‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 333 sur 639 · SU FF · texte numérisé non relu

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3 vol. in-8°), trad. franc, par LaHarpe (1770). par Maurice Lévesque (1807), par Golbery (l8^2-',^3, 3 vol. in-4°) , par Pessonneaux (iSo6,in-8o).

* SUETTE s. f. (rad. suer) . Méd. Fièvre éruplive, contagieuse, presque toujours épidémiqiie elqui a pour syinplômc principal des sueurs très abondantes ; la suelte fil de gramh ravages eu Europe au xv" siècle.

' SUEUR s. f. (lat. sudor). Humeur aqueuse qui .soit par les poresde ia peau : sueurabondante. — Sortie de cette humeur : cela provoque la sueur. — pi. Peines qu'on s'est données pour réussir à quelques chose : après bien des fatigues et des sueurs, il est venu à bout de son entreprise.

SUÈVES, f;roupe puissant de tribus gcrniaiiiL'^ iMigralrices, qui, vers le commencement de l'èVe chrétienne, occupèrent la plus grande partie de l'Allemagne. Au n° siècle, leur nom disparait comme dénomination collective. Plus lard, cependant, d'autres Suèves, peuple avenlurier d'origine mélangée, apparaissent sur les bords du Neckar, où ils donnent naissance au nom moderne Souabe, et dans le nord de l'Kspagne, où ils conquirent la Galice, au commencement du ve siècle. Ce royaume de Galice fut détruit par les Visigoths en b8b.

SUEZ [su'-ezz]. I, isthme qui sépare la Méditerranée de la mer Kouse et qui unit l'Asie et l'Afrique. Du golfe de Suez dans la mer Rouge au golfe de Péluse ou de Tineh dans la Méaiterranée, la dislance est d'environ M 2 kil. ; suivant ia ligne du canal de Suez, elle est d'environ 160 kil. Le sol n'est guère élevéquedeo à 8 piedsau-dessusdesmers adjacentes; mais il y a plusieurs crêtes de 2u à ().') pieds, et quelques dépressions qui sont devenues des lacs depuis la construction du canal. A l'e-xception des lieux que l'uTigatiou a fertilisés, c'est un désert de sable stérile. 11, golfe formant le bras iN.-O. de la mer Rouge, entre l'Egypte et ia presqu'île du Sinaï. Il a environ 280 kil. de long, et une largeur moyenne de 32 kil. Dans l'antiquité on le nommait golfe lleroopolite. — 111, ville d'Egypte, au fond du golle de Suez, à 117 kil.°E. du Caire ;n,4'j7hab., don 13, 000 étrangers. Ce n'était qu'un village de pêcheurs avant la construction du chemin de fer du •Caire, qui commença à lui donner de l'importance ; le canal de Suez ne tarda pas à en faire une place d'alfaires actives. Les nouveaux quais et les ports, avec la gare et la cale sèche, sunt à environ 3 kil. 1/i sud de la ville, à laquelle les réunit un chemin de fer. Suez se trouve probablement sur l'emplacement de l'ancienne Cl) sua, la Kolzum des Arabes. — Canal de Suez, canal que traverse l'isthme de Suez et qui réunit la .Méditerranée à la mer Rouge. — D'après Strabon et Pline, Sésostris (Ithamsès 11, vers 1300 av. J.-C.) fil creuser une voie navigable entre la branche pélusiaque du Nil et la mer Rouge. Quelques écrivains, après avoir examiné les sculptures de Karnak, ont pensé que cette construction est due à Sesthos, père de Sésostris. Ce n'était, du reste qu'un canal d'irrigation, que Néchao, selon Hérodote, projeta, vers 600 av. J.-C, de rendre navigable; mais il abandonna ce travail avant de l'avoir terminé, sur un oracle qui l'avertit que celte œuvre gigantesque devait servir à une invasion de ses ennemis. Darius Hyslaspis le continua jusqu'aux lacs Amers inférieurs. 'Vers '2^0 av. J.-C, Ptolémée Pliiladelphe le termina jusqu'à la mer Rouge, selon Diodore. 11 avait environ 130 kil. de long, KO m. de large et de ii à 1 0 m. de profondeur. Après avoir clé plusieurs fois réparé et avoir même subi des changements de tracé, il fut détruit, sur l'ordre du calife Al-Mansour en 767

