‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 397 sur 639 · HOMME TIENT SA FEMME A LA CAMPAGNE, DANS UN · texte numérisé non relu

HOMME TIENT SA FEMME A LA CAMPAGNE, DANS UN

COUVENT, il l'oblige de demeurer à la campagne, dans un couvent. — Tenir quelqu'un CHEZ SOI, l'avoir chez soi : puisque nous vous tuions ici, nous ne vous laisserons pas partir sitôt. — Maintenir, entretenir ; et alors il n'est guère usité que dans ces phrases : tenir une chose en état, en bon état; en attendant que je revienne, tenez les choses en état, tenez tout en bon état. — Man. Tenir un cheval, le maintenir dans les difî'érenis exercices auxquels on le soumet : tenir un cheval en main, en bride, en tuions. — Fig. et fam. Tenir quelqu'un en bride, l'assujettir, l'arrêter, le conduire malgré lui. — Contenir, renfermer, ou être susceptible de contenir, de renfermer ; cette grange peut tenir dix milliers de gerbes. — Arrêter, fixer : il est si vif, si remuant, qu'on ne le saurait tenir. — Réprimer, empêcher de faire, de dire : c'est un hommt qui ne peut tenir sa langue. — Il n'y a parenté, amitié, etc., qui tienne, il n'y a aucune considération de parenté, d'amitié, etc. qui empêche que..:?/ n'y a crédit m richesse, qui tiennent ; je le condamnerai, s'il a tort. — Faire qu'une personne ou qu'une chose demeure dans un certain état, dans une certaine situation : tenir lei enfants dans un très grand respect, les tenir dans une très grande sujétion.—- Occuper durant quelque temps c'est une C'rénionie qui est longue, elle vuu tiendra longtemps. — Réputer, estimer, croire : je tiens cela vrai, pour vrai, puisqu vous le dites. — Professer : selon lu toi, l'opinion, le dogme que nous tenons. — S'emploie dans plusieurs autres phrases qu'il serait difficile ou imposible de ramcnrr aux sens dt|â iniliqués. — Tenir un chemin, une route, suivre un chemin, une route, aller par un chemin, par une route : je l'ai rencontré, il tenait le chemin de Lyon. — Fig. Tenir une BONNE conduite, UNE mauvaise CONDUITE, se Conduire bien, se conduire mal : il tient une étrange conduite depuis quelque temps. — Tenir LE milieu dans UNE AFFAIRE, prendre un tempérament, un expédient entre deux extrémités, entre deux choses opposées. — Tenir LE PARTI de quelqu'un, suivre le parti de quelqu'un, être du parti de quelqu'un. — Tenir sa parole, tenir sa promesse, exécuter

TENI

ce qu'on a promis : je vous tiendrai ce que je vous ai promis. — Prov. Promettre et tenir SONT DEUX, souvent on manque à ce qu'on a promis. — Tenir un traité, tenir un marché, TENIR UNE CONVENTION, cxécuter un traité, une convention, un marché. —Tenir des discours, TENIR DES PROPOS, TENIR unlangage, parlerd Une certaine façon, avancerde certains propos, dire de certaines choses : il tient des discours bien hasardés. — Tenir sa colère, persister dans son ressentiment.— Tenir sa gravité, TENIR SA morgue, all'ecter d'avoir une mine fière et dédaigneuse . — Tenir rigueur a quelqu'un, persister à ne pas le voir, ou à le traiter avec froideur, malgré les avances qu'il fait pour rentrer en grâce, pour renouer les liens qu'on avait avec lui. — Te.sir la PLUME DANS UNE COMPAGNIE, être préposé pour écrire les actes, les délibérations de celte compagnie. — Tenir la caisse chez un banquier, chez un receveur, etc., être charge du soin de recevoir l'argent et de payer pour nn banquier, pour un receveur, etc.; et. Tenir les uvres chez un banquier, chez un receveur, chez un négociant, être chargé du soin d'écrire ddns les livres les choses qui doivent y être portées. — Tenir registre de quelque chose, écrire queique chose dans le livre, dans le registre. Tenir note de quelque chose, en prendre note, pour s'en souvenir. — Cet homme tient registre de tout, il remarque tout exactement, et il s'en souvient. — Tenir compte d'une somme a quelqu'un, lui passer cette somme en compte. — Je vous tiendrai compte de cela, je chercherai les occasions de reconnaître les obligations que je vous ai.

— Fig. Tenir tête a quelqu'un, lui résister, ne lui point céder : si vous voulez agiter cette question avec lui, vous trouvez un homme qui vous tiendra tête. — Fig. et fam. Tenir pied A boule, être extrêmement assidu, s'attacher à quelque travail avec beaucoup d'application et de persévérance : c'est un homme qui veut que l'on tienne pied à boule auprès de lui.

