‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 408 sur 639 · TET · texte numérisé non relu

TET

• TESTATEUR, ÏRICE s. (lat. teslator). Celui, celle qui :ait un testament : le testateur l'a ordonné en termts exprès.

TESTE-DEBUCH (La), Testa Doiorum, ch.-I.

de cant.. air. et à 55 kil. O.-S.-O. de Bordeaux ^Gironde; ; <;.r,t33 hab.

TESTE (François-Antoine Baron), général, né à Bagnols Gard), en 1775, mort à Angoulême en 1862. Volontaire à 17 ans, il gagna tous ses grades à la pointe de l'épée, et fui nommé baron en 1809. Il se signala à Waterloo, où à la tête d'une poignée de braves, il arrêta un instant la marche des vainqueurs et favorisa ainsi la retraite de Grouchy.

• TESTER v. n. (lat. testari, attester). Déclarer par un acte ce que l'on veut qui soit exécuté après sa mort : il est mort sans avoir testi.

TESTICULAIRE adj. Qui appartient aux

testicules.

• TESTICULE s. m. (lat. testiculus, dimin. de testis, témoin). Anat. Corps glanduleux qui sert, dans le mâle, à préparer la matière destinée à la génération : l'homme et un grand nombre d'animaux ont deux testicules.

TESTICULE. ÉE adj. Pourvu de testicules. ■ TESTIF s 111. Poil de chameau.

• TESTIMONIAL, ALE adj. (lat. testimoniatis). iNe s'emploie i.'uère qu'au féminin, et dans ces locutions : Lettkes testimoniales, lettres qui rendent témoignage de la vie et des mœurs de quelqu'un ;" et Preuves testimo.males. preuves par témoins.

TESTIMONIALEMENT adv. Par témoins •

proueer tcstimouialtment une chose.

TESTIS UNUS. TESTIS NULLUS loc. lat.

qui signifie ; Temom unique, témoin nul.

• TESTON s. m. (du vieux fr. teste, tête, à cause de la figure du roi dont cette pièce était frappée). Ancienne monnaie d'argent, qui n'a plus maintenant de cours en France: cela ne vaut quun teston. — Les anciens testons furent frappes pour la première fois en 1513, sous le règne de Louis XII , ils remplacèrent les gros tournois et disparurent eux-mêmes vers le règne de Henri III. Leur valeur varia entre 10 et 4 2 sous.

• TESTONNER v. a. (de l'anc. fr. teste, tête). Peigner les cheveux, les friser, les accommoder avec soin : il se fit festonner par le baigi2eur. (Vieux.)

TESTRI, village de l'arr. et à 13 kil.* S. de Péruniie (Somme); 630 hab. Pépin d'Héristal, soutenu par uu parti de mécontents, y battit et y fit prisonniei- Thierry 111. roi d Austrasie, et se lit reconnaître comme duc (687).

TESTU (Jacques), littérateur français, abbé ue Belval, né a Paris vers I6'26, mort dans la même ville en 1706. 11 rimailla quelques mauvais vers et entra à l'Académie française eu 1665.

TESTUDINE. ÉE adj. (lat. testudo, tortue). Erpét. Qui ressemble ou qui se rapporte à la tortue. — s. m. pi. Autre nom des chéloniens. Ce terme, employé par Klein et adopté par Agassiz, embrasse les reptiles connus sous le nom de tortues. Ce sont les aiiimau-x les plus élevés de leur classe; ils se rapprochent des oiseaux inférieurs ou aquatiques, par la forme, par le mode d'existence et par certains détails de structure; les parties de leur corps sont nettement marquées, et leur tête est très mobile sur le cou.

• TÉT s. m. (lat. testa, test). Voy. Tesson.

• TÉT ou Test s. m. Chim. eL .Métafi. Ecuelle ou vaisseau de terre dans lequel ou fait lopération de la coupelle eu grand et ou 01 appelle aussi Scokjficaioibe, Tèi a aûua — TU, fûie muiumite. (V. S.)

