. Que la surprise ritnd ronime inlerdit et immobile : il demeura tout slup-fait.

* STUPEFIANT, ANTE adj. Méd. Qui stupéfie : remède stupéfiant. — Substantiv. Tous les narcotiques sont des stupéfiants. (Voy. INar-

COTIOUE.)

* STUPÉFIER v. a. (rad. lat. stiipor, stupeur; facere, l'aire). Méd. Engourdir, diminuer ou suspendre le sentiment et le luonvemenl : le propre de l'opium est de ■■stupéfier. (Peu us.) — Causer une grande surprise : cette nouvelle l'a stupéfié.

' STUPEUR s. f. (lat. stupor). Méd. Engourdissement, suspension des facultés inlellectuelles, accompagnée d'une sorte d'immobililé et d'une expression d'élonnement ou d'indilférence dans la physionomie. — Espèce d'uiimobililé causée par une grande surprise ou par un grand ellroi : nous étions tous da)is la stupeur.

STYL

* STUPIDE adj. (lat. stupidus). Hébété, d'un esprit lourd cl pesant : il est si stupide qu'on 7ie peut rien faire de lui. — Se dit quelquef..is des choses, dans un sens anal. : silence stupide. — s. C'est un vrai stupide.

* STUPIDEMENT adv. D'une manière slupide : // r.puu'l toujours stupidement.

* STUPIDITÉ s f. Pesanteur d'esprit, privation d'esprit et de jugement: il est d'une grande .stupidité. — Parole, action stupide : il ne dit. il ne fait que des stupidités.

STURIONIDÉ, ÉE adj. (lat. sturio, esliirgeon; gr. eidos, aspect). Qui ressemble ou qui se rapporte a l'esturgeon. — s. m. pi. Famille de poissons cartilagineux, ayant pour type le genre eslurgeon et comprenant, en outre, le.": genres chimère et polyodon.

STURNIDÉ, ÉE adj. (lat. sturnus, étourneau; gr. eidos, aspect). Qui ressemble ou qui se rapporte à l'étourneau. — s. f. pi. Famille de passereaux, ayant pour type le genre étourneau.

STUTTGART [chtoutf-gartt], ville d'Allemagne, capitale du rovaume de Wurtember", à 2 kil. S.-O. de Canstatt. sur le Neckar, et u 1,S0kil. S.-E. de Francfort; 158,378 hab. Une belle église gothique se trouve dans le principal square de la ville. Le palais roval (jadis ducal) commencé en 1746 et fini en 1806, esL remarquable par sa décoration et son ameublement. Le vieux palais, terminé en 1570, ressemble à un château du moveu âge, et est occupé aujoura'bui par des adniiluslralions publiques. Sur la même place est un monument à Schiller par Thorwaldseii. L'église de l'hôpital po.-sède l'original du christ de Dannecker. La bib'iothèqùe rovale contient 300,000 volumes et 120.000 dis'sertations. Les musées et établissements d'enseignement sont nombreux; il y a entre autres : l'école polytechnique, l'école rovale

StuUgart, l'arieicn pal;

des arts, le conservatoire de musique. L'industrie comprend la fabrication des étoiles de laine, de soie, de fil et de coton, la joaillerie, les instruments de musique et de précision, les cuirs, la poterie d'étain. Le commerce des bois est considérable ; il y a plusieurs manufactures rie papier, des fonderies de types d'imprimerie, et des élablisscmenls lithographiques. La ville se trouve au centre des chemins de fer du Wurtemberg; sept ligness'y rassemblent; la gare est peut-être la plus belle de l'Allemagne. Un tramway relie Stuttgart à Canstatt, faubourg élégant, plein de résidences d'été. Outre le jardin public, un des plus beaux de l'Allemagne, il y a dans le voisinage de nombreux parcs et jardins. — L'histoire fait mention de StuUgart dès 1229; en 1320 le comte Eberhard le prit pour résidence. En 1482, le comte Ulric en fit la capitale du Wurtemberg. Ce n'esl que vers le milieu du xviii' siècle que la ville a commencé à s'embellir.

STYLAIRE adj. Qui a rapport au style.

