‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 414 sur 639 · THE · texte numérisé non relu

THE

nière que ses pieds ?n trouvent en e et qu'il semble perché sur l;i ligne fg ; puis on efface le crayon et l'on a notre fig. 2. De l'autre côté on colle sur le car- "^ ton l'image d'une cage vide, de façon N^ que le bâton de la - £ cage coïncide avec la ng. 2. ligne /' g; on efface

le crayon et l'on a la fig. 3. Les deux figures doivent être en sens inverse l'une relativement à l'autre, c'est-à-dire que quand on tourne le carton sur son côté A' i. on lesvoittoutes les deux dans une position

7^ lilllll "f^ verticale, tandis que si on le tourne sur Fi, 3. son côté h i, l'une

des images se trouve renversée, comme cela a lieu pour nos pièces de monnaie dont la face et le revers paraissent dans le même sens ou renversés suivant la manière dont on retourne les

pièces. En saisissant ensuite les ficelles s s, on imprime au carton un rapide mouvement de rotation autour de l'axe /'g, et l'oiseau parait être perché sur le bâton de la cage.

Fig. 1.

Nos fig. 4 et 5 montrent un Indien qui parait sauter sur son cheval ou tomber de sa monture suivant qu'il est dessiné la tôle en bas ou la tète en haut par rapport au cheval qui se trouve de l'autre côté du carton.

* THAUMATURGE adj. (gr. thauma, merveille; ergô. ]e fais). Qui fait des miracles: saiiit Gi-éyoire Thaumaturge. — Substantiv. C'est un thaumaturge.

' THAUMATURGIE s. f. Art du thaumaturge.

' THE s. m. (chim. tché ou thé). Arbrisseau qui croit à la Chine et au Japon, el dont les feuilles, auxquelles on donne ce même nom, servent à taire une infusion qui se prend chaude : thé vert. — Infusion de thé : boire du thé. — Thé de Suisse ou Thé suisse, mélange de plusieurs espèces de plantes aromatiques recueillies dans les Alpes, et que l'on conserve coupées el desséchées, pour en faire des infusions médicinales. — Espèce de collation dans laquelle on sert du thé, et qui offre l'occasion de réunir, le soir, une société nombreuse : donner un thé. — Encycl. On donne, chez nous, le nom de thé aux feuilles séchéesde certaincsespècesde plantes de l'ancien genre thea, dont on se sert pour faire un breuvage par infusion. Bentham et Booker, qui ont revu les genres avec soin, n'ont pu trouver aucun caractère talislai.sant pour séparer, en tant que genre, le thé du

THEA

camélia. Comme les botanistes s'accordent pour la plupart à ne reconnaître qu'une espèce de thé, le nom botanique de la plante doit être eamellia thea. A l'état sauvage, le Ibé est un arbrisseau buissonneux, quelquefois un petit arbre; mais, en culture, on le maintient toujours à l'état nain. Comme toutes les plantes depuis longtemps cultivées, la thé a donné plusieurs variétés bien tranchées, que l'on a décrites comme des espèces dilférentes. On cultive le thé en Orient, de l'Inde au Japon. En .Amérique, iiréussit auS. de Washington, du côté de l'Atlantique, et beaucoup plus au N. sur les côtesdu Pacifique. On ne sait pas df quel pays le thé est originaire; on l'a trouvé a l'étatréellementsauvage dans l'Assam. On ne sait pas non plus à quelle époque il a été cultivé en Chine pour la première fois. On suppose que son usage dans rinde est relativement récent, parce qu'il n"y a pas de mot pour nommer la plante eu sanscrit. Les Portugais sont, dit-on, les importateurs du thé en Europe; ils le connurent au commencement du xvi* siècle. — On divise les thés en thés noirs et thés verts;

Thé (Camellia tbea).

