‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 388 sur 639 · TI£LE · texte numérisé non relu

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quenl le nouvel encrage permet à l'opérateur de varier à volonté l'épaisseur de chaque signal. Les plumes sont mobiles, s'enlèveiil et s'adaptent très facilement. Il a été dit que le système en comporte deux. L'une à gauclif, dont le bec a la largeur du demi-trait, trace le demi-trait; l'autre, à droite, dont le bec a la largeur du trait, trace le trait. Chacun des becs est muni de la lamelle de peau dont il a été parlé précédemment, placée entre deux lames rectangulaires très minces, appliquées assez fortement l'une contre l'autre, par une charnière à ressort. — Organe électro-magnétique. Il se compose de deux bobines avec culasse et plaques polaires; entre celles-ci oscille une armature polarisée ramenée dans la positon verticale par l'action d'un aimant artificiel dont on utilise un seul pôle. Ces bobines sont placées à l'arrière et fixées contre la platine du récepteur, sous un rebord; un couvercle mobile et en bois enferme le tout. L'aimant artificiel en forme de fer à cheval est placé sous le socle de l'appareil; sur l'un de ses pôles se trouve un curseur en fer doux qui prolonge l'action de l'aimantet, par une lame en regard de l'armature, polarise celle-ci. Cetle lame traverse une plaque en cuivre contre laquelle elle est soudée et se distingue seulement sur sa surface par une ligne bleuâtre.

— Récepteur. Il a les trois mobiles et le volume du Morse. La molette est suprimée et remplacée par les plumes, dont la description a été donnée. L'encrage étant produit, sans moyen mécanique, le mouvement d'horlogerie a pour seule fonction d'entraîner le papier, et la construction du système devient ainsi d'une simplicité incomparable. Les plumes sont placées en regard l'une de l'autre, à égale distance du pa'pier, et se font équilibre. Chaque plume est rivée à un bras, actionné par l'un des côtés d'une fourchette, qui pivote sur une tige traversant les deux platines et l'armature à laquelle elle est fixée; l'extrémité supérieure de ce bras se termine par un petit canon que l'on emboîte sur une broche servant de pivot. Par la dis- |josition adoptée, ces plumes se meuvent, simultanément, sous l'action d'un courant; quand l'une monte, pour venir s'appliquer contre le papier, l'autre descend et vice versa. On ne saurait mieux comparer l'elîet d'un courant sur les plumes, qu'à l'action d'un poids sur une balance. — Principal défaut du Morse. Dans le système Morse, pour produire des points ou des traits, l'operateur est astreint à faire des émissions de courant, tantôt brèves, tantôt longues; ces dernières doivent avoir une durée trois fois plus longue que les premières et, quand cette condition est mal remplie, non seulement les signaux ne sont pas suffisamment lisibles, mais leur transformation est possible : un trait peut être donné pour un point" et uu point pour un trait. Ce défaut est capital ; il est la source des erreurs innombrables qui se produisent.

— Supériorité du système Estienne. Le système Estienne a pour base de transmission V égalité des cour iints et ces courants sont brefs, il ne permet ni les transformations ni les altérations de signaux qu'engendre la mauvaise inanipulation au Morse. Le demi-tiait re.ile toujours un demi-trait, quelle que soit la durée du contact; de même pour le trait. Un courant trop ou pas assez prolongé fait varier l épaisseur du signal, mais ne change pas sa nature. Enfin, la rapidité de transmissioii étant plus grande que celle du Morse, le rendement est nécessairement plus grand.

— Une des applications les plus intéressantes est la transmission automatique dont l'emploi se généralise de plus en plus en Angleterre et en Amérique. Cette application donne au Morse une grande valeur. — Un seul courant bref étant nécessaire pour reproduire l'un ou l'autre signal de l'écriture Ebtieuiie, le nom-

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bre des émissions de courants sera, avec le nouveau système, réduit de près des 2/3, dans la transmission automatique. Le rendement sera donc augmenté. Dans quelle proportion? L'expérience éclairera ce point.

Ceux qui connaissent quel retard produit la traduction des télégrammes, peuvent se vendre compte de l'avantage que procurerait, dans ce service spécial, le collage des bandes sur les copies, rendu possible par la réduction de l'espace qu'occupe l'écriture. — Les expériences faites sur les réseaux de différents pays, ont démontré que la portée télégraphique du système Estienne. c'est-àdire la marche en ligne sans relais intermédiaire, dépasse de plus de moitié celle des autres systèmes. Les relais exigeant une surveillance, qu'il est difficile d'obtenir, la possibilité de les supprimer constitue un avantage, qui sera tout particulièrement apprécié dans le service international, où le système Estienne paraît avoir sa place marquée dans un avenir prochain. Sur les lignes aériennes et souterraines des essais longs et minutieux ont eu lieu; les résultats ont été décisifs. Les pays possédant actuellement des appareils Estienne sont : l'Allemagne, l'Autriche, la Bulgarie, la Hongrie, la Neerlande, la Russie, l'Italie et le Brésil. — Construction des LIGNES TÉLÉURAPHiQUEs. Les fils du télégraphe sont ordinairement portés sur des poteaux élevés de 25 ou 30 pieds audessus du sol. Les fils de cuivre sont bien meilleurs conducteurs que ceux de fer galvanisé de la même grosseur, et portent le courant cinq ou six fois aussi loin; mais ils n'ont pas assez de force, et se brisent trop souvent sous l'influence des changements de température. On ne les emploie guère, en conséquence, que pour les grandes lignes sous-marines. L'isolation des fils sur les poteaux est une question de grande importance et dont la solution n'est pas facile. Un des meilleurs isolateurs est une capsule de verre s'adaptant exactement à une cheville de bois de 3 à 4 centini. de diamètre, et revêtue extérieurement d une enveloppe de bois saturée, comme la cheville de goudron et de poix, à laquelle le fil est attaché, et qui, recouvrant complètement le verre et le dépassant en dessous, le tient sec et rend l'isolation complète. En certains lieux, principalement dans les villes, les fils, au lieu d'être supportés par des poteaux, sont ensevelis dans le sol. La meilleure manière de les isoler est alors de les revêtir de gutta-perclia, et, pour les garantir de tout dommage, on les enferme dans des tuyaux de plomb ou de poterie, ou dans des caisses de bois saturé d'une solution de sulfate de cuivre ou de chlorure de zinc, — Télégraphe sous-marin, télégraphe électrique uoiit les fils protégés par une enveloppe sont plongés au fond de la mer et vont d'un rivage à l'autre. (Voy. Cable.)— Législ, « L'établissement et l'usage des moyens télégraphiques ont toujours été réservés au gouvernement, depuis l'époque où la première ligne télégraphique aérienne a été construite de Paris à Lille, par Cliappe, et inaugurée en 1794, Non seulement aucune ligne télégraphique ne peut être établie que par le gouvernement ou avec son autorisation; mais il est interdit de transmettre, sans celte autorisation, des signaux d'un lieu a un autre, par quelque moyeu que ce soit, sous peine d'un emprisonnement d'un mois a un an et d'une amende de 1,000 à 10,000 Ir. (Décr.-loi a7 déc. 1851, art. 1"^'), Dans la pratique, cette interdiction ne s'applique pas aux cominunicalions établies entre les diverses parties d'une inêiiie propriété. Les compagnies de chemins de fer et les industriels obtiennent facilement ^autorisation d'établir des lignes d'intérêt prive dans l'étendue de leurs concessions ou exploitations. Ce n'est que depuis le i" mars 1S:>2 que les