TÊTA

■ TBT s. m. Crâne, os qui couvrent le cer veau : avoir le tét offensé, filé, brisé. (Vieux.) — Vén. Partie de l'os frontal d'où partent les pivots de la tête du cerf. Ce cerf a LES MEULES DAMS LE TÊT, il a les meules très basses.

TET (Le), rivière qui prend sa source à rétaûgde Puy-Prigue, sur les eontin- de l'Ariège et se jette dans la Méditerranée audessous de Sainte -Marie -de- la- Salenque , après un cours de I '2o kil.

• TÉTANIQUE adj. Qui tient au tétanos :

accident tétanique.

TÉTANISATION s. f. Action de tétaniser.

TÉTANISER v. a. Provoquer des accidents

tétaniques.

TÉTANOÏDE adj. (fr. tétanos; gr. eidos, aspect). Pathol. Qui semble appartenir au tétanos.

• TÉTANOS s. m. [-noss] (mol gr.). Méd. Maladie spasmodique caractérisée par la contraction prolongée, involontaire el douloureuse d'un nombre plusou moinsgrand des muscles de la volonté. Telle qu'on l'observe dans les climats tempérés, cette maladie est presque toujours consécutive à une blessure ou à quelque mal. Mais dans certaines localités et dans les climats chauds, elle survient sans aucune lésion extérieure ou intérieure. Elle commence d'ordinaire par des frissons et par un sentiment d'abattement el de faiblesse, avec vertige et insomnie. Dès le principe, il y a communément un sentiment de raideur et de malaise dans les muscles du cou et des mâchoires. Le malade croit qu'il a attrapé froid ou qu'il a une légère douleur de rhumatisme. II se trouve bientôt incapable d'écarter beaucoup les mâchoires, puis d'ouvrir la bouche en aucune façon. C'est ce qu'on appelle le trisnius. A mesure que la maladie fait des progrès, il y a des accès de douleur aiguë au fond de l'estomac, qui s'étend jusque vers le dos. Peu à peu, les gros muscles du tronc et des extrémités sont all'ectés. Dans certains cas, tous les muscles sont fortement contractés, et le corps reste raide el droit; mais habituellement, les muscles extenseurs les plus forts sont le plus affectés, et pendant le paroxysme, le corps est irrésistiblement courbé eu arrière, le malade ne reposant que sur ses mains et ses talons. C'est ce qui constitue Vopisthotonos. Quelquefois, le corps est plié en avant; c'est i'amprosth^tonos. Plus rarement encore, il y a curvalure latérale ; c'est le pleurosthotonos. Il devient bientôt difficile, puis impossible d'avaler. Pendant tout le cours de la maladie, le malade garde le plus souvent toute sa connaissance. Presque toujours, la terminaison est fatale. L'autopsie n'a jeté que peu de clarté sur la pathologie du tétanos. Dans les cas conseculil's à des blessures, le nerf partant de la blessure porte des traces d'intlammation; mais on n'a pas trouvé d'autres lésions accompagnant constamment la maladie. On ne connaît pas de traitement satisfaisant. On a beaucoup préconisé l'inhalation de chloroforme, el quand on peut la supporter, elle allège grandement les soull'rauces.

• TÊTARD s. m. (rad. tête). Nom qu'on donne au petit des batraciens, lequel, pcju de jouis après qu'il est éclos, parait sous la forme d'un poisson ayant la têlc très grosse lit une queue mince : on se sert de têtards pour faire voir au microscope la circulation du li'mg. — Agric. Se dit des saules qu'on étëte el dont on émonde les branches inférieures, de manière qu'il se forme une toulTe épaisse au sommet du tronc : des saules taillés en têtards. — Encycl. On nomme têtards les jeunes batraciens depuis le moment ou ils sortent de l'œuf jusqu'à celui où, à la suite! de diverses métamorphoses, ils passent àl

TÈTE

l'état adulte, sans conserver ni leur forme, ni leur structure, ni même leur manière do vivre. D'abord les tèlards ne se distinguent pas des poissons; ils sont conformés pour la vie aquatique; ils sont dépourvus de pattes; leur corps est très volumineux dans sa partie antérieure et se continue en une longue queue

Les huit stages de développement .du lètard de ^enouille depuis ieciosion récente (I), jusqu'à la forme adulte (8). d'après Saint-George Uilvart.

aplatie qui sert de nageoire; ils portent, de chaque côté du cou, de grandes branchies en forme de panache; leur squelette est cartilagineux. Au bout de quelques jours, ils perdent leurs branchies; leurs poumons se développent, et les organes circulatoires se modifient pour se prêter au mode de circulation aérienne.

