SURE
plies d'une moelle tendre et abondanle, et qui produit des fleurs blanches d'une odeur particulière et forte, auxquelles snccèdentdes fruits rouffes-noirâlres : on emploie souvent en médecine tes fleurs et 1rs feuilles de siaenu. Vinaigre DE surf.au, autrement nommé Vinaigre SURARO. (Voy. Viorne.)
SURÉLÉVATION s. f. Construction élevée sur une autre — Augmentation excessive.
* SURÉLEVÉ, ÉE part, passé de Surélever. — VouTË suRÉLKvÉE, voùte dout la montée est plus prande que la moitié de l'ouverture.
' SURÉLEVER v. a. Elever au-dessus : surélever u)ie terrasse.
' SÛREMENT adv. Avec sûreté, en sûreté, en assuiance : de l'urgent placé sûrement. — ' Certainement : cela est sûrement arrivé comme on le dit.
' SURÉMINENT. ENTE adj. Eminent au suprême degie ; vertu suréminente.
SURÉNA, général d'Orodès, roi des Parthes, vainquit Crassus à Carrhes (53 av. J.-C.) et fut mis à mort l'année suivante par ordre d'Oiodès. P. Corneille a fait une tragédie de Suréna.
* SURENCHÈRE s. f. Enchère qu'on fait au-dessus d'une autre enchère : il a fait une surenchère sur moi. — « Législ. Il y a, dans la procédure civile, deux espèces de surenchères s'appliquanl aux ventes d'immeubles. La surenchère du dixième s'applique : i° aux ventes volontaires, mais le droit de surenchérir est alors réservé aux créanciers privilèges ou hj'pothécaires (G. civ. 218.Ï); 2° aux ventes judiciaires, autres que cellesfaites sur expropriation forcée; H» aux adjudications des immeubles d'un failli, faites sur la poursuite des syndics (C. comm. .ï73). — La surenchère du sixième est seule admise : 1» pour les ventes faites sur saisie immobilière (C. pr. 708); 2» pour les ventes de biens de mineurs (id. 965); 3° pour les licitations (id. 973). — Les formalités et les délais relatifs aux surenchères sont prescrits à peine de nullité, et il est superflu d'en donner le détail, le ministère d'un avoué étant indispensable dans tous les cas. » (Cu. Y.)
* SURENCHÉRIR v. n. Faire une surenchèie : l'immeuble saisi avait été adjugé à un tel, mais un autre at venu surenchérir.
SURENCHÉRISSEMENT s. m. Nouvelenchérissement.
SURENCHÉRISSEUR s. m. Celui qui fait une ,-iueiiehere.
SURÉPINEUX. EUSE adj. Anat. Qui est situé sur 1 apophyse épineuse des vertèbres.
' SURÉROGATION s. f. (préf. sur; lat. erogalio. dépense). Ce qu'on fait de bien audelà de ce qu'un est obligé de faire, ce qui n'est pas précisément d'obligation. On ne l'emploie proprement qu'en parlant des obligations du christianisme ou de la profession religieuse : les préceptes sont d'obligation étroite, les conseils sont de surèrogalion. — Ce qu'on fait au delà de ce qu'on a promis : 7Wti seulement il a fait ce qu'il avait j.romis, mais par surérogation il a fait encore telle chose.
' SURÉROGATÛIRE adj. Qui est au delà de ce qu'on est obligé de faire : œuvre surérogatoire-
SURESNES [su-rê-ne], Surisnœ, comm. du cant. de Courbevoie (Seine), à 12 kil. 0. de Notre-Dame de Paris, et a 2 kil. des furtifications de cette ville, sur la rive gauche de la Seine, au pied du mont Valérien; 9,037 hab. Blanchisseries. Petit vin âpre et laxatif.
* SURET, ÉTÉ adj. Dimin. de sur, un peu acide, lin pu aigre : ce fruit est suret, a un petit goût suret.
SURG
* SÛRETÉ s. f. (fr. sur). Eloignement de tout péril, état de celui qui n'arien à craindre pour sH personne ou pour sa fortune : pleine et entière sûreté. — Etre en lieu de sûreté, être dans un lieu d'asile, daus un lieu où l'on n'a rien à craindre pour sa personne. — Mettre quelqu'un en lieu de sûreté, se dit quelquef. dans le sens qui précède ; mais il signifie plus souvent, mettre quelqu'un en prison, s'assurer de sa personne. — En sûreté de coNsciKNXE. sans que la conscience soit blest'OH.< ne pouvez pas faire cela en sûreté de comcicnce. — Serrure de sûreté, verrou de SÛRETÉ, serrure, verrou faits de manière qu'il est moins facile de les ouvrir ou de les forcer que les serrures et les verrous ordinaires. — Soupape de sûreté d'une machine a vapeur, celle qui est destinée à laisser échapper la vapeur, en se levant d'elle-même, lorsque le degré de dilatation est tel, que la chaudière éclaterait, si la vapeur ne trouvait point d'issue. — Sorte de caution, degaranlie que l'on donne pour l'exécution d'un traité : quand il fait une affaire, il prend toutes les sûretés possibles. — Places de sûreté, places qu'un prince, qu'un Etat donne ou relient pour la sûreté de l'exécution d'un traité. — Assurance, fermeté du pied pour marcher, de la main pour écrire, pour faire une opération chirurgicale, etc. : il y a peu d'unimaux dont le pied ait plus de sûreté que les chèvrei et les mulets.
' SUREXCITATION s. f. Physiol. Augmentation de l'énergie vitale dans un tissu, dans un organe. — Irritation maladive : il est dans un tel état de surexcitation que...
' SUREXCITÉ. ÉE part, passé de Surexciter. — Un homme surexcité, un homme qui éprouve de la SU] excitation. — v* Un homme qui a bu un peu.
* SUREXCITER v. a. Causer de la surexcitation.
■SURFACE s. f. Superficie, extérieur, dehors d'un Corps : la surface de la terre. — Extérieur, dehors, apparence : je ne m'en tiens pas à la f-nrface.
' SURFAIRE V. a. (se conjugue comme Faire), Demander plus qu'il ne faut d'une 1 chose qui est à vendre : surfaire sa marchandise. — Estimer quelqu'un au-dessus de sa valeur : voilà un homme que l'on a surfait. — V. n. Les marchands surfont ordinairement.
* SURFAIX s. m. Sellier. Sangle de cheval qui se met sur les autres sangles, et qui, passant sur la selle, embrasse le dos et le ventre du cheval.
SURFRAPPE s. f. Nouvelle frappe d'une monnaie qui portait déjà un type.
SURFUSION s. f. Phénomène qui se produit quand un corps reste accidentellement liquide à une température inférieure à sa température de fusion.
* SURGEON s. m. (du lat. surgere, sourdre). Agric. et Jard. Rejeton qui sort du tronc, du pied d'un arbre : cetarbre n'a point poussé de rameaux, il en est seulement sorti quelques suryeons. — Descendant : surgeon de la race de Charlemagne. (Vieux.) — Surgeon d'eau, petit jet d'eau qui sort naturellement de terre ou d'une roche. Il est vieux.
SURGÈRES, Surgerise, ch.-l. de cant., arr. et ii2ii kil. N.-E. de Rochefort (Charenle-lnférieure), sur la Gère; 3,302 hab. Muiaiiles d'un ancien château. E^'Use Nolie-D.iiiie, dont la tradition attribue la fondation a Charlemagne.
' SURGIR v. n. (lat. surgere). Arriver, aborder. N'est guère usité qu'à l'infinitif :
SURiM
de, s'élever au-dessus de : la discussion a fait surgir de nouvelles difficultés.
SURGISSEMENT s. m. Action de surgir.
•SURHAUSSEMENT s. m. Action de surhausser; état do ce qui est surhaussé ; le surhaussement d'une voûte, d'un édifice.
* SURHAUSSER v. a. Archit. Elever plus haut. Se dit surtout en parlant des voûtes qu'on élève au delà de leur plein cintre : cette voûte est surhaussée. — Mettre à un plus haut prix ce qui était déjà assez cher : surhausser le prix d'une chose.
' SURHUMAIN, AINE adj. Qui est au-dessus de l'humain, soit au physique, soit au moral : une taille surhumaine.
SURIN s^ m. Argot. Couteau.
SURINAM ou Guyane hollandaise. Voy. Guyane.
SURINAM [su-ri-namm'], fleuve de la Guyane hollandaise; après un cours de oOO kil. environ daus la direction du N., il se jette dans l'océan- Atlantique, à 10 kil. au-dessous de Paramaribo. Il a plusieurs affluents. Les grands vaisseaux le remontent sur une longueur de 50 kil.
SURINER V. a. Argot. Assassiner.
SURINEUR s. m. Argot. Assassin.
* SURINTENDANCE s. f. Inspection et direction générale au-dessus des autres; charge, commission de surintendant, de suiintendante : il eut la surintendance des vivres des hôpitaux. — Demeure du surintendant : il était logé à la surintendance.
