SYST
au koufique, d'où sont dérivées les formes mo- 1 dernes de l'arabe, et de l'alphabet neslorien encore en usage chez les chrétiens nestoriens. Tous les alphabets syriaques contiennent! les mêmes 22 caractères que le phénicien et l'hébreu. L'ancien syriaque était un dialecte | populaire pendant les premiers sièclesde l'ère chrétienne, et c'est encore la langue sacrée des ICgIises chrétiennes éparses en Asie représentant l'ancienne Eglise syri.ique. Le plus vieil ouvrage en syriaque est une traduction presque complète de la Bible, appelée d'ordinaire le Pechito, et qu'on suppose avoir été faite vers 200. Le plus remarquable des anciens auteurs syriaques est saint Ephra'im ou E}ihraîm le Syrien, du milieu du iv^ siècle. La littérature syriaque fit de rapides progrès jusqu'au ix' siècle. Beaucoup de ses monuments se sont perdus, et ce qui en reste n'est connu qu'en partie. Son importance principale au point de vue des résultats est d'avoir initié les Arabes à la connaissance des auteurs classiques. Depuis le temps de Jacob d'Edesse (vii= siècle), qui donna au dialecte sacré et littéraire sa forme définitive, la série des grammairiens et des lexicographes nationaux se poursuit presque sansinlerruplion; ou remarque parmi les premiers Elias de iSisibi (Xi" siècle), Jean Bar-Zuirbi (commencement du sni= siècle) et Bar-llebrseus ou Abulfaraj (xiii= siècle), et parmi les seconds, Bar-Ali au ixe siècle, et Bar-Bahiul au s' siècle.
SYRIEN, lENNE s. et adj. De la Syrie, qui appartient à ce pays ou à ses habitants.
* SYRINGA s. m. (gr. surigx, tuyau). Bot.
Nom scientifique du genre lilas.
* SYRINGOTOME s. m. (gr. surix, fistule. tômé. section). Chir. Instrument dont on se servait autrefois dans l'opération de la fistule à l'anus.
* SYRINGOTOMIE s. f. Chir. Opération de la fistule.
SYRO, préfixe exprimant l'association ou le rapport de la Syrie ou des Syriens avec un autre peuple. — Syrrhapte. (V. S.)
* SYRIE s. f. (lat. syrtis). Ancien nom de deux grands golfes (Syrtis Major et Syrtis Minor), sur la côte septentrionale de l'Afrique, appelés aujourd'hui le golfe de Sidra et le golte de Gabès ou Cabès. ils sont peu profonds et de navigation difficile. La grande Syrte, ou golfe de Sidra, sur la côte N. de Tripoli, a 473 kil. de large à son ouverture dans la Méditerranée, et 170 kil. à son point le plus avanci; dans les terres. La petite Syrte, ou golfe de Gabès, s'enfonce dans la côte de la Tunisie et a environ 150 kil. de large. La région qui les sépare, appelée autrefois Syrtica, n'est guère qu'une étroite bande déterre sablonneuse qui appartient à la Tripolitaine.
SYSOMIEN, lENNE adj. (gr. sun, avec; sôma, corps). Tératol. Se dit de certains monstres dont les deux corps sont réunis ou confondus, et les deux têtes distinctes.
SYSPûRÉ, ÉE adj. Bot. Qui a les spores réunis en groupes.
* SYSTALTIQUE adj. igr. suslellô, je contracte;. Physiul. Qui a la vertu de contracter et de dilater alternativement : mouvement systaltique du uœur, des artères, etc.
* SYSTÉMATIQUE adj. Qui appartient au système ; ordre systématique. — Qui tient à un système imaginaire, qui repose sur ce système plutôt que sur les faits et sur la raison: idées systématiques. — Qui fait des systèmes, partisan des systèmes : écrivain systématique.
* SYSTÉMATIQUEMENT adv. D'une manière systématique.
SYSTÉMATISATION s. i. Action de systématiser; résultat de cette action.
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• SYSTEMATISER v. a. liOiinir des faits ou des opinions en un seul corps de doctrine; ramener un grand nombre de faits à un -vstème.
' SYSTÈME s. m. (gr. sustéma). Assemblage de propositions, de principes vrais ou faux mis dans un certain ordre et enchaînés ensemble, de manière à en tirer des conséquences et à s'en servir pour établir une opinion, une doctrine, un dogme, etc. : le système nstronomique de Ptolémée. — Hist. nat. Distribution méthodique et artificielle des êtres, propre à en faciliter l'étude: le système sixuel de Linné. (Voy. Méthode.) — Assemblage de corps, réunion des parties d'un tout, ensemble de parties qui concourent au même résultat : le système planétaire. On dit à peu près de même, en parlant de la constitution des Etats : système féodal. — Plan qu'on se fait et moyens qu'on se propose d'employer pour réussir en quelque chose : système de conduite. — Se f.\ire un système de QUELQUE cuosE, s'v tenir avec entêtement, et vouloir y donner une apparence de raison : il s'est fait un système de sa mauvaise conduite.