cette distinction ne se base pas sur les différences d'espèces, mais sur l'âge de la feuille au moment où elle est cueillie et sur les manières de la préparer. Ces deux sortes se subdivisent en plusieurs sous-variétés qui prennent le nom de la province qui les produit, ou de l'endroit d'où on les e.\porte, ou de quelque particularité propre au thé luimême. Les districts chinois qui fournissent à l'exportation gisent entre 25" et 31° lat. N. Il y a longtemps que le thé se cultive au Japon, et depuis l'ouvertui e de ce pays au commerce cet article donne lieu à des transaction très considérables. Différentes parties de l'Inde sont très propres à cette culture. On l'a introduite à Java et à Penang avec de bons résultats. La qualité du thé dépend de la situation, aussi bien que de la variété. On préfère les pentes des collines, à des élévations qui varient avec le climat. 11 n'y a guère de bon sol arable, exempt d'eaux stagnantes, qui ne soit convenable à cette culture. L'âge des feuilles au moment de la cueillette a aussi une grande influence sur la qualité du thé: plus les feuilles sont jeunes, plus leur arôme est délicat; mais aussi, bien entendu, plus le rendement est petit. On fait quelquefois deux qualités avec la même cueillette, en séparant les feuilles les plus fines des plus grosses, après qu'elles ont été séchées. Si la dessiccation se fait rapidement après la cueillette, le the reste vert. Plus tard, se produit une sorte de fermentation, qui produit le thé noir.

THÉACÉ, ÉE adj. Bot. Qui ressemble ou qui

se rapporte au thé. — s. f. pi. Syn. de Gamé-

UACÉES.

THÉANDRIQUE adj. (gr. iheos, Dieu; anér, undros. boainie;. Qui est à la fois homme et ei Dieu ; qui appaiiient à l'Homme-ûieu.

THÉANTHROPIE s. f. (gr. theos, Dieu; uiitlirupùs, homme). Opinion de ceux qui Qonnentà la divinité les attributs de l'homme.

THEA

' THEATIN s. m. Membre d'une société de prêtres réïuliers, fondée à Rome en 1524 par Gaetano di Tiene. Bonifazio di Colle, Giovanni Pietro Caralfa iplus tard le pape Paul IV) et Paolo Consieliari. On les appela d'abord vulgairement Cajctjns, du nom de Gaetano di Tiene. C'est àCarall'a que l'ordre doit son développement et sa prospérité; il en fut le premier supérieur général, et du nom latin de son archevêché de Chieti ilat. Thcate). il tira le nom officiel de l'ordre. Les théatins fondèrent bientôt des missions en Tartarie, à Tiflis et en Ciroassie. Au commencement de ce siècle, ils en étaient réduits à l'Italie, où neuf de leurs établissements furent encore supprimés en 1 870. Il y avait aussi à la même époque deux petites communautés de religieuses Ihéatines.

THEATINEs. f. Membre d'une congrégation de femmes soumises à la direction 'des théatins.

* THÉÂTRAL. ALE. ALS adj. Qui appartient au théâtre, qui est propre au théâtre ; ou qui ne convient guère qu'au théâtre : action thédtrak. — Année théâtrale, temps qui s'écoule depuis la rentrée de Pâques jusqu'à la clôture de la semaine sainte.

* THÉÂTRALEMENT adv.. D'une manière théâtrale.

* THÉÂTRE s. m. (lat. tfieatrumj. Lieu où l'on représente des ouvrages dramatiques, où l'on donne des spectacles : tes anckns construisaient de magnifiques théâtres. — Scène, partie élevée où les acteurs, vus de tous les points de l'enceinte, exécutent les représentations dramatiques : la décoration du théâtre. — Changeme.nts de tbéatre, changements de décoration dans la même pièce. On dit plus ordinairement aujourd'hui. Changements DE DÉCORATION, CHANGEMENTS DE SCÈNE.

— Pièce du théâtre, tragédie,- comédie, opéra, etc. — Habits de théâtre, habits servant dans les représentations dramatiques.

