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* T s. m. [té nu tcj. vingtième lettre et seizième consonne de l'alphabet latin et de i-eux qui en dérivent; dix-neuvième de l'alphabet grec (lait), et neuvième de l'alphabet hébraïque (telh). Elle appartient à la classe des dento linguales, et représente le son produit par une forte émission de la voix lorsqu'on a placé la langue contre la voûte du palais près de la racine des dents. C'est la force de cette émission qui distingue surtout le son de t de celui de d. — Au milieu des mots, Tsuivid'un /et d'une autre voyelle, se prononce souvent comme Cdans ce : patience, jjartial., ambition, captieux, etc. (prononcez: pasience, parsial, ambision, capsifitx, etc.). Les grammairiens ont déterminé par des règles nombreuses les cas où le T prend cette valeur accidentelle, et ceux où il garde sa valeur propre ; mais de telles règles souffrent des exceptions qui ajoutent à l'inconvénient de leur multiplicité : il est plus facile et plus sûr d'apprendre ces distinctions par l'usage.
— T final ne se prononce orduiaueiiient que devant les mots commençant par une voyelle ou par une Hsans aspiration. Cependant on le l'ail sentir, même devant une consonne, dans accessit, brut, chut, contact, correct, dot, déficit, fat, granit, induit, test, luth, net, rapt, subit, transit, vivat, zénith, et quelques autres.
— Lorsque le temps d'un verbe terminé par une voyelle est immédiatement suivi des pronoms //, JEWe, On, on met, par euphonie et pour éviter l'hiatus, un Tentre le verbe et le pronom. Dira-t-on'! Fera-tit? Joue-t-etlt:7
— Dans l'expression Va-t'en, le t n'est point une lettre euphonique : c'est le pronom toi, qui répond à vous de l'expression analogue Allei-vous-en. On cent de même, Procure-t'en, ijurde-t'en bien, etc.
* TA adj. poss. f. de la seconde personne : ((( mère. Devant les noms féminins qui commencent par une voyelle ou par une H sans aspiration, on dit, 'i'oN au lieu de Ta: ton udrcsse; ton épéc. (Voy. Ton.) — Fait Tes au pluriel : (es affaires.
* TABAC s. m. [ta-ba; ta-bak, en liaison] |de Tabaijo, n. pr.). Plante originaire d'Amérique, que l'on piépare de diverses manières, i)ui se prend en màchicaloire, ou en t'umée par la bouche, ou en poudre par le nez, et qui est aussi quelquefois eiliployée en médecine. Les botanistes la nomment iViVo/i'une; et elle était appelée Fetun par les habitants de l'Ile de Taijago, d'où le premier tabac fut
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apporté en Espagne ; une cnrotte de tabac. — Prov. Jk n'en donnerais pas une puise de tabac, se dit d'une chose dont on ne fait aucun ca*. — »» Passer a tadac, bourrer de coups, dans le jargon de la police. — Encycl. On appelle tabac la |ilante et les feuilles séchées et préparées de la nicoVana tahacttm cl d'autres e-pèces de nieotiane. La Chine, le Japon, fa Perse et d'autres contrées de l'Oi-ient produisent de grandes quantités de tabac; dans cerlains de ces pay-, cette plante est tellement naturalisée qu'on lui a cjuelquefois atlribiié une origine asialique; mais 11 ne seniiilepasqu'elle ait été cultivée et employée nulle part avant la découverte de l'Amérique.
Tabac (Nicotiana tabacum).
— Dans la cullure du tabac, on commonce par senior la graine dans une couche préparée exprès; le succès de la récolte dépend beaucoup de cette première opération. Ou choisit un emplacement bien exposé et bien abrité, et, dès que les gelées de l'hiver commencent à passer, le sol est fortement fumé, bêché et labourré. On passe finement au râteau la surface de la couche; on mêle avec soin la semence à de la chaux, des cendres, du sable ou toute autre matière qui puisse en faciliter la division, on la sème a la volée et on passe le rouleau par dessus. L'altenlioii ne doit pas se relâcher après les semailles. Il faut arroser ca tcmiis opportun, quelquefois avec de l'engrais liquide, cuuvrirde nattes ou de paille pendant les nuils fraîches, cl, quand la plante est en bonne
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voie, détruire les i-.'.sicte^ et les herbes nuisibles. Lorsque la plante a 10 centim. environ, elle est bonne à être transplantée. On prépaie le champ d'avance, et le terrain n'en est jamais trop riche : on donne, à cette cullure des plus épuisantes, du fumier d'écurie et beaucoup d'engrais artiliclcl. Plusieurs insectes attaquent le tabac, mais le plus d.iiigereux est le gros ver, qui est la larve d'une espèce de sphinx. Les vers communs du tabac sont ceux du sphinx CaroHna. de la nocluelle gamma, du sphinx quinqurmucidata. etc. Quand les plantes et les larves sont jeunes on peut lâcher un troupeau déjeunes dindons dans la cullure; mais plus tard il est nécessaire de faire l'échenillagc à la main. C e;l à la couleur et au grain