SYSTOLAIRE adj. Physiol. Qui a rapport à la systole.
' SYSTOLE s. f. (gr. sustolè, contraction). Physiol. Mouvement du cœur lorsqu'il se resserre : la systole et la diastole.
' SYSTYLE s. m. (gr. sustulos). Archit. Ordonnance d'architecture suivant laquelle l'cntre-colonnement est de deux diamètres ou quatre modules. — Adj. Portique systique.
* SYZYGIE s. f. {gr. susufiia). Aslron. On appelle ainsi les points de l'orbite de la lune dans lesquels cette planète est en conjonction ou en opposition avec le soleil, c'est-àdire dans lesquels, vue de la ferre, elle se trouve en ligre droite avec le soleil. Dans le premier point, la lune est nouvelle; et, dans le second, elle est pleine : la lune est datu les syzygies. — Se dit également en parlant des autres planètes.
SZABADKA >ob'-od-kâ] (ail. Maria-Theresiopelj, ville delà Hongrie méridionale, dans le comté de Bacs, à 150 kil. S-S.-E. de Peslh 72,737 hab., presque tous agriculteurs.
SZABOLCS [sob-oltch^, comté dans leN.-E.
de la Hongrie, dansle cercle Trans-Tibiscan, limité au iN. et à l'O. par la Theiss ; o, 967 kil. cair.; 300,000hab. en majorité Magyares. Les principales productions sont : les bestiaux, les grains, le tabac et le vin. Cap., iNagy- Kâllù. - .
SZATMAR [sot'-mar]. I, comté dans le i\.-E. de la Hongrie, dans le cercle Trans-Tibiscan ; borne au N. par la Theiss; 5,852 kil. carr. ; 300,000 hab., en majorité magyares. La partie orientale est montagneuse, et contient les mines d'or et d'argent de .N'agy- Bânya. Céréales, chanvre, lin, vin, tabac, bètes à cornes, porcs, moutons, abeilles. — II, cap. du comté, à 110 kil. E.-N.-E. deDebreczin; 21,000 hab. Elle se compose de Németi sur la rive septentrionale du Szamos, et de Szatmâr, sur une île de la rivière. Grand commerce de vin, de toile et de lainages. Un évêque catholique romain y réside.
SZÉCHENYI (Istvàn, coûte) [sê-tché-ny'i], homme d Etat hongrois, né à Vienne en 1/91, mort en I86O.II servit dans les dernières campagnes de l'Autriche contre Napoléon. En 1823, il entra à la chambre haute de la diète hongroise, où il devint le chef du parti national, et fît adopter une suite de projets considérables. Elîrayé de l'agitation radicale de Kossuth, il écrivit contre lui Les populations de l'Est y\SiO) et le combattit dans la diète de ls47; cependant, en JSi8, il fit partie du cabinet Batthyani-Ko.-sulh, comme ministre des travaux publics. Lorsque la guerre éclata, il devint fou, et le reste de sa
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vie se passa dans un asile d'aliénés, près de Vienne, avec uji intervalle de retour à la lucidité. En mars 1860, la police autrichienne fouilla son appartement et ses papiers, et le iiHM-i\. il sp brûla la cervelle.
SZEGEDIN [sé-djé-dinn| (hongr. Szegcd).
ville de Hongrie, cap. du comté de Csoiijiv'id, surlaTheiss, vis-à-vis l'emboucluire du. Maros a l.iO kil. S.-E. dePesth; yo.UUOhab., en majorité Magyares et SUves. Klle est défendue par une vieille forteresse turque. Grand commerce; fabrique de draps, de soude, de
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savon; nianufacturea de tabac. Dans l'été de IS4'J, elle lut le siège de la diète hongroise, jusqu'à sa prise par les Autrichiens en t8i9. Située au milieu d'une plaine immense, au conlluent de la Thfiss et- de la Maros, et en grande partie au-dessous du niv. au des eaux, cette ville est protégée contre les inondations par un tritde rang de digues; protection qui fut insultisante dans la nuit du 15 au 13 mars 1879. La Theiss, grossie par la fonte des neiges, renversa les digues et envahit Szegedin, qu'elle détruisit presque
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complètement. Depuis celle époque, la ville a été reconstruite et l'on a réédifié de nouvelles diffues.
SZOLNOKfsôl'-nokj.l. (Moyen, comté montagneux, appartenant jadis a la Transylvanie, et aujourd'hui à la Honjrie propre; 120,1100 liab., principalement V;ilaques. Can., Szilâïy Somiyô — 11. ville do Hongrie, dans le comté de lleves, sur la Theiss, à lO'i kil. K -S.-E di- Pesth; 20.'74>^ hab., en majorité Magyares. Beaucoup de Ciimmerce et pêcheries importantes.