' SURINTENDANT s. m. Celui qui a l'intendance de quelque chose au-dessus des autres. Se disait principalement autrefois de celui qui était ordonnateur, administrateur en chef des tinances du roi : un tel a été surintendant des piances, ou simpl., a été surintendant. (Vuy. Intendant.)
* SURINTENDANTE s. f. Femme du surintendant : madame la surintendante. — Suuintendante de la maison de la reine, dame qui avait la première charge de la maison de la reine. — Titre qu'on donne à la principale directrice des maisons d'éducation établies pour les lilles des membres de la Légion d'honneur : surintendante de la maison de Saint-Denis.
SURIR v. n. Devenir acide, sûr.
* SURJET s. m. Espèce de couture qu'on fait en tenant les deux étoiles qui doivent être jointes, appliquées l'une sur l'autre bord à bord, et en les traversant toutes deux à chaque point d'aiguille ; faire un surjet.
' SURJETER V. a. Couture. Coudre en surjet.
* SURLENDEMAIN s. m. Jour qui suit le lendemain.
* SURLONGE s. f. Boucher. La partie du bœuf qui reste après qu'on a levé 1 épaule et la cuis■^e, et où l'on prend les aloyaux.
* SURMENER v. a. Se dit en parlant des chevaux et des autres bêtes de somme, et signifie, les excéder de fatigue, en les faisant aller trop vite ou trop longtemps : surmener un cheval.
' SURMONTABLE adj. Qu'on peut surmonter : cet obstacle, cette difficulté est surmontable.
' SURMONTÉ, ÉE part, passé de Surmonter.— Blas. Pièce surmontée, pièce au-dessus de laquelle il y en a une autre qui la touche immédiatement : au chevron d or surmonté dune étoile.
' SURMONTER v. a. Monter au-dessus :
surgir au port. — Fig. Surgir au port, al-] il faut secourir ce pauvre homme, l'eau le sur teindre au but de ses vœux, réussir dansïmontc. — Absol. L'huile, mêlée avec de l'eau, quelque chose qu'on avait entrepris. — Sortir ' surnwtite toujours. — Vaincre, dompter : sur-
SURN
monter ses ennemis. — Surpasser; ne se dit eue quand il y a une espèce de concunence, de combat : (7 n surmonté tous ses coneurrents. — Se dit quelquefois d'un objet qui est placé, qui s'élève, qui rèirne au sommet, au-dessus d'un autre. Dans ce sens, on l'emploie surtout en architecture, et en termes de décorateur, de tapissier : des trophées, des vases, des groupes surmontent l,s acrotères de cette balustrade. — Se surmonter v. pr. Se dompte]'.
* SDRMOUT s. m. Vin lire de la cuve sans avoir cuvé ni avoir été pressuré : un muid de surmoùt.
• SURMULET s. m. Icht. Poisson de mer du genre mujje, dont la mâchoire inférieure porte deux lonfis barbillons : le surmulet est tin assez bon manger. On le confond avec le HofGET. — Encycl. Les surmulets [muUidés) appartiennent à la famille des perches. Le surmulet rowje {mullus surmuletus, Linn.) est d'un rouge brillant sur le dos et les côtés, et mesure de 30 à 3o cenlim. de long. On le trouve sur toutes nos côtes, il est très abondant dans la Méditerranée où il se nourrit de ciustacés et de mollusques. 11 est moins estimé comme aliment que l'espèce suivante. Le surmulet barbu (mullus barhatus, Linn.) est d'un rouge plus foncé et plus uniforme. Relativement rare au N. de la Manche, il abonde dans la Méditerranée et est connu sous le nom de routjet. A peu près de la même taille que le précédent, il est extrêmement recherché pour sa chair blanche, ferme, d'un goût lin et de facile digestion. Les épicuriens de l'ancienne Rome payaient ce poisson des prix énormes; ils en entretenaient dans leurs viviers, et ils oft'raient à leurs hôtes le spectacle de leurs belles couleurs vendues plus brillantes par les douleurs de l'agonie.
SURMULOT s. m. Mamm. Nom vulgaire du riit brun ou rat de Norvège {inus decumanus, Pall.), long de 20 à "26 centim., avec une queue de 15 à20 centim.; sa coule ursur le dos est d'un brun grisâtre mêlé de nuance de rouille; il est plus gris sur les flancs, et d'un blanc cendré en dessous. Cette espèce, originaire de l'Inde et de la Perse, est entrée en Europe par la Russie, et a été apportée en .'imérique vers 1775. Elle a pullulé promptement, chassant partout devant elle le rat
Surmulot (Mus decumanus).
noir qui l'avait précédée. On la trouve maintenant dans toutes les partie* du monde, et elle est principalement abondante sur les côtes où les navires en amènent des quantités. Ces rats hantent les celliers, les égouts, les canaux des docks et tous les lieux sales où ils peuvent se creuser un trou et trouver une nourriture abondante, ils sont un véritable fléau pour les habitations, et ils multiplient tellement que leurs ravages sont souvent très considérables. La femelle porte trois à cinq fois par an et a, à chaque fois, de 12 à 1o petits.
* SURNAGER v. n. Se soutenirsurla surface d'un fluide : le liège plongé dans l'eau surnage. — Se dit, lig., d une chose qui subsiste,
SURP
par opposition à d'autres choses qui se détruiser.t, qui s'anéantissent, qui s'oublient : à la longue, les erreurs tombent, et lavérité surnage.
SURNATURALISER v. a. Rendre surnaturel .
SURNATURALISME s. m. Philos. Système philosophique qui admet le surnaturel.
SURNATURALITÉ s. f. Qualité de ce qui est surnalurel.
' SURNATUREL, ELLE adj. Qui est audessus des forces de la nature : eff'et surnaturel. — 'Vérités surnaturelles, vérités que l'on ne connaît que par la loi. — Extraordinaire, singulier, fort au-dessus du commun : cet enfant a un esprit surnaturel.
* SURNATURELLEMENT adv. D'une manière surnaturelle : cela ne se peut faire que surnalurellement.
SURNOM s. m. Le nom ajouté au nom propre d une personne ou d'une famille, et qui désigne quelque qualité ou quelque circonstance particulière : Svipion eut le surnom d'Africain.
' SURNOMMER v. a. Ajouter une épithète au nom d'une personne, pour marquer quelqu'une de ses actions ou de ses qualités bonnes ou mauvaises, pour la désigner par quelque chose de remarquable : Guillaume, duc de Normandie, fut surnommé le Conquérant.
* SURNUMÉRAIRE adj. Qui est au-dessus du nombre déterminé : employé surnuiiiéraire. — s. ni. Un vient de le receeoir surnuméraire dans cette compagnie. — Parlicul. Commis qui travaille sans appointements, jusqu'à ce qu'on l'admette au nombre des coinniis en titre : il est surnuméraire dans cette administration.
' SURNUMÉRARIAT s. m. Temps pendant lequel on est employé comme surnuméraire : il a fuit (li'uxans de surnumérariat avant d'être commis in jried.
SUROFFRE s. f. Offre plus avantageuse qu'une ollre déjà faite.
SUROFFRIR V. a. Offrir en sus.
* SUROS s. m. [sur-ô]. Art vétér. Tumeur dure qni se forme sur la jambe du cheval, et qui dépend de l'os même : j'achetai bien cher un cheval, et je m'aperçus ensuite qu'il avait un suros.
' SUROXYDATION s. f. Chim. Oxydation portée au plus haut degré.
* SUROXYDE s. m. Chim. Oxyde aa maximum d u.xydation.
" SUROXYDEK v. a. Porter au plus haut degré d'o.xydaliun.
SURPASSABLE adj. Qui peut être surpassé.
•SURPASSER V. a. Excéder, être plus haut, plus élevé : cela surpasse la muraille de deux pieds. — Ktre au-dessus de quelqu'un, iesurmouleren quelque chose; se dit en bien et en mal : il les surpasse tous en science — Excéder les forces, l'intelligence, les ressources ; cet effort surpasse mon courage. — Causer un étoiinemenl qui confond les idées : cet événement me surpasse. — Se surpasser v. pr. faire mieux que d'habitude : je me suis surpassé.
' SURPAYER V. a. Payer au delà de la juste valeur ; cette étoffene vaut pas davantage, c'est la surpayer que d'en donner tant. — Se dit aussi, en parlant des personnes, et signitie, leur payer au delà de ce qui leur est du : je ne vous donnerai rien de plus, je vous ai surpayé.
' SURPEAU 3. f. Syn. d épidémie. Voy.
Epilebmk-
* SURPLIS s. m. Sorte de vêtement d'église, qui est de toile, qui va à mi-jambes, et qui a
SURR
ordinairement, au lieu de manches, des espèces d'ailes longues et plissées qui pendent par derrière : être en surplis. - Cet ecclésus-
TIOUË PORTE LE SURPLIS D.\NS TELLE PAROISSE il
est du clergé de cette paroisse, il y assiste ordinairementau service. Se dit particul des jeunes clercs.
* SURPLOMB s. m. Etat, défaut de ce qui n est pas a plomb, de ce dont le haut avance plus que la base ou le pied. Se dit surtout, eu parlant de constructions : ce mur est en surplomb, il penche.
