‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 387 sur 639 · II. tctc de vis ; L, tige uietalliqi · texte numérisé non relu

II. tctc de vis ; L, tige uietalliqi

aimant qui met en action la batterie du récepteur. Autour de l'électro-aimant s'enroule un lon^' fil rattaché à la ligne principale, et qui fait ainsi partie du grand conducteur d'une ville à l'autre. Quand le manipulateur établit puis interrompt le courant, l'électroaimantsubit l'action lie l'électricité et devient tour à tour magnétisé, puis démagnétisé. La tige métallique L est attirée vers l'électroaimant magnétisé, puis éloignée par le ressort S, du même électro-aimant démagnétisé : à chaque fois, elle met en contact ou sépare les deu.x pointes de platine a et 6, établissant ou rompant ainsi un courant secondaire qui comprend dans son circuit une batterie locale et un fort électro-aimant. Celui-ci peut remplir plusieurs fonctions; il peut mettre en mouvement le parleur ou le récepteur proprement dit. La vis B fait mouvoir la bobine magnétique en avant ou en arrière, ce qui permet de régler la force magnétique générale de l'appareil. 3° Parleur. C'est une espèce de récepteur qui fait con-

naître les signaux par le son, tandis que le véritable récepteur les inscrit sur une bande de papier. Il se compose d'un électro-aimant M ;fig. 10 , compris dans le circuit secondaire du relais. L'armature A, attirée par cet électro-aimant, fait vibrer la tige L entre les VIS SS, ajustées de manière à limiter les vibrations. Les coups ainsi donnés en arrière et en avant sont les uns courts et les autres longs et correspondent, par conséquent, aux points et aus traits marqués sur le papier par le récepteur proprement dit. Cet appareil est souvent préféré, parce que l'expérience a prouvé que l'oreille commet moins d'erreurs que l'œil. 4° Rénepteur. On donne ce nom à nn appareil qui marque sur un ruban de papier dessignaux convenus. Il se compose ffig. M) d'un électro-aimant M, d'une armature A, d'un levier L et des vis SS. Le levier L presse la bande de papier P sur une molette imprégnée d'encre, et celle-ci imprime sur le papier des points et des traits diversement combinés, pour représenter des lettres, des chilfres, etc.

TELE

Le récepteur répète tous les mouvements imprimé.* au manipulateur et au relais. Le papier venant du dévidoir, que ne montre pas notie figure, est pincé et entraîné entre

TELE

Fig. il. néceplcur de Morse. — \, armature: L. leiier; M, cleclro-ainianl; P, ruban de papier: SS. lis.

deux cylindres mus par un mouvement d'horlogerie. Le papier se dévidant avec une vitesse uniforme, il en résulte qu'il est marqué d'un simple point quand le levier frappe un simple coup sur la molette; il est, au contraire, marqué d'une ligne plus ou moins longue quand le levier appuie plus ou moins longtemps sur la molette. ^ Voici le tableau des signaux employés en France :

Chiff-n

— TÉLÉGR.\PHE DE Bain. Parmi les nombreuses inventions télégraphiques qui suivirent, celle d'Alexandre Bain mérite de nous arrêter un instant. Le téléi.'-raphe de Bain est, dans ses parties essentielles, le même que ce qu'on appelle au|ourd'hiii télégraphe automatique. Un papier préparé chimiquement se déroule, humide, sur un cylind.re métallique avec une vitesse uniforme, et reçoit les poinls et les lignes; un fil mince, que traverse le courant de la ligne, repose sur la surface du papier et le noircit en décomposant la composition chimi(|ue dont il est imprégné.

L'avantage de ce système est pour les longs messages, que plusieurs opérateurs peuvent recevoir ou transmettre avec ime grande rapidité. — TÉLÉGRAPHE AUTOGRAPHIQUE. C'est

une modification de l'appareil chimique automatique. Il est dû à l'Anglais F. -G. Bakewel (1S.TÛ) et a été perfectionné par Casselli, Bonelli et d'autres. Dans ce svslème, le message s'écrit avec une plume trempée dans du vernis, sur une feuille d'étain enroulée autour d'un cylindre métallique correspondant exactement en grandeur, en vitesse de révolution et en mouvement longitudinal, avec un autre cylindre placé à la station réceptrice, lequel est couvert de papier préparé chimiquejnent. On peut, par cette méthode, envoyer sans risque d'erreur un message chiffré, et même des messages écrits avec un vernis incolore et par conséquent invisible.

