‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 415 sur 639 · THEM · texte numérisé non relu

THEM

'THEIERE s. f. Vase pour faire infuser le thé: théière d'anjent.

" THEIFORME adj. Ne s'emploie que dans cette loc, l.NiisioN thkiformk, infusion que l'on prépare comme le thé.

THEIL (Le), ch.-l. de caut..arr. et à 38 kil. S.-E. de Mortagne (Orue); 1,075 liab.

THÉINE s. f. Chira. Principe actif du thé. (Voy. Cafkine.)

' THÉISME s. m. (gr. (/leos, Dieu). Croyance en l'existence de Dieu, se rapprochant plus d'une religion ou d'un culte que le simple déisme.

THEISS [taîss] (anc. Tibisoiis; Hongr. Tisza), rivière de Hongrie, qui prend sa source au N.-E., dans le comté de Marmaros, coule à l'O., au S.-O. et au S., et se jette dans le Danube au S. de Titel, près de la frontière S. de la Hongrie. Elle a plus de 930 kil. et est navigable sur la plus grande partie de son parcours. Ses principaux affluents sont le Szamos et le Maros. Pendant les 480 derniers kil., ou à peu près, son cours est parallèle à celui du Danube. Le canal Francis.qui abrège de 160 kil. le trajet pour descendre la Theiss et pour remonter le Danube, a été élargi, et on a achevé en 187.3 une branche de ce canal qui va de Sztapar à Neusatz sur le Danube.

* THÉISTE s. Celui, celle qui fait profession de théisme. — Adjectiv. Un philosophe théiste.

THÉLALGIE s.f. (gr. télé, mamelle; algos, douleur'. Douleur du mamelon.

THÉLÉME (Abbaye de), nom donné par

Rabelais i l'abbaye fondée par Gangantua et dont la devise était : Fay ce que vouldras.

THÉMATIQUE adj. Qui a rapport au thème des mots.

* THÈME s. m. (lat. thema). Sujet, matière, proposition que l'on entreprend de prouver ou d'éclaircir: cet homme-là n'a pas bien pris, n'a pas bien suivi son thème. — ■ Fig. et fam. Il a mal pris son thème, se dit de quelqu'un qui a avancé quelque chose mal à propos, quelque chose de faux qu'il ne peut soutenir.

— Ce qu'un donne aux écoliers à traduire de la langue qu'ils savent dans celle qu'on veut leur apprendre : thème grec; thème lutin.

— Se dit aussi de la composiliou de l'écolier : il a bien fait sonthéme. — Mus. Air sur lequel on compose des variations. — Astrol. Thème cÉLESiE, ou simpl.. Thème, position où se trouvent les astres, par rapport au moment de la naissance de quelqu'un, et au lieu où il est né ; position de laquelle les astrologues tirent ces conséquences conjecturales qu'ils appellent Horoscope.

THÉMINES (Pons de L.^uziéres, marquis de), maréchal de France, né vers 1322, mort en 4627. Nommé capitaine des gardes par Henri III, il défendit, en 1592, Villeneuve contre le duc de Joyeuse. En 1616, il arrêta Gondé et fut nommé le même jour maréchal de France.

THÉMIS s. f. [té-miss]. Nom de la déesse de la justice. En poésie et dans le style oratoire, signifie quelquefois, la justice même.

— Thémis était fille d'Uranus et de Gasa, épouse de Zœus et mère des Heures. Elle demeurait dansTOlyrope etconvoquaitl'assemblée des dieux. Homère la représente comme la personnification de l'ordre de choses établi par la loi, la coutume et l'équité. Sur les médailles de l'antiquité, elle présente une grande ressemblance avec Minerve (Athênê) ; et porte une corne d'abondance et une balance.