de la feuille que l'on juge de sa maturité. Il vaudrait mieux quelle ne fût pas tout à fait assez mûre que de l'être trop. Quelquefois la cueillette se fait dès que la rosée du matin est évaporée, et le tabac est rentré aussitôt que fané; d'autres le cueillent dans l'aprèsmidi, et le rentrent le lendemain matin. Les méthodes de suspendre le tabac pour le faire sécher varient beaucoup; la vieille manière est de suspendre les plantes à des perches qui sont elles-mêmes soutenues à leurs extréniilés par des charpentes disposées exprès. Lne autre méthode, très commune, est de les élendre sur des lattes; il faut environ M semaines pour les sécher à point. Quand le tubac est bien sec, on l'elleuille, ou l'on déi:ri;iille les tiges. On ouvre le magasin par un temps humide, on laisse les feuilles ab- .'Oibr assez d'humidité pour ne pas se briser, on enlève le tabac de dessus les perches et on le met en piles pendant une semaine. Lors de l'opération de relleuilla.i.'eon assortit aussi les feuilles par qualités, lesquelles sont d'ordinaire au nombn? de quatre. Le premier eHéuilleur prend une tige et en ariache toutes les feuilles défectueuses, et la jette au suivant; celui-ci prend les léuiilcs de la qualité supérieure, et ainsi de suite. Lorsqu'un etiéuilleur en a uns poignée, dont le poids ordinaire est do 100 à i^O gr., li les attache ensemble avec une auire feuille. — On coiinait le plus souvent les dill'éienles sortes de tabac, par le nom de leur pays d'origine ou par celui des ports d'où on les exporte; par exemple : la Havane, Orénoque, Turquie, Latakié, Shiraz, Manille, etc. Le Paraguay eu produit de très lin qui n est exporté ([u'en ^>etiles qnanilés. — Les qua-
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lilés de tabac à priser sont très diverse?. Les plus grossières se font avec les nervures de- feuilles: dans les meillenies, au contraire, on n'emploie que la feuille proprement dite; et dans les qualités intermédiaires, on hroie tout ensemble, en y ajoutant la pniissière et les détritus que laissent les niarliines à couper le tabac à fumer. On disliMi;ue le tabac à priser sec et le tabac à priser humide. Le sec se prépare avec du tabac qui a été exposé à une température très élevée avant d'être râpé: il est d'ordinaire pulvérisé très fin, d'un brun jaunâtre, et très ditfuslble dans l'air: il demande par suite des précautions pour se conserver. Les tabacs à priser humides se préparent en râpant le tabac lorsqu'il est humide encore, et en le eoumettani à diverses manipulations. — Le- eliets médicinaux du tabac sur le système sont très marqués, qu'on le prenne à l'intérieur ou à l'extérieur. Pris en petite quantité, soit en fumant, soit en chiquant, -soit en prisant, le tabac agit comme sédatif narcotique. A plus hautes doses, ou chez ceux qui n'y sont pas habitués, il cause des élourdissements, des faiblesses, des nausées, des vomissements, de la diarrhée, avec une grande débilité: si les nausées continuent avec de violents efforts, la peau devient froide ot visqueuse, les muscles se d-tendeiit, le pouls s'alfaiblit, des èvanouissHnients et quelquefois des convulsions s'en suivent, et la mort termine tout. La puissance du tabac est grande pour détendre le système muscu- Uiiro. — 11 existe à Pans lo, rue Saint-Benoit) une société contre l'abus du tabac. Celte société accorde des prix aux meilleurs mén)oires sur des sujets déterminés et distribue des récompenses aux personnes qui rendent des services à son œuvre. — Hist. « Lors de la découverte de l'Amérique, des Espagnols qui avaient abordé, en 1498, dans l'île de Tabago, aujourd'hui l'une des petites Antilles anglaises, virent les indigènes fumer les feuilles d'une plante qu'ils nommaient(;o/i!6'a. Us en fumèient eu.\-niêines, et lapportèrent en Europe cette herbe de Taliai:o, qui fut plus tard appelée tat/uc. Les Indiens du conlinentaniéricain fumaient également le tabac qui, au Brésil, avait le nom de petun. En t.ï60, la reine Catherine de Médicis reçut du labac en poudre que lui avait fait remettre Jean Nicot, ambassadeur de France à Lisbonne; elle s'en servit comme d un remède contre la migraine, et bientôt 1 usage s'en répandit à la cour et à ta ville, ainsi que dans plusieurs pays d'Europe. On prisait cette poudre à la Heine: et ce ne fut que longtemps après que le peuple apprit, par les marins, à fumer le tabac et à le mâcher. Quelques gouvernements essayèrent vainement d'arrêter les progrès de celte mode que la raison condamne a tous les points de vue, mais qui se propage sans cesse, Lràce à 1 instinct d'imilalion si naturel à l'homine, et aussi parce que le labac aide â remplir le vide des heures de désœuvrement. En 1624, le pape Urbain Vlll fulmina l'excommunication contre tous ceux qui apporteraient