THÉORIE DE LA GRAVITATION; LA THÉORIE DE L'É
LKCTRiciTÉ, etc. — Art milit. Se dit des principes de la manœuvre : leçons de théorie. Faire la théorie, l'enseigner. — Se dit aussi des leçons de théorie : il y a théorie tous les soirs. ' — Antiq. gr. Deputatiou solennelle que les Athéniens envoyaient tous les ans à Delphes et à Délos : il é'tMt défendu d' exécuter aucun condamné durant le voyage de la théorie.
• THÉORIQUE adj. Qui appartient à la théorie, qui concerne la théorie : ce que vous dites 1(1 est purement théorique.
•THÉORIQUEMENT adv. D'une manière théorique : traiter une matière théoriquement.
THÉORISER v. n. Créer une théorie.
THEORISTE s. Personne qui fait des théories.
• THÉOSOPHE s. m. Celui qui enseigne ou qui pratique Ja théosophie.
• THÉOSOPfllE s. f. (gr. theos, Dieu; sophia, sagesse). Doctrine de certains mystiques qui prétendent entrer en communication avec Dieu et recevoir de lui des lumières particulières, des dons spéciaux.
THEOSOPHIQUE adj. Qui a rapport à la theos^puie.
THÉOSOPHISMB s. m. Doctrine Ihéosophique.
TEÉOSOPHISTE s. m. Partisan de la théosophie.
THEOTISQUE adj. Se dit de l'ancien allemani ou tudesque.
THÉQUE s. f. (gr. tékê, boite). Bot. Urne des mousses. — Réceptacle qui contient les spores des végétaux cryptogames.
THERA (auj. Santorin], lie de Grèce, dans la mer Egée, l'une des Cyclades. Long.
14 kil. du N. au S.; larg. moyenne, 7 kil. ; 13,000 hab. L"n tremblement de terre en détacha l'ilot de Thérasia, vers 237 av. J.-G. Le port ainsi forme est le cratère sans fond d'un volcan, et les navires viennent jusqu'auprès des rochers du rivage. Le grand produit est le vin.. Cap. Tbera (3,143 hab.). Différentes éruptions tirent naître la Vieille, la Petite et la iSouvelle Comment, non loin de Thera; la dernière de ces îles date de 1707-'! 2. Un nouveau volcan s'est déclaré en 1866 et, depuis, les éruptions ont continué jusqu'en 1870.
THÉRAMÈNE, homme politique d'Athènes, mort en 404 av. J.-C. En 4M, il était membre du conseil des 400 qu'il aida a renverser. En 410, il prit part a Ja bataille de Cyzique, et en 408 au siège de Chalcédoine et a la prise de Byzance. Pendant que les Spartiates assiégeaient Athèi.es, il fut envoyé auprès de leur général, Lysandre, entra en relations avecles exilés athéuieusdupartioligarchique,
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et en 404 devint un des 30 tyrans. Il poussa avec ardeur le gouvernement à prendre des mesures pour écraser la démocratie, mais plus lard il s'opposait aux violences de Critias et de ses collègues. Celui-ci le dénonça comme un ennemi public, le Fit traîner en prison, ou il fut contraint de boire la ciguë.
* THÉRAPEUTES s. m. pi. (i;r. thérapeutes). .Moines du judaïsme, qui se livraient à la vie contemplative et mortifiée : les thérapeutes ont été les modèles de la vie monastique.
* THÉRAPEUTIQUE adj. Qui a rapport aux
thérapeutes : la rie thérapeutique.
* THÉRAPEUTIQUE s. f. (gr. thfrapeuô, je soigne). Partie de la médecine qui a pour objet la manière de traiter, de soigner et de guérir les maladies : cours de thérapeutique.
THÉRAPEUTISTE s. m. Celui qui se livre à la ihérapeutique.
THÉRARQUE s. m. (gr. thér, bêle sauvage; arko.-i, qui commande). Celui qui commandait les suidais portés sur les éléphants.
THÉRÈSE (Sainte), mystique espagnole, née en 1613, morte le i oct. 1382. Àl'âge de 20 ans, elle entra au couvent des carmélites d'Avila, où elle resta 27 ans. Elle fonda alors une branche réformée du même ordre (carmélites déchaussées), qu'on appelle quelquefois thérésiennes. Le pape Paul 'Via béatilia en 1614, et Grégoire XV la canonisa en 1622. Sa fête se célèbre le lo oct. Thérèse a décrit les luttes et les aspira tionsintérieures de son cœur, ainsi que ses fréquentes visions mystiques, dans des traités ascétiques et des lettres. Ses œuvres, en espagnol, ont été publiées à Bruxelles (1673, 2 vol. in-fol.). Divers traités ont été traduits en français par Arnaud d'Andillv (1670) et par l'abbé Chanut (1681).
* THÉRIACAL, ALE, AUX adj. Qui contient de la theriaqne, ou qui participe des propriétés do la thériaque : essence thériacale.
- THÉRIAQUE s. t. (gr. thériakè. fém. de tliêriukos, bon contre la morsure). Pharm. et Méd. Médicament en forme d'opiat, dans la composition duquel il entre un grand nombre de substances, qui est stomachique, et qu'on a cru propre à guérir de la morsure des animaux venimeux : thériaque de Venise.
THERMAÏQUE ^Golfe). Voy. Salonique.
■ THERMAL, ALE, AUX adj. (gr. thermé, chaleui). Se dit parlicul., des eaux minérales chaudes : eaux thermales. (Voy. Minébal). — Législ. « Toute entreprise de distribution ou de ventes d'eaux minérales ou thermales est soumise à l'autorisation préalable du gouvernement et à l'inspection médicale. L'autorisation n'est accordée qu'après avis de l'Académie de médecine et des autorités locales [Ord. 18 |uin 1823). Une source d'eau thermale peut être déclarée d'intérêt public par un décret rendu après enquête administrative. Le décret assure à ladite source un périmètre de protection dans l'étendue duquel aucun sondage ni travail souterrain ne peut être entrepris sans l'autorisation du préfet, sous peine, pour les contrevenants, d'une amende de 30 a oOO fr. (L. 14 juillet 1836). L'Etat possède sept établissements thermau.x, savoir : Plombières (Vosges), Vichy. Bourbou-lArchambault. Néris(.\llier), Aix (Savo:e), Bourhonne (Haute-Marne), et Luxeuil (Haute-Saône). Les deux premiers sont atiermes; les cinq autres sont exploités eu régie. Le produit brut annuel de ces sept établissements est d'environ 460,000 fr. et la dépense de 187,000 fr. » (Ch. Y.)
