RAYO
ninii';in du xvi' jiéole. La plupart de ses œuvres se distincuenl par l'amour de la précision poussée jusqu'à la sécheresse.
RAYMONDAIS, AISE adj. S'est dit d'une monnaie l'rappée par Raymond I'' de Toulouse et par ses descendants.
R AYNAL {Guillaume - Thomas • François) , hiiloiien français, né à .Sainl-Geniez (Rouergue), en 17)3, mort à Paris le 6 mars 1796. 11 était prêtre quand il vint à Paris en 1747; mais il abandonna bientôt le ministère, fut nommé directeur du Mercwr de France, et publia plusieurs ouvrages historiques : Hist. du Stathoudérnt (la Haye, 1748, in-12l, philippique contre les princes d'Orange; Hist. du parlement d'Angleterre {Londres. 1748, in-12; 1751, in-8») : Mémoires politiques de l'Europe (1753, 3 Tol. in-l2), où l'on trouve des esquisses tracées de main de maître. Avec Diderot et d'autres philosophes, il publia, sous le voile de l'anonyme, une Histoire philosophique des établissements et du commerce des Européens dans les deux Indes (1770, 4 vol. in-8"). Une seconde édition signée de son nom (1780, 5 vol. in-4'>), et contenant des attaques contre le clergé et le gouvernement, fut condamnée à êlre brûlée de la main du bourreau: l'auteur n'échappa à la prison qu'en menant tine vie errante à l'étranger pendant plusieurs années. 11 rentra en 1788, et retracta en 1791, dans une lettre au président de l'Assemblée, les idées philosophiques de sa jeunesse. Les erreurs de son histoire de la guerre d'indépendance en Amérique (1780) ontélé relevées par Thomas Paine.
RAYNODARD (François- Juste-Marie) [rénouar], écrivain français, né à Brignoles(Var) en 17ij1, mort à Passy en 183B. Il siégea parmi les Girondins à la Convention, et, après leur chute, il fut emprisonné jusqu'au 27 juillet 179i. Il fut membre du Corps législalil de 1806 41813, et fut élu en 1817 secrétaire perpétuel de l'Académie. On distingue parmi ses œuvres : Choix de poésies originales des troubadours (I8I6-'21, 6 vol.); et Lexique roman, ou Dictionnaire de la langue des troubadours [i^'iSt-'t*, 6 vol.), etc. Ses Templiers, tragédie en cinq actes, furent représentés avec succès à la Comédie-Française en 1805.
' RAYON s. m. [rè-ion] (lat. radius). Trait de lumière considéré comme isolé, dans toute l'émission d'un corps lumineux : un rayon de lumière. — On dit, en physique, dans un sens analogue, Des hayons de calorious.
— Phys. Hayon dirlct, celui qui arrive à l'oeil en ligne droite; Hayon rosipu, celui qui s'écarte de cette ligne en passant d'un milieu dans un autre; Hayon réfléchi, celui qui, après avoir rencontré une surface polie, est renvoyé par elle suivant une nouvelle direction; Hayons TARALLÈLEs, ceux qui, partant de divers points, conservent toujours la même distance entre eux; Rayons convergents, ceux qui, partant de divers points, aboutissent a un mémo centre; Hayons DIVERGENTS, ccux qui, partant du même point, s'écartent et s'éloignent les uns des autres; Rayons visuels, ceux qui partent des objets, et par le moyen desquels les objets sont vus.
— Fig. Émanation, lueur, apparence : un rayon de la sagesse divine semblait éclairer son âme. — Géoin. Demi-diamètre d'un cercle, ou ligne droite tirée du centre à la circoiilérence : ce cercle a tant de mètres de rayon. — Par ext. A dix kil., avingtkil., etc., DE Rayon, à dix Uil., â vingt kil., etc., à la ronde : à die kil. de rayon autour de Paris, on ne trouverait pas un aussi beau chiileau. On dit aussi. Dans un rayon de tant de kil. — Se dit, par anal., de certaines choses qui partent d'un centre commun et vont en divei'gcaiit : une étoib: à cinq rayons, à huit rayons. — Rot. Les rayons d'une oubelle. — Lts rayons d une roue, les rais ou bâtons