du tabac à priser dans les églises; et lanalheme fut renouvelé en 1696 par Innocent XU De son côte, le cardinal Richelieu, considérant que l'usage de cette drogue nauséabonde portait un grand préjudice a la sauté, eu lit réserver le débit aux apothicaires, sous peine du fouet pour tous les autres marchands qui en tiendraient commerce. Celte mesure fut reconnue impuissante; on renonça a la faire exécuter, et l'on essaya un autre moyeu en frappant les tabacs éiiaugers d'un droit d entrée de 30 sols par livre, ceux des coiouies françaises restant affranchis de ce droit (Decl. de Louis Xlll, 17 nov. I639J. Ce fut là une source nouvelle de profits pour l'Etal; mais le produit de cette taxe elait considérablement réduit par les importatious faites eu
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fraude, et par l'intKi.luction de la culture du tabac dans plusieurs provinces de France. Aussi Louis XIV trouva bon de réserver au lise la vente du labac. En 1697. ce monopole fut distrait du bail général des cinq grosses fermes d'impôts, et fut airernié à part moyennant I,o00,000 livres par année. 11 fut "supprimé en 1719 et remplacé par des droits d'entrée; mais on le rétablit bientôt en ili\ , et la prohibition par laquelle on avait interdit la culture du tabac en France fut maintenue. En 1730, la vente du t.ibac fui de nouveau attribuée à la ferme générale: et en 1789, le prix du bail s'élevait à 32 millions délivres. A cette époque le tabac était vendu par les débitants, au prix de 4 livres tournois la livre de poids. Les provinces frontières du nord et de l'est avaient été affranchies du monopole du tabac: mais ce privilège fut restreint dans la suite. Ceux qui introduisaient du tabac en contrebande étaient condamnés aux galères, et lorsque trois personnes avaient été rencontrées ensemble et armées, se livrant à cette contrebande, elles étaient punies de mort, sur la simple déclaration de témoins. L'Assemblée constituante, après de longues études auxquelles s'étaient livrés ses comités des finances, de l'agriculture et du commerce, renonça au monopole dont il s'agit. La loi Hu 12 fév. 1791 rendit libre dans toute la France la culture et la fabrication des tabacs; et la loi du 1" mars suivant frappa seulement ceux qui étaient importés d'un droit de douane de 2a fr. par quintal, lequel droit fut élevé à 30 fr. par la loi du 22 brumaire an Vil. Le monopole de la fabrication et de la vente des tabacs a été rétabli par un décret du "i9 déc. 1810. 11 n'a cessé, depuis cette époque, de donner à l'Etat des produits sans cesse croissants; il a été prorogé successivement par des lois de finances, et en dernier lieu, jusqu'au 1^' janv. 1893, en vertu de la loi du 29 déc 1882. Le produit brut s'est élevé en ISI'3, à 20 millions; en 1819, à 42 millions; en l8il, à 7b millions; en IS 0, à 121 millions; en 18b3, à 371 millions, non compris la vente des tabacs de cantine et de ceux qui ont été exportés. On peut évaluer aujourd'hui la recette brute à âOJ iniilionset le produit net à 400 millions. — Lègisl. La direction générale des tabacs, qui est l'un des grands services du ministère des finances, s'occupe de tout ce qui concerve la culture, l'achat, la fabrication et la viMite des tabacs en France. La culture du tabac ne peut être entreprise sans une permission de radministratiuii, sous peine de destruction des plants et d'une amende qui est de 50 cent, par pied si la plantation e.-t faite dans un terrain ouvert, et de I fr. 30 ceul. par pied si le terrain est clos de murs; sans que, dans aucun cas, l'amende puisse excéder 3,000 fr. (L. 28 avr.l 1816, art. 1SI ; L. 23 avril 1836). Les cultures ne sont autorisées que dans lo départements, savoir; Alpes-Manlimes, Boiiches-du-Khôae, Uordogne, Gironde, llle-et-Vilaine, Lot, Lotet-Garonne, .Meurthe-et-.Moselle, Nord, Pasde-Calais, Uauce-baùne, Savoie, Haute-Savoie, Var et tL-rritoire de Bcltorl. Ces cultures peuvent être permises à titre d'essais dans d'autres déparlements. Le nombre d'hjctares à cultiver en taioac est fixé annuellement, pour chaque département, par le ministre des finances, et des [lennissions de culture sont, sur la demande des cultivateurs, accordées par une commission départementale, et pour une surface rigoureusement limitée. Les planteurs ne peuvent céder leur récolte qu'à la régie des tabacs, à moins que cette réculte n'ait été destinée à l'exportatiou. En Algérie, la culture du labac est entièrement libre. Les ta'jucs exotiques nécessaires a la régie lui sont fournis par adjudication publique; mais certains laOacs sont achetés âla Havane par des agents de l'adminislralion L. 28 avril 1816