THÉMISTOCLE, général athénien, né vers oliav. J.-C, mort vers 449. Après l'exil d'Aristide en 483, il se trouva le chef poli-

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tique d'Athènes, et s'efforça de faire de celleci une grande puissance maritime. Lors de l'invasion de Xerxès, il engagea les .Mliéniens à abandonner leur cité et à se retirer à Salamine, où toutes les foreos navales de la Grèce étaient assemblées. Ce fut grâce à sa seule influence que cette flotte resta réunie ; et la bataille navale qui se livra en cet endroit fut une victoire complète pour les Grecs. Lorsque les Athéniens revinrent dans leur ville, par son influence et sous son administration, les fortifications furent rebâties sur une plus large échelle, et les trois ports furent enfermés dans une muraille de prés de 7 kil. de tour. Son pouvoir politique ne tarda pas cependant à décroître; vers 471 l'ostracisme le frappa, et il alla en exil à Argos, d'où il s'enfuit en Perse. Là, d'après certains récits, il entretint Artaxerxès de plans illusoires pour la conquête de la Grèce, et il finit par s'empoisonner.

THÉNAR s. m. (pr. thenar, paume de la main). .\nal. Saillie musculaire située à la région palmaire de la main.

THÉNARD (Louis Jacques, baron), chimiste

français, né à la Louptière, près de Noi:entsur-Seine (Aube), le 4 mai 1777, mort à Paris, le 21 juin 1837. 11 professa dans différentes écoles à Paris. Charles X le fit baron, et Louis-Philippe pair de France; en 1838, il devint directeur du Collège de France. Son Traité élémentaire de Chimie (I813-'I6, 4 vol.; 7° édit. 1836.3 vol.) a été traduit en plusieurs langues. Ses travaux ont porté surtout sur l'acide acétique, le proloxyde de fer, le sulfate d'arsenic, î'éther, le potassium, le sodium, le bore, l'eau, le phosphore, etc.

THËNEZAY, ch.-l. de cant., arr. et à 22 kil. N.-E. de Parthenay (Deux-Sèvresl ; 2,3l2

THENON, ch.-l. de cant., arr. et à 33 kil. S.-E. de Périgueux (Dordogne) ; 1,728 hab.

THÉOBROMINE s. f. (de théobrome, nom scientifique du cacaoyer). Chim. Alcaloïde qui existe dans les graines du théobrome à cacao et qui est, par conséquent l'un des constituants du chocolat. C'est une substance solide cristalline blanche qui n'est que légèrement soluhle dans l'eau et qui présente un goût amer. Elle se rapproche de la théine, alcoloïde qui existe dans le thé et dans le café, mais elle en dill'ère par son action physiologique.

THÉOCRATE s. m. Membre d'une théocratie.

' THÉOCRATIE ■<. f. [-sî] (gr. theos, Dieu; kratos, pouvoir). Gouvernement ou les chefs de la nation sont regardés comme étant les ministres de Dieu : le gouvernement des Hébreux sous les Juges, et avant qu'ils eussent un roi, était une véritable théocratie.

• THÉOCRATIQUE adj. Qui appartient à la théocratie, qui a le caractère de la théocratie : le gouvernement des Incas était théocratique.

THÉOCRITE, poète grec, né à Syracuse, flonssait vers 270 av. J.-C. Il écrivit en un dialecte mixte où dominait le dorien. Il a créé la poésie pastorale comme genre littéraire. On a 30 pièces de poésie appelées idylles, qu'on lui attribue, et 22 épifjrammes. Les éditions principales de Théocrile sont celles de Leipzig (1765, 2 vol. in-4°), de Jacobs (Hall, 1824), de Boissoiinade (Paris, 1837), etc. Theocrite a été traduit en vers par Longepierre (1688), par Servan de Sugny (1822) et parFirmin Didot (1833).

THÉODEBALD, roid'Austrasie, mort en 553. 11 succéda en 347 à son père, Théodebert l"; il se trouva mêlé aux guerres d'Italie et perdit toutes les posse^sTons que les Français avaient au delà des monts.

