‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 378 sur 639 · TARN · texte numérisé non relu

TARN

honoraires soil dressé à l'avance, sous forme de rèirlemenl, pour le ressort du irihunal.» (Ch. y.) TARIFA, ville très forte d'Kspapne, au point le plus méridional du royaume, par SC'a' lat. N. et 7»3o' long. 0., à SO kil. S.-l-:. de Cadix; (2,000 hab. Sous les M.iuies, tous les navires qui Irani-tiissaient le détroit de Gibraltar devaient y payer des droits; c'est de là que vient le mot tarif. Du I9déc. 1811 au ijanv. 1812, 1,201) soldais anglais et 600 Espagnols défendirent Tari l'a contre 13,000 Français. L'armée du duc d'.* ngoulènie s'en empara en 1823.

' TARIFER V. a. Appliquer un tarit', fixer d'après un tarif les droits que doivent payer les choses qui y sont sujettes : on a tarifé ces marchandises.

TARIFICATION s. f. .\ction de tarifer.

TARIK ou Tarif, capitaine arabe, le premier musulman qui ait pénétré en Espagne (viii' siècle). CV'oy. Gibr.\ltar.)

* TARIN s. m. Petit oiseau à bec conique et pointu, et à plumage verdâtre : le tarin \f'yinijili •.pinus) est une espèce de pinson.

' TARIR V. a. (anc. haut ail. darrjan, sécher). .Mettre à sec : tarir un puits. — v. n. Etre misa sec, cesser de couler : les grandes chaleurs ont fait tarir les i-uisseauœ. — v. a. ou V. n. Faire cesser, ou cesser, arrêter, ou s'arrêter : la justice et la ligilance de ce prince tarirent la source des maux publics; la miséricorde de Dieu est une source inépuisable qu-^ l'on ne saurait tarir, qui ne tarit point. — Se tarir v. pr. Une fontaine qui s'est tarie.

- TARISSABLE adj. Qui se peut tarir, qui peut eue Lan : celte source-là n'est pas tarissablc.

■ TARISSEMENT s. m. Dessèchement, état de ce qui est tari : te tarissement des puits et des fontaines est un des effets dé la grande sécheresse.

' TARLATANE s. f. Espèce de mousseline très claire, dont les fils sont un peu gros.

TARN [tarnnj, Tarnis, rivière de France, qui naît au mont Lozère, traverse les départements de la Lozère, de l'Aveyron, du Tarn, de Tarn-et-Garonne; arrose Miihau, Albi, Gaillac, Villeniur, .Moiitauban, Moissac, et se jette dans la Garonne après un cours de 3.j0 kil. Principaux aftluents : l'Aïeyron, la Raiice et l'.^gout. Le Tarn est sujet à des débordements désastreux.

TARN, dêp. de la région S.-O. de la France; doit son nom à la principale rivière qui le traverse, situé entre les dép. de Tarnet-Garonne, de la Haute-Garonne, de l'Aude, de l'Hérault et de l'iVveyron; formé de r.\lbigeois et d'une partie du haut Languedoc; 5.740 kil. carr.; 339,827 hnb. — Ce dép. en partie montagneux, s'appuie sur la portion des Cévennes qui porte le nom de Montagnes Noires. Le point culminant se trouve dans la chaîne de Lacaune, au roc de Montalet (1,265 m.;. Les principaux cours d'eau sont : le Tarn, l'Agout, la Viaur et l'Aveyron. Sol fertile dans les Vallées et dans les plaines. Blé, vins, mûriers. Elève de chevaux et de gros bétail. Draps, lainages, cuirs, papiers ; houille, marbre, argile et plâtre. — Ch.-I., Albi; 4 arr., 36 cant., 320 communes. Archevêché à Albi. Cour d appel à Toulouse, qui est également le ch.-l. universitaire. Ch.-l. d'arr. : .\lbi. Castres, Gaillac, LaVâur.