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pnes télégraphiques de l'Etat ont pu être dication donnéo par le téléîrraphe à l'expé

employées à Tu-age des particuliers. L vice des télégraphes a formé pendant longtemps l'une des directions du ministère de l'inlérieur; puis il a été réuni, par un décret du 5 fév. 1879, au service des postes avec lequel il forme aujourd'hui un ministère. (Voy. Poste.) Lss bureaux télégraphiques, qui jont presque partout reunis aux bureaux de poste, dilTèrenl entre eux selon la durée journalière de leur service. Quelques-uns sont ouverts jour et nuit; d'autres sont ouverts jusqu'à minuit seulement; d'autres, à service de jour complet, sont ouverts à 7 heures du matin, à partir du l°'mars, et à 8 heures à partir du I"' novembre, et ils fermenta 9 heures du soir; d'autres, à service limité, sont ouverts pendant un temp> plus réduit. Certaines gares de chemin de fer reçoivent et transmettent les dépèches des particuliers. Enfin les postes électro-sémaphoriques établis sur les côtes maritimes peuvent transmettre des dépêches privées aux navires en vue ou en recevoir deux. — Les télégrammes sont adressés par l'expéditeur, soit a domicile, soit bureau téléfjniphique restant, soit poste restante, et dans ce dernier cas ils sont transmis comme lettres par le bureau d'arrivée au service des portes. L'exfiéditeur doit payer la taxte au départ; et il peut alïranchir la réponse. La taxe entre deux bureaux de la France est de cnq centimes par mot, et au minimum de cinquante centimes par dépêche. Les dépêches transmises par les sémaphores entre la terre et les navires en vue donnent lieu à une taxe supplémentaire de un franc pour vingt mots. Entre l'Algérie ou la Tunisie et la France, la taxe est de dix centimes par mot, avec un minimum de un franc. Pour les correspondances entre la France et l'étranger, il n'y a pas de minimum obligatoire; les prix fixés par mot dilfèrent selon les pays de destination, et le tarif de ces correspondances est modifié fréquemment, par suite des traités internationaux et de l'établissement de nouvelles lignes télégraphiques. Nous ne reproduirons donc pas en entier le tarif Étranyer que l'on trouve dans le Calendriir Annuaire des lignes télégraphiques. Nous citerons seulement les taxes les plus usitées. Le prix par mot est ainsi fixé: lo centimes pour les dépêches a destination de la Belgique ou de la Suisse, et seulement 10 centimes pourcelles expédiées des départements limitrophes; 12 centimes et demi pour le grand-duché de Luxembourg; '20 centimes pour l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne et les Pays-Bas ; '26 centimes pour les lies Britanniques, le Portugal et Gibraltar; 30 centimes pour l'.^utriche; 3.Ï centimes pour le Danemark, la Hongrie et la Roumanie ; 40 centimes pour la Bosnie et la Serbie; 45 centimes pour la Suède, la Norvège et la Bulgarie; 35 centimes pour Malte et la Grèce; 60 centimes pour la Russie et la Turquie d'Europe; 2 fr. 70 pour le Caire et Suez; 8 fr. bO pour la Cochinchine ; 2 fr. aOpour New-York, etc. (L. U févr. 1880 ; Décr. "29 mars, 1880, etc.). La date, l'heure du dépôt et le lieu du départ ne soûl pas compris dans la taxte. Les mots composés ne sont comptés que pour un mot. Les nombres en chitlres sont comptes pour autant de mots qu'ils contiennent de fois cinq chitlres, plus un mot pour l'excédent. Les dépêches secrètes doivent être composées exclusivement de lettres de l'alphabet ou de chitlres arabes ; le total des lettres ou chitlres est divise par cinq, et le quotient donne l'équivalent du nombre de mots à soumettre a la taxe. Pour la correspondance intérieure , tout télégramme doit être signé par l'expéditeur. Le récépissé d'un télégramme, luiscjuil est demandé par l'expéditeur, est taxe 10 centimes. Les télégrammes sont transmis iians l'ordre de leur dépôt. L'accusé de rcceytian est l'in-