TETASSES s. f. pi. (rad. tette). Mamelles flasques cl pendantes. (Fam.)

* TÊTE s. f. (lat. testa). Chef, partie qui est le siège du cerveau et des principaux organes des sens; et qui, dans l'homme et dans la plupart des animaux, tient au reste du corps par le cou : le devant, le derrière de la tête. — Le crâne, la partie de la tête qui comprend le cerveau et le cervelet : cet homme s'est cassé la tête, s'est donné un coup à la tête. — Tête pelée, tête ch.\uve, se disent en parlant d'une personne qui n'a point du tout de cheveux, ou qui n'en a point sur une paiiie de la tête. — Avoir la tête pesante, EMBARRASSÉE, éprouver dans la tête un sentiment de pesanteur, d'embarras. — Prov., Tête de fou ne BLANcniT jamais, se dit soit pas ce que la folie abrège communément les jours, soit parce que les fous ne sont point sujets aux chagrins el aux tristes prévoyances qui font blanchir les cheveux avant le temps. — Autant de têtes, autant d'opinio.ns, autant de personnes, autant de manières de voir difl'érentes. — Tête couronnée, empereur ou roi : il ne parle qu'avec respect rfes tétcs couron7iées. — Se dit aussi de l'esprit, du l'imagination, des dilférentes coniormalions el dispositions des organes qui servent aux opérations de l'esprit : se remplir la tête de sottisei. — C'est une bonne tête, une excellente tête, une forte tètb, c'est un hoinnie d'un esprit droit, de beaucoup de jugement, de beaucoup de capacité : c'est une des meilleures têtes du conseil. — C'est un HoaiiE de tête, c'est un homme qui réunit la capacité à la fermeté. — Fig. et fam. C'est ine tète Carrée, c'est un homme qui a beaucoup de justesse et de solidité de jugement. — C'est UNE tête sage, une tête rassise, posée, se dit d'un homme d'un jugement droit, d'une ima-

TÊTE

ginalion réclée. C'est une tète faible, se dit au contraire d'un homme sujet à se laisser entraîner par l'imagination, par la terreur, ou à se laisser aller trop facilement à tout ce qu'on lui suggère. C'est une tête folle, se dit d'un extravagant, d'un jeune homme étourdi, inappliqué. C'est une tête légère, se dit d'un homme qui a peu de suite et de tenue dans ses idées, dans sa conduite. C'est une tête a l'évent, se dit pour désis-ner eu général le manque de jugement, de conduite, la frivolité d'esprit, la légèreté de caractère.

— Ahsol. Cest une tête, se dit, quelquefois, par antiphrase, de quelqu'un qui manque de jugement, de conduite. — C'est une mauvaise tête, se dit d'une personne sujette à beHii.oup d'écarts et de travers, soit dans sa conduite, soit dans ses opinions. — .Mauvaise tête et bon CŒUR, les gens étourdis et inconsidérés ont souvent de bonnesintenlions, un bon cœur.— Cet homme a la tête chaude, il prend feu, il s'emporte aisément; et. Cet homme a la tète froide, il conserve son sang-froid. — Avoir de la tête, avoir du jugement et du calme. On dit dans le sens contraire, N'avoir pas de tête. — Avoir de la tête, être opiniâtre, capricieux : c'est xme bonne femme, mais elle a de ta tête.