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et règlements postérieurs). — La fabrication des tabacs s'opère, pour le compte de i'Ktat, dans quinze manufaciures nationales qui sont situées à Bordeaux, Châteauroux, Dieppe, Dijon, le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Morlaix. Nancy. Paris (Grô.s-Caillou, Reuilly et Pantinj, Tonneins et Toulouse. Chacune des manufactures est gérée par un conseil composé du directeur, président, de l'ingénieur, et du contrôleur. Il y a en outre des sous-ingénieurs, des gardes- magasins, des contrôleurs, et divers employés." Lorsqu'un service de culture est réuni à une manufacture et à des magasins, le tout e.-t placé sous la direction d'un employé supérieur qui a le titre de directeur des tabacs. La vente des tabacs est faite par plus de 45,000 débitants qui prennent leur approvisionnement, au comptant, chez les entreposeurs de la régie. 11 existe un entrepôt au chef-lieu de chacun desanondissements. Les titulaires des débits sont nommés à vie. par le ministre des finances ou par les préfets, selon que le produit annuel du débit est ou non supérieur à 1,000 fr., et le choix de ces titulaires est limité à certaines catégories de personnes ayant, par elles-mêmes ou par leurs parents, droit aux faveurs de l'Etal (Décr. 28 nov. 1873; 17 mars 1874). Les prix de vente aux consommateurs, sur lesquels une légère réduction est faite au profit des débitants, sont actuellement fixés à 12 fr. 50 le kilogr. pour le tabac ordinaire, soit en poudre, soit à fumer i scaferlati), soit en rôles (à mâcher), et à 16 fr. le kilogr. pour le tabac supérieur et les tabacs étrangers. Les cigares tt les cigarettes sont vendus à des prix divers, selon les provenances et les qua- ! liiés. Des tabacs de qualité inférieure dits tubucs de cantine sont vendus à prix réduits dans les départements frontières; et ces prix varient selon les zones établies. (Voy. Zcne.) Les mêmes tabacs de cantine sont livrés à des prix encore plus réduits, à l'année, à la marine et aux hôpitaux. Un particulier peut obtenir l'autorisation de recevoir en France, moyennant un droit d'imi ortation assez élevé, et jusqu'à concurrence de 10 kilogr. par année, certains tabacs dits de santé. — Quiconque a été trouvé vendant ou colportant du tabac en fraude est arrêté, puis condamné à une amende de 3U0 fr. a 1,000 Ir., en outre de la confiscation du tabac saisi 11 en est de même de ceux qui ont fabriqué du tabac factice avec une matière quelconque destinée àêtrevendue comme tabac. La fabrication des tabacs par un entreposeur ou par un débitant est punie de la même amende et en outre de la destitution et d'un emprisonnement dont la durée est de trois mois à un an. Toute personne qui est trouvée détenteur soit de tabacs autres que ceux de la régie, soit de fdus de 1 0 kilogr. de tabacs de la régie dépourvus de leurs marques et vignettes, soit de tabacs de cantine découverls dans un lieu où le débit n'en est pas autorisé, est punie d'une amende de 10 fr. [lar kilogr. de tabac saisi, sans que cette amende puisse être au-dessousde lOU fr., m excéder 3,000 fr. La contrebande de tabac laite aux frontières est punie comme en matière de douanes.
iL. 1816, art. 217 et s.; L. 25 mars 1817, art. 125). — La fabrication et la vente du tabac sont monopolisées au profil de 1 Etat, non seulement en France, mais aussi en Autriche et en Italie. Le tabac est as-ujetti a des droits de douane, en Angleterre, eu Hollande, en Belgique, en Suisse, etc. Dans les Etals-Unis d'Amérique et dans 1 empire de Russie, les producleuis de labac et lesdé< bitauLs doiveni être pourvus dune licence ou patente. En Allemagne, les tabacs exotiques sont soumis à ùh droit d'importation, et la culture du tabac indigène est imposée proportionnellement a 1 étendue du terrain cultive. » (Ch. ■¥.)
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TABACAL. ALE adj. Qui provient du tabac. TABACOLOGIE s. f. Traité sur le tabac.
TABACOMANE s. m. Anialeur de labac.
TABACOPHOBE s. m. Qui a le tabac en horrt.'ui'.
' TABAGIE =. f. Lien public où l'on va fumer du labac : il va tous les jours à la tabagie. — Sorte de petile cassette dans laquelle t.n serre du tabac, des pipes, et tout ce qui est nécessaire pour fumer.
TABAGO. Vuy. Touago.
TABANIEN. lENNE adj . (lai. i(ibanus, taon). Eiitum. Qui ri'S>fmlile ou qui se rapporte au taon. — s. m. pi. Kamille d'insectes diptères ayant pour type le genre taon.
TABAR ou Tabar s. m. Ancien vètiment, serré à latailie, ouvert sur les côtés, avec de tarâtes mancbes qui s'arrêtaient au coude. Le tabar fut d'abord un vêlement militaire, que les chevaliers du moyen à|.'e plaçaient sur leur armure et qui était ordinairement orné de leur blason; il fit ensuite partie de l'habillement civil ; il lut
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dans le costume des hérauts, et prit la forme d'un petit manteau couri.