dileur de l'heure a laquelle sa dépêche a été remise au destinataire : la taxe de cet avis est celle d'une dépèche de dix mots. La Jépéchc collationnée est celle qui, moyennant une surtaxe égale à la moitié delà taxe du télégramme, est répétée intégralement de bureau à bureau, jusqu'au bureau d'arrivée. La dépêche recommandée, obligatoire pour toutes les communications faites en langage secret, comporte à la fois le collationnement intégral et l'accusé de réception ; et elle donne lieu aux diverses taxes allérentes. La dépêche à faire suivre est accompagnée de plusieurs adresses successives. Pour cette dépê;-he. l'expéditeur n'acquitte que la première taxe, et le destinataiie doit acquitter celles allérentes aux parcours suivants. Les dépêches privées urgentes pour certains pays étrangers, sont, moyennant le paiement de la triple taxe, transmises avec priorité sur les dépêches ordinaires. Les dépêches à adresses multiples, c'est-à-dire adressées à plusieurs destinataires dans la même ville ne sont soumises qu'à une seule taxe, mais on y ajoute autant de fois 30 centimes qu'il y a de destinataires moins un. Les mandats télégraphiques permettent de faire payer des mandats de poste en France, par avis télégraphique et jusqu'à concurrence deo.OOOfr. (Voy. Poste.) L'Etat n'est soumis en principe à aucune responsabilité en ce qui concerne la transmission des dépêches télégraphiques; néanmoins les taxes perçues pour la transmission sont remboursées lorsque la dépêche n'a pas été transmise en temps convenable par le fait du service télégraphique. L'expéditeur d'une dépêche avec réponse affranchie peut demander le remboursement de la taxe afférente à la réponse, lorsque le destinataire n'a pas usé de la franchise dans le délai de huit jours. Les permissionnaires qui ont été autorisés à établir des lignes d'intérêt privé reliées à un bureau de l'Etat, doivent payer pour chaque concession, un droit fixe annuel de oOO fr. à Paris et de 300 fr. pour les autres localités. Ces concessions peuvent, à toute époque, être suspendues ou retirées sans indemnité (Décr. régi. 14 avril 188 P. La franchise télégraphique, qui comporte toujours la priorité de transmission sur les dépêches privées, est attribuée à certains fonctionnaires, dans des conditions plus ou moins étendues et selon les règles fixées par un arrêté ministériel du l"^' juillet 1873. Les originaux des télégrammes sont conservés par l'administration pendant un délai de six mois à compter de leur date; ce délai est de dix-huit mois pour les télégrammes expédiés hors d'Europe. — Les infractions aux lois et règlements relatifs à la conservation des lignes télégraphiques terrestres sont constatées par les officiers de police judiciaire et parles agents de surveillance assermentés. Quiconque, parla rupture des fils, la dégradation des appareils ou par tout autre moyen, u volontairement causé l'interruption de la correspundance télégraphique, est puni d'un emprisonnement de trois mois à deux ans, et d'une amende de 100 fr. à 1,uOO fr. Si le domraagea été causé involontairement, il y a lieu seulement à une amende de 16 fr. à 300 fr., et dans ce dernier cas c'est le conseil de préfecture et non le tribunal correctionnel qui connaît du délit (L. 27 déc. 1351, art. 2 et s.). La loi du 20 déc. 1 884, qui a été rendue pour la mise à exécution en France de la convention internationale du H mars précédent, intlige des peines correctionnelles à tout individu faisant partie de l'équipage d'un navire français, et qui a rompu ou détérioré un câble électrique sous-marin, et aussi à tout capitaine ou patron convaincu d'avoir jeté l'ancre ou tenu des engins de pêche à moins d'un quart de mille de la ligue dus bouées indi-

quant la position d'un de ces câbles. Les armateurs sont responsables des amendes et condamnations civiles auxquelles ces infractions ont pu donner lieu. Lesdites infractions sont jugées par le tribunal correctionnel, soit de l'arrondissement où est situé le port d'attache du bâtiment du délinquant, soit de l'arrondissement du premier port de France dans lequel le bâtiment est conduit. — Le service spécial des dépêches circulant à Paris par la voie des tubes pneumatiques a. été organisé par décret du 23 janvier 1879 : et la taxe en a été abaissée par décret du 22 mailS80,à 30 centimes pour les dépêches ouvertes, et à oO centimes pour les dépêches fermées. En ce qui concerne les communications téléphoniques à l'usage du public, nous en parlerons plus loin (voyez Téléphone. — Télégravhe s.\ks fil, par l'action des ondes hertziennes sur les tubes radio-couducteurs. fVoyez le Supplément.)

* TÉLÉGRAPHIE s. f. Art de construire les télégraphes et de s'en servir.

' TÉLÉGRAPHIER v. a. Transmettre une nouvelle au moyen de la télégraphie.

* TÉLÉGRAPHIQUE adj. Qui a rapport au télégraphe : signes télégraphiques. — .Nouvelle, DEPECHE TÉLÉGR.iPHiQUE, nouvelle qui est arrivée par le télégraphe.

TÉLÉGRAPHIQUEMENT adv. Eu se servant

du léli'i.'1-aplie.

TÉLÉGRAPHISTE s. m. Employé au télégraphe. — Télégraphone. (V. S.)

TELEKY ^Làszlo, coûte), homme d'Etat hongrois, né en 1811, mort en 1861. En l848-'49. il représenta le gouvernement hongroi:- a Paris; en 18."'9, il était membre du comité national hongrois en Italie et, en 1860, il alla en Saxe, où il fut livré au gouvernement autrichien. François-Joseph lui rendit la liberté à condition qu'il s'abstiendrait de toute agitation politique. Au bout de quelques mois, cependant, Teleky accepta d'être élu à la diète. 11 se tua le matin du jour où il devait prononcer un discours, où il refusait, comme chef des radicaux, de recoiiiiaitre François-Joseph pour roi.

TÉLÉLOGUE s. m. (gr. télé, loin; logos, discours). Appareil inventé, en 1881, par le capitaine Gaumet, pour établir des communications au moyen de signaux optiques.

Frappé de cette circonstance que tout objet brillunl posé sur un tond noir s'aperçoit à des distances considérables, le capitaine Gaumet a trouvé un moyen de correspondre aisément par la lecture. Son appareil se compose d'un carton renfermant 40 pages; sur chaque page se trouve une lettre, un chiffre ou un signe, en gros caractères argentés, se détachant à merveille sur un fond mat. A l'aide d'une lunette ordinaire, on distingue parfaitement de loin, même par un temps sombre, ces caractères que l'on peut lire à des distances de 4, do 8 et de 12 kil., suivant les dimensions de l'album. Cet appareil, très facile à transporter, peut fournir des indications lorsque les télégraphes électriques ne fonctionnent pas. Il peut être manié par n'importe qui, sans étude préalable; il otfre l'avantage de pouvoir traverser des zones occupeespar l'ennemi.