— Conserver sa tète, garder le sang-froid nécessaire pour prendre un parti. On dit dans le sens contraire. Perdre la tête, n'avoir PLUS sa "tête, n" .avoir plus sa tête a soi. — C'est une tête perdue, se dit d'une personne qni montre de l'également dans sa conduite, dans ses discours. On dit à peu près dans le même sens. Sa tète n'y est plus, la tête est partie. — Il A ENCORE toute sa tête, se dit d'un malade ou d'un vieillard dont le jugement n'est point atfaibli. On dit dans le sens coiilraire. Il n'a plus de tête, il n'a plus sa tête. — Agir de tête, payer de tète, prendre son parti de sang-froid, avec résolution, dans une occasion diflicile. — Faire un coup de tête, faire étourdiment et sans réflexion une chose hardie ; et Faire des coups de tiî;te, faire des étourderies. — Faire un coup de sa tête, se déterminer de soi-même, sans avoir pris conseil de personne. On dit, dans un sens anal.. N'en faire qu'a sa tète, ne vouloir

RIEN faire OU'a sa TÉTK. — FaIRE UN COUP DE

SA TÈTE, faire une fausse démarche, faute d'avoir pris conseil. — Fig. Tenir tête a quelqu'un, faire tète a quelqu'un, s'opposer à lui, et lui résister, ne lui point céder ea quelque chose : il s'imaginait qu'il n'y avait personne qui osât lui résister, mais il trouva des gens qui lui tinrent tête, qui lui firent tête.

— Fig. Faire tête a l'orage, montrer de la fermeté dans une occasion périlleuse. — Individu, personne : on paye tant par tête. — Jurispr. Succéder par tête, se dit lorsque des copartageants viennent de leur chef à la succession, et sans représentation d'aucun autre : la succession du père s'est partagée par têtes, parceque tous les enfants étaientvicants.

— Représentation, imitation d'une tête humaine par un peintre, par un sculpteur, etc. : il a plusieurs bustes antiques, et la plupart f,ont des têtes grecques. — En parlant des monnaies el des médailles, La tête, le côté où est l'effigie. — Courir les tètes, se dit d'une sorte d'exercice à cheval, qui se pratique dans les académies, et qui consiste à enlever, à frapper ou à abattre au grand galop, avec la lance, le pistolet ou l'épée, des têtes de carton qui sont placées à cet ell'et. — TÊTE A perruque, figure de tête d'homme laite de bois, sur laquelle on place une perruque pour la friser. Se dit, fig. et fam., d'un vieillard qui a peu d'esprit el qui lient opiniâtrement à de vieux préjugés. — Chevelure : il a une belle tête. — Tète naissante, cheveux qui reviennent après avoir élé coupés, el qui sont déjà un peu longs.

— Vén. Bois des cerfs : le cerf a mis bas sa tête. — Tète portant trochuuks, bois qni porte trois ou quatre aoduuillers à la soiu-