TABARCA ou Tabarka, petite île de la Méditerranée, près de la côte de Tunisie, à 600 m. du territoire desKi-oiimirs, en face de l'embouchure de l'oued Kébir. Sa longueur est de 800 m., sa largeur est de 500 m. Jadis colonie génoise florissante, elle comptait 7,000 hab. Aujourd'hui elle n'a que 400 habitants; on y trouve un château fort, une église, quelques constructions abandonnées, un mouillage pour de petits bâtiments, des débris de jetées, etc.
* TABARIN s. m. (de Tabarin, n. pr.). Farceur qui représente dans les places publiques monté sur des tréteaux : c'est un Tabarin. — Il fait le Tabarin, se dit d'un homme qui fait ordinairement le boulfon. Ce mot à vieilli, ainsi que son dérivé.
TABARIN , célèbre farceur ambulant du commencement du xvii" siècle. Ses Farces. publiées en 162:', furent trois fois réimprimées,
■ TABARINAGE s. m. Action de Tabarin ou bouffonnerie : cette comédie n'est qu'un insipiile labarinage.
TABASCO, étal du S.-E. du Mexique, borné par le goife du Mexique , et les états de Campêche, Guatemala, Chiapas et Vera- Cruz; 30,680 kil. carr. ; 85,000 hab., en majorité Indiens. Pays généralement plat el en quelques endroits marécageux ; arrosé par rUiumasinta, le Tabasco et plusieurs autres cours d'eau moindres. Chênes, cèdres, bois de fer, acajou, cacao, calé, poivre, canne à sucre, palmiers nains, labac, maïs et riz. L'indigo croit spontanément dans quelques districts. Cap., San-Juan-Baulista.
TABATIER, 1ÈRE s. Personne qui travaille à 1.1 fabric.ition du Labac.
• TABATIÈRE s. f. Petile boite où l'on met du tabac en poudre : tabatière d'or. — Fe- NÊTRic A TABATIÈRE, fenêtre percée sur un toit et dont le châssis d'une seule pièce s'ouvre comme le couvercle dune tabatière. — Fusil A TABATIÈRE, sorte de fusil se chargeant par la culasse.
TABELLAIRE adj. [-bèl-lè-J. Qui est en l'orme de tablette.
* TABELLION s. m. [ta-bèl-li-on] (lat. Mbeltio: de tabeila, tablette). Olficier public qui, dans les jui'idictions subalternes et seigneuriales, taisait les fonctions de notaire.
* TABELLIONAGE s. m. Omce. exercice, foncliun de tabellion : ilaotiit le tabellionai/e de tel lieu. — Droit de tauellionagk, droit qu'avaient les seigneurs hauts justiciers d'établir un tabellion ou notaire, pour instrumenter dans l'étendue de leur justice.
* TABERNACLE s. m. (lat. tahernacnlum).
Tente, pavillon. Dans ce sens, il n'est usité qu'en parlant des tentes, des pavillons des Hcbieux : retourne, hraél, dans tes tabernacles. — Le tabernacle du Seigneur, et par excellence. Le Tabernacle, la tente où reposait l'arche d'alliance pendant le séjour des Israélites dans le désert, jusqu'au temps où le lemple fut bâti. — Nouv. Teslam. Les tabernacles éternels, le ciel, la demeure des bienheureux. — Egl. cathol. Ouvrage de menuiserie, d'orfèvrerie, de marbre, etc., fermant à clef, et mis au-dessus de la table de l'aulel, pour y renfermer le saint ciboire : il y a un beau tabernacle dans cette église. — Encycl. Les Hébreux appelaient tabernacle le sanctuaire qu'ils emportèrent avec eux à travers le désert, el qui, après la conquête de Chanaan, fut mis successivement en dépôt dans différentes villesjusqu'à ce qu'il fût remplacé par le temple de Jérusalem. C'était un coffre fait de 48 planches de bois d'acacia placées perpendiculairement et dorées, atta-
onservè I çhées les unes aux autres par des anneaux ' d'or et fixées dans des mortaises d'argent.
Au-dessus étaient étendues quatre couvertures. L'entrée, à l'orient, était fermée par un rideau que soutenaient cinq colonnes. Un autre rideau divisait l'intérieur en sanctuaire et en saint des saints. Le sanctuaire contenait la table et les pains de proposition, le chandelier d'or et l'autel de l'encens. Dans le saint des saints se trouvait l'arche d'alliance. Le tabernacle était au milieu d'une cuur de U»0 coudées de long sur oO coudées de large. — Fêtes des tabernacles, l'une des trois grandes fêtes religieuses des Juifs, célébrée après la moisson, et commençant le lo'^ jour du mois tisri. C'était en partie une fête de moisson et une fête d'actions de grâces. Elle durait huit jours (neuf chez les Juifs exilés), dont le premier et le dernier(dans l'exil les deux premiers et les deux derniers), étaient les plus importants. Pendant les sept premiers jours, il était obligatoire de vivre sous la tente. Les Juifs de différents pays célèbrent encore, d'une manière plus ou moins complète, cette fête. (Voy. Scénopégie).
• TABIDE adj. (lat. faWdus; de tabès, humeur corrompue). Méd. Qui est dune maigreur excessive, ou atteint de marasme.