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TiiiODEBERT. I, pelil-fils de Clovis. mort en 548. En ;i34, il succéda à son pèie'l'hierry, comme roi de Melz et d'Auslrasie. 11 tailla en pièces les troupes des Ostrogoths et celles des Romains dans la Ligurie, mais dut se retirer après avoir vu ses troupes décimées par la disette et les maladies.— II. io86-6l'2). Après la mort de son père, Childebert II (o96), il gouverna sous la direction de son aïeule Brunehaut qu'il finit par chasser de son royaume.

' THÉODICÉE s. f. (gr. theos. Dieu ; dikê, iuslice). .Iu>ti.-.i- rie Dieu.— Partie de la théologie naturelle qui traite de la justice de Dieu et qui a pour objet de justifier sa providence en réfutant les objections tirées de l'existence du mal, soit physique, soi.t moral. — Traité composé sur cette partie de la théologie : la tkéodicée de Leibnitz.

THÉODOLITE s. m. (gr. theaoimai,]e vois; dnlir/ius. loin). Instrument qui sert à mesurer les angles verticaux et horizontaux, à prendre les niveaux, et à combiner les usages de la lunette méridienne, du quadrant et du niveau. TanlùL la lunette tourne et les angles

THÉODÛRIC (ail. Dictnch), surnommé le siasiique, fit fleuiir les bonnes éludes, enjoi- Grand. lui des Ostroiiotbs. né en Paniinuie | gnit aux pasteurs d'instruire gratuitement le vers 4.^.-i. mort en 52(i. Il fut élevé à la cour peuple. Il a laissé des Capilulairea ou instrucde Consiantinople, et succéda comme roi à lions à son clergé.

son père Théodomir en 475. Tantôt allié, THÉOGNIS (té-ogg-niss], poète éléa-iaque tantôt innemi de l'empereur Léon l'Isaiirien, grec, qui tlorissait vers .540 av. J.-C. Il était

verticaux se lisent sur un cercle gradué ; tantôt les angles verticaux se lisent sur un demicercle en dessous de la lunette et du niveau, et le télescope, au lieu de tourner, se renverse. La première forme est préférable pour la facilité de son emploi et pour sa précision. Dans les grands instruments, les cercles ont 75 centim. de diamètre, ou davantage; dans les petits, de 12 à 15 centim.

THÉODORA. Voy. Justinien.

THÉODORE (Sainte), vierge et martyre, décapitée ver^ l'an 304. Fête le 28 avril.

THÉODORE (Saint), archevêque de Cantorbéry (bOS-BiJO). 11 était né à Tarse en Cilicie; il publia un recueil de canons qui réglaient le temps des pénitences publiques. Fête le 19 septembre.

THÉODORE, nom de deux papes. 1. (580- 649), il monta sur le trône pontifical en 642 t'I l'umbattit avec ardeur le monothélisme. — 11. Mort en 898. Il ne resta que vingt jours sur le siège apoiîtolique.

THÉODORE h', roi de Corse. Voy. Neuhof et Couse.

THÉODORE ou Théodoros, roi d'Abyssinie.

(Viiy. AuYssiNlE).

THÉODORET (Theodoretus), théologien de Syrie, né à Anlioche. probablement en 39.'l, mort en 457 ou 4i)8. En 423, il devint évêque rie Cyrrhus, sur riîuphrate. Au concile de Chalcédoine, en 4al, il .souscrivit au décret qui condamnait Nestorius. On l'estime comme exé-'ète; il a aussi écrit des homélies, une histoire de l'Eglise chrétienne de 324 à 429, un abrégé des fables des lieréhques, les vies de 30 ermites, etc., et 180 lettres.

dont il ravagea les Etats, il fut poussé par lui à tenter la conquête de l'Italie. En 488, Théodoric marcha de ce côté avec tout son peuple, au nombre do 200,000 hommes, battit à plusieurs reprises Odoaere, le prit après trois ans de siège devant Ravenne, le fit assassiner et établit solidement le pouvoir des Golhs sur toute la péninsule. 11 encouragea l'industrie, la littérature et les arts. Les ariens, à la secte desquels il appartenait, ayant été persécutés dans l'Orient, il les vengea sur les catholiques en Italie. Dans un moment de colère, il ordonna la mise à mort de Boëce et de Symmaque.