THERMALITE s. f. Qualité, état des eaux thermales.
TEERMANIQUE adj. Qui agit par l'élévation ou l'abaissement de la température.
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■ THERMANTIQUE adj. Méd. Se dit des 1 de ceux qui suivent, l'intensité étant la plus | tuel, par le moyen de la dilatation ou de la iciiiod05 0.\.;iUinls.0n l'iMiiploie aussi comme prande entre le premier et le dernier : bis- j condensation qu'éprouve la lh|ueurou lemeriibslantif masculin. niulh, platine, plnmli, itain. or, ars:ent, oui- ^ cure cnfcrnic dans un tnln' do verre: thermo-
* THERMES s. m. pl.(lat. thcrmae, s.-ent. aqux, eaux; eaux chaudes). Anliq. rora.
Certains édifices qui ne furent originairement destinés qu'à l'usa^'e des bains, maisqui plus lard devinrent de vastes palais, où il V avait aussi des palestres, des gymnases," des bibliothèques, des jardins, elc. : les thermes de Titus, de Caracalla. de Dioctétien, qui existent encore à Rome, sont dévastes bâtiments entourés d'enceintes considérables. (Voy. Bain.)
THERMES (Paul de la. Barthk, seigneur de), niiircchal de France, né àCouseransen 1482, mort en I j62. Il servit sous Lautrec au siè^e duNaplcs,sesii;nala àCerisoles (1544), s'empara du marquisat de Saluées (1547), prit Dunkerque aux Espagnols (1o58), fut nommé alors maréchal de France, perdit la bataille . de Gravelines, fut fait prisonnier et ne recouvra la liberté qu'à la paix de Cateau-Cambrésis (1559).
THERMIÀTRIE s. f. (de thermes; et du iiv. iatreuein, gu.-rir). Partie de la thérapeutique qui a pour objet les eaux thermales.
• THERMIDOR s. m. (gr. thermê, chaleur). l.e onzième mois du calendrier républicain, qui commençait le 19 juillet et finissait le 18 août.
• THERMIDORIEN, lENNE adj. Se dit du parli qui, le 9 thermidor de lan II (1794), renversa la puissance de Kobespierre. — Subslantiv. Les thermidoriens.
THERMO (gr. thcrmé, chaleur), préfi.te qui entre dans la formation d'un certain nombre de mois.
THERMO-BAROMÉTREs. m. Instrument qui iloiHie à la fois .Je^ indications thermomé- (riques et baromélriques : des thermo-baromètres.
THERMO-CHIMIE s. f. Branche de la chimie (pu traite de la quantité de chaleur dégagée dans les combinaisons.
THERMOCHROÏQUE adj. Se dit des rayons caloriques dont un ou plusieurs ont été absorbés et qui sont analogues aux rayons dits colorés.
THERMOCHROSE i. f. (préf. thermo;'gT.
chrosis, culoiationj. Propriété par laquelle un rayon coloré est plus ou moins transmissible à travers une substance dialherraane.
THERMO-DYNAMIQUE s. t. Théorie mécaniipie de la clialeur.
THERMO -ÉLECTRICITÉ ou Pyro-Électricitè s.f. Electricité développée par la chaleur; et aussi la science qui traite des phénomènes et du mode de production de cette électricité. Le professeur Seebeck, de Berlin, (1822) fut le premier qui fit des observations bien exactes sur ce sujet. Il trouva que lorsque deux barres de métaux dill'érents sont ^oudées ensemble ou maintenues en contact intime à leurs extrémités, et que le point de jonction est soumis à la chaleur, il se produit un trouble électrique; si alors les extrémités libres sont reliées par un conducteur, un courant électrique est établi. Plusieurs cristaux, .surtout de forme hemiédrale, lorsque leur température s'élève ou s'abaisse, deviennent aussiexcilés électriquement d'une façon contraire à leurs extrémités opposées. Lorsqu'on emploie deux métaux, la force du courant (laratt être en proportion de ladiU'érence du leur température de chaque côté de la ligne de jonction; et sa direction, de même que sa force, paraît dépendre de la nature des métaux employés. Dans la liste suivante, d'après Becquerel, la direction du courant sera d'un élément quelconque à un quelconque
vre, zinc, fer, antimoine. La direction àuiinètre de Réaumur. — l.e thermomètre se
courant change souvent lorsque le couple est chaullé au delà d'un certain degré. Notre figure montre une modification de la pile thermo-électrique de Nobili, dans laquelle la plaque inférieure est du bismuth, celle audessus de l'antimoine, puis de nouveau du bismuth, et ainsi de suite pour finir par l'antimoine. Les plaques terminales sont attachées par des vis disposées de façon à pouvoir être mises en communication avec un rhéostat, nu un sinus, ou un galvanomètre. Une pile composée d'un grand nombre de paires, et reliée à un galvanomètre très délicat, peut servir à découvrir les plus légers changements de température. C'est un appareil très employé dans les recherches phvsiques. — On démontre populairement les courants électriques de plusieurs manières. La plus simple consiste à réunir par une soudure des fils de cuivre à deux niorceau.\ de cuivre et de fer. (Voy. notre fig. 2.) On joint les extrémités libres des fils de cuivre à un galvanomètre et l'on
prend entre le pouce et riiiiii.
ceaux de cuivre et de fer comme le montre notre gravure. La seule chaleur des doigts suffit pour développer un courant électrique qui est rendu très apparent par le mouvement de l'aiguille du galvanomètre. On peut répéter la même expérience avec des couples d'autres métaux; la force du courant thermo-électrique sera marquée par l'aiguille qui déviera plus ou moins.
THERMO-ÉLECTRIQUE adj. Qui a rapport à la thermo-électricité.
THERMOGÈNE adj. (préf. Ihermo; gr. genos, origine). IJui engendre la chaleur.
THERMOGÉNOSE s. f. Maladie provenant d'un chani-'ement brusque de température.
THERMOGRAPHE s. m. (préf. therino; gr.
grup/iû, je décris). Phys. Thermomètre enregistreur. — Jtieymoyiaijhie. (V. S.)
THERMOLAMPE s. m. (préf. thermo; fr.
lampe). .Appareil qui utilise le gaz d'éclairage produit dans les appareils de chauffage.
THERMOLOGIE s. f. (préf. thcrmo; gr. logos, discours). Partie de la physique relative au calorique.
THERMO-MAGNÉTISME s. m. Magnétisme développe par la chaleur.