— TÉLÉGRAPHES IMPRIMEURS. C'est en Amérique, en 1847, que fut employé pour la première fois un appareil très ingénieux, imprimant les messages en capitales romaines. Depuis, beaucoup d'autres systèmes ont été construits sur le même principe, qui est celui de la roue dentée. Chaque interruption du courant laisse passer une dent a'une roue d'échappe-

ment, de telle sorte qu'une lettre nouvelle apparaît à chaque dent qui s'échappe. Dans le léléi-'iaphe de Hughes (IS.")6l, une lettre s'imprime à chaque onde ou à chaque poussée du courant électrique, ce qui ell'ectue une notable économie de temps sur les autres systèmes. H faut citer aussi le télégraphe de G. -M. Phelps, qui combine les avantages de l'appareil Hughes avec ceux des systèmes précédents. — Appareil .Meykii. L'in-génieux appareil Meyer a été imaginé pour permettre d'intercaler des transmissions dans les intervalles de temps disponibles entre chaque signal d'une autre transmission, de manière à utiliser le même fil pour un certain nombre de dépêches en munie temps. Son organe principal est un distributeur, ainsi nommé parce qu'il distribue le temps entre chaque nianipiilateur. Ce distributeur se compose d'un disque divisé en 4, 6 ou 8 secteurs, suivant que l'appareil multiple est quadruple, sextuple ou octuple, c'est-à-dire suivant qu'il sert à transmettre, dans un même temps donné, sur un même fil, 4, 6 ou 8 dépêches. Chaque secteur est formé de 12 lames de cuivre dont l'ensemble forme un cercle, sur la surtace duquel frolte une aiguille qui tourne d'une manière isochrone et uniforme sur le centre du disque. Cette aiguille forme l'extrémité de la ligne télégraphique. Les signaux transmis sont ceux de l'alphabet Morse ; le temps que met l'aiguille à passer sur une lame est précisément le même que celui qu'il faut pour marquer un point; celui qu'elle met a passer sur deux lames consécutives est le temps nécessaire pour tracer un trait. Quand un télégraphiste envoie le courant de sa pile sur un certain nombre de lames d'un secteur, au moment où l'aiguille passe sur ce secteur, l'aiguille, en passant sur les plaques, est mise en communication avec la pile. Le courant est établi pendant le temps nécessaire pour former une ou plusieurs lettres. L'aiguille divise donc le fil entre plusieurs télégraphistes, chaque secteur étant relié à un manipulateur et à un récepteur. — .\ppaheil Baudot. Cet appareil comporte un assez grand nombre d'organes qui le font paraître compliqué et qu'il nous est impossible de décrire en détail. Nous allons cependant parler brièvement du principe de l'appareil, des avantages qui résultent de son emploi et des résultats obtenus. L'appareil Baudot, comme celui de Meyer, est basé sur la division du temps. Il a pour principal organe un distributeur divisé en 3, 4 ou 6 secteurs, selon que l'on veut utiliser sur une même ligne, 3, 4 ou ti claviers. Chaque secteur est divisé en 5 contacts métalliques, et chaque contact est en relation avec un relais. Des balais tournant régulièrement au moyen d'un engrenage commandé par un moteur électrique viennent en temps opportun appuyer sur ces contacts. Le courant de la ligne est recueilli par les balais et par conséquent par les relais. Ceux-ci, quand ils ont fonctionné, envoient des courants de pile locale dans un appareil appelé traducteur (synchronisé avec le distributeur) lequel traducteur renferme une série d'organes dont le plus ingénieux est le combinaieur. Nous ne pouvons ici en entreprendre la description , mais rappelons-nous que chaque secteur est en relation avec un clavier à 5 touches pouvant envoyer 5 courants, et que, par conséquent en combinant ces envois de courant, c'est-à-dire en appuyant sur la première touche, seule, ou sur la première et la deuxième, ou sur la première et la troisième, etc., etc., on peut obtenir 31 combinaisons dill'érentes. Le combinateur, recueillant la combinaison au moyen d'organes appelés chercheurs, commandés par les courants locaux envoyés des relais, fait déclancher en temps utile le système imprimeur et la lettlre correspondante à la combinai-