TÊTE

mité. TÊTE EN POt'RCHE, bois dont les andouil- 1ers du sommet font la fouretie. Tète pauuée, bois dont le sommet s'ouvre et représente les doiîits et la paume de la main. Tète cochonnée, bois dont les andouillers du sommet forment une espèce de couronne, — S'applique, par anal., à diverses choses qui ont avec ia tête un certain rapport de position ou de forme. Ainsi : Sommet de certaines choses, et particul.. des arbres : une montagne, un chêne, un sapin gui porte sa tête jusque dans les nues. — Mar. La tête d'un MAT, DU GOUVERNAIL, etc. IcuT extrémité supérieure.— Se dit aussi en parlant de certaines plantes, de certains légumes; et à l'égard des uns, il désigne l'extrémité d'en haut, comme: dis têtes de pavot, des têtes d'artichaut, une tête de chou; à l'égard des auires, l'extrémité d'en bas, comme, ia tête d'un oiijnon, la tête d'un poireau. — Se dit également en parlant de certains fruits, et signifie, l'extrémité opposée à la queue : cette pomme commence à se pourrir par la tête. — La tête d'un clou, d'u.ne vis, l'extrémité ronde ou aplatie qui est opposée à la pointe. Clou, vis a tète PERDUE, clou, vis dont la tête n'excède point la surface de ce qu'ilsattaoheut ou retiennent. — La tête d'une épingle, le petit bouton arrondi, ajusté à l'extrémité opposée à la pointe, pour retenir l'épingle dans la toile ou l'étotîe, et l'empêcher de passer d'outre en outre comme ferait, une aiguille. La tète d'une aiguille, le bout qui est" percé pour v y passer le fil. — La tête d'un compas, là partie ronde où les deux jambes du compas sont assemblées par une charnière. La tête d'un marteau, d'une cognée, la partie dans laquelle entre le manche. — Boulet a deux têtes, boulet ramé. — Anat. La tête du fémur, DE l'humékus, etc., l'extrémité de ces os qui est ronde et soutenue par une partie plus rétrécie. nommée Le col. — iMus. La tète d'une note, la partie la plus grosse et la plus apparente, qui est ordinairement arrondie, et dont la position sur la portée détermine quelle est la note. — Archit. Tête de nef, partie antérieure d'une nef. Tête de voussoiR, face antérieure d'un voussoir. Tête de MUR, épaisseur d'un mur à son extrémité. — L\ TÊTE d'un canal, d'un BOIS, etc., l'endroit où il commence. — Guerre. La tête de la TRANCHÉE, l'endroit de la tranchée qui est le plus avancé du côté de la place assiégée : on a joint les deux têtes de la tranchée par une ligne parallèle. — La tète du camp, la partie du camp qui regarde le terrain destiné pour y mettre les troupes eu bataille. — Tête de pont, bout du pont qui est du côté des ennemis : ces troupes gardent la tête de tel pont. On dit quelquefois. Les deux têtes du pont, quand le pont est foriitié des deux côtés. On dit de même, La tête d'un défilé. — Commencement d'un livre, d'une liste, d'une lettre, etc. : il a mis une belle préface à la tête de son livre. — Impr. Ligne de tête, celle qui est ordinairement occupée par le titre courant, et par le numéro ou folio de la page. — Partie d'une armée, d'une colonne de troupes, d'un cortège, etc., qui marche la première, qui ouvre la marche ; la tète d'une armée, d'une colonne, d'une compagnie. — A la tête, à la première place, au premier rang, et emporte presque toujours l'idée de supériorité, d'autorité, de commandement : être à la tête de la noblesse. — Corps de troupes qui avance vers quelque endroit, soit pour s'opjjoser à l'ennemi, soit pour lui dérober la connaissance de quelque chose : l'armée montra une tête de ce coté-ld. — Têtes DE VIN, premières cuvées des meilleurs vins de Champairne et de Bourgogne. On dit, dans un sens anal.. Tète du blé, blé de la meilleur qualité. — De tète, loc. adv. De mémoire, d imagination. — Tête à tête, loc. adv. Seul à seul : parler léte n tète. — "Tête pour tète, loc. adv. et iam. L un devant l'autre

TETl

*TÊTE-À-TÉTE s. m. Situation ou entretien Ai: deux personnes qui se trouvent seule à seule : des tête-à-tête.

TETE AU s. m. Extrémité d'une maîtresse branche coupée à peu de distance du pied.

TETE-BECHE adv. Ue façon que les pieds de l'un correspondent à la tête de l'autre.

TETEBLEU interj. Sorte de jurement.

TETE DE FLANDRE, nom d'un fort de la Belgique, situé sur les bords de l'Escaut et défendant Anvers.

' TÉTE-DE-MORE s. m. Vaisseau de cuivre étamé eu dedans, qui sert dans quelques distillations.

TÉTÉE s. f. Quantité de lait qu'un enfant telle en une fois.

TÉTE-PLATE s. m. Terme appliqué à di verses époques, à des tribus d'Indiens qui habitaient des parties de l'Amérique trè éloignées les unes les autres. Ce nom venait de l'habitude où se trouvaient ces indigène d'aplatir le crâne de leurs enfants. Les plus connues des tribus Têtes-Plates sont les ChinookSjles Chalapooyas, les Klikitats, etc.

