‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 417 sur 639 · THOM · texte numérisé non relu

THOM

Allemands, il conseilla de défendre vigoureusement Paris, et se rendit dans les principales cours étrangères, afin d'amener un armistice, mais sans résultat. Le 8 fév. 1S7I, 56 départements l'envoyèrent à l'Assemblée, qui, le 17, le choisit pour chef de l'exécutif. Les firands actes de son {louverncnient furent la négociation immédiate du traité de paix, l'écrasement de la Commune, et l'emprunt qui eut un si merveilleux succès, pour payer i'indemnilé allemande et assurer la libéralion du territoire. Le 31 août, la suprême magistrature lui fut accordée de nouveau pour trois ans avec le litre de président de la République. Il l'csta toujours protectionniste, et lorsque la loi sur les tarifs fut rejetée, il donna sa démission (20 janv. 1872); mais on finit par lui persuader de rester au pouvoir. En mars 1873, il conclut une nouvelle convention avec l'Allemagne, réglant la lolalité de l'indemnité et le départ des soldats allemandsencoresur lelerritoire. Le 24 mai, à la suite de l'élection de Barodet, à Paris, il échoua dans sa tentative de faire reconnaître législalivement la République comme la forme définitive du gouvernement. En conséquence, il se relira et fut remplacé par Mai;-.Mahon. Le 30 janv. 1876, il fut élu au nouveau Sénat tt le 20 fév. à la Chambre des députés. Il choisit le siège de député. A l'arrivée aux affaires du cabinet de Broglie en mai 1877, il partagea avec (îambetta la direction du parti républicain dans la violente lutte provoquée par le ministère. Mais il mourut subitement au moment où il se disposait à publier un manifeste en vue des élections. (Voy. Mignet). Ses restes reposent au Pèrc- Lachaise. On cite parmi ses publications : Law et son système di finances {\Sîlj, nouv. édit. 18o8,; La Monarchie de 1830 (1831); Du droit de -propriété (1848) ; Congré.ide Vienne (1S,=)3), et un certain nombiede fliscoursprononcés à la Chambre, etc.

THIERSCH [tirch] ( Friedrich- Wilhelm), philologue allemand, né en 1784. mort en 1860. En 1809, il fut nommé professeur au gymnase de Municli ; en 1811, il y fonda un institut philologique, qui fut incorporé dans l'université. Après avoir passé deux années en Grèce, il publia, en 1833 : L'Etat actuel de la Grèce, et les moyens d'arriver a sa restauration. Il était grand partisan des études classiques. On a de lui une grammaire grecque où il étudia spécialement le dialecte liomérique ; une relation de voyage en Italie (1826); une édition de Pindare (ISoO), etc.

THIÉRY DE MENONVILLE, botaniste, né à Sainl-iMibiel (Loiraine) en 1739. mort à Saint Domingue en 1780. En 1776, il se rendit à Saint-Domingue pour y naturaliser la cochenille. On a de lui : Traité de la culture du nopal et de l'éducation de la cochenille dans les colonies françaises d'Amérique {\1 S'y, 2 vol. in-8»).

THIMERAIS, Theadomirensis, petit pays de l'aïuiinnr France (Perche); ch.-l., Châteauiieul-pii-Thimorais. Il fait aujourd'hui partie du dep. d'Eure-et-Loir.

THIMONIER (Barthélémy), un des invenleurs de la machine il coudre, né àl'ArbresIe (Rhône) en 1793, mort a Amplepuis en iU'ôl. Il inventa en 1830, une machine à point de cbainetle, vint à pied à Paris, s'arrêtant de lieu en lieu pour exhiber son invention et faire une quête qui lui permît de manger. A Paris, il n'éprouva que des déceptions et revint à Amplepuis. Des inventeurs américains, s'emparant de son idée et la perfectionnant, produisirent la machine à coudre actuelle. — Thiocol. (V. S.)

THIOFORMIQUE adj. Chim. Se dit d'un acide qui piiiid naissance par l'action de l'acide sulfliydruiue sur l'acétate de jilomb. THIONATE s. m. Chim. Sel formé par la

combinaison d'un acide Uiionique avec une base.