* STYLE s. m. (lat stylus). Antiq. Sorte de poinçon ou de grosse aiguille, avec la pointe de laquelle les anciens écrivaient sur des tablettes enduites de cire. L'autre bout était

STYL

aplati, et servait à effacer l'écriture, quand on voulait corriger ou supprimer ce qu'on avait écrit, d"où vient que Retourner le style voulait dire : effacer, corriger. — Aiguille d'un cadran solaire : poser un style. — Manière d'exprimer par écrit les pensées : style sublime, noble, pompeux, soutenu, élevé. — Il n'a point de st^-le, se dit d'un auteur qui n'a point une manière d'écrire qui soit à lui, ou qui éi'rit d'une manière commune, sans force et sans agrément. — Style barbare, manière d'écrire rude, grossière, incorrecte.

— Les fi.NEssES, les grâces du style, certains arrangements d'e.i;pressions, certains tours qui donnent de la finesse et de la grâce au style. — Style de l'Ecriture, expressions, les formes de langage usitées dans l'Ecriture sainte. — Style du palais, formules ^elon lesquelles on dresse les actes judiciaires. — Style de palais, ternies dont on ne se sert que dans la procédure et dans les plaidoiries.

— Manière de procéder en justice : le style du parlement. — Vieux style, manière dont on comptait dans le calendrier, avant sa réforraalion par Grégoire XIII. et qui est encore suivie en Grèce et en Russie. Nouveau style, manière dont on compte depuis cetle réforniation : c'est aujourd'hui le quinze de jnjîvier selon le vieux style, ou simpl., vieux style; et le vingt-six, nouveau style. — Vieux style, s'est dit aussi de l'ère clirétienne, par opposition à l'ère républicaine des Français, commencée le 22 septembre 1792. — Manière d'agir, de parler : il peut bien avoir parle de ta sorte, avoir fait telle chose; c'est bien là son style. — Dans les beaux-arts, tels que la peinture, la sculpture, l'arcbitecture et la musique, se dit de la manière d'exécuter particulière à l'artiste : ce tableau est dans le style de tel maître. — Caractère de la composition : cette peinture est de bon style, d'un bon style.

— Bot. Partie du pistil qui est entre l'ovaire et le stigmate, et qui est ordinairement alliingée en forme de liiet plus ou moins délié.

• STYLER V. a. Former, dresser, habituer: il est fui-t stylé dans les affaires. (Fam.)

• STYLET s. m. Sorte de poignard, dont la lame est très menue et ordinairement ti ian^'iilaire : il fut assassiné à coups de stylet.

STYLISTE s. m. Ecrivain qui soigne beaucoup son .-tvle.

■ STYLITE adj. m. (gr. stulites, qui fait partie d une colonne; de stulos. colonne). .Surnom donné à quelques solitaires qui avaient placé leurs cellules au-dessus de portiques ou de colonnades en ruine : saint Siméon Slylit:

— L'inaugurateur de ce mode de penilenc chrétienne fut Siméon, connu sous le nom de saint Siméon Stylite, Syrien, né à Sisau ou Sesan, vers 390, et mort près d'Antiociie en 459. 11 passa plusieurs années dans des couvents; mais la sévérité de celte discipline ne lui suflisant pas, il vécut avec austérité dans une cabane sur le mont Telanissa, et finit, pour éviter tout contact avec le monde, par vivre au sommet d'une colonne, haute de plus de 20 mètres. Il y resta plus de 30 ans. Son exemple trouva de nombreux imitateurs en Orient; mais cette singulière sorte d'ascétisme n'eut que très peu de vogue en Occident. Il y eut plusieurs stylites appelés Siméon.

STYLLAIRE s. f. [sti-lè-]. Bot. Genre d'algues de l;i tribu des bacillariées.

• STYLOBATE s. m. (gr. stulos, colonne; haino. je m appuie). Archit. Piédestal ou soubassement qui porte des colonnes.

STYLOGRAPHIE s. f. (gr. stulos, pointe:

grapho, je grave). Procède électiotypique qui permet d'obtenir des planches gravées en creux, imitant les dessins à la plume et les gravures à l'eau-l'orte.

STYLOPS s. m. [sti-lopss] (gr. stulos, stylet;

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