TETR

Crânes de Tèles-Plales.

Cette coutume de déformer le crâne des enfants était aussi répandue chez un grand nombre d'autres tribus du Mexique, de l'Amérique Centrale et de l'Amérique du Sud. — Ou donne particulièrement le nom de Tèles- Plales à la petite tribu d'Indiens Selish, qui est aujourd'hui établie sur une réserve du N.-O. de Montana (Etats-Unis).

* TETER ou Téter v. a- Sucer le lait de ia mamelle d'une femme, ou de la femelle de quelque animal : teter sa nourrice. — Cet enfant a teté de plusieurs laits, il a eu plusieurs nourrices. On dit encore. Il a teté de MAUVAIS lait. — Absol. Cet enfant tette bien.

TÉTERELLE s. f. Espèce de biberon dont on se sert pour l'allaitemeni artificiel ; il est mnni d'un bout de sein en caoutchouc.

TÉTHYS [té-tiss]. Mythol. Fille du Ciel et de la Terre, femme de l'Océan et mère des Océanides. On l'appelle aussi Mère des Lieux.

TÉTIER s. m. Ouvrier qui fait des têtes d'éi'ingles.

* TETIERE s. f- Petite coiffe de toile qu'on met aux enfants nouveau-nés : une têtière d'enfant. — Partie supérieure de la bride, qui passe derrière le toupet du cheval, et qui soutient le mors : têtière de cuir d'Angleterre. — »v Typogr. On appelle ainsi les parties d'une garniture qui servent à former la marge en tête des pages. — On donne également ce nom à de petites lames de fer que l'on met a la lête des pages clichées pour les empêcher de glisser sur les blocs.

TÉTIGUÉ interj. Sorte de juron campagnard, dans les comédies du xvii» siècle.

* TETIN s. m. Bout de la mamelle, soit aux hommes, soit au.-: t'animes : cet enfint

vivra, il prend le tetin. -— Se dit aussi de toute la mamelle; mais, dans ce Sens, il est est vieux.

' TETINE s. f. Ne se dit proprement que du pis de la vache on de la truie, considéré comme bon à manger : tétine de vache. — Enfoncement qu'un coup de fusil, de pistolet, fait sur une cuirasse, lorsqu'il ne la perce pas d'outre en outre : le coup de fusil qu'il a reçu sur sa euU-asse y a fait une tétine.

* TETON s. m. Mamelle. Ne se dit proprement qu en parlant des femmes : le teton d'une nourrice.

■ TETONNIÈRE s. f. Mot populaire et grossier dont un se sert pour désigner une femme qui .1 beaucoup de gorge.

TÉTOUAN [té-tou-annj, ville forte et port du Maroc, dans la province de Fez, à 21 kil. S.-O. de Ceuta ;'20,000 hab. Elle est sur une éminence, à b kil. 0. de la Méditerranée. Le port est une rade ouverte qui n'est bonne que pour les petits navires. On fabrique à Tétouan des ouvrages de cuir, des armes blanches et des armes à feu. Les Espagnols s'en sont emparés le 6 févr. 1S(jO après une victoire (4 fevr,;, qui valut au général O'Donnell la dignité de grand d'Espagne de première classe.— Tétouan (Duc de). (V. S.)

' TETRA ;gr. tétra, quatre), prélixe qui entre dans la cuiiiposiliou d'un grand nombre de mots dont nous indiquons ici les principaux.

' TÉTRACORDE s. m. Lyre à quatre cordes. — Suile de quatre sons dont les deux extrêmes donnent la quarte.

TÉTRADACTYLEadj. (préf. («ra.-gr. daktulos, Uoigi). Dont les pieds sont munis de quatre doigts.

TÉTRADE s. f. (pr. tétra]. Assemblage des

quatre premiers nombres.

TETRADECAPODE adj. (pref. tétra; gr.

deka, dix; pous, podos, pied). Qui a quatorze pieds.

TÉTRAGYNE adj. préf. tétra; gunê, femelle). Se dit des tleuis qui ont quatre pistils.