— Fig. Tenir la main a quelque chose, veiller de près à ce qu'on l'exécute, à ce qu'on l'exécute bien : ne vous mettez pas en peinc,je tiendrai la main à cela. — Faire tenir des lettres, faire tenir des effets, faire tenir de l'argent, faire en sorte que des lettres soient rendues, faire rendre des lettres, faire que des effets soient remis, faire toucher de l'argent. — Tenir jeu a quelqu'un, continuer à jouer contre lui autant qu'il veut. Dans les jeux de renvi, comme dans ceux où la mise n'est pas réglée, Tenir se dit pour accepter un renvi, y aller de tout l'argent dont un autre y va : vous y allez de cinq francs, je les tiens;'je tiens tout; et absol. : je le tiens, je tiens. — Trictrac. N'être pas forcé par le dé de rompre son plein, ou continuer à jouer sans lever les dames. — Tenir v. n. Etre attaché à quelque chose, être difficile à ôter, à arracher ou à déplacer : su chemise lui tient au dos. — Prov. Cela tient comme poix, se dit d'une chose qui tient fortementà une autre. On dit aussi. Cela tient comme teigne. — Sa

VIE NE tient qu'a UN FIL, A UN FILET, SB dit

d'un infirme ou d'un malade qui est sur le point de mourir. — Cette affaire lui tient AU CŒUR, il l'affectionne extrêmement, il s'y intéresse fort. — Cette injure lui tient au CŒUR, il en a du ressentiment. — Ses pieds ne tiennent pas a terre, il ne tient pas a terre, se dil d'un enfant, d'un jeune homme vif, qui est toujours en mouvement, ou d'un homme qui marche, qui danse fort légèrement. — Il ne tient plus a la terre, se dit d'un homme détaché des choses du monde.

— Etre attaché par quelque lieu d'intérêt, d'amitié, de reconnaissance, etc. : il tient à cet homme-la par beaucoup de liens. — Tenir A LA VIE, A l'argent, ason OPINION, etc.,y être extrêmement attaché. — Je tiens a vous convaincre DE mon INNOCENCE, j'en al un extrême désir. — Me Voila prêt a partir, je netie«s a

TENI

RiEH, rien ne m'arrête, rien ne m'en empêche. On dit à peu près dans le même sens : je vous payerai quand vous voudrez, votre argent ne tient à rien. — Dépendre, résulter, provenir de : cet événement tient à telle cause.

— Etre contigu : ma maison tient à la sienne.

— Résister, tant au propre qu'au fipuré : ce biitiment ne saurait tenir à la mer, tenir contre les vayues. — La compagnie est trop mauvaise, ON n'y pect pas tenir, c'est a n'y pas tenir, on ne peut pas résister à l'ennui qu'elle donne ou à la honte qu'on éprouve de s'y trouver.

— Cet homme ne tient point contre la raillerie , CONTRE LA PLAISANTEI1IE , dès qu'On le

raille, qu'on le plaisante, il s'embarrasse, il se décontenance. — Tenir bon, tenir ferme, résister, se défendre : il a tenu bon quinze jours dans ce poste si difficile à défendre. — Tenir bon, tenir ferme, ne se point relâcher, ne se point laisser aller aux persuasions d'autrui : )'/ ne vous offre pas assez de votre maison ; tenez bon, il vous en donnera un prix raisonnable. — Se dit également d'un traité, d'une convention, d'un marché, et signilie, subsister sans aucun changement, sans aucune allération : il faut que le traité tienne.

— Demeurer en un certain état : sa frisure ne tient pas. — Mus. Cet instrument ne tient pas d'accord. — Chasse. Les perdrix ne tiennent PAS, elle n'attendent pas, elles partent desuite. — Guerre. Les ennemis ne tiendront PAS, ils n'attendront pas qu'on aille à eux, et ils se retireront. — Etre compris dans un certain espace, dans une certaine mesure : tous vos meubles ne peuvent pas tenir dans cette chambre. — Je n'en ai non plus qu'il en pourrait tenir dans l'œil, dans mon œil, se dit d'une chose dont on veut assurer qu'on n'a point du tout. — Tenir ses séances, être assemblée : l'assemblée du clergé tenait de cinq ans en cinq ans, tant que l'assemblée tiendra.

— Se dit également des foires, des marchés, etc., et signifie, durer, avoir lieu : la foire de Saint-Germain tenait depuis le 3 de février jusque vers lu semaine sainte. — Tenir v. impers., se dit des obstacles, des considérations qui empêchent de faire quelque chose : à quoi tient-il que nous ne partions.

Mais il ne tient qu'à vous, si Thonneur vous anime. De nous donuer la p.iix sans le secours d'un crime.