appela l'ail enlion publique sur l'utilité qu'il i aptitude pour quelque emploi : le roi étant V aurait de rétablir un canal au travers Aelinformc de sa capacité et suffisance. (Vieux.) l'isthme de Suez fut Bonaparte, pendant — Vanité, sotte présomption impertinente: l'expédition d'Egvpte. Mais les ingénieurs qui j n'étes-vous pas choqué de la suffisance de cet l'accompagnaient furent à peu près una- homme'-là'l — A suffisance, en suffisance nimes à prétendre que le niveau de la mer loc. adv. et fam. Rouge se trouve à 10 m. plus haut que celui do la Méditerranée. Cette hérésie scienlilique demeura indiscutée jusqu'en 1840, époque où une officier anglais prouva, au moyen d'un mcsurage barométrique, que les deux mers sont identiquement de même niveau à marée moyenne. En 1 S54, le vice-roi d'Egypte. Said Paciia, accorda à M. Ferdinand de Lesseps, ingénieur appartenant au service diplomatique français en Egypte, et à la compagnie qu'il formerait pour cet objet, le droit exclusif de construire un canal navigable de Tineh, près des ruines de l'antique Pelusiuin, à Suez. La Compagnie fui organisée en 18ÔS sous le nom de Compagnie universelle du canal maritime de Suez; on lui garantit pendant 99 ans le droit à percevoir sur tout ce qui passerait par ce canal, moins Ib p. 100 des droits de péag'e à prélever pour le gouvernement égyptien. Le capital social fut d'abord de 200 millions de Ir. ; mais il fut augmenté en 1867 par un emprunt do 100 millions. La longueur totale du canal est d'environ 160 kil., dont 120 pour le canal proprement dit elle surplus pour les lacs qu'il traverse. Sa largeur est de 100 ni. à la surface (98 m. 50 dans les terrains élevés) ; sa profondeur est de 8 m. Les travaux à Porl-Said, suria Méditerranée, consistent eu unbabsinde730m.carr. et en deux jetées, l'une orientale, longue de 3,250 m., lantre occidentale, longue de 2,775 m. ; ces deux jetées sont séparées par une distance de 400 m. ; elles sont construites en blocs de béton aggloméré. Les travaux de ce travail gigantesque ont duré de 18o8 à 1869 ; et le canal fut ouvert le 17 nov. 1869, en présence de l'empereur d'Autriche, de 1 impératrice des Français et du vice-roi d'Egypte; il court de Porl-Said (Méditerranée) jusqu'à la rive méridionale du lac Menzaieh, et ensuite à la ville de Suez ; il ne fut terminé que grâce à l'énergie de M. de Lesseps, qui sut renverser tous les obstacles que lui opposaient les Anglais. Il y passe annuellement environ 3,o00 navires, jaugeanlenviron 6 m illions de tonnes; les excédents de recettes sont aujourd'hui d'environ 36 millions de fr. par an. — La neutralité de ce canal a été violée par les Anglais, malgré les protestations de .M. de Lesseps, en 1882.

" SUFFÉTES s. m. pi. (laL swy^ctes). Antiq. Nom que portaient à Carthage les [ireniiors magistrats de la république, qui étaient annuels, comme les consuls de Rome.

SUFFICIT [suf-fi-sittj, mot latin qui veut dire ; (/ suffit.

' SUFFIRE V. n. (lat. sufficere). Je suffi.s, tu suffis, il suffit; nous suffisons, vous suffisez, ils suffisent. Je suffisais. J'ai suffi. Je su/firai. Je suffirais. Suffis, suffisez. Que je suffise. — Pouvoir fournir, pouvoir subvenir, pouvoir satisfaire à quelque chose. Quand il se dit des choses, signifie, qu'elles sont de la qualité ou dans la quantité nécessaire; et quand il se dit des personnes, signifie qu'elles ont les talents et les moyens nécessaires pour faire ce qu'elles se proposent, ou ce qu'on exige d'elles : cent éous par an lui suffisent pour sa subsistance.