SURPLOMBEMENT s. m. Action de surplomber, résultat de cette action.
"SURPLOMBER V. n. Etre horsde l'aplomb, être en surplomb : ce mur surplombe.
'SURPLUS s. m. Ce qui reste, l'excédent : K vous abandonne le surplus. — Au surplus loc. adv. Au reste : ausurplus, vous saurez...
SURPOUSSE s. f. Bot. Pousse qui se surajoute a celle de l'année.
* SURPRENANT, ANTE adj. Etonnant, qui
cause de la surprise : discours surprenant.
' SURPRENDRE v. a. jse conjugue comme Prendre). Prendre quelqu'un sur le fait, le trouver dans une action, dans un état où il ne croyait pas être vu : surprendre un voleur qui force un secrétaire. — Prendre à l'improviste, au dépourvu : nos gens ont surpris l'ennemi. — Se dit également de toutes les choses auquelles on ne s'attendait point : la pluie nous a surpris. — Se dit parlicul. d'un mal qui arrive d'une manière subite, inopinée : il a été surpris d'une attaque de goutte. — Tromper, abuser, induire en erreur .■ défiezvous de cet homme, il ne cherche qu'à vous surprendre. — Obtenir frauduleusement, par artilice, par des voies indues : il a surpris mon consentement, ma sigtiature. — Se dit quelquefois en parlant des actions, des gestes qui échappent à quelqu'un et qui font connaître sa pensée malgré lui : j'ai surpris ses soupirs, .■:es larmes qu'il voulait me cacher. — Etonner : cette nouvelle m'a extrêmement surpris.
SURPRIME s. f. Prime supplémentaire que l'assuré doit payer dans certains cas prévus parla police.
' SURPRISE s. f. Action par laquelle on surprend : il s'est rendu maître de cette place par surprise. — Etoiinemcnt, trouble :ce< accident a causé une grande surprise.
SURPRODUCTIONS, f. Production excessive, exagérée.
- SURRÉNAL, ALE, AUX adj. Anat. Qui est place au-dessus des reins. Capsules ou GLANDES suRRÉ.NALEs, glandes vasculaircs situées au-dessus des reins.
SURREY [seur-éj, comté du S.-E. de l'Angleterre, séparé du Middlesex par la Tamise ■ l,9o5 kil.carr.; l,iOU,UOO hab. Certaines parlies du comté sont renommées pour la beauté de leurs sites. L'industrie du jardinier et du Ueunste y a pris un grand développement. Outre Southwark, Lambeth et d'autres quartiers de Londres, les lieux les plus importants sontles trois villes capitales, Guildlord, Croydon et Kingston, puis Epsom, Reigate, Farnham et Godalming.
SURREY (Henry-Howard, comte de) poftte^ anglais, ué vers lolti, mort le -21 janv. lo47.> Il était le fils aîné de Tliomas Howard, troisième duc de Norfolk, et il passa sa jeunesse à la cour de Henri VIIL En 1554, il commanda en France, et y gagna le rang de feld-maréchal. Après la prise ue Boulogne, il eu devint le gouverneur, et continua la guerre avec avantage jusqu'en 1546. Ayant été battu, il fut rappelé en Angleterre par le roi. Ses plaintes de ce rappel irritèrent Henri, qui le fit mettre quelque temps a la Tour. Le 12 dec. 1.t46,
SURV
Surrey fut de iiomoau arrêté avec son père, sous une accu-atiou de trahison, parce qu'il écartelait ses armes des armes royales. Surrey prouva Jusqu'à révi.ieuce son droil de porter les armes rovales: il n'en fut pas moins condamné et exécuté dans la semaine qui précéda la mort du roi. Il a écrit des sonnets, de? ver^ amoureux, des éh-g-ies, des paraphrases de l'Ecriture, et une traduction du second et du quatrième livres de l'Enéide.
SURSATURER v. a. Chim. Saturer en excès.
* SURSAUT s. m. Mouvement brusque occasionné par quelque sensation subite et violente. Ne se dit puère que dans cette phrase, S'ÉVEILLER EN sunsAUT, être éveillé subitement par quelque grand bruit ou par quelque violente ag-itation.
SURSAUTER v. n. Faire un sursaut.
• SURSÉANCE s. f. Délai , suspension , temps pendant lequel une afi'aire est sursise surséance de tant de jours, de semaines, de mois. — Lettres de sursêance, lettres qu'un débiteur obtenait du sceau, pour fairesuspendre les poursuites de ses créanciers.
SURSEL s. m. Ghira. Sel qui contient un e.xces d'acide.
' SURSEMER V. a. Semer une nouvelle graine dam une terre déjà ensemencée.
* SURSEOIR V. a. Je sursois, tu sursois, il sursoit; nous sursoyons, vous sursoyez, ilssursoient. Je sursoyais. Je sursis. Je sitrsoierai. Je sursoierais. Que je sursisse. Sursoyant. Les autres temps ne sont point en usage. Suspendre, remettre, difïérer. Ne se dit guère qu'en parlant des afTaires, des procédures : il voulait faire surseoir le jugement du procès.
— V. n. Est suivi de la préposition a : surseoir au jugement d'une affaire.
' SURSIS part, passé de Surseoir. — s. m. Délai : obtenir un sursis.
• SURSOLIDE s. et adj. Algèb. Se dit de la quatrième puissance d'une grandeur que l'on nomme ainsi par la supposition ou la iiction qu'elle a une dimension de plus que le solide.
SURSUM CORDA [sur-somm-kor-da]. Expus-ioa latine qui signifie: £/! haut les cœurs.
■ SURTAUX s. m. Taxe, imposition excessive. N'est guère usité que dans cette phrase. Se plaindre en surtaux, présenter, forcer UNE plainte en surtaux. Se plaindre à l'autorité compétente d'avoir été taxé trop haut.
" SURTAXE s. f. Taxe ajoutée à d'autres, nouvelie taxe : payer la taxe et la surta.xe.
— Taxe excessive et illégale : je me ferai décharger de cette surtaxe.
' SURTAXER V. a. Taxer trop haut : il se plaint de ce qu'on l'a surtaxé.
' SURTOUT adv. Principalement, plus que toute autre chose : il lui recommanda surtout de bien servir Dieu.
' SURTOUT s. m. Sorte de justaucorps fort large, que l'on met sur tous les autres habits : il a un surtout sur son habit. — Grande pièce de vaisselle d'argent, de cuivre doré, etc., qu'on place au milieu des grandes tables, et sur laquelle il y a des figures, des vases de lleurs, de fruits, etc. — Espèce de petite charrette tort légère, faite en forme de grande manne, et qui sert à porter du baga^'e.
SUR'VALEUR s. f. Valeur excessive.
■ SURVEILLANCE s. f. Action de surveiller: la bonne éducation des filles dépend surtout de la surveillance de leur mère.— Lggisl. «Uans notre droit pénal, la surveillance de ta haute police est une peine accessoire qui doit être subie après l'expiiation de quelques autres peines. Tantût elle est ajoutée de jdein droit
SURV
par la loi, et tantôt les juges ont la faculté de la iirononcer ou non. Aux termes des articles 41 et suivants du Code pénal, tels qu'ils ont été retondus par la loi du "J3 janv. 1874, l'ellet du renvoi sous la surveillance de la hiiiile police est de donner au gouvernement le droit de déterminer certains lieux dans lesquels il est interdit au condamné de paraître après qu'il a subi la peine principale. Quinze jours an moins avant sa mise en liberté, le condamné doit faire connaître le lieu dans lequel il entend fixer sa résidence, en dehors de ceux qui lui sont interdits. A détaut de déclaration, le gouvernement fixe lui-même la résidence. En vertu d'un décret-loi du 8 déc. 1 851 , le séjour de Pans et celui de sa banlieue sont interdits à tout individu en état de surveillance. Le condamné reçoit, pour voyager, une feuille de route indiquant l'itinéraire à suivre; etil est tenu de se présenter dans les 24 heures de son arrivée di'vant le maire de la commune qu'il doit habiter. Il peut changer de résidence, après MX mois de séjour dans une commune, à la condition d'en avertir le maire huit jours à l'avance. La surveillance peut être suspendue par le ministre de l'intérieur, après un temps d'épreuve d'une durée égale à la moitié de la [leiiie accessoire; elle peut être réduite ou même entièrement remise par voie de grâce ; et, dans aucun cas la durée de la surveillance ne peut excéder vingt années. Le surveillé est tenu, en vertu du décret réglementaire du 30 août 187-5, de se présenter devant le maire aux époques que ce magistrat a lixées lui-même, sauf approbation préfectorale.