TARNET-GARONNE,dep. delà région â.-O.

de la Frauce, doit son nom aux deux principales rivières qui l'arrosent; situe entre les dép. du Lot, de Lût-et-Garonuej du Gers, de la Haute-Garonne, du Tarn et de r.\veyron; il ne fut formé qu'en 1808 aux dépens du Lot, de la HautB'Garonne, du Lot-et-Garonne, du Gers et de l'Aveyron, et se trouve composé de

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diverses parties du Quercy, du Rouergiie, de i'Agenois et de l'Arniagna'c; 3,717 kil. carr.; 200,390 hab. Le dép. de Tarn-et-Garonne est arrosé par la Garonne, le Tarn, l'Aveyron. etc. Il est couvert de collines peu élevées (point culminant, plateau de Lannemezan, "^S9 m.); larges et riches vallées; céréales, vins, fruits, plantes oléagineuses, légumes, chanvre, lin. Industrie peu active ; tanneries, minoteries, papeteries. — Gh.-I., Montauban ; 3 arr., 24 cant.. t94 communes. Evèché à Montauban, suffragant de Toulouse. Cour d'appel et ch.-l. ac^idémique à Toulouse. — Gh.-l. d'arr. : Montauban, Gastel-Sarrasin, Moissac.

•TAROTÊ, ÉE adj. N'est usité que dans cette locution. Cartes tarotées, cartes dont le dos ou revers est marqué de grisaille en compartiments.

•TAROTS s. m. pi. (ital. tarroccho; ail. tarok). Espèce de cartes à jouer, qui sont marquées d'autres figures que les cartes ordinaires, et dont le dos est imprimé de grisaille en cnmpartiments ; tes tarots sont en usage in Allemagne, en Saisse, en Espagne, en I(a/iÉ,etc. — Jeu qu'on joue aveccescartes; et, dans cette acception, il s'emploiequelquefois au singulier : jouer aux tarots ou au tarot.

* TAROUPE s. f. Poil qui croit entre les sourcils ; on arrache la laroupe avec de petites pinccitis.

TARPEIA, jeune fille romaine, fille de Spunus Tarpeius, qui, d'après la légende, était gouverneur de la citadelle du mont Cajiitolin lorsque les Sabins investirent Rome. Tarpeia olFrit de leur livrer la citadelle pour Il ce qu'ils portaient au bras gauche », voulant dire leurs bracelets. En entrant, ils jetèrentsur elleleurs boucliers, qu'ils portaient aussi au bras gauche, et l'écra-èrent. Elle fut enterrée dans cette partie de la colline qu'on appela depuis la roche Tarpéienne.

TARPÉIEN, lENNE adj. Ant. rom. Qualification donnée a la partie du mont Capitolin où périt Tarpeia : mont Tarpéien. — 'Roche Tarpéienne, rocher qui s'élevait à pic, a l'exLi'émité méridionale du mont Capitolin, du côté du Tibre. Du haut de ce précipice, on jetait les citoyens coupables de haute trahison, d'où vient le dicton : « La roche Tarpéienne est près du Capitule ». (Voy. Rocut:.)

TARQUIN. I. (LuciusTarqùiniUs-Priscus) (Tarquin l'Ancien), cinquième roi de Rome, mort vers 578 av. J.-C. Son nom primitif était Lucumo. Accompai,'né de son ambitieuse épouse Tanaquil, il vint, dit la légende, de Tarquinies. en Etrurie, à Rome, où il gagna la confiance du roi .\ncus .Martius, devint le tuteur de ses enfants, et, à la mort du roi, fut élu au trône vacant, vers 610. Son grand exploit fut sa victoire sur les Sabins. Il construisit de Vastes égoùts, qui sont encore intacts, jeta les fondements du Circus Maximus, et commença autour de lavile une muraille de pierre, que son successeur acheva. Il fut assassiné à l'instigation des lils d'.\ncus Martius. — H. (Lucius-Tarquinius-Superbus [Tarquin le Superbe), sou lils, septième et dernier roi de Rome, mort vers 493 av. J.-C. Vers 534, il forma une conspiration, assassina Servius Tullius, et usurpa le trône. Pendant que Tarquin Collatiu, fils d'Aruus, le frère de TarquiU l'Ancien, était avec l'armée devant Ardée (310), son cousin Sextus 'larquinius, fils du roi, alla chez lui, à Collatie, et y viola sa temme, Lucrèce. Lucrèce dit a son père et à son mari ce qui s'était passé, leur ordonna de la venger, et se poif;narda. La haine des Tarquiiis et l'indignation se trouvèrent soulevée.-> à un tel poim que le roi fut déposé sUf-lô-chanlp, etsa famille bannie de la cité. Tarquin accourut, mais il trouva les portes fermées. H tenta de recouvrer le trôneà l'aide du lars deClusium, de Porseana