TÉLÉMAQUE, prince grec légendaire, fils d'IJlysse et de Pénélope. Lorsque Ulysse partit pour Troie, Télémaque était en bas âge. Vers le temps prévu pour le retour de son père, il partit en quête de ses nouvelles, accompagné par Minerve sous la figure de Mentor. Lorsqu'il revint, il trouva son père chez le porcher Eumée, déguisé en mendiant, et il l'aida à tuer les nombreux prétendaii is à la raain de sa mère. — Aventures de Télémaque. (Voy. Fé.nelo.n.)

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TÉLÉOLOGIE s. f. (gr. tdos, fin; logos, discûur- . .S-.eiice des causes finales.

TÉLÉOSAURE s. m. [lé-lé-o-sô-re] (gr.

trleios. accompli; sauras, lézard). Genre de crocodiliens fossiles de l'époque secondaire, élabli par Geoffrov. Les couches qui entouroiil leurs restes i'iidiquenl un habitat marilinif^. Dans un spécimen du lias supérieur du York^^hire (.Angleterre), les vertèbres sont au

vibrante, des ondulations éloclriques sont | fil métallique entouré de «nie. Les deux induites dans la bobine qui entoure l'ai- extrémités de ce fil sont rattachées, par les mant; elles traversent le fil principal et la I vis b b\ aux fils isolés ww', qui établissent bobine d'un second instrument, produisant la communication avec un instrument sem-

des vibrations semblables dans une seconde plaque sur laquelle les ondulations électriques se résolvent en ondes sonores. E n rattachant plusieurs téléphones placés à des stations dilié rentes, les vibrations peuvent être répétées autant de fois qu'il y a d'instruments. La fig. i montre la .iispositioii de la plaque A et de la bobine G G l'ii combinaison avec l'aimant composé. — l'iiur rendre plus pratique .=on invention, Bell nïlrui>il. en 18^7, le téléphone dont notre

blable au lieu où l'on vent correspondre Une personne parle dans l'embouchure du téléphone; les vibrations de sa voix se communiquent au diaphragme et le font vibrer, de manière que cette lame se rapproche et s'éloigne alternativement de la barre aimantée. Quand le diaphragme s'approche de l'aimant, il provoque une légère décroissance dans la puissance de ce dernier; quand il s'en éloigne, il provoque, au contraire, une légère augmentation de force. En vertu de ces altérations dans la force de l'aimant, il se développe dans la bobine des courants spontanés, dits ondulatoires, d'abord dans une direction, puis dans une autre. Ces courants sont transmis par les fils à l'autre appareil tout semblable que le correspondant tient appliqué près de son oreille. On

Teleosaurus Cado

nombre de 64; chaque mâchoire a environ 70 dents. Il atteint une longueur de 4 m. On a généralement restreint cette dénomination aux espèces que l'on trouve dans l'oolite; surtout au crocodile de Caen, teleosaurus Cadomcnsis (lît. Geofi'roy), ainsi nommé par ce qu'il se rencontre dans le calcaire de Normandie.

TÉLÉPHONE s. m. [té-lé-fo-nej (gr. télc, loin, au loin; p/îdn^, voix). Mot employé pont la première fois par l'instituteur allemand. Philippe Reiss, en 1860, pour désigner un appareil au moyen duquel il reproduisait les sons d'un instrument de musique et quel- (lups-uns des sons de la voix humaine. Le mot téléphonie existait déjà. — Téléphone à ficelle, appareil au. moyen diiqueion communique à une certaine distance, en se servant d'une ficelle tendue, que termine à chaque extrémité un cornet acoustique. Cet appareil consiste uniquement en deux gobelets en fer-blanc ou en bois dont le fond est remplacé par du parchemin. Quand les deux parchemins sont secs et bien tendus, on perce à leur centre un petit trou et l'on y fait passer une ficelle de lin. de coton ou de soie, qui peut atteindre 50 m. de long; on fait un nœud aux bouts de la ficelle dans l'intérieur des gobelets, pour que la ficelle ne puisse pas s'échapper. Celui qui parle approche de ses lèvres l'ouverture de l'un de ces gobelets, tandis que celui qui reçoit la dépêche approche de son oreille l'ouverture de l'autre gobelet. 11 faut que le fil soit tendu en ligne droite. Un appareil de ce genre, appelé fonoscopio, sert de jouet aux enfants de la république de l'Equateur depuis des siècles; ce jouet fut introduit en Europe vers 18*8, sous le nom de télégraphe à ficelle. — Téléphone magnétique, appareil au moyen du- ([uel les sons se transmettent par des fils que traversent des courants ondulatoires magnétiques. Le téléphone magnétique a été imaginé vers, 1876, par Graham Bell, professeur de l'hospice des sourds-muets à Boston, dans le but de remplacer, pour ses élèves, l'appareil auditif qui leur fait défaut. 11 ne réussit pas dans cette entreprise, mais il iiroduisitle premier instrument capable de reproduire les articulations de la parole. La première forme de cet ingénieux instrument consiste en une barre d'acier aimantée autour de laquelle est disposée une bobine de lil isolé et relié au courant principal. En face d'un des pôles de l'aimant est placée une mince plaque de fer. Il n'y a donc que trois parties dans cet appareil, qui est disposé de

représente la coupe longitudinale. Ce l çoil facilement ce qui se produit. Les courants causent des accroissements et des décroissances alternatives dans la force de l'aimant ; ces altérations dans la puissance de celui-ci provoquent le diajiliragnie du second téléphone à vibrer, et les vibrations correspondent exactement, pour la fréquence et pour l'intensité, avec celles du diaphragme du premier instrument. Ces

Fig.

