SUIT
Bâie fut divisé en deux d»mî-eantons indépendants, Râle-ville et Bâle-campagne, en 1832. En nov., quelques-uns des cantons les plus conservateurs, l'ri, Schwylz, Unlerwakien, Neufchâlel et Bâie-ville, formèrent la « ligue de Sarnen n ; mais ils durent céder. Finalement, des réformes libérales furent introduites dans les deux tiers environ des cantons sui-ses. L'Argovie(Aargau)abolit tous les couvents en 1841, et à fa dièle de 1844 demanda l'expulsion des jésuites. Aussi, lorsque Lucerne décida, le24oct., d'appeler les jésuites dans une institution cantonale, une grande effervescence s'en suivit. Deux expéditions de volontaires tenlèrent vainement (déc. 1844 et mars 1841;) de renverser le gouvernement de Lucerne. D'un autre côté, Vaud, Berne et Zurich votèrent pour l'expulsion après s'y être oppo-és. Le danger qui menaçait les collèges des jésuites se trouvait ainsi augmenté. Les canlons qui les patronaient. Lucerne, Uri, Schwylz, Unterwalden, Zug, Fribourg et le Valais, resserrèrent les liens d'une alliance particulière [Sonderbioid) qu'ils avaient déjà formée en 1843. Cependant, la diète de 1847 prononça l'expulsion des jésuites de toule la Suisse. La diète rassembla une armée de près de 100,000 hommes sous le général Dufour. Le Sondirbundavad, de son côté levé, 36,000 hommes, qui devaient être appuyés par un landsturm de 47,000 hommes. Le 3 nov., l'armée du Sonderbund fut mise en déroute à Giliskon, près du canton de Lucerne; les jésuites et leurs partisans les plus en vue prirent la fuite, el les sept cantons se soumirent. Pcndanl la guerre, l'Autriche, la France et la Prusse avaient montré ouvertemenl leurs sympatbies pour le Sonderbund, mais la révolution de 18*8 détourna de la Suisse l'attentiou des puissances, et donna à cette dernière une occasion de précipiter ses rétormes constitutionnelles. La nouvelle constitution fédérale fut votée à une grande majorité. La même année, Neufchàtel se déclara indépendant de la Prusse, et la tentative des royalistes en 1855 pour restaurer celte souveraineté fut immédiatement réprimée. En 18j7, la Prusse, à la conférence des grandes puissances à Paris, abandonna toute prétention sur Neufchàtel. La question de déliiiiitalioii de frontières entre la Suisse et lllalie, soumise à l'arbitrage de George-P. Marsh, ministre des Etats-Unis en Itaiie, a été décidée en 1874 en faveur de l'Italie, et la frontière suisse a été déhnitiveraent lixée au point qu'on appelle les Alpes de Cravaviola. — Chemin de 1er, 3,007 lui. Télégraphes, 7,200 kil. de ligues. — Système de monnaies, L\à poids et de mesures comme en France. — Bibliogr. Mes),a(je du conseil fédéral à la haute assemblée fédérale concernant le recensement fédéral du 11 déc. 1880 iBerne, 1881, in-8''); Almatiack fédéral suisse pour 1884 (Berne, 1884); Uf H--C. Lombard, ittipuriitions mensuelles des décès dans quelques cantons de la Suisse (Berne, 18oS, 111-4"); H. .Maguin, Nutes el documents sur l'instruction populaire en Suisse (Paris, 1878, in-8»J; Rapport du chemin de fer du Gothard (Zurich, 1883).
SUISSERIE s. f. Logement d'un suisse d'hôtel.
* SUITE 3. f. (fr. suivre). Coll. Ceux qui suivent, ceux qui vont après: on laissa passer les trois premiers, et on ferma la porte à toute la suite. — Fam. N'avoir point de suite, n'avoir point d'enfants, ni de proches parents. — Ceux qui accompagnent quelqu'un par honneur, qui sont autour de lui, devant ou après lui, pour lui faire honneur: il a une belle suite.
Dm, de ta suite, à roi, de la Buite, j'en suii. V. Hdqo. Hepiani, acle 1".
— Ce qui suit, ce qui est après : pour bien entendre ce passage, il faut lire la suite. —