— Ecrire, tr.availler pour le théâtre, composer des tragédies ou des comédies. Mettre UN sujet au thé.atre, en faire une comédie ou une tragédie; et. Mettre une pièce ad théâtre, la donner aux comédiens, la faire représenter. — Les personnes de théâtre les acteurs et les actrices de profession : c'est une femme dt- théâtre. — Monter sur le théâtre, exercer la profession de comédien: il y a longtemps que cet acteur monte sur le théâtre. — Quitter le théâtre, se ait d'un comédien qui renonce à sa profession. Se dit également û'uu poète qui ne veut plus faire de pièces de théâtre. On dit aussi, dans les deux sens, Renoncer au théâtre. — Cet ACTEUR est né POUR LE THÉ.\TRE, il a dcs dispositions naturelles pour bien représenteret, Il n'est pas encore assez accoutumé au théâtre, il n'a pas encore acquis l'habitude nécessaire pour bien jouer. — S'applique aussi, par ext., aux régies de la poésie dramatique, ou à la poésie dramatique même : cet auteur fait bien les vers, mais il n'entend pas le théâtre. — Coup de théâtre, événement imprévu, quoique préparé, qui arrive dans une pièce : tes reconnaissances sont des coups de théûlre. — Recueil de toutes les pièces d'uD auteur qui a travaillé pour le théâtre : le théâtre de Corneille. — Le théâtre grec ou des Grecs, le théâtre latln, les tragédies et les comédies faites par les auteurs grecs, par les auteurs latins. On dit, de même, Lb théâtre français, anglais, italien, espagnol, etc. — Lieu où se passent des actions remarquables, où des hommes figurent et sont pour ainsi dire, en spectacle : cette ville fut le théâtre d'un grand événement. — Encycl. Les pièces de théâtre se divisent en tragédies et en comédies. La plus ancienne forme Connue lut le dithyrambe, hymne chanté en l'honneur de Bacchus par un chœur accom-

THÊA

pagne de musique, de gestes et de danser Kn a3S av. J.-C, Thespis récitait une ode avec des répons par un chœur dithyrambique; telle est la première origine du dialogue. De ces éléments grossiers, Eschyle tira vers l'an -^00 le drame tel que nous le concevons encore aujourd'hui. Il employa lé' chœur simplement comme auxiliaire et le tint à l'arrière-plan ; il admit un second acteur sur la scène et introduisit le dialogue. On lui doit l'invention des décors, des'costumes et du machinisme. Trente ans plus tard, Sophocle introduisit un troisième acteur et donna ainsi plus d'étendue au dialogue et plus de vivacité à l'action. Vers l'an 440 av. J.-C, Euripide porta le théâtre tragique grec à son plus haut point de pureté. Ses tragédies sa composent d'uue fable ou dune série d'événements rattachés les uns aux autres par des transitions naturelles. L'unité d'action, de iieu et de temps, n'était pas toujours strictement observée^ bien qu elle devint ensuite la règle principale admise par les poètes classiques français. La tragédie grecque se composait souvent de trilogies ou 3 pièces distinctes formant une action complète. L'histoire primitive de la comédie est encore plus obscure que celle de la tragédie; on la divise en trois périodes ; celle de l'ancienne comédie; celle de la comédie moyenne et celle de la nouvelle comédie. Dans 'la première, on ridiculisait, sous leurs vrais noms, des personnages contemporains; le plus célèbre et le dernier représentant de ce genre fut Aristophane. Dan.s la comédie moyenne, on ridiculisa, ;ous des noms fictifs, des personnao-es réels, dont on représentait les traits °au moyen d'un masque, de vêtements, etc., ou par tout autre moyeu sur lequel le public ne pouvait se tromper. Dans la nouvelle comédie, que .Ménandre porta à son apogée, le personnage et le sujet étaient, l'un et l'aulie, lictils, la satire n'ayant plus d'autre prétention que de châtier les vices eu gênerai. Le théâtre romain dérive de celui des Grecson y introduisit la farce, invention des ïos^ cans. Les seuls tragiques romains dignes de mention sont : Tereuce, Plaute et Seneque. Avec eux se termine le premier âge du dianiê ou âge classique. Le second âge^du romantique, apparaît au su» siècle, lorsque I on commença a représenter des pièces nommées entremets entre les services des banquets royaux et des carrousels. Ces entremets ne tardèrent pas à dégénérer en mascarades; mais déjà se développait la composition invstique nommée mystère, pièce religieuse basée sur des passages de l'Ecriture ei dont la représentation devint e.\trêmeraent populaire les jours de fête. La forme suivante dû draine fut la moralité, ayant avec le mystère une similitude comparable à celle delà nouvelle comédie â l'ancienne comédie des Grecs. Au xv^ siècle, on commença a icrire des histoires, germe du drame runidutiqae qui devait atteindre à une si merveilleuse perfection entre les mains de Shakespeare et de ses rivaux. Pendant cette période, les Italiens et les Espagnols imagineieut un genre qui participait de la pautjiuiiue, de la farce et de la comédie d'inlngue, et qui avau pour canevas des anecdotes courtes et simples. Ce genre fut imité et perfectionné par les Français, qui lui donnèrent plus de variété et plui a etenuue. Aveclexviu' siècle, naquit le drame sentimental, alliance de la comédie et de la tragédie; le même siècle vit se développer l'opéra, drame mis eu musique et dans lequel le chant remplace la déclamation; en i'accouipaguant de splendides décors, de ballets, de magniliques etl'els a'illumination et d'optique, oa lui donna le caractère particulier qui le place au premier rang. Parmi les autres formes dramatiques qui suivirent l'introduction de i'opera, bous