J. ïùci:iK. La Thébaîde, acte !•', se. m.

— Quelquefois, en disant qu'lL ne tient pas a

UNE personne que TELLE CHOSE NE SE FASSE, On

veut faire entendre, non seulement qu'elle n'y apportera point d'obstacle, mais même qu'elle y contribuera de tout son pouvoir : il ne tient pas à moi qu'un tel n'ait satisfaction. — Se tenir v. pr. Se prendre, s'attacher à quelque chose pour s'empêcher de tomber : il se tint à une branche. — Se tenir bien a CHEVAL, être ferme et de bonne grâce ; et, dans le sens opposé : s'y tenir mal. — Fig. Se tenir, s'en tenir A quelque chose, s'y arrêter, s'y fixer de telle sorte, qu'on ne veuille rien de plus : je me tiens, je m'en tiens à votre décision. On dit, à certains jeux dé cartes, Je m'y tiens, je suis content des cartes que j'ai Je n'en demande pas d'autres. — Réputer : je me tiens heureux d'avoir pu vous servir en quelque chose. — Je me le tiens pour dit. il n'est pas besoin que vous m'en avertissiez davantage, que vous m'en fassiez davantage souvenir. On dit de même. Tenez-vous pour dit que... Soyez assuré que... ou souvenezvous que... — S'empêcher : il ne saurait se tenir déparier. — Tenez-vous en repos, se dit a une personne qui importune par des gestes incommodes ou trop libres. Ou dit de même t'amil.. Tenez-vous, tenez-vous donc — S'en tenir a son mot, s'arrêter, se fixer à ce qu'on a annoncé d'abord; cela se dit ordinairement d'un marchand lorsqu'il demeure ferme à ne vouloir rien rabattre du prix de sa marchandise : dés que ce marchand vous a dit le prix, il s'en tient à son mot. On dit aussi, entre gens qui vendent et achètent

TENN

et entre personnes qui traitent ensemble. Se TENIR A peu de CHOSE, SE TENIR A PEU, s'arrêter , se fixer tellement aux propositions, aux olfres qu'on a faites d'abord, que, quoiqu'il s'agisse de peu de chose de plus ou de moins, on ne veuille de part ou d'autre, ni se relâcher, ni passer outre : vous vous tenez à trop peu déchoie. — Klre, demeurer dans un certain lieu : tenez-Kons là, et n'en bougez. — Un tel setif.nt six mois a la campagne, et six MOIS A la ville, il passe six mois à la campagne, et six mois à la ville. — S'il est bien, qu'il s'y tienne, se dit d'un homme dont on entend vanter le bonheur. — Prov. Quand ON EST bien, il faut s'y TENIR, il ne faut pas changer légèrement, pour peu qu'on se trouve bien dans son étal. On dit de même. Etesvons BIEN? tenez-vous Y. — Quand on est bien, on ne s'y peut TENIR, le seul désir du changement fait qu'on s'ennuie de tout. — Etre, demeurer dans une certaine situation, dans un certain état : se tenir à ne rien faire. — Fig. et fam. Se tenir les bras croisés, rester oisif lorsqu il faudrait travailler ; demeurer dans I inaction lorsqu'on devrait agir. — Se tenir bien, se tenir mal, avoir un bon, un mauvais maintien. — Fam. Il ne SAIT comment se TENIR, il ne sait qu'elle attitude prendre, quel maintien avoir. — Se dit aussi en parlant d'assemblées publiques ou particulières, de foires, de marchés et signifie avoir lieu : il se tintune assemblée de notables.

TENNESSEE [tènn-nèss-sî], le plus grand affluent del'Uhio, formé par le Clinch et le Holston, qui prennent naissance dans le S.-O. de la Virginie, et se joignent prés de Kingston, dans I état du Tenues- ee. Il coule au S.-O. jusqu'à la frontière de l'Alabama, et, après un circuit de près de 300 kil., traverse le N. de cet état, rentre dans le Tennes-ee, et court au N. jusqu'à l'Ohio qu'il atteint à Palucah (Kentucky). Entre les comtes de Lauderdale el de Laurence dans l'Alabama, il se réfiand en une sorte de large lac peu profond, appelé Muscle Shoals, et forme, en franchissant des rocs siliceux et calcaires une suite de rapides sur une longueur de 60 kil. De Kingston à Paducah. il a l,2oO kil. de long; mais si l'on compte à partir de la source du Holston, il a plus de 1 ,700 kil. Il est navigable depuis les .Muscle Shoals jusqu'à son confluent avec rOhio, sur un parcours de 4oO kil. Au-dessus des rapides, les batea-ux à vapeur remontent encore jusqu'à Knoxvil le, à près de 800 kil. Les principaux tributaires du Tennessee sont : le Paint Ruck.le Flint, le Duck, le Hiawassee. la Big Sandy et le Clark. — Le Petit Tennessee qui a donné son nom indien (Tannassee) à l'état el à la grande rivière qui le traverse, prend naissance près de la frontière de la Caroline du Nord et de la Géorgie. Il coule iN.etN.-O. pendant 240 kil. environ, à travers la Caroline du Nord et le Tennessee et se jette dans le Holston à 40 kil. au-dessous de Knoxville.