THERMO-MANOMÈTRE s. m. Thermomètre qui sert a mesurer les températures élevées. (Voy. Pyiiometue.)
THERMO-MÉCANIQUE adj. Qui a rapport à la méiaiuque du calorique.
' THERMOMÈTRE s. m. (préf. tlierwo; gr. métroii. niesuri). Instrument lait pour umIiquer les degrés de la chaleur ou du froid ac-
compose de deux substances différentes, ou davantage, dont le volume se dilate ou se contracte à différents degrés, lorsqu'elles sont simultanément exposés à une même intensité de chaleur. La première tentative pour indiquer à l'oeil les dillérences de température semble avoir été faite au moyen de l'appareil tantôt attribué a Drebbel, de" Hollande, tantôt à Sanctorius, d'Italie, vers le milieu duivii^siècle, et connue sous le nom de baromètre. Ce premier instrument était très grossier et inexact : il consistait en une cuvette de verre et un tube renversé s'ouvrunt en dessous dans un vase de liquide coloré, lequel, après que l'air de la cuvette en avait été en partie chassé pat la chaleur, s'élevait dans le tube et s'arrêtait à des hauteurs diverses suivant que l'airrestant dansia cuvette était plusou moins dilaté par la chaleur. Cet instrument, origine du thermomètre à air ordinaire, tel que le perfectionnèrent Boyle et les académiciens de Florence, se transforma en une cuvette plus petite avec une tige droite et creuse d'un assez fin diamètre, contenant i>our liquide de l'esprit de vin coloré; on fit bouillir ce liquide pour chasser l'air, le tube fut hermétiquement fermé, et le tout attaché à un cadre. On y ajouta une échelle de degrés, dont les points fixes furent la température de la neige ou de la glace, et la chaleur maximum connue à Florence. On chercha pendant longtemps ensuite' quels devaient être de préférence ces points fixes, et quelle était la meilleure matière dont on pût construire l'instrument. Hooke préconisa, comme point fixe le plus bas, la température de l'eau qui se congèle, ^ewton semble avoir le premier découvert ou utilisé ce fait qu'un thermomètre plongé dans de la neige ou de la glace fondantes indique toujours la même température, et presque toujours aussi la même lorsqu'il est mis dans l'eau bouillante. Rœmer, se débarrassant d'un préjugé qui parait avoir existé sur l'irrégularité de la dilatation du mercure, adopta le premier ce liquide; c'est lui qui, sans doute, imagina l'instrument et l'échelle ordinairement attribués à Fahrenheit, d'Amsterdam (1720); ce dernier n'aurait fait que le construire et le populariser; de sorte qu'il était connu dans toute l'Europe dans la moitié du xviii" sjècle. Dans ce thermomètre, le point fixe le plus bas, ou zéro, fut pris à 32° au-dessous du point de congélation de l'eau (on supposait que la température ne pouvait descendre audessous de — 32»), et le point fixe le plus élevé est celui de l'ébullitionde l'eau au niveau de la mer, on le place à -f 212° F ou à 180° audessus du point de congélation. Celsius, de Suède (1742), mit une échelle de lOO» entre les deux points fixes : cette échelle fut adoptée en France au moment de la Révolution, et l'instrument ainsi gradué reçut le nom de thernioniètrecentigrade. La commodité de sa division décimale l'a fait adopter à l'exclusion de tout autre dans plusieurs pays de l'Europe, et il devint d'un usage de plus en plus général parmi les savants du monde entier. Il met le zéro au point de congélation rie l'eau. C'est aussi là que le place le thermomètre de Réaumur; mais, dans celui-ci, le point d'ebullition est marqué -|- 80». Pour ramener les indications d'un de ces tliermomètres à une indication équivalente dans les deux aulrcs, on se sert de celte formule, où F, C et R marquent respectivement les températures éqiiivalentes exprimées en degrés Fahrenheit, centigrades et Réaumur ;
TU Eli
(Ve>l :'i-^irc que, pour coiivertir nnelninpéra luie du thermomètre Farenheit eu une tem péiMture équivalente du thermomètre centi grade, on retranche 3-2, on multiplie par •H ft on divise par 9. Inve: sèment, pour traduire des degrés centigrades en degrés Farenheit, on multiplie pai- 9. on divise par 5 et on ajoute 32. — Le mercure ne peut être employé que pour les températures entre — 40° et + Sot)" C. parce que cette substance devient solide à — 40° et se volatilise à + 350°. Pour des températures inférieures, on arecours au thermomètre à alcool; et, pour des températures plus élevées, on emploie des thormomèlres à air, dans lesquels les variations sont mesurées par la dilatation ou la contraction d'un volume donné d'air; on se sert aussi du PïnouiîTRK. Les trois pays où l'on emploie encore le Ihermomètrede Fahrenheit sont: l'.Angleterre, la Hollande et les Etals- Unis d'.\mérique. Le thermomètre de Réaumur a remplacé celui de Farenheit en Allemagne et en Russie. — Le thermomètre ordinairement employé pour nos températures moyennes est le thermomètre à mercure. Pour le fabriquer, on se procure un tube capillaire de verre, terminé par une ampoule. Pour emplir ce tube, on plonge son ouverture dans une coupi'
pleine de mercure ,,,„ , «..„.;,.. j. „ ,• j V ,\ u ir *'5 '• — M:tniere d emplir de
(flg. I); on chauffe m,roure le tube du thermomètre.
l'ampoule; 1 a i r
chauffé se dilate et s'échappe. Lors du refroidissement, la pression atmosphérique fait monter le mercure dans i'ampoule. Le tube est alors retiré de la cuvette de mercure; on chauffe de nouveau, pour chasser l'air qu'il peut encore contenir et l'excès de met cure; puis on ferme le tube, au moyen de la larape.