TABIS s. m. [-bi]. Espèce de gros taffetas onde par ia calandre : tabis à fleurs.
' TABISER V. a. Rendre une étofie ondée à la manière du tabis : tabiser du ruban.
• TABLATURE s. f. (rad. tabler). Arrangement de plusieurs lettres ou signes sur des lignes, pour marquer le chant à ceux qui chaulent, ou qui jouent des instruments : chanter sur la tablature. — Fig. et fam. Il entend la tablature, se dit d'une personne avisi e, rusée, capable de réussir en intrii.'ne. - II. LUI donnerait de la tablature sur cktte MATIERE, il estplus habile que lui en cette matière, et il le redresserait. — Donner de la TABLATURE A QUELQU'UN, lui donner de l'embaiias, lui susciter quelque affaire fâcheuse.
• TABLE s. t. (lat. tabula). Meuble ordinairement de bois, lait d'un ou de plusieurs ais, et posé sur un ou plusieurs pieds, qui sert à divers usages : table de chêne, de noyer, d'acajou, etc. — Table de piquet, de bouillotte, DE beelan, etc., table où l'on joue au piquet,
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à la bouillotte, au brelan, etc. — Dans les anciens romans, Le? chevaliers de la Table RONDE, se dit de certains chevaliers qui s'asseyaient autour d'une table ronde pour éviter toute préséance. — Particul. et absol. Table à manger, et surtout laide servie, couverte de mets : table de douze couverts. — Dans les grandes maisons, La première table, la table des maîtres : La seconde table, la table des principaux domestiques; el, La table du commun, la table des valets. — Dans les communautés, La première table, la principale table, qui se sert à une heure réglée ; el, La seconde TABLE, celle qui est le supplément de la première. — La grande TABLE, la table des grandes personnes ; par opposition à Petite TABLE, la table des enfants : n'oubliez pas la petite table, envoyez-y du dessert. — Tenir TABLE , donner ordinairement à manger :
il tenait table autrefois; il ne tient plus table.
dites-
, tene::-V'nis table? La ro.xuiKK.
On dit aussi, Tenir table ouverte, tenir une table où l'on reçoit beaucoup de personnes, même celles qui n'ont pas été priées. — Tenir TABLE, signifie aussi demeurer longtemps à table : c'est un homme qui aime à tenir table longtemps. — Repas qu'on prend à table, relativement à la dépense qu'ils occasionnent ou au nombre et à la délicatesse des mets : il a tant, il dépense tant pour sa table. — Aimer la table, aimer la bonne chère. On dit dans le même sens. Les plaisirs de la table. — Lame ou plaque de cuivre, d'airain, d'argent ou d'autre métal, d'un morceau de pierre ou de marbre plat et uni sur lequel on peut écrire, graver, peindre, etc. : les tables de la loi, ou les tables de .Uoi'se. — Se dit également des plaques ou pièces de plomb dont on forme le revêtement d'une terrasse ou d'un réservoir : plomb en table. — En ternies d'Anal., Les tables du crâne, les deux lames osseuses qui revêtent à l'extérieur les os du crâne. — Index fait ordinairement par ordre alphabétique, pour donner les moyens de trouver facilement les matières ou les mots qui sont dans un livre : il n'y a poivt de table à ce livre. — Table des chapitres, table où l'on indique la matière qui est traitée dans chaque chapitre d'un livre. — Feuille, planche sur laquelle des matières didactiques, historiques, etc., sont offertes méthodiquement et en raccourci, afin qu'on les puisse voir facilement et d'un même coup d'oeil : table généalogique. — Tables météorologiques, tabiesoùron inscrit, jour par jour, les changements qui ont lieu dans l'atmosphère. — Tables astronomiques, tables calculées d'après les lois physiques du mouvement des astres, et au moyen desquelles on iieut, a l'aide de simples opérations numériques, assigner d'àvance la position de ces corps pour un temps quelconque. — Il y a de même, dans les autres parties des mathématiques, différentes espèces de tables destinées à abréger les calculs difficiles et d'un usage fréquent. — Table pythagouique ou dePYTHA- GORE, table qui contient tous les produits de la multiplication des nombres simples, les uns par les autres, depuis un jusqu'à neuf — Tables de logarithmes, tables de nombres en progression arithmétique, correspondant à des^iombres d'une progression géométrique dont l'emploi, universel dans les calculs mathématiques, ramène les multiplications et les divisions numériques à de simples additions et soustractions. — Tables des sinus, tables qui contiennent parordreleslongueurs des sinus, tangentes et sécantes de tous les degrés et minutes d'un quart de cercle, exprimées numériquement en parties du rayon qu'on prend pour le sinus total : il y a des tiddes des sinus où l'on a poussé l'exactitude jusques à calculer ces lignes de dix secondes en dix secondes : presque toutes, outre la va-