THEA

devons citer le mélodrame, le vaudeville et la pantomime. (Voy. Comédie, Tragédie, etc.) — Les premiers théâtres des Grecs étaient extrêmement grossiers. Vers 500 av. J.-C, les Athéniens commencèrent la construction du grand théâtre de Dyonisos (Bacchus), premier édifice à demeure et en pierre, élevé spécialement pour cet usape. Il ne fut terminé qu'en 340, mais il est probable qu'on l'utilisa bien auparavant; pendant ce temps, d'autres théâtres s'élevaient en beaucoup de lieux de la Grèce, de l'Asie Mineure et de la Sicile. Les sièfjes des spectateurs, composant le théâtron proprement dit, s'élevaient les uns au-dessus des autres en arcs de cercle concentriques, chaque rang formant presque les deux tiers d'une circonférence. L'espace qui se trouvait immédiatement devant les spectateurs s'appelait loichestre, et était affecté au chœur. La scène était derrière et au-dessus de l'orchestre. Le fond était clos par un mur appelé skênê (lat. scena); tout l'espace compris entre la scène et l'orchestre s'appelait le proscenium. H n'y avait pas de décor a proprement parler, mais la scène était architecturalemenl décorée. Il n'y avait de toit ni sur la scène, ni sur l'orchestre, ni sur l'amphithéâtre. Les femmes, parait-il, étaient autorisées à assister aux tragédies, mais elles étalent exclues des comédies; les jeunes garçons étaient admis aux unes et aux autres, 'fous les acteurs étaient, sans exception, du sexe mâle. Les représentations commençaient de bonne heuie le matin et duraient souvent de lU a 12 heures. Les théâtres romains furent construits sur le modèle de ceux de la Grande Grèce. L'un d'eux, élevé par M. iEmilius Scaurus (58 av. J.-C), pouvait contenir 80,000 spectateurs assis. Chez les Romains, les femmes jouaient dans les intermèdes et les mimes, mais non dans les vrais drames. — Au moyen âge, les seules représentations théâtrales furent les miracles, les mystères et les interludes. On les jouait le plus souvent dans les couvents, dans les collèges, dans les églises ou dans les grandes salles lies palais et des châteaux. En France, les premiers théâtres furent construits pour ia représentation desjmiracles. Jusque en 1561, ces théâtres n'eurent pas de décors, et les acteurs restaient sur la scène pendant toute la représentation. Le premier théâtre italien l'ut élevé, dit-on, u Florence eu 1o81, par Bernardo Buoutulenti, mais il n'était probablement pas ouvert au public. En 1618, Aleotli construisit, à Panne, un théâtre, où les dispositions modernes commencèrent a paraître. En Angleterre , dès le règne d'Edouard IV, longtemps avant qu'il y eût des théâtres spéciaux, il y avait des compaguies d'acteurs. Le premier édilice de ce jjenre fut probablement le Thcatre de Londres, bâti avant 1576. Du temps de Shakespeare, Londres avaittrois liiéàtresparticuliers et quatre théâtres publics. Celui du Globe, où se jouaient, ainsi qu'a Blackfriars, les pièces du grand poète, était en partie à ciel ouvert et en partie muni d'un toit de chaume. En Amérique, le premier théâtre lut celui de Willianisburg, dans le 'Viscousin, ouvert le 5 sept. 17o2. Les théâtres modernes, à l'exception de ceux qui ont, pour destination spéciale, la représentation des opéras, sont lelativement petits. Le plus beau théâtre du monde est le grand Opéra de Paris. Commencé en 1860, il fut ouvert au public le 5 janv. 1875. Les constructions seules, sans compter le terrain, ont coûté 29 millions de tr. au gouvernement. La scène a environ 30 m. de large sur 70 du profondeur, et peut contenir 700 artistes a la lois. — Législ. « 'fout individu peut fane construire et exploiter un théâtre, à la charge de faire une déclaration au iniuistèrc de riiislruction liublique et des beaux-arts, et au préfet de police a Paris ou, à la préfecture, dans les