Pour graduer l'appareil, on le plonge d'abord dans un vase contenant de la glace pilée ; le point où descend le mercure est marqué 0°. On obtient ensuite le point 100 en plongeant le thermomètre dans un vase contenant de l'eau et fermé par un bouchon de liège, comme dans la li:.'. 2. l .', j Sous ce vase, on allume une v-i'/
lampe à alcool et l'on amène V" 'f
l'eau au point débullilion. On '
marque 100° là où s'arrête le mercure dans son mouvement d ascension. On divise la distance entre les deux points en 100 parties égales. — Bréguet F'g a imaginé le thermomètre^ mé- '^^ J']y.- ^"^ •"'"' talliquc, fondé sur l'inégale " " ' '""' dilatabilité des métaux et formé d'une triple lame hélicoïdale de platine d'or et d'argent. — Thermomètre a B — ~
THL.a
— liiERMOMÈTRE DiFFiinK.NTiEL, thcrmomèiic qui permet de tenir compte des moindres variations de temporature. C'est une modification du thermomètre à air. dans lequel deux grandes cuvettes de verre sont reliées par un tube recourbé trois fois à angles droits, les cuvettes étant plus élevées et pleines d'air, tandis que la partie basse ou horizontale du tube contient un liquide coloré qui est pousse d'un côté ou de l'autre par la dilTérence de dilatation de l'air qui est dans les cuvettes. ^
THERMOMÉTRIE s. f. (préf. thermo; gr. ,ne-
tron. m.Mi, r . .Mesure de chaleur.
' THERMOMETRIQUE adj. Qui a rapport au thermomeire, à larl de mesurer la chaleur : échelle therimmélrvjxu- .
THERMOMÉTROGRAPHE s. m. (préf. Ihermo; gr. metron. mesure; ijrapho^je décris). Thermomètre spécial qui enregistre les températures auxquelles il est soumis. On comprend sous le nom de thermométrographe le thermomètre à maxima, le thermomètre à mininia, le pyromptre, etc.
THERMO-PATHOLOGIQUE adj. Qui a rapport a 1,1 .•h-iloiir morbide.
THERMOPHONE s. m. (préf. thermo; gr.
phône. son . .\ppareil dans lequel les vibrations sonores sont produites par l'expansion de corps chautlés, mis en communication avec un électro- aimant. Le thermophone fut inventé par Théodor Wiesendanger, en ocl. 1878.
m ils
u.ixiîi.\, thermomètre pourvu d'un index qui marque le plus haut point de température auquel il est parvenu dans un temps déterminé. — Thermomètre a mi- { NiMA, thermomètre ordinairement a alcool, pourvu d'un index qui
marqueté plus bas -
degré auquel ia Thermomètre di Vr.nii,!.
température est tombée dans un temps donné.
THERMOPOMPE s. m. Nom d'un appareil sp.cial d éclairage et de chauffage.
THERMOPYLES {gr. thermos, chaud ; pulé, porte;. Délilé entre la Thessalie et la Locride qui oU'rait, dans l'antiquité, le seul passai.'e par où un ennemi venant du i\. pouvait entier dans la Grèce centrale; il se trouvait entre le mont OEla et un marécage impraticable qui formait le bord du golfe .Maliaque, et contenait plusieurs sources chaudes. Une route, assez large pour un seul chariot, formait ce qu'on appelait la porte occidentale, et, à 3 kil. à TE. environ, se trouvait un défilé qui était le passage de l'Est. Ce passage est célèbre par la défense qu'y fit le roi de Sparte Léonidas contre l'armée de Xerxès, Lan 480 av. J.-C. Un sentier détourné dans la montagne ayant été indiqué aux Perses par un traître, Léonidas renvoya toutesses troupes à l'exception de 300 Sp"arliates, d'environ 700 Thespiens, et, semble-t-il, de 400 Thébains. Les deux premiers corps périrent jusqu'au dernier homme ; le sort de l'autre est incertain. U se livra dans la suite bien des combats àcel endroit, niaisla disposition des lieux n'est plus la même, et le passage n'a plus guère d'importance stratégique.
THERMO RÉGULATEUR s. m. Appareil qui
^erta régler la chaleur.
THERMO RHÉOSTAT s. m. Instrument au moyen duquel ou régularise une émission de
chaleur.
THERMOSCOPE s. ra. Sorte de thermomètre
àair servant a étudierle calorique rayonnant.
THERMOSIPHON s. m. Appareil composé d'un récipient plein d'eau chauffée et de tuyaux dans lesquels 1 eau circule d'ellemême en raison des ditTérences de température entre l'eau la plus éloignée du récipient et celle qui s'y trouve chauffée. Le thermosiphon aremplacé pour le chauffage desserres, les anciens tuyaux de chaleur.
THERMOTIQOE s. f. Science qui traite des phénomènes et des propriétés de la chaleur.
(Vûy. Chaleur.)
THÉROIGNE DE MÉRICOURT (plus proprement Marconrtj, révolutionnaire française dont le vrai nomestAnne-Josèphe Terwagne'
P,V !>.,-;•? 'rcmbour^î, en 17r.2, mo,;e en 1789, et devint populaire sous les noms d« Amazone de la Révolution .. et de « belle Lie^-eoise ». Elle fut arrêtée en 1790. s'échappa et fut emprisonnée en 1791 parles Autrichiens pour une Prétendue conspiration contre .Marie-Antoinette. En juin 1792 elle e ail a la tête d un corps d'insureés à Paris t^ us lard, ayantconseillé plus de modération elle lut publiquement dépouillée et fouelléè par de:, femmes furieuses. Ce traitement la rendit folle, et elle passa le reste de sa vie dans un asile d'aliénés.
THÉROUANNE. Taruenua. comm. de l'arr.
et al* kil. s. de Saint-Omer (Pas-de-Calais), sur la Lys; ; CiO hab. Les Anglais se sont empares de Thérouanne en i:m et en I.Ï13; Charles-Quint en 1.533. La ville fut rendue à la France en (oo9.
THERSITE l'un des personnages de l'/ftorte d Homère; type de la lâcheté et du servilisme.
. THÉSAURISATION s. f. Action de thésaunser.
: THÉSAURISER v. n. (lat. thésaurus, trésor). Amasser de l'argent : cet hommr Ihé- S'Uinse, aime à thésauriser. — v. a II vivait sur le savoir qu'il avait thésaurisé dans sa ieancsse. ■'
• THÉSAURISEUR, EUSE s. et adj Celui celle qui thésaurise : c'est un thésauriseur, un ijrand thésauriseur. (Peu us.)
* THÈSE s. f. (lît. thcsis). Toute proposition qu on énonce, toute qu..",lion qu'on met en avant dans le discours ordinaire, avec l'intention de la défendre, si elle est attaquée • posons d'abord la iAése. — Toute proposition soit de philosophie, soit de théologie, soit de droit, soit de médecine, qu'on soutient publiquement dans les écoles, dans les universités : des thèses de philosophie, de théologie, de médecine, de droit. — Ensemble des propositions, des thèses qu'on soutient, qu'on se propose de soutenir : cet étudiant prépare su thèse. — Dispute des thèses : soutenir une thèse. — Fig. SoLTE.NiR thèse pour quelqu'un, prendre les intérêts, la défense de quelqu'un contre ceux qui l'attaquent par leurs discours. — Fig. et fam. Cela cu\.\ge la thèse, cela me fait changer d'opinion, d'intention à l'égard de telle personne ou de telle chose : ce que vous me dites change bien la thèse. — Grande feuille ou cahier où les propositions de celui qui doit soutenir thèse sont imprimées : autrefois la thèse était toujours une feuille de papier ou de satin, ordinairement enrichie de quelque estampe.