THÉODOSE ou Théodosie (Sainte), martyre, morte à Ces arée vers l'an 308. Fête le 2 avril.

THÉODOSE (Saint), le Cénobite (423-;528j. Fête le I I janvier.

THÉODOSE (lat. Theodosius). général romain, mort en 376. Pendant le règne de 'Valentinien I", il délivra la Grande-Bretagne des barbaies. Maître général de la cavalerie en 370, il battit les Allemani sur le Danube, reprit l'Afrique sur l'usurpateur Firnius, et fut mis à mort on ne sait trop pour quelle raison.

THÉODOSE l", le Grand, empereur romain, fil> du pii'ci'dent, né en Espagne vei's 346, mort en 393. 11 fut fait duc de Mœsie. et après la mort de son père, il se retira en Espagne. L'empereur Gratien le proclama Auguste, le 19 janv. 379. Tbéodose fit quatre campagnes contre les Goths (379-382). En 383, Gratien fut détrôné et mis à mort par Ma.xime, et Théodose reconnut l'usurpatem- comme empereur des pays au N. des Alpes, tandis (jue l'Italie, l'Afrique et la Syrie occidentale restaient au frère de Gratien, Valentinien. Théodose fixa .sa résidence à Conslantinople, et prit des mesures pour détruire l'arianisme. En mai 381, il assembla le premier concile à Conslantinople, et, dans un espace de la ans. il publia au moins 15 décrets contre tous les hérétiques. Maxime ayant détrôné Valentinien, Théodose le battit et entra triomphalement dans Rome le 13 juin 389. Pour venger le meurtre de quelques fonctionnair impériaux, à Thessalonique, ilfitun massacre général des habitants de cette ville, et en fut sévèrement réprimandé par saint Ambroise. En 392, Valentinien fut étranglé par son général, Arbogasle ; Théodose vainquit celui-ci et se trouva seul maître du monde romain. Son fils aîné, Arcadius, lui succéda dans l'empire d'Orient, et son autre fils Honorius dans celui d'Occident. — 11. (le Jeune), empereur d'Orient (401-4.50). Il monta sur le trône à l'âge de 8 ans, sous la régence de sa sœur Pulchérie. Il fit aux Perses, aux Vandales et aux Huns des guerres malheureuses. Son [irincipal titre de gloire est lapromulgalion duCorfeT/iéotiosien qu'il fit rédiger. -lll. Empereur grec (716-717). Il était receveur d'impôts en Mysie quand une armée en révolte dans l'île de Rhodes le proclama empereur, malgré lui, à la place d'Anastase II. Il céda son trône provisoire à Léon l'isaurieii. THÉODOSIE ou Féodosia. Voy. Kaffa.

•THÉODOSIEN adj. m. Ne s'emploie que dans celte expression : Le Coue ïhéodosikn, le code publié sous le règne de l'empereur Théodose 11.

THÉODULFE, évêque d'Orléans, un des restaurateurs des lettres en France, né vers le milieu du viii" siècle. Il fut appelé à la cour de Charlemagne, rétablit la discipline ecclé-

ciloyen de Mégare. II en fut exilé avec le parti aristocratique, et survécut à la guerre persique de 490. Ses nombreuses élégies faisaient un total de 2,800 vers, dont il nous reste 1,389. Les principales éditions de Théognis sont celles de Strasbourg (1784), de Leipzig (1815), d'Orelli (1840). Trad. franc., par Lévesque (1783) etparCoupé(Pari3, 179li). 'THÉOGONIE s. f. (gr. theos. Dieu; gonos, gf'néralion). Génération des dieux. Ce mol, dans l'acception générale et commune, s'applique à tout système religieux imaginé dans le paganisme ; la théogonie des Egyptiens. — Poème d'Hésiode, intitulé : La Théogonie,

ou GÉNÉALOGIE DES DIEDX.