THEA

départements (Décr. 0 jânv. 1864). Mais la censure préalable, qui est abolie depuis 18^10 à l'égard des livres et des journaux, a dû être conservée pour les œuvres dramatiques. Aucune œuvre devant être représentée, lue ou chantée sur un théâtre, quelle que soit cette œuvre, pièce, scène détachée, cantate, romance, chanson ou chansonnette, ne peut paraître en public sans une autorisation qui est donnée par l'administration, et qui peut toujours être retirée pour un molif d'ordre public. La demande d'autorisation est adressée à Paris, au bureau de la police des théâtres (rue de 'Valois, n» 3), et dans les départements, nu préfet. La reprise d'anciens ouvrages déjà représentés n est pas dispensée de cette formalité. Toute demande d'autorisation doit être accompagnée de deux exemplaires ou de deux copies très lisibles de l'ouvrage. Lorsque l'autorisation est accordée, l'un des exemplaires déposés est rendu, revêtu du visa, au directeur du du théâtre, lequel peut alors faire représenter l'ouvrage. Cet exemplaire visé doit être, à toute réquisition, présenté au commissaire de police ou à tout autre agent de surveillance (Décr. 30, déc. 18o:i; Inst. min. ■26 fév. 1879). — Les spectacles de curiosités ou de maiionnettes, les cafés concerts, etc., sont soumis aux règlements de police. (Voy. Spectacle.) Les bureaux de bienfaisance ont le droit de prélever, dans tous les théâtres, un décime par Iranc en sus du prix de chaque billet d'entrée. (Voy. Bienfais.\nce.) La République continue à subventionner certains théâtres de la ville de Paris. Cela était admissible sous l'ancien régime, à l'époque où les plaisirs du roi étaient une des affaires les plus iniporlantes de l'Etat; mais, aujourd'hui, n'est-ce pas là soutenir injustement une concurrence contre les autres Lhéàtres, en employant les deniers publics à des arts d'agrément dont l'exploitation doit etie lais sée entièrement à l'entreprise privée f — le maintien du bon ordre dans les theaties t t lune des attributions de ia police munai pale (L. 5 avril 1884, art. y7, 3o). Les diin leurs des théâtres sont assujettis a une patente du vingtième de la valeui localive de leur habitation personnelle et, en outii , à un droit fixe qui est ainsi calcule y\{) d'une représentation complète, pour les thea très où l'on joue tous les jours; 3/20 si 1 on ne joue pas tous les jours ; et 60 Ir seule ment, si la troupe n'est pas sedentaiie, c'est-à-dire si elle réside moins de quatre mois consécutifs dans la même ville »

(V. S) - THEATRE-FRANÇAIS, nom d'un théâtre de Pans; où 1 on joue les pièces du icueitoire classique, ainsi que des tragédies et des comédies nouvelles. On dit aussi Les haAN