THÉSÉE (Theseus), héros légendaire de lAttique, fils d'Egée, roi d'Athènes. Il alla volontairement en Crète parmi les jeunes gens offerts en tribut au .Minotaure, se fit aimer d'Ariadne, fille de Minos, qui lui procura une épée et un fil pour se reconnaître dans le labyrinthe, tua le Minotaure et s'échappa. Egée, le croyant perdu, se jeta dans la mer, et Thésée lui" succéda sur le trône. Il épousa Phèdre, qui éprouva pour son fils Hippolyte une passion dont ce prince fut victime. Thésée fut un des Argonautes, prit part à la chasse du sanglier de Culydon et combattit les Centaures. .Uénesthée souleva les Athéniens contre lui, etii se retiraà Scyrosoù il périt par la trahison du roi Lyoomède. En 476 av. J -C, l'oracle ordonna que ses os fussent rapportés de Scyros à Athènes, et on bâtit au-dessus le temple appelé 'fhéséon (469).
THESEIDE s. m. Descendant de Thésée.
* THESMOPHORIES s. f. pi. Antiq. gr. Fêtes que les fcninies d Wthèiies célébraient eu
l'honiieur de Cérès.
•THESMOTHÉTE s. m. (gr. thesmos, loi;
THRV
THIB
<i(/i^m«, je pose). Antiq. Titre qu'on donnait à Athènes aux mafristrats gardiens des lois : le mm de thrsmothète était affecté aux six dervirrs archontes.
THESPIS [tes-piss], tragédien grec, no dans l'Attique: il vivait vers 340 av. J.-C. Les anciennes traditions le représentent connne l'inventeur de la tragédie, et on lui attribue aussi quelquefois l'invention des masques.
THESSALIE, la plus grande division politique de l'ancienne Grèce, comprenant, dans sa plus vaste acception, tout le pays entre les Thermopvies et les monts Cambuniens d'un côté, et'entre le Pinde et la mer Egée de l'autre. Mais la Thessalie propre était la plaine qui s'étend entre les monts Cambuniens au N., Ossa et Pélion à l'E., le mont Othrvs au S., et la chaîne du Pinde à l'O. Celle" plaine était la région la plus fertile de la Grèce. Elle était arrosée par le Pénée, qui, non loin de son embouchure, traversait la vallée de Tempe, et par les affluents du Pénée; on la divisait en haute et basse Thessalie ; une autre division y dislinguait la Thessaliotide, l'Hestiœolide", la Pélasgiotide et la Phliotide. Ces quatre divisions formaient une union politique plutôt nominale qu'effective. Parmi les villes, on remarquait Larisse et Pharsale. Vers 400 av. J.-C, Phères s'éleva à la prééminence. Après la mort d'Alexandre de Phères (voy. Phèbes), le pays tomba aux mains de Philippe de Macédoine. En 197, il passa sous la domination romaine. — La Thessalie, qui formait une partie du vilayet de Janina, et une portion de la Phliotide (voy. ce mot), a été entièrement réunie à la Grèce en 1881. (Voy. Grèce.)
THESSALIEN. lENNE s. et adj.De la Thessalie; qui appartient à ce pays ou à ses habitants.
THESSALONICIEN, lENNE s. et adj. De Thessalunique; qui apfiarlient à cette ville ou à ses habitants. — Epitres aux Thessaloniciens. On donne ce iium à deux lettres canoniques du Nouveau Testament, adressées à l'église de Thessalonique par l'apôtre saint Paul. Irénée, Clément d'Alexandrie et Terlullien les citent expressément. La première épilre aux Thessaloniciens, que l'on regarde communément comme la première des épitrcs de saint Paul, a été écrite, suppose-t-on, à Corinthe vers 52 ou 53 ap. J.-C. La plupart des théologiens qui regardent la seconde comme authentique, pensent qu'elle a été écrite peu après l'aulre, en 53 ou 54.
THEURIET (André), écrivain français, né en 1839. (V. S.)
THETIS [té-tiss] (Myth. gr.), épouse de] Pelée et mère d'Achille. Elle avait sous ses ordres les 50 Néréides, dont elle conduisait le chœur.
*THÉURGIE s. f. (gr. théos, Dieu; ergon, ouvrage). Espèce de magie par laquelle on croyait entretenir commerce avec les divinités Ijienfaisantes : la théurgie était opposée à la ijoétie, comme la magie blanche, dans le langage ordinaire, est opposée à la magie noire.
' THÉURGIQUE adj. Qui appartient, qui a rappoil u la Ihéurgie : opération théurgique. THÉURGISTE s. m. Celui qui pratique la Ihéurgie.
THÉVENOT. I. (Melchisedech), voyageur français, ne à Paris vers Itiao, mort à Is.sy en Ibyi. U visita l'Europe en observateur, lut employé dans plusieurs missions, et eu 1684 devint conservateur de la Bibliothèque royale. Les réunions .savantes qui se tenaient chez lui formèrent le noyau de rAi;adémie dos sciences. Il a public Relation de divers Voyages curieux (1063-'72, "i vol. iii-fol), et liccucil de Voyages, où l'on remarque l'ouvrage intitulé Découvertes dans l'Amérique septentrionale, de
Marquette (16Si). — IL (Jean de), son neveu, lié à Paris en 1633, mort en Arménie en 1667. Il voyagea en Europe, en Asie et en Afrique. C es! lui qui, dit-on, introduisit le premier le café en France. Les relations de SCS viivages ont été publiées en 1689 (o vol.).
THÉVENOT DE COULON (Jean-Félicité),
inventeur de la lachygia]ihie, ni' à Pans en 175o, mort en 1814, U rendit publique son invention vers l'an 1777. Il a laissé : Moyi-ns mécutiiqucs de perfectionner l'art d'écrire (Paris, 1777, in-4").