Ti^l^pTlonc

n^tîquc de Bell.

téléphone se compose d'au tuyau de bois ou déboni te se terminant à une extrémité par une ouverluie ou embouchure P fermée par un mince diaphia>.'inH de Ipi ou lame vi-

vibralions se communiquent à l'air, si bien que les mots piunoncés dans le premier télé- [ihone sont reproduit" à l'embouchure du second. Noire fig. 3 I I I i un téléphone

Coupe du uouïcuu téléphone magnétique de B' IK

braiite f f. Tout près de cette lame aboutit un barreau cylindrique en acier, M, aimanté d'une manière permanente par lesprocédés 01- ■ ue. .\ulnurdece bar-

façon à pouvoir être tenu à la main et appli- 1 dinaires usités en physiq

que à l'oreille ou à la bouche. Lorsque des rcau,etprésdelalam(',estenroulieuMobob;i

-.ou^ se produisent en lace de la plaque ' éleclro-inagnétique, C, composée d un long

Fig. 4. — Pcispcct,

Bai.

au téléphone magnôtiquô

simplifié et perfectionné. A B est le barreau aimanté; C C la petite bobine; K F' le diapii iL:nie; E l'emboucliure; V une petite vis au mo\ en de laquelle on laitavancer ou reculerla

Tivr.i;

tige aimaiilée pour la fixer à la distance la plus convenable du diai'hragme. Ce qui d;<liiigue surtout ce modèle, ccsl que les lils isolés ff sont tordus ensemble au lieu d'être séparés. Ainsi établi, le nouveau téléplioiie ressemble l)eaucoup à un cornet acoustique. Pour se servir du premier, on laisse un fil relier les deu.x lélcphones; cl l'on met l'autre fil di: chacun des téléphoneseii contact uict.HlIiino, .-oit avec un tuyau de bec de gaz (Dg. n); soit

TFJ.E

et les vibrations, suivant le fil, se communiquent à un diapason semblable à la station réceptrice. — Le téléphone harmonique imaginé par le professeur Elisha Gray, transmet les sons musicaux par la magnétisation et la démagnétisation du ter au moven des courants directs, comme dans celui de Reiss. L'appareil de transmission consiste en un clavier dont chaque touche se relie électric^uemeul à deus élecli'o-airaauts entre les-

TELE

Fîf. S. — roTumiinîraHon nu moyen (In téléphone mngnélique de Bell.

cipe du microphone de Hughes à notre art. Microphone. Nous ajouterons que cet appareil convertit eu bruits sonores et amplifie d'une manière extraordinaire les plus faibles vibrations qui deviennent perceptibles avec une netteté parfaite pour une personne dont l'oreille est appliquée contre un téléphone, dans le circuit duquel se trouve une pile électrique. En augmentant le nombre des crayons du microphone, on augmente la (orce de l'appareil. Depuis l'invention de Hughes, en 1S78, on a imaginé plus de 200 dispositions différentes; celle qui a été adoptée en France porte le nom de transmetteur Ader. Elle se compose : d'une planchette de bois de sapin au-dessus de laquelle parle la personne qui correspond avec une autre; d'une réunion de 10 à 12 crayons parallèles de charbon de cornue de gazpouvant jouer dans 20 ou 2i encoches, et placées hùrizontalemenl sous la planchette, de manière à recevoir ses vibrations; d'une bobine d'induction qui renforce les sons et leur donne plus de portée. Une pile, composée de 2 ou 3 éléments de Dunsen ou de Leclanché, fait passer un courant électrique dans tout le système. Le récepteur d'Ader est un perfectionnornenl du téléphone magnétique de Bell. Il se compose d'un aimant qui forme anneau ou bracelet, ce qui permet d'utiliser ses deux pôles; cet anneau se prend à la main, ce qui rend plus facile son tnauienienl; et il sert a suspendre, au repos, le récepteur au crochet placé sur le côté du transmetteur. (Voy. notre fig. 6.) Dans le chaton de l'anneau se trouvent la membinnc vibrante et

avec toute autre pio e de métal reliée au s )1. On peut ainsi cori'espondre d'une maison à une autre ou d'un étage à un autre. — .\ peine connu, le téléphone Bell fut modifié, perfectionné cl simplifié par divers savants. On adopta en France l'appareil de l'Américain Gower, dans lequel l'aimant, au lieu d'être dioit, forme un arc de cercle, de manière à présenter ses deux pôles en regard de la membrane de fer; chaque pôle est pourvu d'une bobine. L'eraboucliure est remplacée pur un tube acoustique que termine une embouchure. A la plaque vibrante est adapté un sifllet pour éveiller l'attention du correspondant. Col appareil est employé surtout pour mettre eu communication les différents étages d'une maison. — Téléphone électrique, appareil au moyen duquel les jons ïB transmettent par des fils que iraverse un courant électrique. C'est Reiss, professeur à Friedrichsholï (Allemagne), qui imagina le premier un instrument de ce genre; il le rendit public en IStio. Son téléphone est fondé sur ce lait que la ditTérence dans le diapason des dilTérents tons est causée par les dilférentes vitesses de vibration du corps élastique sonore. Ces vibrations sont transmises à l'air avec exactement la même vitesse, et de l'air elles peuvent se communiquer à une membrane qui vibrera à son tour avec une vitesse semblable. Dans le téléphone de Reiss, il y a une membrane à laquelle est attaché un petit disque de métal. Quand cette membrane est mise en vibiation, le disque opère ou interrompt le contact dans un courant électrique, de telle sorte que les ondes électriques soient toujours égales au nombre de vibrations correspondant au diapason du ton transmis par le fli. Ces ondes magnétisent et démagnéiisent un électro-aimant, qui excite de cette façon des vibrations dans l'armature. Ces vibrations sont transmises à une feuille de métal, et de là à l'air. — On a employé à Pans le télégraphe musical de Lacour. Dans cet appareil, la branche d'un diapason vibi e au contact d'une languette de platine, par laquelle le courant est alternativement rompu et établi,