Le préfet peut accorder la dispense de celte obligation. Le surveillé est en rupture de ban, lor.^qu'il a quitté le lieu de sa résidence sans une autorisation accordée, selon les circonstances, par le ministre de l'intérieur ou par le préfet, ou lorsqu'il a omis de se présenter devant le maire aux époques déterminées; et il est alors condamné parle tribunal correctionnel à un einpiisounement dont la durée ne peut excéder cinq ans; il peut aussi être transporté, par mesure de sûreté générale, dans une colonie pénitentiaire. (Voy. Rupture.) » " P. -S. Ce qui précède était écrit au moment où la surveillance de la haute police a été abolie par la loi du 27 mai 1885; mais l'article peut être conservé dans le Dictionnaire encyclopédique. Le législateur de 18''5 s'est détermine a supprimer la surveillance parce qu'elle retirait souvent au surveillé les moyens d'exercer sa profession. On a préféré appliquer aux récidivistes le régime de la rélégation aux colonies, dans le but de débarrasser la métropole de ses hôtes les plus dangereux, et dans l'espoir que les relégués ou au moins une partie d'entre eux seront disposés à se créer par le travail et la volonté, une nouvelle existence. La plupart d'entre les condamnés ont été les victimes de l-'ignorance et des mauvaises fréquentations; un petit nombre seulement ont des instincts pervers incorrigibles, et la société doit procurer à tous les moyens de se mieux conduire. On doit donc espérer que la rélégation des récidivistes produira d'heureux résultats; mais la ré forme du régime pénitentiaire en France nous a toujours semblé plus nécessaire et plus urgente. La loi du il mai 18so, en abolissant la peine de la surveillance, permet au juge de la remplacer par 1 interdiction pour le condamné de résider, après sa libération et pendant un nombre d'années fixé par le jugement, dans tels lieux que l'administration lui fera connaître au moment de l'expiration de sa peine. Par voie de mesure générale, le ministre de l'intérieur a, par un arrêté eii date du 23 juin lS8a, interdit a tous les individus qui étaient soumis précédemment à la surveillance de la haute police, le séjour dans les villes de Paris, Lyon,
SURV
Marseille, Bordeaux. Lille, Nantes, Saint- Etienne, .Nice et Menton. Cette interdiction est notifiée individuellement par le préfet aux condamnés libérés, et en outre il est lait défense à chacun de séjourner dans le lieu où il a commis le crime ou le délit qui a donné lieu à la condamnation. Aux termes de l'article 19 de la loi du 27 mai 1885, sont applicables à l'interdiction de séjour les dispositions législatives antérieures à cette loi qui réglaient l'application, la durée, la re^ mise et la suppression de la surveillance de la haute police, et les peines encourues par les contrevenants (C. pén. 44, 45.). (Voy. Relégation, Rupture de ban, etc.). — Quelques tribunaux correctionnels ont interprété l'article 19 de la loi du 27 mai ISSo de telle sorte que la surveillance de la haute police, bien que su[iprimée comme peine accessoire, subsiste comme peine principale lorsqu'elle s'applique au vagabondage des mineurs de seize ans, en vertu de l'article 271 du Code pénal. » (Ch. Y.)
• SURVEILLANT, ANTE s. Celui, celle qui surveille : c'est un surveillant soigneux, habile, éclairé. — Adjecliv. Cet homme est trop surveillant, cet autre ne l'est pas assez.
SURVEILLE s. f. [//mil.]. Avant-veille, le jour qui précède immédiatement la veille: la surveille de Noél.
• SURVEILLER v. n. [// mil.]. Veiller particulièrement et avec autorité sur quelque chose : ce n'est pas assez que tels et tels prennent le soin de cette affaire, il faut encore quelqu'un pour y surveiller. — v. a. : surceiller des travaux.
^ ' SDRVENANCE s. f. Jurispr. Arrivée que l'on n'a point prévue. Ne se dit guère qu'en parlant des enfants qui surviennent api'ès une donation faite : une donation est révoquée de droit par surecnance d'enfants.
" SURVENANT, ANTE adj. Qui survient. — Substantiv. Il y a place pour les survenants.
' SURVENDRE v. a. Se conjugue comme Vendre. Vendre trop cher, plus cher que les choses ne valent : survendre sa marchandise. — v. n. Vous avez tort de survendre.
' SURVENIR V. n. Se conjugue comme V'-uir. Arriver inopinément : comme ils étaient ensemble, il survint du monde. — Arriver de surcroit ; si la fièvre survenait, s'il survient le moindre accident, c'est xm /lomme mort.
• SURVENTE s. f. Vente à un prix excessif: c'est une survente trop visible.
' SURVIDER v. a. Oter une partie de ce qui est dans un vase, dans un vaisseau, dans un sac trop plein : il faut survider ce sac, ce vaisseau.
• SURVIE s. f. Jurispr. Etat de celui qui survit a un autre ; et en cas de survie, l'un des contractants s'oblige... — Gains de subvie, ou Gains nuptiaux, avantages qui se font entre époux, en faveur du survivant. — Législ. « Lbs présomptions de S!«Tiesont établies par la loi elle-même pour le cas où plusieurs personnes appelées respectivement à la succession l'une de l'autre, ont péri dans le même événement, sans que l'on ait pu reconnaître laquelle est décédée la première, et sans que l'examen médical, les circonstances de fait et les dépositions des témoins do l'évenenienl puissent indiquer avec certitude quelle personne a surv,^'cu à l'autre. Lorsque le juge ne se trouve pas sulfisammenl éclairé par ces indices, la présomption do survie résulte de l'âge et du sexe des personnes décédées. Si ceux qui ont péri eiibeiiible avaient loua moins de 1-5 ans, le plus âgé est présume a oir survécu; s'ils étaient tous au-dessus de 6U ans, c'est au contraire le moins âgé qui est présqmé avoir survécu; si les uns avaient moins 4e 15 ans
sus
et les aulres plii-^ (le 60 ans, la présomption de survie est en faveur des premiers. Enfin lorsque ceux qui ont péri ensemble avaient 15 ans accomplis et moins de 60 ans, le mâle est présumé avoir survécu s'il y avait eîralité d'âge ou si la difTérence d'â?ë n'excédail pas une année: mais s'ils étaient du même sexe, ou si entre deux individus do sexes ditl'érents la diflereuce d'â;.'e excédait une année, le plus jeune est présumé avoir survécu au plus âgé iC. civ. 7i0 et s.) — On doit admettre comme conséquence, bien que la loi ne l'ai pas dit, que si, deux personnes ayant péri ensemble, l'une avait de lo à 60 ans, et l'autre moins de 15 ans ou plus de 60, c'est la première qui sera présuméeavoir survécu. — On nomme droits de swvie (id. 1452), et plus fréquemment gains de survie, les avantages qui sont attrilmés à l'époux survivant, soit par les stipulations du contrat de mariage, .^oit par un acte postérieur de donation entre époux, lesquels avantages sont à prélever sur l'actif de la communauté ou sur la succession du prédécédé. (Voy,
DONATIU.N-.S. (Ch. Y.)
SURVILLE Marguerite-Éléonore-Clotilde
DE \ ALLO.N-CiiALYS DE;, dame française du xv° siècle, auteur prétendu de. poésies recueillies pour la première fois en 1803, et attribuées au marquis Joseph-Etienne de Survill'e, royaliste exécuté en 1798, et même, avec moins de probabilité, à l'éditeur Vanderbourg. Elles se rapportent presque toutes à son mari. Bérenger de Sorville, qui mourut en défendant Orléans contre lesAniilais.
SUR'VILLIERS, village du cant., de Luzarches, arr.. et à 32 kil. N.-E. de Pontoise, (Seine-et-Oise^ ; 541 hab. Château qui appartint à Joseph Bonaparte. (Voy. Joseph Bona-
PAKTE.)
* SURVIVANCE s. f. Droit, faculté de succédei à un homme dans sa charge après sa mort : il avait un gouvernement, et le roi lui en accorda la survivance pour son fils.
' SURVIVANCIER s. m. Celui qui a la survivance d'une charge : souvent le survivancier exerçait du vivant du titulaire, et de son consciilement.
• SURVIVANT, ANTE adj. Qui survit à un autre. — Substantiv. Le survivant des époux.
' SURVIVRE V. n. Se conjugue comme Vi'rrt'. Demeurer en vie après une autre personne : selon l'ordre de la nature, les enfants doivent survivre à leur père. — F\^. Survivre à son honneur, à sa réputation, à sa fortune, vivre encore après la perte de son honneur, de sa réputation, de sa fortune. On dit de même. Survivre A la ruine de sa patrie, etc.— Survivre, v. a. Il a survécu son fils, sa femme. (Vieux.) — Se survivre v. pr. Se survivre à soi-même, peidre avant la mort l'usage des facultés naturelles, comme : la mémoire, l'ouïe, la vue, la raison. Il se dit particulièretnenl de ceux qui tombent en enfance. — Se survivre dans ses enfants, dans ses ouvrages, laisser après soi des enfants, des ouvrages qui perpétuent le souvenir du nom qu'on portait, des qualités, des talents qu'on possédait.
- * SUS [su] prép. Sur. N'est plus guère usité que dans cette phrase de déclarations, d'ordonnances, etc.. Courir sus a quelqu'un.