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leur numérique de ces liyiies, contieiuient encore leurs logarithmes, dont Cemploi est beaucoup plus fréquent. — Table de réduction, table indiquaut le rapport que dillérentes poids, différentes mesures, dillérentes monnaies, etc., ont les unes ave.; les autres: table de réduction des poids étrangers en )'Oids de France. — Trictrac. Chacune des quatre divisions du tablier, appelées aussi J.\ns : chaque table contient six cases indiquées par autant de flèches. — Ce qu'on nomme plus ordinairement aujourd'hui Dames, de là les expressions de Jan de deux tables, jan de six tables. — En pailant de certains instruments de musique, se dit de la partie supérieure de ces instruments, sur laquelle les cordes sont tendues : table de guitare. — Est aussi un terme dont on se sert en parlant de pierreries : diamant en table, diamant taille de manière que la surface en est plate. On dit de même : table de rubis, table d'émeraudes. — Toute-table, ou Toutes-tables, sorte de jeu qui se joue dans un trictrac. — Table des MAG.NATS. « C'est là le nom donné à la chambre haute du royaume de Hongrie. Aux termes d'une loi constitutionnelle volée en ISSo. les membres de celte assemblée sont : les uns des magnats héréditaires; d'autres siégeant en vertu de leurs fonctions ou dignités ; d'autres élus par différents corps de l'Etat; enfin d'autres, au nombre de cinquante, nommés à titre viager par le roi. Mais on ne voit plus siéger à la Table des magnats des personnes étrangères au royaume de Saint- Etieiiue. telles que le roi de Portugal et le prince de Galles qui étaient membres de droit de cette chambre haute, en vertu de titres territoriaux. — Table de marbre. On donnait autrefois ce nom à des tribunaux supérieurs qui connaissaient eu appel des sentences rendues par les maîtrises des eaux et forêts relativement aux liélits forestiers à la chasse, à la pêche, elc. Un édit du mois de fév. 1704 supprima toutes les juridictions dites tables de marbre, ainsi que les chambres des eaux et forêts, et les remplaça en créant une chambre dans chacun des principaux parlements, pour juger souverainement toutes les instances concernant les eaux et forêts; néanmoins, la table de marbre du palais fut rétablie à Paris par un édit de la même année. " (Ch. Y.)
* TABLEAD s. m. Ouvrage de peinture sur une table de bois, de cuivre, etc., ou sur de la toile : un beau tableau. — Fig. C'est u.ne OMBRE AU tableau. Se dit d'un léger défaut qui n'eliace point ou même qui fait mieux sentir les beautés d'un ouvrage, les bonnes qualités d'une personne. — Ensemble d'objets qui frappe la vue, dont l'aspect fait impression : le magnifique tableau que présente cette vallée. — Keprésentation naturelle et frappante d'une chose, soit en action, soit de vive voix, soit par écrit : le moment où, dans la tragédie de Racine, Arcas vient annoncer qu'on attend Iphigénie à l'autel pour Ij. sacrifier, offre un des plus beaux tableaux qui soient au théâtre. — Table, carte, ou feuille sur laquelle les noms des personnes qui composent une compagnie sont écrits selon l'ordre de leur réception : on a nommé tant de conseillers selon l'ordre du tableau. — Feuille, planche sur laquelle des matières didactiques, historiques et autres, sont rédigées et rangées méthodiquement pour être vues d'un coup d'oeil : tableau synoptique. — Table de bois, ordinairement noircie, sur laquelle on trace avec de la craie des caractères, des figures, etc., et qui est principalement en usage dans les classes, dans les écoles : tracer des figures de géométrie sur le tableau. — Cadre de menui=ene qu'on fixe sur une muraille, en un lieu apparent, pour y afficher certains actes publics ou autres, et qui est quelquefois fermé par un grillaiie : insérer l'extrait d'une demande en séparation
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de biens au tableau placé à cet effet dans l'auditoire du tribunal de commerce, dans la chambre des notaires. — Mar. Cadre de menuiserie placé à l'arrière, et dans lequel est la fipure qui donne son nom au bâtiment, ou ce nom seul entouré de sculptures.
— Phys. Tableau magique, plaque de verre, garnie d'une feuille d'étain, dont on se sert pour donner la commotion électrique. — Archit. Partie de l'épaisseur d'une baie de porte ou de fenêtre, qui est en dehors de la fermeture. — Typogr. Toute composition qui comporte plus ou moins de colonnes divisées par des filets, ordinairement avec encadrements.
TABLEAUTIERs. m.Typogr. Ouvrier dont la spécialité est de faire des tableaux.
TABLE-BAY [té-bl-bèl. Voy. Cap (Le).
TABLEE s. f. Ensemble des personnes qui soni assise- à table pour prendre leur repas.
■ TABLER v. n. Jeu de trictrac. Poser, arranger les tables ou dames du trictrac suivant les points qu'on a amenés : attendez, je n'ai pas encore tablé. (Vieux : on dit auj. Caser). — Fig. et lam. Vous pouvez tabler L.A-DEssus, vous pouvez compter là-dessus : la nouvelle est telle que je vous le dis, vous pouvez tabler là-dessus.