' THÉOGONIQUE adj. (jui a rapport a la théogonie : doctrines théogoniques.

THÉOLOGAL, ALE, AUX adj. (jui a rapport à la théologie.

* THÉOLOGAL s. m. Chanoine institué dans le chapitre d'une église cathédrale, pour enseigner la théologie, et pour prêcher en certaines occasions : théologal de Paris, de Sens, etc.

• THÉOLOGALE s. f. Qualité, dif:nité de théologal : il avait la théologale de telle église.

' THÉOLOGALE adj. f. Se dit de; vertus qui ont principalement Dieu pour objet : la foi, l'espérance et la charité sont les trois vertus théologales.

THEOLOGALEMENT adv. Avec la gravité atl'eclée d un théologal.

•THÉOLOGIES, f. (gr. theos. Dieu; logos, traité). Science qui a pour objet les choses divines, les dogmes elles préceptes religieux. Se dit proprement en parlant de la religion chrétienne : cela est contraire à la véritable théologie. — Faire sa théologie, faire son cours de théologie. — Se dit, par ext., des dogmes admis dans les religions aulres que la religion chrétienne: la théologie des païens, la théologie des mahométans, des Indiens. — Théologie natcrelle, ce que la raison nous apprend de l'existence et des attributs de Dieu, et des vérités premières et fondamentales de la philo>ophie : les philosophes païens ont enseigné la théologie naturelle. — Doctrine Ihéologique : suivant la théologie la plus reçue. Se dit également des opinions particulières, plus ou moins reçues, parmi les écrivains ecclésiastiques : plusieurs Pérès ont contredit sur -e point la théologie de saint Irénée. — Recueil des ouvrages Ihéologiques d'un auteur : théologie de Bellarmin. — Encycl. La théologie est, à proprement parler, la science qui traite de Dieu et des choses divines. Considérée comme ensemble de la science religieuse, on la divise généralement en quatre blanches principales : V histoire, l'exégèse, qui comprend l'interprélatiou de la Bible; la dogmatique, ou théologie proprement dite, qui traite du système des doctrines chrétiennes ; et la théologie pratique ou morale qui renferme l'homélétique . la liturgie, le droit canon, etc. Ces branches se subdivisent ellesmêmes diversement, et se raitachent aux différentes sciences auxiliaires. Les théologiens du moyen âgese partageaient en deux grandes écoles fondamentalement différentes, lesscolastiques et les raysliques, distinction qu'on retrouve encore après la réiormation. Kant a développé une nouvelle théorie de théologie chrétienne, appelée communément rationalisme. Ses adversaires, qui défendaient la Bible comme étant la règle absolue de la foi, ont été appelés supernaluralisles. L'Allemagne a été le principal théiitre de celte

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controverse. Dans les écoles catholiques romaines, on divise la théologie en dogmatique et morale. Les théoloi'iens qui s'occupent surtout de morale sont souvent appelés casuistes, parce qu'ils traitent ex professa des cas de conscience.

• THÉOLOGIEN s. m. Celui qui sait la théologie, qui écrit sur la théoloi-'ie : tous lesihéoiO'jiens sont d'accord sur ce point. — Etudiant en théologie. — Se dit au fém.. en parlant d'une femme ou d'une fille qui saurait ou qui prétendrait savoir la théologie : elle fait la théologienne.

' THÉOLOGIQUE adj. Qui concerne la théologie : iii'itirrc théologique.

* THÉOLOGIQDEMENT adv. D'une manière théoloi-'iqui'. selon les principes de la théologie, en théologien: ilarépondu théologiquement.