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et de la confédération latine; mais la victoire des Romains au lac Régille, vers 498,

fut décisive contre lui.

TARRAGONAISE, ancienne province de la

péninsule liiérique.

TARRAGONE (esp. Tarragona). I, province du N.-i:. de I Espagne, en Catalogne; 6,349 kil. carr.; 349,000 hab. Pays montagneux, coupé de vallées Lrés fertiles' Le seuT cours d'eau important est l'Ebre. Mines de plomb, de cuivre, d'argent et de manganèse. Bon vin. Grand nombre d'établissenVents industriels. — Il, capitale de la province (an'. Tarraco), sur la Méditerranée, à 390kil. E.-N.-E. de Madrid; 2l,l78 hab. La ville est forlitlée et comprei d deux parties : la haute et la basse. Le môle, commencé en 1790 et terminé en 1874, a 4,242 pieds de long. Suusles Romains, c'était la capitale de l Espagne Tarraconai-e, et elle passe pour avoir conteuu 1,000,000 d'hab.

TARRYTOWN. petite ville de l'état de New- York, sur la rive orientale de l'Hudson, là où il s'élargit pour former le Tappan Zee, à 40 kil. N.'de New York; 6,.';ii0 hab. Le major André y fut fait prisonnier en 1780.

' TARSE s. m. (lat. tarsus). Anal. Nom que les anatoniistes donnent à la partie du pied qu'on appelle communément cou-de-pied. — Ornith. Troisième article du pied des oiseaux, qui est terminé par des doigts; et, en termes d'entomologie, troisième ou dernière partie des pattes des insectes, qui est divisée en plusieurs anneaux articulés et terminée par un ou plusieurs ongles.

TARSE iTarsus], ville de la Turquie d'Asie, à 30 kil. Û.-S.-O. d'Adana, sur le Cydnus. k environ 12 kil. de la Méditerranée; Ib.UOO h. On exporte des grains, du colon, du cuivre et de la noix de gaile. C'est le lieu de naissance de saint Paul, à l'époque duquel c'était une ville tiès florissante.

* TARSIEN, lENNE adj. Anat. Qui appartient, qui a rapport au tarse : articulation tarsienne; artère tarsienne.

•TARSIERS, m. Hisl. nat. Nom d'un genre de mainmilères de l'ordre des quadrumanes, qui ont le pied ou tarse de derrièie d'une longueur excessive.

TARSIS [tar-siss], nom d'un ancien entrepôt de commerce connu des Hébreux. Les Ecritures en parlent 2o ou 30 fois. C était une ile ou une ville maritime ; elle faisait un grand trafic avec Tyr et Sidon, surtout en or, argent, étain, fer et plomb. Elle se trouvait à l'O. de la Palestine et de Tyr. On a voulu y voirTartessus en Espagne, Tarsus en Cilicie, l'île de Thasos, Carthage, etc. Lesliires do Tartessus semblent les meilleurs, malgré quelques contradictions dans les textes.

TARTAGLIA [tar-tar-ia] (Nicolo]. en ilal. bredouilieur ; célèbre géomètre, né à Brescia, au commencement du xvie .siècle, mort à Venise, eu i.i57. On ne connaît pas son vrai nom; celui de Tartaglia lui vient d'un coup à la bouche, qu'il reçut d'un soldat français, lors du sac de Brescia, en 1512, et qui le rendit bègue. Pauvre et orphelin à 6 ans, il étudia seul, et devint l'un des plus grands savants de son siècle. On lui doit la résolution de l'équation au 3'? degré, découverte que l'on attribue injustement à Cardan. Tartaglia s'occupa surtout d'appliquer les mathématiques à l'art militaire et à l'artillerie; il imagina le quadrant des artilleurs. Il a laissé de nombreux ouvra::e6, pariui lesquels nous citerons ?a Balistique, traduite eu Irançais par Rielièl. Paris, 1841), in-8°.