TKI.E

«lin est imprimée au nioven d'une roue des Types (analogue à celle du llughfsV Le rendement par chaque clavii^r se rapproche sensiblement de celui du Hughes, c'est-à-dire 50 dépêches par heure en moyenne. On comprend aisément que cet appareil soit appelé à rendre de très grands services puisqu'il peut, sur une seule ligne, mettre 4 ou 6 claviers en service, c'est-à-dire remplacer 4 ou 6 Hughes, et, par suite, rendre inutile la construction d'un trop grand nombre de fils entre deux villes. Il dillère essentiellement de celui de Meyer en ce que, au lieu d'adopter les signaux de Morse, il imprime les dépêches en caractères typographiques ordinaires. Il est employé en France entre les grandes villes. — Appareil Estienne. Au dire de plusieurs personnes compétentes, l'appareil Estienne serait celui de l'avenir, celui qui serait destiné à remplacer tous les autres. Nous en donnons une description complète. 11 comporte : 1° une écriture nouvelle; 'î' un procédé spécial d'encrage ; 3° un organe électro-ma?nétique, dont la disposition esl particulière; 4° un manipulateur inver-eur perfectionné. — 1° Ecriture. Elle est formée de deu.t signaux : le demi-trait et le trait. Chaque signal est tracé par une plume spéciale ; la position des signaux, sur le ruban de papier, est transversale, au lieu d'être longitudinale comme dunsie Morse. Le demitrait remplace le point Morse, qui n'est pas suflisamment apparent et trop fréquemment ne marque pas dans les transmissions rapides. Le demi-lrait occupe, en hauteur, à peu près la longueur du trait Morse. Les traits peuvent avoir, en hauteur, la largeur du ruban de papier, quelle que soit cette largeur. Les lettres, chill'res et signes de ponctuation sont composés de ces deux signaux groupés, conlormément au code Morse, qui a été soigneusement conservé. Ces dili'érents points vont être étudiés successivement. Auparavant, il est bon de faire remarquer que l'appareil Estienne ne dérive pas du Morse ; il doit être classé dans la catégorie des appareils à double style, dont la première idée et les premiers essais sont dus à Steinheil. — Manipulateur. 11 est a deux touches; chacune d'elles, quand elle est abaissée, envoie sur la ligne un courant de sens contraire, correspondant à un signal différent. Si le traii esl obtenu par un courant positif, le demi-trait sera obtenu par un courant négatif, ce qui revient à dire que chaque plume agit sous l'influence d'une des touches du manipulateur. Saut pour quelques signes abréviatifs, que le Morse ne saurait utiliser, parce qu'il ne pourrait les reproduire, tous les contacls sont brefs; en d'autres termes, chaque signal, pour être obtenu, n'e.xige pas une durée plus longue que le temps nécessaire à la formation du point Morse. D'où une plus grande rapidité dans la transmission. Le manipulateur, quoique inverseur, permet de couper comme au .Morse, sans autre manœuvre que l'abaissement d'une des deux touches. — Encrage. Si l'on plonge le bout d'une étoffe dans l'encre, une tache s'élèvera bientôt au-dessus du niveau; c'est à cette propriété ascentlonnelle des liquides, dans diverses substances, qu'est dil le nouvel encrage. Chaque plume, par son extrémité inférieure, trempe dans l'encre et s'alimente, à l'aide d'une lamelle de ■peau. Ayant pour principe un effet purement physique , la capillarité , le nouveau procédé parait être le plus simple et à la fois le plus pratique de tous les moyens d'encrer, employés jusqu'à ce jour en télégraphie. Le liébit d'encre des plumes, obtenu par la nouvelle application, est proportionnel à la rapidité du travail; sa puissance est telle, qu'un contact prolongé fait tracer à l'une ou à l'autre plume, un ruban ne prenant lin qu'avec l'épuiiement de l'encrier. Par consé-

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