— En sus loc. prép. ou adv. Au-delà : il a touché des gratifications en sus de ses appointements. — Fin. Le tiers, le quart en sus, se dit quelquefois d'une quantité qui, étant ajoutée à une somme, donne une somme, totale dont cette quantité est le tiers ou le quart : le tiers en sus de six mille francs est trois mille francs.
' SUS [suss] interj. fam. dont on se sert yiiiur exhorter, pour exciter : sus mes amis, sus dune, levez-vous.
SUSI
SUS [souss], terriloiie monlagneux du Maroc, comprenant les côtes do l'Atlantique entre lÂtlas et le fleuve Asaka ou Mun, et s'étendanl à l'E. jusqu'au pays appelé Draa 750,000 huh. Les montagnes contiennent beaucoup de minéraux, partieulièrement du cuivre et du plomb Le fleuve Sus traverse le pays jusqu'à l'Atlantiipie près d'Agadir. Les habitants, qui sont Shelloohs, ou Berbères et Arabes, sont de mœurs plus austères et plus guerrières que les autres Marocains. La prin cipale ville est Tarudant. La partie N. di pays, au-dessus de la rivière Gaz, est administrée par le gouverneur de Tarudant, sou l'autorité de l'empereur du .Maroc. Tazerouall, au S. de Gaz, a un souverain nominalement indépendant, et le reste est gouverné par des cheiks indépendants.
SUZANE (Louis), général français, né à Pérouse iltalie). en 1810, mort à Meudon le 29 sept. 1876, chef du personnel de l'artillerie depuis 1848: auteur d'une Histoire de l'artillerie et d'une Histoire de la cavalerie française.
* SUSCEPTIBILITÉ s. f. Disposition à se choquer trop aisément : c'est un homme d'une extrême susceptibilité.
♦ SUSCEPTIBLE adj. [su-sè-]. Capable de recevoir certaine qualité, certaine modification. Se dit tant au sens physique qu'an sens moral : la matière est suiceptiUe de tout' s sortes de formes. — Qui est facile à blesser, qui s'otTense aisément : il est fort susceptible.
' SUSGEPTION s. f. (lat. susceptio). Action de prendre les ordres sacrés : la susception des ordres sacrés oblige à des devoirs sévères. — Se ait aussi de deux lêtes de l'Eglise catholique : la susception de la sainte croix.
• SUSCITATION s. f. Suggestion, instigation : il a fait cela à la suscitation d'un tel. (Vieux.)
' SUSCITER v. a. (lat. suscitare). Faire naître, faire paraître dans un certain temps. Se dit, particul., en parlant des hommes extraordinaires que Dieu inspir.', qu'il conduit et pousse a exécuter ses volontés : ÏHeu a suscité des prophètes. — Ecrit. Susciter lignée a SON FRÈHE, faire revivre le nom de son frère mort sans postérité, en épousant sa veuve pour en avoir des enfants, ce qui était d'usage parmi les Juifs. — Faire naître à quelqu un des embarras, des affaires fâcheuses, desinimitiés, dans le dessein de lui nuire : il lui a suscité des ennemis.
' SUSCRIPTION s. f. Adresse écrite sur le pli extérieur d'une lettre missive : c'est lui qui II mis la suseription à cette lettre,
' SUSDIT, ITE adj. [suss-di]. Nommé cidessus. Ne s'emploie guère qu'en style de pratique. La susdite maison. — Substantiv. Le .'<usdit; la susdite.
SUSDENOMMÉ, ÉE [suss-dé-]. Qui a été déjà nomme.
SUSE (gr. ta Soûsa, la ville des lis), ancienne ville de Perse, capitale de la Susiane. Elle était située entre le Choaspes (auj. Kerkha) et le Coprales (.\bzal), et était une des plus grandes villes de l'empire des Perses. On croit que le moderne Sus ou Sous estsur son emplacement.
SUSE (anc. Segusio). ville de la prov. et à 55 kil. 0. de Turin (Italie), au pied des Alpes, sur la Doire Ripaire; 4,106 hab. Nombreuses antiquités; vastes ruines de la forteresse de la La Brunetta. Carrières de marbre et de fer.
SUS ÉPINEUX. EUSE adj. [su-zé-]. Anat. Se dit d ,;n petit muscle piriforrae placé audessous de l'articulation scapulo-humérale.
SUSIANE, province de l'ancien empire persan, au N. dugolle Persique. C'est aujourd'hui le Khuzistan. Cap., Suse.
SUSP
• SUSMENTIONNÉ, EE adj. Mentionné cidessus : l'<irif susmentionné.
• SUSNOMMÉ, ÉE adj. [suss-no-]. Nommé ci-dessus : les parties susnommées.
' SUSPECT, ECTE adj. [suss-pè] (lat. suspectus). Qui est soupçonné, ou qui mérite de l'être. Se dit des choses et des personnes: cet homme m'est suspect, me devient suspect.
' SUSPECTER V. a. Soupçonner, tenir pour suspect : ic suspecte fort la fidélité de ce domestique
• SUSPENDRE v. a. Elever quelque corps en l'air, l'ultacher, le soutenir en l'air avec un lien, de telle sorte qu'il pende et qu'il ne porte sur rien : suspendre en l'air. — Surseoir, diflérer, discontinuer, cesser pour quelque temps : suspendre l'exécution d'un arrêt.
— Suspendre sa aiarche, interrompre sa marche, s'arrêter pour quelque temps : ces troupes ont suspendu leur marche, ont eu ordre de suspendre leur marche. — Se dit, aussi fig., en parlant d'un ecclésiastique, d'un magistrat, d'un officier, d'un agent quelconque dont on interrompt les fonctions, sans lui ôter son caractère : suspendre un prêtre de ses fonctions.
• SUSPENDU, UE part, passé de Suspendre.
— Se dit, par ext,, des choses qui sont en équilibre, et qui paraissentse soutenir d'ellesmêmes : les 7iuèes sont suspetidues en l'air.
' SUSPENS adj. [suss-pan] (lat. suspensus). Interdit. N'est usité qu'en parlant d'un ecclésiastique qu'on suspend des fonctions de son élat : un prêtre suspens. — En suspens loc. adv. Dans l'incertitude, sans savoir à quoi se déterminer : ,;'e suiS en suspens de ce que je dois faire. — Cette affaire est demeurée en SUSPENS, elle est encore indécise.
' SUSPENSE s. f. Censure par laquelle un ecclésiastique est déclaré en suspens : un prêtre qui a encouru la suspense. — Etat où un ecclésiastique est mis par cette censure : un ]irétre qui dit sa messe pendant sa suspense devient irrégulier.
• SUSPENSEURadj. m. Anat. Qui soutient, qui tient suspendu : ligament suspenscur du foie, de la verge.
• SUSPENSIF, IVE adj-. Jurispr. Qui suspend, qui ariète et empêche d'alleren avant, de continuer : il y a des cas où le simple appel est suspensif. — Gramm. Points suspensifs, plusieurs points mis à la suite les uns des autres, pour marquer suspension ou interruption du sens.
SUSPENSION s. f. Action de suspendre, ou état d'une chose suspendue : la suspension du penduleparune soie ou par un fil de métal.
— Surséance, cessation d'opération pour quelque temps : la suspen.^ion de l'exécution d'un jugement. — Suspension d'armes, cessation momenlanée des actes d'hostilité. — Action d'interdire un fonctionnaire public de ses fonctions pour un temps : il a été prononcé contre cet avoué une suspension de trois mois.
— Figure de rhétorique qui consiste à tenir les auditeurs en suspens : la suspension augmente l'effet des choses qu'on doit annoncer. — Gramm. Sens interrompu brusquement, et qui n'est point achevé : la suspension, dans l écriture, dans l'impression, se marque par une suite de points.
• SUSPENSOIRou Suspensoire s. ra. Chir.
Sorte de bandage dont on se sert pour soutenir le scrotum, et pour prévenir les descentes d'intestins et autres incommodités de ce genre : porter un suspensoir.
' SUSPICION s. f. (lat. suspicio.) Soupçon, déliaiice. N'est guère usité qu'en jurisprudence : suspicion de fraude.
SUSPIRIEUX. EUSE adj. (lat. suspirium, soupir). Se dit de la respiration quand tlle
SUTT
produit un bruit semblable à celui d'un soupir.
SUSRELATÉ, ÉE adj. [suss-re-J. Qui a été relaté plus haut.
SUSQDEHANNA, tleuve long de 6.Ï0 kil.
ayant sa source dans le lac Otsego (état de New-York). Il court d'abord au S.-O., puis au S.-E.. retourne brusquement au S.-O.. passe à VVilkesbarre, et reçoit, près de Sunbury, sa bianche occidentale (longue de plus de 350 kil.), d'où il coule au S. et au S.-E. jusqu'à la baie de Cbcsapeake au Havre de Grâce. Il arrose Bingbampton et Harrisburg, etsa branche occidentale passe à Lock Haven et à Williamsport. Il est coupé de rapides et n'a généralement que peu de profondeur; il transporte beaucoup de bois flotté.