TENNESSEE, l'un des états du nord de rUnioi) américaine, admis le troisième sous la consiilution fédérale, borné par le Kenluc ky, la "Virginie, la Caroline du Nord, la Géorgie, l'Alabama, le Mississipi, l'Arkansas et le Missouri ; entre 3,7» et .36° 3-3' lat. N., et entre 83° b'' et 92° 35' long. 0. ; divisé en 94 comtés; 108,910 kil. carr.; 1,767,518 hab., dont 400,000 noirs, 6,000 Allemands, 5,000 Anglais et 10,000 Irlandais. La population n'était que de 36,000 hab. en 1790. L'état eslborné, à l'E., par les monts Unaka et Smokv, de la chaîne des Appalaches, et dont la hauteur moyenne est d'environ 1,200 m. au-dessus du niveau de la mer ; à l'O. le territoire est ondulé par différentes chaînes de collines qui bordent ie cours du Tennessee, du Cumherland el du Mississipi; ce dernier fleuve sert de frontière oecideiiLale à l'étal. Cap., Nashville; ville princ, .Memphis. —

TENO

■Vastes gisements de charbon de terre; mines de fer, de cuivre, de plomb, etc. Climat généralement doux et salubre, sauf dans les districts maipcaseiis de l'O. Température moyenne annuelle. 14° C, dans la vallée orientale du Tennessee. Culture du coton, du tabac et de toute sorte de ïrains ; maaniflqiies forêls au N.-O.; forêts d'arbres résineux dans les hautes montagnes. 6,000 établissements industriels, occupant 20,000 ouvriers. Le gouverneur est élu par le peuple pour 2 ans: le secrétaire général est nommé pour 4 ans par l'assemblée générale. La législature se compose de 2.t sénateurs et de 7.5 représentants. Tous les juges sont élus parle peuple: dettes 210 millions de fr.: recettes, "2,3 millions de fr. ; dépense, 26 millions de fr. 4,000 écoles publiques renferment 200,000 élèves ; 3,700 bibliothèques contiennent 900,000 volumes; 3,200 organisations religieuses: baptisles, 995 organisations; christians. 210: épiscopaliens, 40;

Sceau de l'état de Tennessee.

luthériens, 23 ; méthodistes, I ..i.'JO ; presbytériens, 5S0 ; catholiques romains, 3'i. — 140 journaux, dont 13 quotidiens.— En 1736, les Anglais bâtirent sur le Tennessee, à environ 30 kil de la ville actuelle de Knoxville, le fort London, qui fut assiégé et pris, en 1760, par les Indiens. Après la défaite de ses derniers, en 1761, le pays forma une partie de la Caroline du N. ; il en fut séparé en 1789, pour conslituer, avec le Kentucky, le territoire des Etats-Unis du Sud de l'Ohio ; séparé du Kentucky en 1794, il fut admis dans l'Union deux ans plus tard. Lors de la guerre de sécession (1861), l'état entra dans la ligue séparatiste et fut envahi par les fédéralistes en 1862. Nashville fut pris le 12 mars et le territoire du Tennessee fut le théâtre des grandes batailles de Murfreesboro (4 janv. 1863), de Chattanooga (23-23 nov. 1863), de Franklin ^30 nov. 1864), de Nashville (15-16 déc), etc.

TENNIS s. m. [tenn'-niss] (mot angl), jeu de balle qui se joue dans une cour ou préau de 1 12 pieds sur 40 d'aire ; les murs des deux extrémités ont 30 pieds de haut, et les murs latéraux 20. Lesjoueurssonl deux ou quatre, divisés en côté du « service » et côté du « hasard ». La balle se lance avec une batte appelée raquette. Le joueur lance ou « sert» la balle contre le haut du mur du préau. Celte balle doit revenir au sol en passant par dessus « la ligne », qui est un filet étendu au milieu du préau. Elle est renvoyée par l'adversaire, qui doit, de son côté, la faire rebondir à un certain endroit, où le premier joueur la reprend d'un coup de raquette, et ainsi de suite. Celui qui manque de lancer convenablement la balle contre le haut du mur, ou de la renvoyer à l'endroit convenable, perd. Le nom de ce jeu vient du mol français tenez, parce qu'en frappant la balle, il faut tenir la raquette solidement, II est d'origine française et date du xv^ siècle,

* TENON s. m. (fr. tenir). Arts. Extrémité

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