quels est disposée une languette de métal. Quand on appuie sur une touche, il s'établit un courant, «l les aimants adjacents mettent une des languettes en vibration; le nombre de ces vibrations, par seconde, dépend de la longueur de la languette. Comme chaque louche commande une languette d'une longueur diliérente, une série de touches peut donner à volonté plusieurs sons musicaux. Chaque languette qui vibre, ouvre et ferme le courant du fil principal, envoyant ainsi le long du fil des ondes (isochrones) avec ses propres vibrations. L'appareil récepteur consiste en autant d'électro-aimants qu'ily a de languettes, chaque aimant étant muni d'un ruban d'acier en guise d'armature. Chaque ruban est accordé de façon à vibrer à un diapason particulier. Les vibrations d'une languette donnée, telles que nous venons de les décrire, ne sauraient, par le moyen de l'électro-aimant, mettre en vibration unaulre ruban que celui qui e^t accordé au même diapason. Il s'ensuit un son musical par les magnétisations et démagnéti;ations successives que chaque ruban subit et qui, suppose-l-on, produisent un arrangement ditlérenl de ces molécules. — Edison a aussi construit un téléphone par lequel les sons se transmettent à de grandes distances très distinctement. 11 est basé sur sa découverte qu'un courant électrique pa-sant à travers un papier préparé chaniquemeut, rend la surface de celui-ci glissante, de sorte qu'au passage du papier, sous une pointe de métal, celte pointe est entraînée en avant. Lorsque le courant est passé, la pointe glisse de nouveau en arrière. Ce mouvement se communique à une boite sonore, et le son se reproduit ainsi. — On donne aujourd'hui communément le nom de téléphone à l'appareil dans lequel sont combines le téléphone magnétique et le microjihone de Hughes. Le téléphone électrique, actuellement répandu dans les grandes villes et qui fera, avant peu, correspondre toutes les villes entre elles, se compose d'un microphone, comme liansmelttur, et d'un téléphone, seulement comme réceitleur. iNous avons décrit le prin-

Fij. 6. —Téléphone Ader-BeU.

un surexcitateu'', petit anneau de fer, place uii-dess'js do la membrane, pour accroître 1 intensité de l'aimantation des deux pôles de l'aimant. Tel est, en peu do mots, la description de l'appareil que la Sociét"; générale des téléphones établit chez chacun de ses abonnés; on y ajoute une sonnerie munie d'une pile contenant 3 éléments Leclanché, ce qui fait 2 piles pour chaque appareil complet : l'une pour la sonnerie, l'autre pour la li^'ne. Au lieu de poser autant de fils qu'il y de correspondants pour chaque abonné, ce qui serait ruineux, on établit dans chaque ville un ou plusieurs bureaux centraux, auxquels aboutissent les fils des abonnés. L'abonné qui veut se mettre en rapport avec un autre abonné, s'adresse au bureau central ; un employé de ce bureau met en communication les fils des deux correspondants; quand ceux-ci ont terminé leur entrelien, ils en préviennent l'employé qui interrompt la communication. 11 existe à Paris 12 bureaux centraux, reliés entre eux par des lignes appelées auxiliaires. C'est à peine si l'on compte à Paris 100 kil. de fils aériens, sur environ 2,U00 kil. de fils dont se compose le réseau; ordinairement, les lignes sont souterraines. Les fils se réunissent ea câbles de 14 conducteurs, con.-liluanl 7 ligues doubles d'abonnés. Ces câbles, parfaitement isolés

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par une couche de gulta-percha, courent sous: la voûte des égouts, où ils sont sonteniis ]iar des crochets. Arrivés sous les bureaux centraux, ils j pénètrent, et les fils se distribuent en rosaces pour aboutirent à des tableaux portant les numéros de chaque abonné. L'employé, dès qu'il est averti par la sonnerie qu'un abonné veut se nuttre en rapport avec un autre abonné, est informé, en même temps, par un appareil appelé unnonciatenr, du numéro de l'abonné qui appelle. Il salisl'ait à la demande de l'abonné, en faisant communiquer l'extrémité des (ils des deux coi'rcspondants, au moyen d'un cordon mobile qui renferme un double lil conducteur. Plus de '3,000 fils aboutissent au bureau central de l'avenue de l'Opéra. — 11 y a aujourd'hui des lignes téléphoniques "dans toutes les villes importantes de l'univers; nous en possédons au Havre, à Rouen, à Toulouse, à Lypn, à Bordeaux, à Marseille. Des expériences extrêmement importantes ont prouvé que la voix humaine peut s'entendre à plus de 1,500 kil. au moyen du téléphone; sur nos lignes telles qu'elles sont établies aujourd'hui, c'est à peine si l'articulation des mots peut se distinguer à 100 kil. .Mais des appareils plus perfectionnés et des fils plus résistants à l'action rctat-dante de l'induction statique ont permis de tenir des conversations entre iNew-York et Chicago, entre Londres et Manchester, etc. Tout porte à supposer qu'avant peu, les habitants des grandes villes pourront communiquer d'une ville à l'autre, au moyen du téléphone, qui remplacera ainsi le télégraphe électrique dans les cas très nombreux où ils ne tiendront pas à conserver le texte d une dépêche ou d'un ordre. — En Belgique, où le rési='au téléphonique embrasse une étendue de 3,000 kil., réunissant près de 4,000 abonnés, on emploie surtout l'appareil Blake transformé par Bède. — Depuis le 1b août 1881, on a ouvert, au bureau du poste de Berlin, une salle publique pour les communications téléphoniques. On y prend son billet aussi facilement qu'un billet de théâtre ou de chemin de fer. Le premier venu entre en correspondance verbale avec n'importe quel abonné du réseau téléphonique de la capitale. 11 est admis à prendre connaissance de la liste des abonnés au bureau de poste même et, contre la remise d'un billet de téléphone du prix de bO pfenning, qui se prend au bureau de poste, il a le droit de converser pendant un laps de temps ne dépassant pas cinq minutes. On a unité cet exemple en France. — LégisL « Le téléphone a été exploité aux Etats-Unis, dès l'année 1876, c'est-à-dire aussitôt après que l'invention de Graham Bell eût été connue. Mais, en France, le monopole réservé au gouvernement par le décret-loi du 27 déc. I8bl s'applique a tout moyen de transmission de signaux et de correspondances ; ei, c'est seulement en 1879, par un arrêté du ministre des postes et des télégraphes {i6 juin) que l'établissement de communications télepho niques a été autorisé. Des réseaux de lignes téléphoniques, d'une étendue limitée, sont concédées à l'industrie privée, moyennant une redevance de 10 p. 100, qui doit être prélevée sur les recettes brutes et versée au Trésor public. Les concess'ons accordées par le ministre sont faites pour une durée de cinq années; et elles ne constituent, dans aucun cas, un monopole au profit des eonce; sionnaires, l'administration conservant toujours le droit de concéder de nouvelles lignes en concurrence avec celles précédemment établies. Les taxes a percevoir des particulier par séance ou par abonnement sont doter minées par le gouvernement (L. 'i\ mars et b avril 1878J. L'Etat ayant mis lui-même a la disposition du public des cabines téléphoniques qui correspondent à certaines parties