' SUFFISAMMENT adv. [-za-man]. Assez :

il a ilu Iriai siilfismnment pour vivi-e.

• SUFFISANCE s. f. [-zan-se]. Ce qui suffit, ce qui est assez -.avoir suffisance de blé, de vivres, etc. — Prov. Qui n'a suffisanck n'a RIEN, quelques biens que possède un homme, s'il ne sait pas s'en contenter, il est aussi Dans Tes temps modernes, le premier qui ' malheureux que s'il n'avait rien.— Capacité,

Siiflisainment , il y a eu cette année du blé et du vin en suffisance.

' SUFFISANT, ANTE adj. (lat. sufficicns). Qui siiflit : cent hommes sont suffisants pour défendre ce chcUeau. — Orgueilleux, vain, présomptueux : je vous trouve bien suffisant , bien suffisante. — Substantiv. C'est un suffisant.

SUFFITION s. f. [suf-fi-si-on](lat.«u/'^«w). Aiitiq. rom. Sorte de purification à laquelle se soumettaient ceux qui avaient assisté à des funérailles et qui consistait à s'asperger d'eau et à s'exposer à la fumée.

* SUFFIXE s. m. [suf-fl-kse] (préf. sub; lat. fixus, lise). Gramm. Lettres ou syllabes qui s'ajoutent à la racine ou à la fin des mots pour en déterminer la signification. — Adjectiv. Une lettre suffixe.

' SUFFOCANT, ANTE adj. Qui .siilfoque.qui fait perdre ou gêne la respiration : vapeur suffocante.

' SUFFOCATION s. f. Etouffement, perte de respiration, ou grande difficulté de respirer : si ce catarrhe lui tombe sur la poitrine, la suffocation est à craindre.

SUFFOLK, comté du S.-E. de l'Angleterre, borné par la mer du Nord ; 3,844 kil. carr. ; 400,000 hab. La côte a un développement de 8il kil. environ. La pêche y est active. Le Sulfolk contient deux capitales de comté : Ipswich et Bury-Sl-Edmund's.

* SUFFOQUÉ, ÉE part, passé de Suffoquer — ViANDts SUFFOQUÉES, chair des bêtes dont on n'a point fait sortir le sang.

* SUFFOQUER v. a. [su-fo-ké] (lat. suffocare). Etouffer, iaire perdre la respiration. Se dit ordinairement du manque de respiration qui arrive par quelque cause intérieure, ou par l'elfel de quelque vapeur nuisible : une csquinancie, un catarrhe ia suffoqué. — Cela SUFFOQUE, se dit d'un récit, d'un événement qui excite le trouble et l'indignation. — V. 11. Perdre la respiration : il est près de suffoquer.

•SUFFRAGANT adj. m. (fr. suffrage). .Se dit d'un évêque à l'égard de son metropoli- 1 tain : les évéques de Chartres, deMcaux,d'Or- I léans et de Blois sont suffraganls de l'archevêque de Paris. — s. L'archevêque de Tours a pour ses suffragants les évéques d'Angers, du Mans, de Nantes, etc. — Evêque qui, n'ayant que le titre d'un évêché in partibus, fait les lunclions épiscopales dans le diocèse d'un autre évêque.

* SUFFRAGE s. m. [su-fra-je] (lat. suffragium). Déclaration qu'on fait de son sentiment, de sa volonté, et qu'on donne, soit de vive voix, soit par écrit ou autrement, à l'occasion d'une élection, d'une délibération : je lui ai donné, refusé mon suffrage.— Approbation : cette pièce a mérité, a enlevé les suffrages. — pi. Liturg. cathûl. Certaines prières qui se disent dans l'office à la fin de laudes et de vêpres, en certains jours de l'année, pour la commémoration des saints. — Suffrages DE l'Eglise, prières que l'Eglise universelle fait pour les fidèles; et, Suffrages DES SAi.NTS, prières que les saints font à Dieu {■11 faveur de ceux qui les invoquent. — Menus suffrages, certaines oraisons de dévotion particulière. Seprond toujours ironiquement, - Législ. « Le suffrage universel a été appliqué pour la première fois en France, après la Révolution de 1848 ; car la constitution de 1793, qui l'avait d'abord admis, n'a pas été mise en vigueur. Celle de 1791 établissait un