SUSSEX [seu'-sex], comté du S.-E. de rAnf;leterre, sur le Pas-de-Calais; 3,380 kil. carr. ; 450.000 hab. Une chaîne de collines crayeuses, appelée les Norlh Downs, le traverse au N.-E., et les South Downs le coupent en deux dans sa longueur. Le pays e>l essentiellement agricole. Les downs (dunes) offrent d'excellents pâturages, et sont renommées pour leurs moutons. Les villes capitales du comté sont Chichester et Lewes.
SUSSEYEMENT s. m. [su-sè-ieu-man]. Vice de prononciatiun qui consiste à placer la 1 langue entre les dents en prononçant les articulations sifflantes.
SDSSEYER V. n. [suss-sé-ié]. Faire des susseyernenU.
SUSTENTATION s. f. Action de sustenter.
• SUSTENTER V. a. (lai. swsicntore). Nourrir, entretenir la vie par le moyen des aliments. Ne se dit qu'en parlant des personnes: tant de livres de pain par jour suffi^int pour sustenter tant de pauvres
SUSURRATEUR, TRICE s. Personne qui susurre.
SUSURRATION s. f. Murmure, bourdonnement.
SUSURREMENT s. m. Action de susurrer.
SUSURRER V. n. [su zur-ré] (lat. stisiarare). Murnuii'cr, bourdonner.
SUSURRUS s. m: [su-zurr-russ] (mot lat.). Murmure particulier produit par certaines tumeurs anévrismales.
SUTHERLAND [seuth'-eur-lanndd], comté du N. de l'Ecosse, sur la mer du Nord; 4,883 kil. carr.; 25,000 hab. Plusieurs petites "lies sur les côles septentrionales et occidentales, en font partie. L'intérieur est montagneux. On y élève beaucoup de moutons. Il n'y a qu'une ville, Dornoch, la capitale.
SUTILE adj. (lat. sutilis). Qui est cousu.
SUTLEJ [seull'-ledj], la plus orientale des cinq rivières de Pendjaub (Inde). Après être sortie du lac Manasarowar (Thibet), elle coule au N.-O. pendant 250 kil., puis à l'O. jusqu'à "80 kil. de sa source, où elle se réunit au Béas; de là elle court au S.-O., sous le nom de Ghara, jusqu'à sa jonction avec le Chenaub, à oOO kil. au-dessous, avec lequel il forme le petit affluent de l'Indus appelé Punjnud. En plaine, le Sutlej a de 7 à 30 pieds de profondeur, et de 250 à 7,t0 m. de large. On croit que le Sutlej supérieur est le Hesudrus, et l'inférieur l'Hyphasis des anciens.
SOTTIE ou Suttee s. f. [sutl-ti]. Sacrifie volontaire d'une veuve indoue qui se fait brûler vive sur le bûcher de son mari. Celte pratique existe depuis bien des siècles, non seulement dans l'Inde, mais dans d'autres contrées de l'Asie. En 1829, lord William Bentiuck, gouverneur général, publia un décret assimilant au meurtre toute participation dans un acte de suttie et le punissant
SWAM
comiiie lel. Celte coutume est regardée coiiiijic éteinte aujourd'hui.
SUTURAL, ALE adj. Qui a rapport aux sutures.
* SUTURE s. f. (lat. sutura; de niere, couiirei. Anat. Jointure de deux parties du crâne qui entrent l'une dans l'autre par des dentelures, et qui paraissent comme cousues ensemble : les sutures du crdne. — Bot. Endroit où les pièces, les valves qui forment l'enveloppe de certains fruits, se joignent et adhèrent entre elles par leurs bords : suturi: longitudinale. — Chir. Réunion des lèvres d'une plaie, soit que celte réunion s'opère avec les aiguilles et le fil, soit qu'on l'obtienne par le moyen des emplâtres. — Se dil quelquefois, fig., en parlant des ouvrages d'esprit dont on a retranché quelque partie, et signifie, le travail que l'on fait pour empêcher que la suppression ne paraisse : au moyen d'une suture habilement faite, on ne s'aperçoit pas qu'il a retranché cette scène, ce chapitre ce paragraphe.
SUTURER V. a. Fermer par des sutures.
SUTUREUX, EUSE adj. Qui présente des sutures.
SUWALKI [sou-val'-ki]. I, gouvernement dans l'O. de la Pologne, sur losl'rontières de [Prusse et de Lilhuanie; 12,351 kil. carr.; 3.0, 000 hab. 11 est borné par le Niémen a l'E. et au N. Outre la capitale, sa principale ville est Auguslowo. — II, capitale du gouvernement à 250 kil. N.-E. de Varsovie:
2U,OO0hab. Beaucoup de distilleries d'alcool; commerce actif, surtout eu chevaux et en besliau.x pendant les foires périodiques.
SUZANNE (Sainte). I, fille d'Helcias et femme de Joakini de la tribu de Juda. Elle est suriout connue par la résistance qu'elle opposa à deux impudiques vieillards, ses juges, qui la firent condamner à mort. — 11, martyre (J93 apr. J.-C). Fête le M août.
SUZANNE (Sainte-). I, ch.-l. de cant.,arr. et à 30 kil. E. de Laval (Mayenne) ; 1 .448 hab. — Il, ch.-l. de cant., arr. et à 18 kil. E. de Saint-Denis (île de la Réunion); 6,771 hab.
SUZE (La), ch.-l. de cant., arr. et à 19 kil. S.-O. du Mans (Sarthe), sur la rive gauche de la Sarthe; 2,574 hab.
* SUZERAIN, AINE adj. (du lat. subsum, pour sursum. en haut). Feod. Se disait d'un seigneur qui possédait un fief dont d'autres fiefs relevaient : seigneur suzerain. — Substanliv. Le vassal et le suzerain.
' SUZERAINETÉ s. f. Qualité de suzerain.
SVEABORG [své-a-borg], la principale forteresse de la Finlande (Hussie), sur le golfe de Finlande, à 5 kil. S.-E. de Helsin:.foi-5, dont elle défend les approches; 4,000 hab. Elle est bâlie sur sept îles granitiques; le fort principal est dans l'île de Vargoe au sud. Le port intérieur peut loger 70 vaisseaux de ligne. Elle fut élevée par les Suédois en I74y-'5S comme défense contre la Russie. Le commandant suédois, l'amiral Constedt, capitula devant les Russes le 7 avril 1808 après un siège de deux mois, et malgré d'amples ressources. La paix du 17 sept. 1808 en assura définitivement la possession à la Russie. En août 1835, elle fut bombardée par la flotte alliée.
SVEALAND. Voy. Suède.
• SVELTE adj. (ital. svelto, agile). Peint., Sculpt. et .\rchit. Léger, délié, dégagé: une figure svelte. — Se dit aussi des pcr.-onne<, dans le langage ordinaire : cette femme à la taille svelte.
SWAMMERDAM (Johannes), entomologiste hollandais, né en 1637, mort vers IGSO. 11 était médecin à Amsterdam et inve:ila la manière de préparer les organes creux en
SWED
usage encore maint' nant en anatomie. Il a écrit une Histoire générale des insectes, une Histoire naturelle des abeilles, et une Histoire des éphémères (1758). Bœrhaave a édité ses œuvres et écrit sa vie.
S'WANSEA [souann'-sî](galloi.s, Ahertawy], ville du Glamorganshiie, pays de Galles, sur le fleuve Tawy, là où il se jetle dans la baie de Swansea, canal de Bristol, à 90 kil. O.-N.-O. de Bnstol; 90.423 hab. C'est une ville de bains de mer très fréquentée. On y apporte du minerai de cuivre de différentes parties du monde pour y être fondu; c'est en ell'et le centre du commerce du cuivre en Grande-Bretagne. Il y a aussi des ateliers de fer, d'élain, de zinc; des manufactures de poterie; des cales de constructions navales, et de grands docks. Le commerce y est très important.