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du réseau lélégraphi<|uç. la laxe apercevoir pour l'entrée de ces cabines a ëiè fixée par un décret du 19 oct. 1889, savoir : pour Paris, à Ib centimes par séance de cinq minutes de conversation ; pour les autres localités de France, d'Algérie ou de Tunisie, à 25 centimes; et, pour les communications de ville à ville, à 50 cent, pour toute distance inférieure à 100 kilomètres. )> (Y. S.;

TÉLÉPHONER v. a. Transmettre au moyen du téleplioiie.

TÉLÉPHONIE s. f. Art de communiquer, au moyen du son, à de grandes distances. Ce mot fut créé, vers 1828, par le musicien français .Sudre pour désigner le système de téléraphie acoustique qu'il avait imaginé, et qui consistait en un vocabulaire de signaux exécutés par le clairon, le tambour et même le canon, le plus ou moins d'intervalle laissé entre chaque coup frappé ou entre chaque groupe de coups, donnant aux mots ou aux phrases leur signiflcalien.

TÉLÉPHONIQUE adj. Qui a rapport à la téléphon.e.

TÉLÉPHORE s. m. (gr. télé, loin; phoros. qui porte). Entom. (îenre de coléoptères pentamères, du groupe des lampyres, comprenant plusieurs espèces d'insectes carnassiers. On rencontre abondamment, dans toute l'Eui'opo, le tijtéphore tjrun ou iéUphore ardoisé [canthuris fusca), long de 12 centim., qui court, en été, très rapidement sur les plantes. Sa larve vit dans la terre humide, où elle se nourrit de vers.

•TÉLESCOPE s. m. (gr. télé, loin; skopcin, voir). iNoin générique de tous les instruments d'astionomie, soit à réfioxion, soit à réfraction, qui servent à obser- ^ ver les objets éloignés, tant sur ^ "

la terre que dans le ciel : /(/ planète lie Saturne est si loin de nou^ qn'onne saurait apercevoir touf jes satellites qu'avec de grands télescopes. — Ne se dit plus guère que des télescopes à rétlcxon : un bon télescope ni'wtonicn. — Enxycl. La construction générale du télescope est basée sur la propriété que possède une lentille convexe ou un miroir concave de faire converger à un foyer les rayons de lumière qui lui sont envoyés par un objet quelconque, et de formera cefoyer une image de l'objet lui-même. Cette image peut être rendue visible, comme dans la chambre obscure, en interposant au foyer un écran blanc, une plaque de verre dépoli, ou un léger nuage de fumée au milieu duquel l'image semble suspendue. Mais si on laisse les rayons poursuivre leur route sans interruption, et que l'on place l'œil dans l'axe de la lentille ou du miroir à la distance voulue du foyer, on verra l'image plus distinctement qu'auparavant; et, si le foyer est plus rapproché de l'œil que de la lentille, les dimensions apparentes de rimai;e seront plus grandes que les dimensions apparentes de l'objet lui-même. C'est là la forme la plus simple, mais non pas la plus commune, du télescope. D'ordinaire, on introduit près de l'image une seconde lentille, à foyer plus court que dans la première, dont l'ellet est d'augmenter encore la grandeur apparente de l'objet; c'est ainsi qu'est compose le télescope ordinaire. Dans sa construction élémentaire, il consiste en un« objectif», d'aussi grandes dimensions que possible, et en une lentille oculaire, qui rend l'œil capable de recevoir l'image sous le plus grand angle possible. Dans la fig. 1, M est l'objcctf et iN la lentille oculaire. L'image renversée 6 a d'un objet lointain A B se forme entre la lentille"ûculaire et son principal foyer, et la lentille oculaire donne alors une image grossie b' a. L'objectif est toujours et nécessairement convexe, et le miroir concave, mais le

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verre oculaire peut être l'un et l'autre; s'il est convexe, il est placé à distance requise au delà du foyer, et, les rayons ayant une fois traversé, l'image apparaît renversée; s'il est concave, comme dans les lunettes de spectacle ordinaires, il est placé en dedans du foyer, et les objets paraissent dans leur position naturelle. La force grossissante de l'instrument se mesure en divisant la dis-

■ Télescope astronomique.

tance focale de l'objectif par celle du verre oculaire, le pouvoir éclairant dépend surtout de la dimension de l'objectif. Dans les télescopes terrestres, appelés vulgairement lunettes d'approche ou longues-vues, l'image est donnée dans sa position naturelle. A cet effet, deux lentilles additionnelles, 0 et P, fig. 2, appelées verres condensateurs, sonlintroduites entre l'image réelle et la lentille oculaire. L'objet A B donne une image renversée et plus petite en 6 a. La lentille 0 étant éloignée de 6 a de la distance de sa principale longueur locale, les rayons qui tombent sur P seront parallèles, et l'image a' b' dans le principal foyer de P sera verticale, ainsi que l'image grossie a" 6''. Beaucoup a'tribuent à Roijer Bacon la connaissance de la théorie du télescope et du microscope, et l'on dit que Digges en fit l'application au xvii" siècle; mais la première mention précise qu'on en trouve date du moment où Hans Lippersheim, fabricant de lunettes à Middelburg, en Hollande, présenta à son gouvernement, le