'TABLETIER, 1ÈRE s. Celui, celle qui fait et vend drs échiquiers, des trictaes et des tables ou dames, pour jouer aux échecs, au trictrac, etc., des billes pour jouer au billard, et autres ouvrages d'ivoire, d'ébène, etc.
•TABLETTE s. f. Planche posée pour mettre quelque chose dessus : mettre des tablettes da7is une bibliothèque, pour y ranger des livres.
— Pièce de marbre, de pierre ou de bois de peu d'épaisseur, qui est posée à plat sur le chambranle d'une cheminée , sur l'appui d'une fenêtre, d'une balustrade, etc., sur le haut de quelque ouvrage de maçonnerie : la tablette de cette cheminée n'est pas assez large.
— Pharm. Médicament solide, d'une forme aplatie, ordinairement composé d'une poudre unie au sucre : tablette purgative. — Se dit aussi de certaines autres compositions sèches, auxquelles on donne une forme semblable : tablette de chocolat. — pi. Plusieurs feuilles d'ivoire, de par. hemin, de papier préparé, etc., qui sont attachées ensemble et qu'on porte ordinairement dans la poche, pour écrire avec un crayon, ou avec une aiguille d'or ou d'argent les choses dont on veut se souvenir: tablettes garnies d'or, d'argent, elc.
— Petites planchettes de bois enduites d'une légère couche de cire sur lesquelles les anciens écrivaient. (Voy. Style.) — Otezcela de
DES--US vos tablettes, HAYEZ CELA DE VOS TA- BLETTES, ne vous attendez pas à cela, ne comptez plus là-dessus. — Vous êtes sur mes tablettes, vous m'avez déjà donné sujet de me plaindre de vous. Ne se dit guère que de supérieur à inférieur, et par manière de menace ou de reproche. — Titre de quelques ouvrages dans lesquels des matières historiques ou autres sont lédigées par ordre et eu raccourci : tablettes historiques, chronologiques, elc.
■ TABLETTERIE s. f. Métier et commerce du tablelier; ouvrages qu'il fait : il travaille bien en tabletterie.
' TABLIER s. m. Echiquier ou damier, distingué pai' soixante-quatre carrés de deux différentes couleurs, comme blanc et noir, rouge et jaune, etc. ; et sur lequel on joue au.\ échecs, aux dames, etc. (Vieux ; on dit. Damier, Echiquier.) — S'emploie aussi pour désigner la totalité d'un triclrac, qui est diwsée par un demi-bord en deux parties, sous-divisées chacune en deux tabies : les dés qui tombent hors du tablier ne valent pas.
' TABLIER s. m. Pièce de toile, de serge, de cuir, etc., que les femmes et les artisans
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mettent devant eux pour conserver leurS habits en travaillant : tablier de toile. — Certain morceau de gaze, de mousseline, de taffetas, etc.. que les femmes mettent devant elles pour l'ornement : tablier à dentelle. — Rôle a tablier, rôle d'artisan, dans l'opéra comique. — Cette actrice a pris le tablier, elle joue des rôles de soubrette. — Tablier DE timb.ale, morceau d'étoffe enrichi de broderie, qui se met autour d'une timbale. — Morceau de cuir attaché sur le devant d'un cabriolet ou autre voiture, pour garantir de la pluie et des éclaboussures. — Sculpl. Ornement sculpté sur la face d'un piédestal. — Fortifie. Partie d'un pout-levis qui s'abaisse pour donner passage sur le fossé. — Mar. Doublure que l'on met à certaines voiles pour les garantir du frottement des hunes et des barres. — Ponts et chaussées. Ensemble des poutres qui forment les travées d'un pont; parquet d'un pont suspendu.
• TABLOIN s. m. Guerre. Plate-forme faite de madriers, pour placer une batterie de canons.
TABOR (Mont) (auj. Jebel et-Tur), hauteur isolée, dans la plaine d'Esdraelon, à environ 9 kil. S.-E. de Nazareth, en Galilée, regardée ordinairement comme le lieu de la transfiguration du Christ. Elle est haute de 577 m. environ, de formation calcaire, avec un plateau de 200 m. sur 100 au sommet, et des forêts et des ruines sur ses Uancs. On en parle dans l'histoire des Juifs et des Croisades. Bonaparte y défit les Turcs en 1799. Le Nouveau Testament n'en fait pas mention.
TABORITE s. m. (rad. Tabor). Membre d'une secte de hussiles. (Voy. Hussite.)
TABOU adj. Sacré, interdit, chez certains peuples de l'Océanie. (Voy. Fidji.)
TABOUER V. a. Déclarer tabou.
* TABOURET s. m. (dimin. du lat. tabula, table). Petit siège à quatre pieds qui n'a ni bras ni dos : tabouret de velours. — Avoir le tabouret, avoir droit de s'asseoir sur un tabouret ou sur un siège pliant, eu présence du roi, de la reine : les duchesses ont le tabouret. — Siège sur lequel sont exposés en place publique ceux qui ont été condamnés a quelque peine infamante. — Phys. T.a.bou- RET électrique, siège qui sert à isoler.
' TABOURET s. m. Plante. Voy, Bourse- a-