THIONIQUE adj. Chim. Qui a rapport au soulii' iiu k .-es composés.

THIONVILLE, ane, Theodnnis villa, ail. Diedni/infai, ville forte de la Lorraine alleni.inde, sur la Moselle, à 28 kil. N. de Metz; 7,300 hab. Les rois carlovingiens en firent souvent leur résidence; elle appartint successivement au Luxembnurg, à la Bourgogne, à l'Autriche et à l'Espagne; fut prise par le duc de Guise le 23 juin 1558, après une défense obstinée, retourna à Philippe II, lors de la paix de Cateau-Cambrésis; résista au marquis de Feuquières, en 1637, mais fut prise, après un siège de quatre mois, par le duc d'Enghien le 10 août 1643. Devenue fraiiçaise, elle résista victorieusement aux Autrichiens en 1792 et aux Prussiens en 1814. Les Allemands l'investirent en aoiit 1870; elle dut se rendre le 24 nov. après un terrible bombardement qui l'avait, en partie, incendiée.

THIOSULFURIQUE adj. Se dit d'un acide où un atome d'oxygène est remplacé par du soufre.

THIRON GARDAIS, cb.-l. de cant., arr. et à 14 lui. E. de Nogent-le-Rotrou (Eure-eL- Loir), sur la Tbéronne; 593 hab.

THISBÉ. Voy. Pyr.^me et Thisbé.

THIVIERS, ch.-l. de cant., arr. et à 32 kil. S.-E. de Nonlron (Dordogne); 3,383 hab.

THIZY, ch.-l. de cant., arr. et à 32 kil. 0. de Villelrancbe (Rhône); 4,892 hab.

* THLASPI s. m. (gr. thluspis). Bol. Genre de crucifères comprenant un grand nombre d'espèces d'herbes qui habitent les parties moyennes de l'Europe et de l'Asie. Le thlaspi des champs {thtasjri arvense) ou monnoycre, est répandu dans toute la France; il est remarquable par son odeur d'ail. Le thlaspi des montagnes [thlaspi montanum) est commun sur nos coteaux calcaires. Le thlaspi hoursetle {thlaspi bursa-pustoris), nommé vulgairement malette. tabouret, bourse à berger, jouit de propriétés légèrement astringente.

THOISSEY, eh.-l. de cant., arr. et à 30 kil. N. de Ti'évoux (Ain), sur la rive gauche de la Chalaronne; 1,400 hab.

THOMAS s. m. Pop. Vase de nuil, par allusion au mauvais jeu de mots produit yiar les paroles Vide, Thomas, qui se trouvent dans l'alléluia.

THOMAS (Ant.-Lèonard), littérateur et ciitique, né à Clermont-Ferrand en 1732, mort en 178,), Il débuta dans les lettres par des liéflexions philosophiques et littéraires sur le l oéme de la religion rialureUe (1756). Trois ans après, il publia Jumonville, poème en 4 chants; la même année (17.'i9), l'Acadiniie Iranjaise couronnait son Eloge du maréchal de Saxe; ses Eloges de Daguesseau (1760), de buguay-Trouin (1761), de Sully (1763), de Descartes {il&'i), furent également coui'oniies. En 1762, le prix de poésie lui fut décerné pour son Ode sur le temps. Il fut admis à l'Académie française en 1767. Son Eloge de Marc-Aurèle (l'/'/O) passe pour son chefd'œuvre. Ses Œuvres ont été publiées (lar Desessarts (Paris, 1802, 7 vol. in-8») et par Saint-Surin (Paris, 1825, 6 vol.).

THOMAS (Clément), homme politique, né à Lihnurne le 31 déc. 1809, fusillé à Paris, le IS mars 1871. Il figura dans plusieurs proies politiques sous Louis-Philippe et coll.flxuM au i^ntional. En février 1848, il fut envoyé coaiine commissaire de la République dans le dé|)artement de la Gironde, qui l'élut à l'Assemblée nationale. Le 15 mai 1848, la salle des séances de l'Assemblée ayant été envahie par une émeute populaire, Clément

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