THEVET (André), voyageur, né à Angoulême en 1502, mort à Paris en 1590. Il était cordelier et voyagea en Orient |1o49-'54) et au Brésil (1355-''58). S'étant fait séculariser, il devint aumônier de Catherine deMédicis. On lui doit Cosmographie du Levant (Lyon, 1554, in-4''); Singularités d'Amérique (Paris, 1556, in-4°); Cosmographie universelle (Pa.r'ii, 1571, 2 vol. in-foL), etc.
THEZA ou Tesa, ville forte du Maroc, sur le Wad el-Asfar (rivière Jaune) ou Sebou, à environ 100 kil. E. de Fez; 5,000 hab. C'est le centre du commerce entre Alger, Tlemcen et Fez.
THÈZE, ch.-l. de cant., arr. et à 24 kil. N. de Pau (Basses-Pyrénées); 302 hab.
THIACÉTIQUE adj. (gr. theion, soufre; fr. acétique). Chim. Se dit d'un acide obtenu par l'action d'un sulfure de phosphore sur l'acide acétique.
TRIAIS, comm. du cant. de Villejuif, arr. et à 7 kil. de Sceaux (Seine); 2,771 hab.
THIANILINE s. f. Chim Composé basique qui provifiit de la substitution d'un atome de soufre à deux atomes d'hydrogène dans deux molécules d'aniline.
THIARD uu Tyard. I. (Pontus de), poète de la plei.uli' française du xvi° siècle, né vers l'i-il au château de Bissy (.Maçonnais), mort en 160.J. Il fut évèque de Chalon-sur-Saône et député de sa province aux états de Blois (1588), où il défendit le roi contre les ligueurs. Il a laissé : Œuvres poétiques (Paris, 1573), etc. — Il.-(Hem-i de) (1607-1737). De la même famille que le précédent ; il succéda à Bossuel sur le siège de Meaux, soutint la bulle Unigeiiitus et fut nommé cardinal en 1715.
THIAUCOURT, ch.-l. de cant., arr. et à 36
kil. N. <lr l'oul i.\li.'urthe-et-Moselle); 1,265 hab. Ancienne abbaye de l'ordre de Citeaux.
• THIBAUDE s. f. Tissu grossier fait avec du poile dr vache, et dont on se sert pour doubler les lapis de pied.
THIBAUDEAU (Antoine-Claire, comte), convenLioniiel, né à Poitiers le 23 mars 1765, mort le 8 mars 1854. Député à la Conveulion il vola avec la majorité dans le procès de Louis XVI, devint membre du conseil des (>inq-Cents et, après le 18 brumaire, conseiller d'Etat. U servit l'Empire comme préfet dans la Gironde et les Bouches-du-Rhône, et lit transférer d'Aix à Marseille le ch.-l. de ce département. La première Restauralion se priva de ses services et l'exila après les Ceiitjours. Il fut fait sénateur eu 1852. On a de lui : Mémoires sur ta Convention et le Dinctoire (1824, 'À vol. iii-S»j; Mémoires sur le Consulat (1826); Histoire du Consulat et de l Empire (1835-'37, 10 vol. in-S"); Histoire des états généraux (1843, 2 vol.).
THIBAULT ou Thibaut {Théobald), nom de plusieurs comtes de Champagne, donl le plus célèbre fut Thibaut (Théobald), 4* ou 6'' comte de Champagne et premier roi de Navarn;, né en 1201, mort en 1253. H elait en même temps trouvère et poète frauçais. Fils poslluime du comte Thibault 111, ou V, il lut élevé à la cour de Philippe- Auguste, et
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devint adepte de la « gaie science ». En 1234, il hérita du royaume de Navarre, du chef de sa mère, Blanche, fille de Sanche le Sage. U gouverna bien, protégea la littérature et les arts, mais persécuta les Albigeois. La Collection des poètes champenois, de Tarbe, contient 81 deses poésies; il en existe des éditions séparées. Il eslle premierqui ait, dit-on, entremêle les rimes masculines et féminines.
THIBAUT (Anton-Friedrich-Justus), juriste
allemand, né en 1774, mort en 1840. Il fut professeur àHeidelberg à partir de 1805. Son œuvre principale est irililulée System des PandektenrechU (1803,2 vol.).
THIBERVILLE, ch.-l. de cant., arr. et à 12 kil. N.-O. de Bernay (Eure); 1,250 hab. THIBET, région de l'Asie, entre 27° et :i8» lai. N., et 78» et 104° long. E., bornée au N. par le Turkestan oriental et la Chine propre, à lE. et au S.-E. par la Chine, au S. par le Burmah, le Boutan, le Sikkim, le Népaul et l'Inde anglaise, et à l'O. par le Cachemire; 1.687,898 kil. carr.; 6,000,000 d'hab. Le Thibet forme la partie S.-E. du grand plateau de l'.\sie centrale; son élévation n'est presque nulle part moindre de 3,500 m.; elle atteint 5,000 m. dans sa partie orientale qui est bordée par les montagnes de l'Himalaya. La chaîne des monts Kuenlun est considérée comme marquant la limite septentrionale du pays. La région connue sous le nom de Grand- Thibet s'étend à environ 330 kil. au N. de l'Himalaya, et sur une largeur de 1,150 kil. de l'O. à l'E., le long du bassin du Sampo ou cours supérieur du Brahmapoutre, près de la source duquel se trouvent aussi celles de rindus et du Sutlej. Le pays tout entier est uu plateau aride et montagneux. La partie septentrionale n'est pas cultivée; elle n'esthabilée que par des nomades, des bandits et des moines bouddhistes. Le Grand-Thibet est relativement un pays cultivé et peuplé à demeure; c'est là que se trouvent les principales villes. Mais des steppes herbeuses en occupent la plus grande partie. Beaucoup de cours d'eau du nord se jettent dans le lac salé de Tengrinor. Dans les districts élevés, le climat est froid, sec, et il n'y pleut presque jamais; mais il devient plus chaud dans un grand nombre de vallées où l'on cultive les Iruits et les légumes d'Europe. Il u'y a de forêts que dans quelques districts montagueux. On y récolte surtout de l'orge qui fait le fond de la nourriture de la population. Les productions minérales sont l'or, l'argent le mercure, le plomb, le fer, le sel, le borax et dillérçntes espèces de pierres précieuses. La Iduiie comprend le tigre, l'ours, de buffle, le mouton à longs poils, et le yak qui abonde partout au Thibet. Entre les animaux domestiques, le plus précieux est la chèvre, dont II' poil sert a faire de fameux châles. Les Thibétains appartiennent à la race mongolienne. Ce sont des agriculteurs grossiers, mais ils fabriquent des lainages de qualité supérieure, sans parler des châles. Ils ont l'esprit éminemment commercial, et entretiennent d'activés relations avec la Chine et l'Inde; ils exportent dans ce dernier pays do I or, de l'argent, du sel, du borax, du poil de chèvre, des couvertures, de petits chevaux, et des queues de yak. La religion du Tbibet est le lamaïsme. (Voy. ce mot.) La polyandrie est en vigueur dans plusieurs cantons. — On dit qu'il se fonda un royaume du Thibet en 313. Après bien des luttes, il devint tributaire de l'empereur de la Chine, vers le milieu du xviie siècle. Le gouvernement direct est entre les mains de deux grands lamas ou prêtres; l'un, le dalaï lama, administre la province U, donl Lassa est la capitale; et l'autre, également sacré, le teshu lama, administre la province Tsang, au S.-Û., avec sa capitale Shigatze, à 140 kil. plus loin en remontant la vallée de Sampo; mais il y a des gouver-
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neurs on représentants chinois dans la plupart des erandes villes.