* TARTAN s. m. (mot ceil.) Etoffe de laine à carreaux de diverses coulenrs, dont les Ecossais et les habitants des îles Hébrides se font des vêtements. — Vêtement de tartan

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■ TARTANE s. f. Mai-. Petit bâtiment dont ou se sert sur la Méditerranée, et qui porte une voile triangulaire.

*TARTARE s. m. (de Tartare,n. pr.l.Noni que les poètes donnent au lieu où les coupables sont tourmentés dans les enfers : il fut précipité dans le Tartare.

TARTARE s. m. Nom qu'on donnait aux valets qui servaient les troupes à cheval de la maison du roi en campagne.

* TARTARE s. m. Courrier employé par la Turquie et par les ambassadeurs européens à Constantinople.

TARTARE s. et adj. (corrupt. de Tatar, noni d'une tribu mongole). De la Tartarie; qui appartient à ce pays ou à ses habitants. — - Les Tartares forment une branche de la division mongolienne ou touranienne, de la race humaine. Dans son acception la plus large, ce nom peut s'appliquerauxdilférentes tribus et aux diverses nations du plateau de l'Asie centrale et septentrionale qui ne sont pas de siing aryen, tels que les Tartares proprement dits, lesKirghiz, les Kalmoucks, les Mantchous, appelés quelquefois Tartares-Mandchous, les Mongols propreraents dits ou le peuple de Mongolie et les Tungouses. Dans un sens plus restreint, ce terme désigne les habitants touraiiiens du Turkestan et des régions adjacentes : Kirghiz, Uzbechs, Kiptchacks, K;ilmoucks,Kasaks et Turcomans(Voy. Turcs.) D'anciennes migrations ont laissé des populations tartares considérables dans l'est et le sud de la Russie. Le mot tartare (proprement Tatar ou ta-ta) sexuble être d'origine chinoise.

TARTARE (lat. Tartarus) (Myth. gr.), fils de Jupiter et de Gœa (la Terre), et père des géants Typhée et Ëchidna. Dans ['Iliade, le Tartare est un lieu aussi loin au-dessous de l'Hadès que le ciel est au-dessus de la terre. On en fait souvent le synonyme d'Hadès.

■ TARTAREUX, EUSE adj. Chim. Qui a la qualité du tartre : les parties tartareuses d'une liqueur.

TARTARIE , désignation géographique , limitée d'ordinaire aujourd'hui au Turkestan et aux régions avoisinantes, mais qui, jadis, embrassait une large zone à travers le centre du continent asiatique, depuis les mers du Japon et d'Okostk à l'E., jusqu'à la Caspienne à 10. et peut-être même jusqu'au Don en Europe.

• TARTARIQUE adj. Voy. Tabtrioue.

TARTARISÉ, ÉE adj. Qui contient du tartre.

TARTARISER v. a. Mélanger de tartre.

TARTAS, Tartesium, ch.-l. de cant., arr. et à 25 kil. G.-N.-O. de Saint-Sever (Landes), sur la Midouze ; 3,U00hab.

'TARTE s. f. (lat. torta, chose faite en spirale). Pièce de pâtisserie dans laquelle on met de la crème, des fruits cuits ou des coiilitures, et qui est couverte symétriquement de petits filets de pâte coupés avec un instrument gui Hoché : tarte à la crème.

'TARTELETTE s. f. Petite tarte.

' TARTINE s. f. Tranche de pain recouverte de quelque chose : tartine de leurre. — Journahsme. Long article plein de lieux communs et qui n'est ni intéressant ni instructif; long discours ennuyeux.