ÇAIS ou LA CoUhDIE FRANÇAISE. — Dès le ICgUe

de Henri U, les confrères de la Trinité posse daient, dans les dépendances delhôttl de Bourgogne, une salle de spectacle qu ils louaient à des troupes françaises et ita liennes. C est là que lurent jouées les piec i s de Jodei, de Garnier, de Hardy, de Rouou, de Corneille, etc. Vers l'an 1600, si,le\d près de l'hôtel de ville le théâtre du \laiaia, qui tut transporté ensuite dans un jeu de paume de la vieille rue du Temple. Puis vinrent les troupes dans lesquelles joua Molière. (Voy. ce mol.) Le 21 oct. 1680, Louis XIV donna à la troupe du roi le théâtre Guenegaud et, huit ans plus tard, les comédiens français, comme ils s'appelaient, par opposition aux comédiens ilaliins, se lirenl construire un théâtre dans la rue des Fosses- SuiutGermain-des-Près. On y représenta îles pièces de tous les grands écrivains de l'époque depuis Regnard jusqu'à Voltaire. Les acteurs qui parurent avec le plus d'éclat a cette époque furent (Juiiiault, Le Kain, Biizard, Le tuuvreur, Clairon, Sainval et Vestris. En

THEB

1770. les comédiens s'établirent aux Tuileries, puis à rOdéon le 9 avril 1782. La troupe se dispersa pendant la Révolution; le Directoire parvint à en reformer une nouvelle sous le non de Comédie-Francaisc l'-ept. 1708). Un incendie ayant détruit l'Odéon en 1799, la troupe se transporta au Palais Royal, dans la salle qu'elle occupe aujourd'hui.

'THÉBAÏDE, ancien nom del'E^'vpte méridionale ou haute Egypte. Ce noni lui vint de Thèbes, sa capitale. — s. f. Lieu désert, solitude profonde. — L'ancienne Thébaîde {Thebaîs ou Tliebaîca reqio) foi-me aujourd'hui le Saïd et la partie sud de l'Ouestanieh. Ce fut dans les déserts, qui limitaient ce pays à l'E. et à rO., que vécurent les premiers anachorètes, saint Macaire, saint Antoine, etc.

" THÉBAIN. AINE s. et adj. De Thèbes; qui appartient a celte ville ou à ses habitants. — Légion TuéBAiNr, légion uniquement composée de chrétiens et qui fut martyrisée toute entière dans le Valais actuel, en 286.

THÉBAÏQUE adj. Qui appartient à Thèbes ou à la Thébaîde. — SiROPTHÉB\'iQUE, opiacé dont 23 gr. ou 2 cuillerées équivalent à o centigr. d'extrait d'opium, dose ordinaire par 24 heures. On l'obtient de {'extrait thébaique, extrait aqueux d'opium, ainsi nommé à cause de la grande quantité d'opium que produit l'Egypte.

THÈBES (Egypt. Tape, ou Thaba, d'où le grec Tkébai, Thebse; appelée No ou No-Ammon par les Hébreux, et Diospolis la Grande par les Grecs des derniers temps el par les Romains), ancienne capitale de la haute Egypte, et, pendant la période de l'empire capitale du pays entier. Elle s'élevait presque au centre de la Théhaiile, sur les deux rives du iSil, s'élendant jusqu'aux montagnes qui

Entrée du temple de I uxor i Tl t.b &

limitent la vallée. Elle fut surtout Horissante sous la 18° dynastie; sa décadenc^e commença vers 800 av. J.-C, et IHoléinée Lalliyrus la réduisit en ruines en 80 av. J.-C. Elle garda cependant quelque importance ju.^qu'à l'invasion des Sarrasins; après quoi c'est à ]ieine si l'on mentionne son nom pendant plusieurs siècles. — Les ruines de Thèbes, qui comptent entre les plus magniliques du monde, se trouvent aux villages modernes de Louqsor et de Karnak sur la rive orientale du Nil, et à Gurna et à Medinet-Abou, sur la rive occidentale. La grande masse de la [lopulation habitait le quartier E.; l'O. au cou-