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siifTraîre à deux dcprés et n'acoordail le droit lie vote qu'aux citoyens actifs, c'e>t-à-dire a ceux qui payaient une contriiiulion directe au moins éjrale à la valeur de trois journées de travail. La Constitution de l'an 111 conserva le sulTras'e à deux degrés ; et celle de l'an VllI. qui créait trois de^rrés de suffrages, donnait seulement aux électeurs le droit de nommer des catégories d'eliîribles, parmi lesquels le gouvernement consulaire devait choisir les citoyens appelés a remplir les . fonctions publiques. Sous la Restauration, il faillait, pourêlre électeur, être âgé de 30 ans et être imposé annuellement à 300 fr. au moins de contributions directes. La Charte de 1830 abaisse l'âge requis à 2.ï ans ; puis le taux du cens électoral est réduit à 200 fr. par la loi du 19 avril 1831. La Constitution du i novembre 1848 accorde le suffrage universel, sans condition de cens, à tous les citoyens âgés de 21 ans; et les représentants du peuple sont élus directement par les électeurs, au scrutin de liste départemental. (Voy. Scrutin. ) De nombreuîcs restrictions, dont quelques-unes étaient alors justifiables, sont apportées au droit de suffrage par la loi du 31 mai 1850. Louis-Napoléon, sous le prétexte d'abroger cette loi, et de rétablir le sulfrai-'e universel, s'empare d'un pouvoir dictatorial et l'amène la France au régime asscrvissaiit du premier Empire. Pendant son règne, le sulirage universel est constamment faussé par les candidatures officielles; et il faut reconnaître que c'est la République seule qui peut en assurer le libre exercice, à la condition qu'elle soit fondée sur un ensemble de lois et d'institutions vraiment démocratiques, et pourvu que l'instruction publique soit suffisamment répandue. On doit observer qu'aujourd hui en France. le fulfrage direct est employé pour l'élection des députés, etc. ; mais que les sénateurs sont élus par un suffrage a deux cl à trois degrés. CVoy. Sénat, ScRL'TLN, etc.). iNous avons parlé ailleurs du vole cumulatif et du sulfi-nge multiple. (Voy. Représent.^tip.) Dans toute élection, un candidat n'est élu au premier tour que s'il a obtenu à la fois la mnjoritéabsolue des suffrages (c'est-à-dire la moitié plus un des sutfrages exprimés), et un nombre de sutfrages égal au quart des électeurs inscrits sur la lil^te électorale. Au second tour de scrutin, l'élection a lieu à la majorité relative des suffrages, sauf lorsqu'il s'agit de l'élection des sénateurs. (Voy. St.NAT.)" On doit considérer comme nuls et défa:qucr du chiffre total des votes exprimés: 1» les bulletins blancs ; 2° les bulletins qui ne contiennent pas une suffisante désignation des candidats; 3° les bulletins sur lesquels sont inscrits les noms des votants. On annule également les bulletins de couleur et ceux qui portent un signe extérieur quelconque ; mais il en est tenu compte dans le total des suffrages exprimés. Il est interdit de voter à bulletin ouvert. Lorsque plusieurs bulletins sont liés entre eux et portent la même liste, un seul est valable, et les autres sont a;:nulé3. Si ces bulletins joints ne sont pas identiques, ils sont tous annulés. — Suivant la jurisprudence adoptée par les assemblées législatives et par le conseil d'Etat, lorsque le nombre des bulletins est supérieur à celui des noms émargés sur la liste électorale, on calcule la majorité des suffrages d'après le total des émargements, et on retranche à chacun des candidats un nombre de voix égal à celui des bulletins trouvés eu plus dans l'urne. Mais si, aucontraire, lenombre des émargements est supérieur à celui des bulletins, on u'a égard qu'à ce dernier nombre. » (Ch. Y.)

SUFFREN DE SAINT-TROPEZ (Pierre-André de}, ordinairement appelé le Bailly de Sltfren, l'un des plus grands marins de France, né au château de Saint-Caniiat (Provence) le 13 juillet 1726, mort en 1788.

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