TARTINI (Giuseppe), violoniste italien, né rii 1092, mort en 1770. 11 avait la réputation du meilleur exécutant d'Europe. Parmi ses compositions, la plus remarquable est sa Sonate du Diable, ou Songe de Tarlini.

TARTOUILLADE s. m. Action de tarlouiller.

TARTOUILLER v. a. [U mil]. Peindre mol-

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lement, confusément en ne tenant compte que de l'éclat des couleurs.

TARTOUILLEUR s. m. Celui qui fait des tartouillades.

*TARTRATEs. m. Sel formé par l'union de l'acide tartrique avec une ou deux bases. On emploie plusieurs tartratesen médecine, et quelques-uns pour l'impression et la teinture des calicots. Les principaux tartrales médicinaux sont les sels doubles, le tartre émétique et le sel de la Rochelle. Le tarlrate de potasse et de fer est appelé aussi tartre chalybé : le tartrate de potasse et d'antimoine reçoit quelquefois le nom de tartre stibié.

TARTRE s. m. (de Tartarus, Tartare, ainsi nomme, d'après Paracclse, à cause de sa chaleur intense semblable à celle des régions infernales. — Chim. Bitartrade de potasse brut, tel qu'il se précipite pendant la fermentation des vins. Lorsqu'il est purifié, il donne la crème de tartre ou bilartrate de potassium. — C'est le dépôt terreux et salin, produit dans des tonneaux par la fermentation du vin, et qui s'attache aux douves, s'y durcit et se forme en croiite : le tartre est une substance acide presque entièrement formée d'acide tartrique et de potasse. — Tartbe éuétique, ou simpl., Emétique, vomitif composé de crème de tartre et de verre d'antimoine : se purger avec du tartre cinétique. On dit aussi Tartre stibié. — Sédiment crayeux et salin qui s'attache aux dents : il y a beaucoup de tartre sur vos dents, faites-les nettoyer.

TARTREUX, EUSE adj. Qui est de la nature du tartre.

TARTRIER s. m. Fabricant de tartre.

'TARTRIQUE ou Tartarique adj. m. Chim.

Nom que l'on donne à l'acide du tartre : l'acide tartrique, dissous dayis une grande quantité d'eau, peut remplacer la limonade. — Encycl. L'acide tartrique est un acide organique, tétratomique , regardé aujourd'hui comme appartenant à un groupe qui dérive d'alcools tétratomiques correspondants par la substitution de molécules d'oxygène à celles d'hydrogène. La formule est C* W 0". Elle comprend quatreacidesbibasiques ayant des formes cristallines diliérentes, et de ditlérentes propriétés vis-à-vis la lumière polarisée, à savoir : l'acide dextrotartrique, l'acide lœvotartrique, l'acide paratartrique ou racémique, et un acide inactif, non isolable. L'acide dextrotartrique est l'acide tartrique ordinaire tel qu'on le rencontre dans les raisins, les fruits du tamarin, les ananas, etc., d'ordinaire en combinaison avec le potassium, et souvent aussi avec une petite portion de calcium. Onsesertde l'acide tartriquedans l'impression des calicots pour faire dégager le chlore de la poudre à laver, et, en médecine, surtout pour la préparation des poudres effervescentes.

TARTRITE s. m. Chim. Sel dont l'acide tartreux forme la base.

TARTROVINATE s. m. Chim. Sel de l'acide tartrovinique.

TARTROVINIQUE adj. Chim. Se dit d'un étheréthylique acide de l'acide tartrique.

"TARTUFE s. m. (de Tartufe, n. pr.). Faux dévot, hypocrite : c'est un tartufe. — Tartui-e DE MŒURS, homme vicieux qui affecte de grands principes de morale. — Le Tartufe, comédie de Molière, en S actes et en vers, dont les trois premiers actes furent représentés à "Versailles devant la cour le 12 mai 1(J64 et qui fut jouée entièrement à la Comédie-Française, le 0 aoiit 1067, sous le titre de {'Imposteur. Le principal personnage portait Ir nom de l'anulphe, qui fut changé plus tard en Tartufe; il est resté le type du faux dévot, de l'hypocrite et de l'homme vicieux qui allecte

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