THIBÉTAIN. AINE s. et adj. Du Thibet, qui appartient à ce pays ou à ses habitants.
THIBOUST (Lambert), auteur dramatique, lié en IS2". niort ^ Paris en 1867. 11 a écrit seul ou en collaboration plus de 100 pièces de théâtre qui n'ont eu qu'un succès passager.
THIÉBLEMONT, ch.-l. de cant., arr. et à li kil. S.-E. de Vitry-le-François (Marne); 305 hab.
THIEL ou Thel, ville de Hollande sur le Wahal. a V.< kil. O.-S.-O. d'.\rnheim.
THIÉRACHE, Theoracia. ancien pays de Picardie, formant aujourd'hui la partie N. du dép. de l'Aisne. Cap., Guise; v. princ, Vervins.
THIERRI, nom de quatre rois. — I. Roi d'.\ustiasie (486-534). Il était fils de Clovis et fut proclamé en 31 l.roi des Francs Ripuaires; il s'empara de la Thuringe (530) et combattit avec succès Théodoric, roi des Ostrogoths.
— II . Roi d'Austrasie et de Bourgogne 1587-613) : il était second fils de Childebertll et fut constamment sous la tutelle de son aïeule Brunehaut. — 111. Roi des Francs (634-692). C'était le troisième fils de Clovis. A la mort de son frère Clotaire III (670). il fut nommé roi de Neustrie, fut détrôné par Childéric 11 et remonta sur le trône à la mort dece dernier. — IV. Roi des Francs (71 3-737). Il succéda à Chilpéric 11 en720 et régna sous la tutelle de Charles Martel.
THIERRY. I. (Jacques-Nicolas-Augustin),
historien français, ne à Bluis le 10 mai 1795, mort le 22 mai lSo6. Disciple et collaborateur de Saint-Simon dans sa jeunesse, il se rendit fameux par son Histoire de la conquête de l'Angleterre par les Normands {iSio, 3 vol.). Devenu aveugle en 1S26, il n'en continua pas moins ses travaux avec l'aide de ses secrétaires. Sa femme, écrivain elle-même, mourut fn 1844.11 demeura quelque temps auprès (le la princesse Belgiojoso, et passa le reste de sa vie dans la famille de son frère. Parmi ses autres ouvrages, il faut citer : Dix ans d'études historiques (1834 ; Récits des temps mérovingiens (Is40) ei Essai sur l'histoire de la formation et des progrès du tiers état (1833).
— II. Amédée-SimonDominique), son frère, aussi historien, né à Blois en 1797, mort à Paris en 1873. Guizot lui donna une préfecture en 1830. En 1838 il entra au conseil d'Etat, dont il continua de faire partie pendant le second Empire, et en i 860 il fut créé sénateur. 11 fut moins brillant, mais plus judicieui que son frère. Ses œuvres comprennent : Histoire des Gaulois jusqu'à la domination romaine (IS28, 3 vol.); Histoire de la Gaule sous l'ad ministration romaine (1840-47, 3 vol.) et Histoire d'Attila et de ses successeurs (1836, 2 vol.). — Thierry-JIieg. (V. S.)
THIERS[tierr],ch.-l. d'arr.à43kil.E.-N.-E de Cierniont-Ferrand (Puy-de-Dôme), sur la DuroUe, par 45° 31' lo "lat. N, et par 1° 12'42 ' long. E.; 17,135 hab. Coutellerie et quincaiL lerie.
THIERS (Louis- Adolphe), illustre homme d'Eiat. historien, elle premierprésident de la ti'oisième République française, né à Marseille le 16 avril 1797, mort a Saint-Germain-en Laye le 3 septembre 1877. Il était fils d'un pauvre ouvrier du port de .Marseille. Sa mère, d'origine grecque, était parente éloignée de Chénier. Une bourse qu'il obtint au lycée de sa ville natale, lui permit de recevoir une brillante éducation. Sa famille espérait le faire entrer à 1 Ecole polytechnique; mais la chute de l'Empire, ne laissant que peu d'espoir d'avancement à un jeune militaire sans protections, il alla suivre en 1815, les cours de la faculté de droit, à Aix, où il eutMignet
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pour condisciple. (Voy, .Mignet.) Reçu avocat en 1820, il ne trouva pas de clients et occupa ses loisirs à composer un Eloge de 'Vauvenargues, qui fut repoussé du concours de l'académie d'.Aix, comme empreint de jacobinisme, mais qui obtint le second prix l'année suivante (1821), tandis qu'un autre manuscrit, dans lequel le jeune auteur traitait le même sujet à un point de vue différent, était récompensé du premier prix. Ce succès académique ne pouvait pas le tirer de l'obscurité plus que de la gêne. Une lettre de Micnet, décida de son avenir en lui annonçant que cet ami, établi à Paris depuis quelques mois, se créait des ressources dans les journaux de la capitale. Le futur président de la République, à court d'argent, partit à pied et fit son entrée à Paris, la bourse absolument vide, mais le cœur tout rempli d'espérances. Mignet fit accepter, à tant la ligne, quelquesuns de ses articles dans le Cowrier français; son compatriote Manuel lui ouvrit les colonnes du Constitutionnel, où il se fit une situation, en abordant tous les sujets avec d'autant plus d'abondance qu'il les avait moins étudiés; politique, littérature, critique d'art, rien ne lui semblait étranger; il tranchait toutes les questions avec une autorité qui n'admettait aucune réplique. Pour augmenterses ressources, il accepta, en 182.3, de collaborer à une œuvre hâtive, l'Histoire de ia Révolution française, pour laquelle un auteur aujourd'hui oublié, Félix Bodin, avait trouvé des éditeurs. Il manœuvra assez adroitement auprès de ces derniers, pour faire, dès le second volume, ajouter son nom à celui de Bodin, sur le titre du livre; et au troisième volume, il parvint à éliminer complètement son chef de file, qui, du reste, n'y mit pas trop de mauvaise grâce, ayant trouvé d'autres travaux aussi lucratifs. Cette histoire, composée de lOvolumes in-S°, fut terminée en 1827. Bien qu'elle soit écrite au courant de la plume, sans aucun souci de l'exactitude, elle obtint un succès tel, qu'on la réimprima pour la 13^ lois en 1872; c'est que l'auteur ou les auteurs, avaient su se mettre au niveau de l'opinion dominante au lendemain