THÉI

traîre, étaitcouvert de temples et de palais à avenues de sphinx, et de tonibeaiix des rois taillés dans le roc vif. A Gurn.i, les principaux édifices sont les temples-palais appelés le Mernephtheum et le Rnniesseum. Dans le voisinage, on remarque deux statues colossales avec des piédestaux hauts de 60 pieds; les anciens les considéraient comme une merveille, et l'une d'elles étnit la mélodieuse statue de Mi'ninon. (Voy. Memnon.) Mediuel- Ahou est située, sur un monticule élevé, formé par les ruines de Thotmesium, et relié au palais de Ramsen par un dromof de 265 pieds de long-. Les collines, sur une longueur de 5 kil. et une hauteur de .300 pieds, sont pleines de sépulcres creusés dans la roche calcaire. Les ruines de la rive orientale sont plus remarquables encore. \ Louqsor. les monuments les plus frappants étaient deux beaux obélisques de granit rouge chargés d'inscriptions; l'un d'eux a été transporlé à Paris, et dressé sur la place de la Concorde. En arrière se trouvent deux statues assises de Ramsès, dont l'une a 39 pieds; mais elle est ensevelie jusqu'à la poitrine dans la terre et le sable. Le i:rand temple-palais de Karnak est entouré d'un mur de brique, de 1,800 pieds de circuit et d'un diamètre un peu moindre. La L'rande salle a 80 pieds de haut, 329 de long et 179 de large. Le toit est soutenu par 1"J colonnes massives, de 66 pieds de haut et de 12 pieds de diamètre, et par 1"2'2 plus petites, formant une sorte d'avenue ou d'allée.

THÉBES igr. moderne, Thiva). Dans l'antiquité grecque, la ville principale delà Réotie. Son premier nom était Cadmea, du nom de son fondateur légendaire, Cadmus. La citadelle, plus tard, garda seule ce nom. L'expulsion d'Œdipe, les sièges des « Sept devant Thèbes » et des Epigones, tels furent les principaux événements, d'un caractère légendaire , avant que les Réotiens n'eussent chassé les Cadniéens,60 ans environ après la guerre de Troie. Au vins siècle av. J.-C, Thèbes devint la tête de la confédération des villes béotiennes. Elle perdit son influence, en abandonnant lacause de la Grèce pendant l'invasion de Xerxès, et en combattant contre les Grecs à Platée (479). Pendant la guerre du Péloponèse, les Thébains se montrèrent les ennemis des Athéniens plus que les Spartiates; plus tard, néanmoins, ils entrèrent dans la coalition qui se forma contre ceuxci en 393, et ils furent les seuls de l'armée alliée que les Spartiates ne mirent pas en déroute à Chéronée. La paix d'Anlalcidas (387) enleva à Thèbes sa suprématie sur les autres villes de la Boétie. Les Spartiates, aui s'étaient traîtreusement emparés de la citadelle en 382, furent chassés par Pélopi 'as vers la fin de 379, et Epaminondas les battit à Leuctre en 371. Les Thébains obtinrent ainsi l'hégémonie de la Grèce, pour la perdre après la mort d'Epaminondas àManlinée (36'2). Thèbes s'unit à Athènes contre Philippe de Macédoine ; mais après la bataille de Chéronée (338), elle reçut une garnison macédonienne, et ses premiers citoyens furent bannis ou mis à mort. Elle se révolta; pour la punir, Alexandre le Grand rasa toute les maisons, excepté celle de Pindare (33.ï) ; après cela, elle ne recouvra plus jamais son indépendance. Laville actuelle est petite elmisérable.

THÉCLE (Sainte), vierge chrétienne du r' siècle. L'Eglise l'honore le 23 septembre.

THÉCODONTE adj. (gr. téké, gaine; odous, odontos, dent). Qui a les dents implantées dans les alvéoles.

THÉGONNEC (Saint-), ch.-l. de cant., air. et à 12 kil. S.-O. de iMoiiaix iFinistère); 3.073 hab. Belle église de temps de la Renaissance.

THÉIER, 1ÈRE adj. Qui a rapport au thé.

Page 1