‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 41 sur 639 · RAY · texte numérisé non relu

RAY

fani. .Admirablement bien : elle chante à ravir.

Dites q

:in rang l'injuste usurpateur ravir encor l'amitié de ma sœar.

J. lUci>B. La Thébaide, acte II. se.

— Charmer l'esprit ou le cœur de quelqu'un, faire éprouver un transport d'admiration, de plaisir, etc. : les merveilles que vous me racontez me ravissent. — A ravir loc. adv. et

Sausme vanter, monsieur, je vous sers à ravir,

CoLus d'Harlevilli!. L inconstant, acte !•', se. viii.

* RAVISEMENT s. m. Action de se raviser: par un ravisement soudain, il accorda ce qu'il

avait d'abord refusé.

'RAVISER v.a. Aviser de nouveau. (Vieux.)

— 'Se raviser v. pr. Changerd'avis : il voulait fiire telle acquisition, mais il s'est ravisé.

RAVISSABLE adj. Qui peut être ravi.

RAVISSAMMENT adv. D'une manière ravissante.

* RAVISSANT. ANTE adj. Qui enlève par force : un knip ravissant. — Merveilleux, qui charme l'esprit ou les sens : un discours ravissant. — Fam. C'est u.n homme ravissant, u'l'Ne humeur ravissante, se dit d'un homme qui se rend très agréable dans la société. Cette femme est ravissante, elle est pleine d'agréments et très aimable.

•RAVISSEMENTS, m. Enlèvement qu'on fait avec violence. N'est guère en usage que dans ces locutions : le ravissement d'Hélène, le ravissement de Proserime. — Etat, mouvement de l'esprit, lorsqu'il est transporté de joie, d'admiration, elc. : il était dans le ravissement, dans des ravissements incroyables. — Le r.wtssement de saint Paul, l'état de saint Paul enlevé au troisième ciel.

•RAVISSEUR s. m. Celui qui ravit, qui enlève avec violence : un injuste ravisseur l'a privé de S07i bien. — Celui qui ravit une femme ou une fille : autrefois onpunissait de mort les ravisseurs.

' RAVITAILLEMENT s. m. Action de ravitailler : il fut charué du ravitaillement de la place. — Législ. (V. S.)

* RAVITAILLER v. a. (rad. victuailles). Remettre des vivres et des munitions dans une place : il n'y avait plus de vivres dans la place, on y fit entrer un grand convoi pour la ravitailler.

RAVIVEMENT s. m. Chir. Opération par laquelle un ravive une plaie, on la rend saignante.

' RAVIVER V. a. (préf. r; fr. avive)-). Rendre plus vif. Se dit principalement en parlant du feu : jeter de l'eau sur le feu d'une forge pour le raviver. — Cet élixir r.4.vive les esprits, il les ranime. — Raviver un t.ableau, rendre à ses couleurs l'éclat qu'elles ont perdu. On dit de même. Raviver di:s couleurs, delà dorure.

— Chir. Raviver une plaie, la rendre vermeillle. On dit aUssi, Raviver les chAIrs d'une plaie.— Fig. Ranimer : cette nouvelle aravivé ses espérances. — Se raviver v. pr. : une haine qui se ravive.

■ RAVOIR V. a. Avoir de nouveau. N'est usité qu'à l'infinitif : /«Viiï's un logement commode, je veux essayer d ■ le ravoir. — Recouvrer : il plaide pour ravoir son bien. — Se ravoir v. pr. Réparer ses forces, sa vigueur : il a été bien malade, mais il tâche de se ravoir.

RAVOIR s. m. Nom que l'on donne sur certaines côtes à un parc de filets que la mer couvre et découvre tour à tour. .

RAY ou 'Wray (John), naturaliste anglais, né en 1628, mort en 170.5. Parmi ses œuvres les plus importantes, on a : Cntalogus Flaîitarum Anglix (1670), qui est la base de toutes les Ilotes anglaises ; Methodus Planturum nova (1682), où il propose une nouvelle méthode de classification, et Historia Pluntarum (I6S0- 4704, .3 vol.). Il édita les œuvres de Willughby sur le règne animal, et publia plusieurs autres ouvrages sur l'histoire naturelle, en outre d'une Collection of English Proverbs et d'un Glossary of North and South Country Words. Il s'est forméen 1844 une société pour la publication des ouvrages d'histoire uatu-

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relie, qui s'est appelée fiuy Soi-'itty afin d'honorer sa mémoire. — Raya. (V. Ra'ïa.)