S'WEDENBORG (Emanuel), philosophe suédois, né à Stockholm, le 29 janv. 1688. mort à Londres, le 29 mars 177:>. Il était fils de Jesper Swedberg, évêque de Skara, ce nom fut changé en Swedenborg en 1719, lors de l'anoblissement de la famille. Emanuel prit ses grades universitaires à Upsal en 1709, et, après deux ans de vovage, se livra à des recherches scientifiques à Greifswald, en Poméranie. En 1716, il revint en Suède où il fonda une feuille scientifique périodique, appelée Dxdalus Hyperboreus, qui parut irrégulièrement pendant deux ans. Pendant ce temps, Charles Xll le nomma assesseur extraordinaire du collège des mines. De 1717 à 1722, il publia des brochures sur des suje'.s scientifiques. En \~iî, il devint assesseur en titre des mines, et pendant les 12 années suivantes il se consacra aux devoirs de sa charge. En 1734, il publia Opo'a philosophiea et mineralia et Prodromus de Irifinito; en 1740-'4I, (Eeonomia Regni animalis, et en 1744-43, Regnum animale. Sa série de publications scientifiques prit fin en 1745 avec le traité I)c CuUu et Amore Dei, etc. Dès lors, il fut, comme il le dil, appelé par Dieu à la lâche de révéler à l'homme une nouvelle doctrine religieuse. A cette fin, il lui fut permis de converser avec des esprits et des anges, et de voir les merveilles du monde spirituel. Afin d'être plus libre pour accomplir sa mission, il se démit de sa charge dont on lui conserva la moitié des appointements sous forme de pension. Il s'attacha d'abord à l'étude de la Bible dans le texte original, puis à la composition de livres expliquant ses doctrines nouvelles, et qu'il publiait entièrement à ses frais. De 1749 à 1750, il fit paraître Arcana cœtestia (8 vol. in-4''); en 1758, De Cit/o et Infcrno, De Telluribus in mundo. De ultimo Judicio, De Nova Hierosotyma, el De Equo Albo; en 1763, les quatre traités doctrinaux, Do :trina Vilx, De h'ide, De Domino et De Scriplura Suera, et Continuatio de ultimo Judicio et le traité De divino Amore et de divina Sapientia; en 17G4, Divina Providentia; en 1766, Apoeaypsis Revelata; en 1768, De Amore Conjugiali; en 1769, Summaria Expositio Doetrinx et De Commercio animai et corporis, et en 1771, Vera Christiana Religio. Outre ces ouvrages, il laissait à sa mort une masse énorme de manuscrits, dont beaucoup ont été imprimés depuis. La manière de vivre de Swedenboig était simple et modeste. Dans ses dernières années, il séjourna beaucoup en Hollande et en Angleterre. Il ne faisait point d'eliorts pour gagner des prosélytes en dehors de l'impression et de la distribution de ses écrits, et il ne parlait jamais de ses communications avec le monde spirituel, à moins d'être interrogé. — Son traité, intitulé La vraie Religion chrétienne, présente les traits généraux de sa doctrine. Il enseigne que Dieu est un en essence et en personne, et qu'il a été révélé au.'i. hommes comme le Seigneur Jésus-Chiust. Dans le
SWET
Seigneur est une liinUé, non de personnes, mais de principes. Le Père e-il l'amour divin, le Fils la sagesse divine, et le Saint-Esprit 1 opération divine ou l'énergie agissant sur l'univers. Pour racheter le genre humain, le Seigneur prit un corps naturel, né de la vierge Marie, et le glorifia, c'esl-à-dire le rendit divin. Sa rédemption a consisté, non pa* à soulfrirpar suhstilution le châtiment dû aux péchés des hommes (car cela ne pouvait se faire, et quand même c'eût été possible, c'eût été sans utilité), mais à combattie réellement, au moyen de l'humanité qu'il avait revêtue, contre les puissances de l'enfer et à les vaincre. Cette victoire rendit à l'hûmmo la liberté spirituelle, qui avait commencé à s'all'aiblir par des possessions diaboliques, comme on en voit dans l'Ecriture, et le mit à même d'opérer son salut. Les poiijts principaux sur lesquels Swedenborg insiste sont la l'oi dans le Seigneur et la fuite des maux comme péchés contre lui. Le Verbe, dil-il. est la vérité divine même, éciite pour révéleile Seigneur à l'homme et pour servir d'union entre la terre et le ciel. Plusieui-s des livres contenus dans la Bible ne sont point le Verbe, bien que bons et utiles à l'Ei-'lise. Ladistinction consiste en ceci : c'est que le Verbe contient un sens intérieur ou spirituel, que le reste de la Bible ne contient pas. Ce sens spirituel est symbolique, et peut se discerner par l'application de la loi du symbolisme résultant de la correspondance universelle des choses naturelles avec les chose? spirituelles, laquelle était jadis connue aux hommes, et qui leur a été de nouveau dévoilée par Swedenborg. La raison qu'il donne de sa mission est que la connaissance de la véritable doctrine a été perdue, et l'Eglise corrorajiue par une fausse théologie et par les maux de la vie qui l'accompagnent. Par la promulgation de la vérité à lui révélée, une nouvelle Eglise a été établie par le Seigneur, et ainsi les prophéties de l'Apocalypse sur la descente de laiNouvelle-Jérusalem ont été accomplies dans leur sens symbolique. La seconde venue du Seigneur, prédite dans saint Mathieu, X.XIV, a été aussi accomplie de la même manière, un jugement dernier ayant été elfectué dans le monde spirituel en l'année ITiiT, de sorte que nous vivons sous une nouvelle loi. Le traité sur le ciel et l'enfer contient les enseignements de Swedenborg sur la nature de ces deux royaumes et leurs relations avec l'autre monde. Arcana CcBlestia est surtout une exposition du sens intérieur ou symbolique de la Genèse et de l'Exode, avec des récits de ses rapports avec le monde spirituel, et des enseignements doctrinaux variés, distribués entre les chapitres. L'Apocalypse révélée et r.-\pocalypse expliquée sont des expositions analogues de l'Apocalypse. Dans sou Amour conjugal, Swedenborg expose sa doctrine sur les relations des sexes. Ses traités sur l'amour divin et la sagesse, et sur la divine providence contiennent sa philosophie spirituelle.
SWEEP-STAKE s. m. [souipp-sté-ke] (mol angl. lormé de tosweep, balayer; stake, mise de fonds). Turf. Pris qui consiste en une somme provenant d'une souscription couvenue entre les propriétaires des chevaux engagés et qui s'ajoute à un prix quelconque.
S'WENHEIM (Conradj. Voy. Pannaktz (Arnold).
S'WETGHINE ou Svetchm (Anne-Sophie), écrivain français, née a .Moscou en 17S2, morte à Paris en ISoT. Son père, Soimonotï, était secrétaire particulier de Catherine 11 à la cour de qui elle fut élevée. En 1799, elle épousa le général Svetchiii (né en 1738, mort en 1830). Elle se trouva entourée des Russes et des émigrés français les plus distingués, qui lui restèrent fidèles même après que son mari eut été, en ISOI , brusquement privé de
SWIF
soncommandem.-iu ui- N.iint-Pétersbourg. Sa santé délicate et le chagrin de la mort de son père augmentèrent son inclination aux méditations religieuses, qui fut encore développée par ses relations filiales avec le comte Joseph de Maistre, amliassadeur de France en Russie, bien que sa conversion définitive au calholirisme en ISI.ï ait été plus directement attribuée aux écrits de l'abhé Fleury. Comme on redoutait son ascendant sur l'eriipereiir Alexandre, on suscita des vexations à son mari ; elle vint à Paris en 1816, pour s'y fixer en ISîo. après un séjour de plusieurs années en Italie. .M. de Falloux a publié ses écrits, sa vie et sa correspondance.
SWIETEN (Gérard van) [svî'-tenn], médecin hollandais, né en 1700, mort en 1772, Professeur à Leyde, il dut se retirer parce qu'il s'était fait catholique. En 1745, il devint médecin en chef de Marie-Thérèse, et professeur de médecine et d'anatomie à Vienne; il y remplit on outre plusieurs fonctions élevées. Son grand ouvrage médical Commentarii in H. Boerhaavii Aphorisniûs decognoscendis et curandig morbis (t74l-'72, 5 vol.) a été traduit en allemand, en anglais et en français.
SWIÉTÉNIE s. f. [svi'-é-té-nl] (de Swiclen, n. pr.). Nom scientifique de l'acajou.
SWIÉTÉNIE, ÉE adj. Qui se rapporte à la swiéténie. —s. f. pi. Tribu de cédrelacées ayant pour type le genre swiéténie.