THÉOLOGISER v. n. Raisonner de matières

Ih- oiuï-ique.-.

THÉOLOGISME s. m. .\bus des discussions

lliL'olosiquet.

THÉOMANIE s. f. (gr. theos. Dieu; fr. manie). Folie dans laquelle on se croit Dieu ou inspiré rie Dieu.

THÉOPHANIE s. f. (gr. theos. ïi\eu; phainô, je montre). Ancien nom de l'Epiphanie chez les chrétiens.

* THÉOPHILANTHROPE s. m. Celui qui fait

professioj] de théophilanthropie.

• THÉOPHILANTHROPIE s. f. (gr. theos. Dieu; philo, j'aime; anthrôpos, homme). Doctrine de quelques sectaires qui, en 1796, essayèrent d'établir un culte et une religion qu'ils réduisaient à la croyance en Dieu et à l'amour des hommes.

THÉOPHILE (Saint), évêque d'Antioche et l'un des pères de l'Eglise, mort vers l'an 190. On a de lui une Apologie de la religion chrétienne {deTa.édil., Hambourg, 1724). Fête le t) décembre.

THÉOPHRASTE, philosophe grec, né dans l'ile de Lesbos vers 372 av. J.-C., mort vers 287. Son nom primitif était Tyrtanus; il fut surnommé Théophraste probablement à cause de son éloquence. Il étudia à Athènes sous Platon et sous Aristote, et succéda à celui-ci au Lycée. Il a écrit des ouvrages qui sont perdus, sur la politique, le droit, la législation et l'art oratoire. On a encore de lui, en tout ou en partie, une dissertation sur les sens et l'imagination; un ouvrage sur la métaphysique, les Caractères, et deux ouvrages de botanique, ÏUistoire des plantes et les Causes des plantes. La meilleure édition de ■Théophraste est celle de Leipzig (I8IS-'21, 5 vol.). Les principales traductions françaises sont celles de Levesque (17S2), de Behn de Ballue (1790), de Stiévenart (1842), etc.

THÉOPHYLACTE surnommé Limocatta, historien byzantin, né vers 629. li a écrit une histoire du règne de l'empereur Maurice (582- 602), dont une traduction latine fut publiée a Ingolstadt, en 1648. On a publié ensemble, à Paris, en 1833, 6o lettres de lui et son ouvrage sur la nature des animaux.

THÉOPHYLACTE, théologien grec, né à Constaiiliuople, mort après 1112. 11 devint archevêque d'Achns ou Achrida, en Bulgarie, entre les années 1070 et 1077. 11 a écrit des commentaires sur les petits prophètes et sur une grande partie du Nouveau Testament, d'après les œuvres de Chrysostome, et un traité sur l'éducation des princes pour son élève, Constantin Porphyrogénète. Il existe 7o de ses lettres, ainsi que des homélies et discours, et quelques petits traités.

THÉOPNEDSTIE s. f. (gr. fhéoi. D.eu: pneustos, inspiré;. Inspiration divim-.

THER

• THÉORBE. Voy. Téorbb.

• THÉORÈME s. m. (gr. theôréma; de theôrein, exaiinner). Didact. Proposition d'une vérité spéculative qui se peut démontrer. Est plus usité dans les mathémaliques que dans les autres sciences : cette proposition, les trois angles d'un triangle recliligne sont égaux o deux droits, est un théorème.

THÉORÉTIQUE adj. Qui appartient à la théorie.

• THÉORICIEN s. m. Celui qui connaît les principe- d'un art, sans les pratiquer.

•THEORIE s. f. (gr. theoria). Spéculation, connaissance qui s'arrête à la simple spéculation, sans passer à la pratique : ceque vous dit est beau dans la théorie, en théorie, mais ne réussit pas dans la pratique. — Théorie des PLANÈTES, science qni apprend à connaître les lois de leurs mouvements, leur dislance, leur grandeur, etc. On dit dans un sens anal., La

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