RAYAGEs. m.fré-ia-ge]. Action de raver; résultai rie cette action.

* RAYÉ, ÉE part, passé de Rayer. - Adj. Qui a des raies : une étoffe rayée. — Canon RATÉ, canon de certaines armes à feu, qui a de petites cannelures en dedans. On a dit de même, Arkuibdse rayée.

* RAYER V. a. (lat. radiare). Se conjugue comme Payer. Faire des raies : rayer de la vaisselle en la nettoyant. — Effacer, raturer, faire une raie, passer un trait de plume sur ce qui est écrit : on l'a rayé des contrôles de l'armée, du tableau des avocats, de la liste des électeurs, etc. — On lui a rayé sa pension, on a supprimé sa pension, on a cessé de la lui payer. — Prov. et fig. Rayez cela de vos papiers, de vos registres, se dit pour faire entendre à quelqu'un qu'il ne doitpascompter sur quelque chose.

RAYER (Pierre -François Olive) [rai-ié], médecin français, né à Saint- Sylvain, près de Caen, en 1793, mort à Paris en 1867. Il se fit une clientèle importante à Paris, et devint médecin en chef de l'hôpital delà Charité. Il a écrit de nombreux ouvrages, notamment un traité sur les maladies de la peau (nouvelle édition, 1835, 3 vol.), et un autre sur les maladies des reins (i839-'41, 3 vol.).

RAYÈRE s. f. [rè-iè-re]. Constr. Ouverture longue et élroile, pratiquée verticalement dans le mur d'une tour, pour donner du jour dans l'intérieur.

* RAY-GRASS s. m. [rè-grass] (angl. ray, rayon ; grass, herbe). Agric. Nom générique sous lequel on comprend diverses herbes : le RAY-GRASS DE FRANCE, avoine élevée; le ray- GRASS d'Angleterre, ivraie vivace ou gazon anglais, le ray-grass d'Italie, ivraie d'Italie.

RAYMOND DE PENNAFORT (Saint), né au château de Pennafort (Catalognel, en 1175, mort en 1275. En 1222, il entra chez les dominicains, devint général de l'ordre en 1238, et contribua à établir l'iiiquisilion dans le .Midi. Fête le 23 janvier.

RAYMOND, nom de sept comtes de Toulouse dont les plus connus sont- l. (Raymond IV), dit de Saint-Gilles, duc de Narbonne et marquis de Provence, né en 1042, mort en ilO.5. il fut un des principaux chefs de la première croisade et un des prétendants au trône de Jérusalem, après la prise de cette ville. H refusa la couronne après la mort de Godefroy de Bouillon. — 11. (Raymond V), petit-fils du précédent, né en 11 34, mort en 1194. 11 épousa Constance, fille de Louis le Gros, puis la répudia. Il lutta avec succès contre Henri H d'Angleterre et Alphonse II d'Aragon. — III. Raymond VI), né en 1156, mort en 1222. Il protégea les Albigeois, fut accusé du meurtre du légat du pape, Pierre de Caslelnau, et excommunié par Innocent 111. Battu par Simon de Montfurt, il fut dépouillé de ses Etats dont il ressaisit plus tard une partie malgré les efforts d'Amaury deMontfort. — IV. (Raymond VII), fils du précédent. (1197-1249) et dernier comte de Toulouse. Il aida son père à reconquérir ses Etats. En 1242. il se ligua contre saint Louis avec les rois d'Angleterre^ de Castille, d'Aragon et de Navarre. Après la défaite de l'armée anglaise à Taillebourg, Raymond fit sa soumission et signa la paix à Lorris (1243). En 1247, il se croisa avec saint Louis et mourut deux ans après, laissant tous ses domaines à sa fille Jeanne qui, par son mariage avec le comte de Poitiers, frère du roi de France, les fit passer à la couronne.

RAYMOND-BÉRENGER, 34» grand-maître de Saini-Jean de Jérusalem, élu eu 1365, mort en 1373. Il enleva aux Turcs Alexandrie et Tripoli de Syrie, et réforma sou ordre.

RAYMOND (Pierre), célèbre cmailleur li-

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