de la Terreur blanche, et que M. Thiers, variant, avec souplesse, de sentiment suivant les circonstances, apporta aux éditions subséquentes des changements dénature a plaire aux nouvelles générations de lecteurs. Malgré ces moiiilications et malgré les charmes d'un style coulant, énergique et plein d'attraits, cette œuvre n'en reste pas moins inférieure a toutes les histoires écrites sur le même sujet : son défaut capital c'est d'être matériellement inexacte, de changer des dates, de défigurer certains événements et surtout de trahir, en trop d'endroits, l'insuffisance de 1 écrivain en économie politique et en art militaire. Doué dune extrême finesse d'intuition, M. Thiers, prévoyant la chute prochaine des Bourbons, fonda, en janv. 1830, avec Armand Carrel et .Mignet, le National, dans lequel, en qualité de rédacteur en chef, il sapa sans relâche le trône vermoulu de Charles X et travailla audacieusement à l'érection de celui de Louis-Philippe. Aussitôt que parurent les ordonnances de juillet, il se chargea de rédiger la protestation des journalistes, s'enfuit a Montmorency pendant que le peuple se battait et reparut, au moment du triomphe de laRévolution, pourreprendre sa campagne en faveur du prince d'Orléans et pour convaincre les vainqueurs, par ses harangues et par ses proclamations, que la République, réclamée de toutes parts, ne pouvait faire le bonheur du pays. Louis-Philippe le récompensa eu le nommant conseiller d'Etat et secrétaire général aux finances, puis sous-secrétaire d'Etat au ministère des finances (4 nov. 183u). En même temps, il était envoyé à la Chambre par le collège électoral d'Aix, qu'il représentajusqu' en 184».
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Tant que Laffite eut le portefeuille des finances. M. Thiers fut réellement le maître de ce ministère ; il imita le ministre, lorsque celuici se relira le 13 mars 1831. Il fit partie du cabinet Soult, le 11 oct. 1832, comme ministre de lintérieur, signala son passage aux affaires par l'arrestation de la duchesse de Berry (6 nov.l et donna sa démission aussitôt après. Il rentra aux aflaires en déc, comme ministre du commerce et de l'agriculture, pour reprendre au commencement de 1834, le portefeuille de l'intérieur; il étouffa dans le sang les insurrections de Lyon et de Paris. L'attentat de Fieschi sur le roi (28 juillet 1 83.5), dont il faillit lui-même être victime, lui fit soutenir les lois restrictives de septembre sur la presse et sur le jury. Il donna sa démission en janv. 1836, devint président du cabinet et ministre des affaires étrangères en février, et se retira le 25 août, principalement à cause de l'opposition du roi à une intervention armée en Espagne. Réinstallé à ia présidence du cabinet le î=' mars 1840. il proposa d'ériger les fortifications de Paris et fit des armements extraordinaires, en vue des complications que faisait naître le conflit entre Mébémet Ali et le sultan. Mais la politique de « paix à tout prix « du roi le fit se démettre de nouveau, et Guizot lui succéda le 29 oct. C'est alors qu'il commença son Histoire du Consulat et de l'Empire [\Si'6-'(i'2, 20 vol.); œuvre autrementchâtiée que celle dont nous avons parlé précédemment. Cette histoire obtint en 1861, le prix biennal de 20,000 fr. de l'Académie française, somme qui servit à la fondation du prix Thiers, que décerne l'Académie. Mais malgré l'admiration que nous inspire le brillant écrivain qui a rédigé d'une manière si vigoureuse l'Histoire du Consulat ttde l'Empire, nous devons noter que son ouvrage souleva de très vives critiques de la part de personnages fort compétents : « Pour i'ai- -ance et la vigueur du style, observe un éminent critique, .M. Thiers a surpassé incontestablement tous ses devanciers; nui ne rivalise avec lui pour la puissance descriptive, pour la peinture du caractère de .Napoléon, ni pour l'examen de l'organisation et de la vie intérieure du premier Empire, dont ce livre est la peinture, en même temps que l'apothéose. Mais cette peinture n'est pas toujours exacte, ce panégyrique n'est pas toujours juste. Nous trouvons dans cette histoire, non seulement des erreurs de faits et de faux raisonnements politiques, mais encore une fausse morale. Dans le but de venger le premier Empire, il torture les faits au point de les accorder avec une morale déformée ». A la Chambre M. Thiers devint le chef reconnu de l'opposition; il y dénonça le droit de visite et les complaisances excessives envers l'Angleterre dans la question Pritchard. Quelque temps avant la révolution de février 1848, il attaqua violemment la politique étrangère de Louis-Philippe, et prit part à la campagne réformiste, mais sans avoir en vue la proclamation de la République. (Voy. Février.) En juin, il fut élu à l'Assemblée constituante. Il appuya Louis-Napoléon pour la présidence, et se battit en duel avec Bixio parce que celui-ci s'était fait l'écho d'un bruit d'après lequel il aurait d'abord été opposé à celte élection. Renvoyé à l'Assemblée législative, il devint un des chefs actifs de la maiorilé réactionnaire. En janv. 1831, il prononça des paroles d'avertissement sur le danger d'un second Empire; après le coup d'Etat du 2 déc, il fut emprisonné à Mazas jusqu'au 9 janv., et banni jusqu'au 7 août ls32. Elu le 31 mai 1863 au Corps législatif, dans la 2= circonscription de la Seine, il lit une très vive opposition à la plupart des mesures du gouvernement de Napoléon. En 1870, il combattit le projet de déclaration de guerre à la Prusse comme étant téméraire et funeste. A rapproche des
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