SWIFT (Jonathan) [souiftt],écrivainanglais, né a Dublin en l(j67, mort en 1743. Su famille était de pure origine anglaise. Il prit ses grades à Trinily collège, de l'université de Dublin (l6S.ï;ety resta jusqu'à ce que la révolution de il)88-"89Ie chassât en Angleterre, où il devint secrétaire particulier de sir William Temple, lin 1092, il ae fit recevoir maître es arts à Oxford, et deux ans plus tard alla en Irlande. En 1694, il entra dans les ordres et reçut bientôt après la prébende de Kilroot, dans le diocèse de Connor; mais au bout de quelques mois, il reprit son poste de secrétaire. Il fut ensuite chapelain de lord Barkeley, un des hauts magistrats do l'Irlande, qu'il accompagna à Dublin en 1699. Mis à la tète de la paroisse de Laracor, qu'il dirigea ellectivement à partir de 1700, il ne larda pas à être promu à la prébende de Dunlavin dans l'église de Saint-Patrick, cathédrale do Dublin. En 1701, il publia à Londres souDj'îcowse on the Contents and Dissensions betwecn the Nobles and Gommons of alhens and Rome, où il défendait les chefs du parti wbig. En 1704 parut Baille of the Books, qui fut suivie de The Taie of a Tub, satire contre les catholiques romains et les dissidents. En 1708, il publia son Argument to prove the Inconvenience of Abolishing Christianity, Sentiments of a Church of England man wilh respect to Religii,n and Goveimnent; Prédictions for 170S by Isaac Hi kerstaff, et Letters on the Sacramenlal Test; en 1709, A Project for the advancement of Religion and the Refurmation of Manners, le seul ouvrage qu'il ait jamais signé de son nom. ho recevant rien des whigs, il passa aux tories en 1710. Sa puissante brochure intitulée The Conduct of-the Allies (1711), éleva au plus haut point sa réputation ; mais la reine Anne, de l'avis de l'archevêque Sharp et d'autres prélats, lui refusa positivement tout avancement ecclésiastique. En 1713, cependaut.il fui nommé au décanal de la cathédrale de Saiilt-Patrick, dont le revenu montait à 700 livres sterling. C'est vers ce temps qu'il écrivit The Public Spiritofthe Whigs. En 1 7 1 4 parut t'ree Thoughls on the State of Public affairs. La mort de la reine et le renversement de.s tories obligea Swill à retourner eu Irlande, où il resta sans en bougerpeiidant 12 ans. L'histoire de Swift est douloureusement mêlée à celle de trois jeunes lilie= : .\li=5 Jane Waring, qu'il appe-
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lait Varina; miss Eslher Johnson, nommée Stella dans ses poèmes, et miss Hester Vanhomrigh, qu'il désigne sous In nom de Vanessa A condition que le mariage resteiait éternellement secret, il épousa Stella en 1716. Leurs relations avaient été et continuèrent d'être équivoques, et elle mourut sans que son mariage fût publiquement reconnu. En 1720, Swift publia A Drfnce of English Cornmodities, being an Ansivcr to the Proposai for the Universal Use of Irish Manufactures. i|u'il fit suivre en i724descèlèbres Drapivr's Letters. En 1726, parut Gulliver's Travels, suite de satires sur la nature humaine et la société, qui estla plus originale et la plus extraordinaire de toutes ses œuvres. Vers 1730, sa santé était si délabrée qu'on lui défendit tout travail littéraire. En 1740, il perdit presque la mémoire, et, après une période où il fut sujet à de fréquents accès de colère, il tomba dans la folie furieuse. Celle folie s'apaisa en 1742, et il passa les trois dernières années de sa vie dans une torpeur silencieuse. On a publié, longtemps après sa mort, quelques-unes de ses œuvres posthumes : A Hisloi-y of the four la^^t Years of Quecn Anne; Polite Conversation (satire), et Directions for Servants. Sir Walter Scot a publié, en 19 vol., une édition complète de ses œuvres qu'il a fait précéder d'une biographie estimée.
SYAGRIUS. L (Afranius), administrateur romain, ne à Lyon vers 330. Ausone lui dédia le recueil de ses vers. — II. (Afranius), petitfils du précédent et fils d'Egidius, né vers 430, mort 'en 486. A la moï-t de son père (464), il gouverna le pays qui restait aux Romains en Gaule. Clovis le battit à Soissons (486) et le fit mettre à mort. Avec lui finit la domination des Romains dans les Gaules.
SYBARIS [si-ba-ribs], ancienne ville grecque de la Liicanie, dans l'Italie méridiodale, sur la rive occidentale du golfe de Tarente, entre le Crathis (aiij. Crati) et la Sybaris (Coscile). Elle fut fondée par une colonie achéenne vers 7i0 av. J.-C. A l'époque la plus prospère de sou histoire, environ 200 ans après sa fondation, Stratus dit qu'elle avait 23 cités sujettes et qu'elle pouvait mettre en ligne une armée de 300,000 hommes. Les citoyens étaient renommés pour leur mollesse et leur amour du luxe. Telys ayant renversé le gouvernement aristocratique vers 310 av. J.-C., 300 des nobles se réfugièrent à Crotone. Celle-ci ayant refusé de les livrer, une guerre s'en suivit, pendant laquelle les Crotoniates détournèrent le cours du Crathis, de sorte que Sybaris fut inondée et ensevelie et que son emplacement précis est aujourd'hui inconnu.
' SYBARITE s. m. Se dit, par allusion aux anciens habitants de la ville de Sybaris, d'un homme qui mène une vie molle et voluptueuse ; c'est un Sybarite, un vrai Sybarite.
SYBARITISME s. m. Mollesse comparable à celle des Sybarites.
SYCÉPHALIEN. lENNE adj. (gr. sun, avec ; képhalé, tête). Se dit d'un monstre qui a deux têtes confondues ensemble.
■ SYCOMORES, m. (lat. sycomorus). Arbre du genre des érables, appelé aussi /'uua; p/atane, qui croit naturellement en France, et qui sert à orner les parcs, les promenades, etc. : le bois du sycomore est blanc, léger, flexible, et s'emploie pour les ouvrages de tour, pour faire des violons, des bois de fusU, elc. — Espèce de figuier ficus sycomorus}, le sukômoros des Grecs, qui porte le même nom dans les Ecritures. C'est un arbre commun en Egypte. Son bois, léger et durable, servait autreiois à faire les étuis des momies. On le cultive aujourd'hui pour son ombrage et pour ses fruits. Dans les drames sacrés du moyen âge, coninio on n'avait pas de sycomore sous la main, on [iienait l'érable pour représenter
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l'arliie dans lequel uiimpa Zacliée, et celui où se cacha la Vieree avec l'enfant Jésus pour évilor la fureur d'Hérodf. C'ust ce qui a fait dunncrà l'érahle [acer pseudoplalavus) le nom de fvi'oniore.
* SYCOPHANTBs. m. (gr. sulinphant4s].^om qu"on d lin II ail dans Athènes à ceux qui faisaient métier de dénoncer au peuple les citoyens éminents. les riches, les magistrats. — Fourbe, menteur, fiipun. délateur, coquin.
SYDENHAM iFloyer) [si-d'n-hamm], érudit anglais, ne en 1710, mort on 1787. Il a traduit la plus fîrande partie des œuvres de Platon (I7,ï9'80, 3 vol.), et écrit Onomasticou Theolo'jiriiin (1781), etc.
SYDENHAM (Thomas), médecin anglais, né eu 16^1. mort en 16s9. 11 avait pour principe qu'il y a dans le sysième dé l'homme une force réparatrice, une tjîs medicalrix natiirx. qu'il fallait aider et non contrarier. Il est le premier qui ait traité la petite vérole par ries rafraîchissants, et la lièvre intermittente par le quinquina. On a publié, en 178.Ï, une édition collective de ses oeuvres en latin.
SYDNEY [.si-dnè], ville d'Australie, capitale di^ la colonie de la Nouvelle-Galles du Sud, sur la l'ivo méridionale de Porl-Jackson, à environ 6 kil. de son entrée, à 800 lui. iN.-E. de Melbourne; par .33° 51' lat. S. et 148" 54 lona. E. ; populaliun en y comprenant les faubourtrs, 48-i,9iJH liab". La ville s'élève en partie sur un promontoire, avec le port de Darlinf; à l'O. ; une autre partie occupe une étroite vallée à l'E., et le reste s'étend sur un terrain ondulé, au S. et à l'E. Il y a deux cathédrales, une anglicane et l'autre catholique, 120 églises, 3 théâtres, de vastes marchés, plusieurs parcs et jardins. Les collèges de dillérenles d^poniinations y sont nombreux et se rattaclicnl à l'université. Le port est presque entièrement entouré par la terre, et les plus grands vaisseaux peuvent arriver tout près des quais de débarquement. — S . dney a été l'ondée en 1788, et noinniée ainsi en 1 honneur du vicomle Sydney, secrétaire d'Etat pour les colomes. Elle a été classée comme cité en 1842.
SYDNEY, port de la iNouvelle-Ecosse ; c'est la principale vil le du Cap- Breton, et c'en était la capit.ile lorsque Cap-Brclon était une colonie r^éparee. El,e est située dans la partie E. de l'ilc, à 3Ubliil.N. E. d'Halifax; 2,427 hab. Le port est un des plus beaux du monde. Dans le voisinage, on trouve de riches mines de houille bitumineuse.
SYENE. aujourd'hui Assouan, vijje de l'ancienne'1 hébaïde (Egypte), près de la frontière d'Elhiopic. (Voy. Assouan.)
SYENITE s. f. (de Syène, n. pr.). Miner. Rocliê granitique d'origine volcanique ou inétamui pbique, composée de feldspath et de hiiriiblende.
SYÉNITIQUE adj. Qui contient de la .syénite
SYLLA ou SuUa [Lucius-Cornelius), surnommé Félix, dictateur lomain, ne en 138 av. J.-(J., mort en 78. Le nom primitif de sa lamillo était Hulinus ; elle appartenait à la grande gens Curnelia. En 107 av. J.-C, il fut élu questeur, et envoyé avec do la cavalerie eu Afrique pour secourir Marins contre Jugurtha. Eu 104, il fut lieutenant, ou légat, sou^ iMarius ; en 103, tribun militaire, et en lui il qmlta Marins, qui était devenu jaloux de lui, pour servir sous Q. Calulus. En 93, il acheta la prélure à force d'argent. En 92, il fut envoyé comme propréteur en Cilicie pour restaurer Arioliaizane dans son royaume de Cappadoced'uùMithridalel'avaite.xpulsé.Dans la guerre sociale, les succès de Sylla furent beaucoup plus brillants que ceux de Marius ; ses exploits les plus éclatants lurent accunqilis