Pli. V^^-x-k

Fig. 2. — Télescope terresln

22 oct. 1608, trois instruments avec lesquels on pouvait « voir les choses à distance ». Jacob Adriansz, appelé aussi Metius, originaire d'Alkmarr, lit un présent semblable le même mois, en déclarant qu'il avait fabriqué des instruments pareils deux ans auparavant. On a souvent dit que Zacharias Jansen inventa aussi le télescope plus d'une année après ; mais tout ce qu'on peut établir sur des preuves, c'est, d'après Olbers, qu'il fit des télescopes qui pouvaient être des imitations de ceux de Lippersheim. Le bruit de cette invention ne fut pas longtemps àserépandre; il arriva des instruments hollandais à Londres à Paris, à Venise; Galilée, qui se trouvait alors dans celte dernière ville, en reconnut vite l'importance. Revenu à Padoue avec quelques lentilles, il se mit aussitôt à améliorer ce qu'il avait vu, et ne tarda pas à atteindre des résultats meilleurs, et plus certains que le premier inventeur. 11 lit un tube de plomb, et y adapta à une extrémité une lentille convexe double comme objectif, et, a l'autre, une lentille concave double pour placer l'œil. Cet instrument, qui fut le premier télescope de Galilée, ne grossissait que trois fois. 11 en fit un autre ensuite d'une puissance plus que double, et, peu après, il commença, avec un télescope grossissant 30 fois, à étudier le ciel. Les phases de Vénus,en question jusque alors, se révélèrent à la vue; on distingua nettement les satellites de Jupiter et la forme oblongue de Saturne; on mesura les montagnes de la lune (notre lig. 3 représente Art/KJ/ittic, cratère lunaire, de 9.J kil. de diamètre, vu au micro-cope); on trouva des taches sur le disque du soleil; la voie lactée put se résoudre en étoiles. Le télescope de Galilée donne l'image droite, grâce à la lentille oculaire, qui est concave

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et qai réfracte les rayons. En 1611 Kepler suggéra l'idée d'eraplover une lentille oculaire convexe, qui d'abord n'offrit pas de prands avantages. La première tentative faite pour obtenir plus de pouvoir prossissant et de lumière en agrandissant les objectifs des télescopes révélèrent un obstacle inattendu et formidable : tous les objets se leignaieut t'ortemenl di' oouleuis pnsniatiqu's Ce phénomène resta inexplique jusqu'à

du télescope.

Newton, et l'on ne put y remédier que plus d'un demi-siècle après. Mais, quoique insurmontable à l'époque, cet obstacle pouvait cependant être évité, car on s'assura qu'en rendant la distance focale de l'objectif très grande en proportion du diamètre, les franges colorées devenaient pratiquenientiraperceptibles. On construisit en conséquence des télescopes d'une longueur énorme, avec lesquels on fît les plus brillantes découvertes du temps. Huygens se servait du télescope qu'il construisait lui-même; un de ses objectifs d'une longueur focale de 123 pieds, se voit encore dans la bibliothèque de la Société royale de Londres. On modifia la pièce oculaire, ce qui constitua un progrès important. En augn^entant le nombre des lentilles, on eut à lutter contre l'aberration de la lumière, et ce ne fut qu'à partir de 16-59, lorsque Huygens eut inventé la combinaison qui porte encore son nom, que la multiplication des lentilles donna de véritables avantages. Celle pièce oculaire se composa de deu.x lentilles convexes dont les longueurs focales sont comme 3 est a 1 ; elles sont séparées l'une de l'autre par un intervalle égal à la moitié de la somme de ces longueurs, le lieu de l'image télescopique se trouvant entre les lentilles. Cette pièce oculaire de Huygens est encore une des meilleures combinaisons qui existent pour les usages ordinaires. Mersen ne, dans sa correspondance avec Descartes, avait, avant 1639, indiqué la possibilité d'employer un miroir concave au lieu de la lentille principale du télescope. Eu 1663, James Gregory, d Edimbourg,publia, Qan> son Ûptica promota. le plan d'un télescope à rétlexian consistant en un miroir concave, percé au centre, par le moyen duquel les rayons devaient converger vers un foyer placé devant lui, et être reçus sur un second petii miroir concave pour être renvoyés par ce dernier, traverser une seconde fois l'ouverture du premier réflecteur et être reçus par une lentille qui les transmettrait à loeil. Les rayons ayant traversé deux fois le foyer devaient apparaître dans leur position naturelle. On essaya de construire l'instrument, mais sans succès. Newton reprit l'idée et construisit ce que l'on connaît sous le nom de télescope de Newton, lequel emploie un miroir placé diagoualement dans le tube et une pièce oculaire sur le côté. Mais d s diflicullés pratiques, surtout dans les manœuvres du grand spéculum, l'ont pendant longtemps empêché d'être d'un usage générai.

.\ la fin, Hadley, en 1718, fit un miroir de \'6 centim. de diamètre avec une longueur focale de i m. .50, ce qui portail a 230 son pouvoir grossissant. Dès lors les réflecteurs

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furent ripirftment adoptés partout, mais surtout en Angleterre. — 'Vers 1766, un petit télescope, long seulement de 2 pieds, tomba entre les mains d'un organiste allemand, demeurant à Bath (Angleterre). 11 fit demander à Londres un instrument de plus grande dimension: mais en trouvant le prix trop élevé, il se mit en tête d'en construire un lui-même. Cet organiste était le premier Herschel. 11 consacra tout le temps dont il pouvait disposer à la fabrication des réflecteurs, et en 1781 il découvrit la planète Uranus. En 1783, avec l'aide du gouvernement, il commença la construction du célèbre rétleeteur de 40 pieds, qui fut déclaré terminé en août 1789; mais qui ne donna jamais aucun résultat digne de ses dimensions. — Euler, en 1747, ayant examiné la structure de l'œil humain, annonça qu'on pouvait combiner des lentilles de manière à donner des images achromatiques, et peu après John Dollond arriva à la combinaison prévue avec du verre de deux espèces {crown glass et flint ylass). Joseph Fraunhofer résolut la difficulté de se procurer des disques de flint glass homogène. Son procédé est resté secret; mais une fois qu'il eut le verre, il put facilement combiner les courijuies suivant les besoins, et

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