* TÉTRADRACHME s. f.-ou s. m. Monnaie grecque, qui était d'argent, et qui valait quatre drachmes, ou environ trois francs soixante et dix centimes de notre monnaie

* TÉTRADYNAMIE s. f. Bot. Classe du système de Linné, qui renferme les plantes pourvues de six étaniines, dont quatre longues et deux courtes ; la famille des crucifères compose la iélradynamie,

' TÉTRAÈDRE s. m. Géom. Corps régulier dont lu suiiace est formée de quatre triangles égaux et équilatéraux.

TÉTRAGONAL, ALEadj. Qui a la forme, la dispos] lion des ligures létragoues.

* TÉTRAGONE adj. (préf. tétra; gr. gonê, angle). Géom. Qui a quatre angles et quatre côtés.

TÉTRAGRAMME adj. (gr. tétra; gr. gramma, eltre;. Compose de quatre lettres.

TETRALOGIE s. f. (préf. tétra; gr. logos, discuur;). Antiq. gr. Nom donné à un ensemble de quatre pièces de théâtre que les poètes tragiques présentaient au concours : les trois premières étaient des tragédies, ordinairement liées entre elles ; et la quatrième, un drame satirique ou boull'on. (Voy. Trilogie.)

TETRAMAZE adj. (préf. tétra; mazos, mamelle,. Qui a quatre mamelles.

TÉTRAMÉRE adj. (adj. tétra; gr. meros, partie). Qui est divisé en quatre parties. —

TKTR

s. m. pi. Entom. Troisième section des co- Iropléres, compretianl les genres qui ont 4 articles à tons les tarses. fVoy. Coléop- TÈnn.)

TÉTRAMÈTRE adj. (préf. tctra; gr.metron.

mesure). Se dit d'un vers grec ou latin composé de quatre dactyles ou anapestes et de quatre ïambes.

TÉTRANDRE adj. (préf. tétra; gr. anér, andros, mâle). Bot. Se dit des fleurs qui ont quatre étamiiics.

• TÉTRANDRIE s. f. Bot. Classe du système de Linné, qui renferme les plantes à quatre étamines égales : le houx, le cornouiller, le pkintain, sont de la tétrandrie. — La létrandrie est partagée en quatre ordres : 1° mono- (jynie, un seul pislil (protée, scabieuse, gaillet, garance, plantain, pimprenelle, cornouiller, pariétaire, ortie, gui, etc.); 2° digynie, deux pistils (bouleau, mûrier, cuscute, etc.); 3° trigynie, trois pistils (buis) ; 4» tétragynie. quatre pistils (houx, potamol).

TÉTRAPLEs. m. (gr. iélruploos). Quadruple j verMon de la Bible disposée sur quatre colonnes.

TÉTRAPTÈRE adj. (préf. tétra , gr. ptéron, ailei. Qui a quatre ailes.

TÉTRAPTOTE adj. Se dit des mots grecs ou latins qui n'uni au singulier ou au pluriel que quatre lornies dili'érenle^.

"TÉTRARCHAT ou Tétrarcat s. m. Autorité, dignité d'un tétrarque; durée de ses fonctions.

• TÉTRARCHIE s. f. [-ar-cbi] (préf. tétra; gi'. iirchein, commander). Ant. gr. Subdivision de la taxiarchie. (Voy. Armée.)

TÉTRARQUE s. m. Chef d'une tétrarchie.

• TÉTRARQUE s. m. Hist. et Antiq. Titre par lequel on désignait des princes du second ordre, subordonnés à une puissance supérieure, et ainsi nommés parce que leurs Etats étaient censés faire à peu près la quatrième portion d'un royaume démembré.

• TÉTRAS s. m, [té-trâ] (gr. tétras). Ornith. Grand genre de gallinacés, caractérisé par une bande nue, ordinairement rouge, tenant la place du sourcil. Ce genre comprend les sous-genres : tétras proprement dit ou coq de bruyère, lagopède, ganga. perdrix, francolin, caille et colin. — Le genre tétras proprement

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