‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 426 sur 639 · CACA · texte numérisé non relu

CACA

* TIARE s. f. (gr. tiara). Ornement de tête qui était autrefois en usage chez les Perses, chez les Arméniens, etc.. et qui servait au.x princes et aux sacrificateurs : ceindre la tiare. — Bonnet orné de trois couronnes, que le pape porte dans certaines cérémonies. — Porter la ture. être pape : il porta la tiare vingt ans. — Dignité papale : il se montra digne de la tiare. — Encycl. La tiare est une haute coiffure portée jadis chez beaucoup de nations orientales. Celles des rois et des prêtres étaient entourées d'une sorte de couronne; c'est pour cela que ce nom a été appliqué à la triple couronne portée par les papes. La tiare papale ressemble beaucoup aux tiares des rois de Perse et d'Assyrie. On ne sait pas au juste quand les souverains pontifes adoptèrent cette coiffure. Boniface VIII (U'9i-I303) y ajouta la seconde couronne, et Urbain Via troisième (1362-'70).

TIBALDI >Pellegrino), appelé aussi Pellegrino-Pellegri.ni, artiste italien, né en 1327, mort vers 1598. Il décora le palais du cardinal Poggio à Bologne, vécut de I.ï86-'<t.^ en Espagne, où U execula les fresques de l'Escurial et beaucoup de tableaux. La façade de la cathédrale de Milan est une de ses plus belles œuvres.

TIBBODS. peuple de l'Afrique centrale, a lE. du grand désert de Sahara.

TIBERE, empereur de Rome, né en 42 àr J.-C, mort le 16 mars 37 de notre ère. Son nom complet était Tiberius-Claudius-iNero Caesar.Ilétaitle fils aîné de Claudius-Tiberius- Nero et de Livia Drusilla, qui divorcèrent afin que celle-ci pût épouser Auguste. Tibère fit sa première campagne comme tribun militaire dans la guerre cantabre. En l'an 20, il alla en Asie Mineure et rétablit Tigraiie sur le trône d'Arménie; l'an lo, lui et son trère Drusus firent une campagne contre les nations alpines de la Rhétie. En l'an 1 1, il dirigea la guerre contreles Dalraateset les Pannoniens révoltés. La mort des deux petiiî-UI- aînés d'Auj.'uste laissait à Tibère la succession au trône, et, l'an i de noire ère, Auguste l'adopta. Il conquit toute rillyrie, remporta de grandes victoires sur les Allemands et les Dalmates, et, en l'an 12, célébra son quatrième triomphe. Eu 14, il succéda à Auguste. Les premières années de son règne furent marquées par la prudence et la modération; mais, sous l'influence de Séjan, son favori, la sévérité naturelle de son caractère ne tarda pas à dégénérer en cruauté. Une secrète organisation d espions se forma, et, par leurs machinations, la vie, la fortune, l'honneur de chaque citoyen romain se trouva à toute heure en danger. En 27, ilseretira dans l'ile de Caprée (Capri), près de Naples. H passa ses dernières années dans les plus infâmes plaisirs et Caprée devint le séjour d'une dégoûtante débauche. Dès lors, Séjan eut en main toutes les affaires de l'Etat : mais Tibère, qui le soupçonnait depuis quelque temps, le fit mettre à mort avec toute sa famille, en 31. Tibère avait écrit un commentaire de sa propre vie, des poésies grecques, une ode sur la mort de L. Caesar, et plusieurs Epitres et Oais'ons. C'est pendant son règne que Jésus fut crucifié.

TIBÉRIADE. Voy. Gennézaeeth.

TIBÉRIEN, lENNE adj. Qui est propre à Tibère.

TIBERINOS, roi d'Albe la Longue, qui fut

vaincu sur les bords de l'Albnla, en 895 av. J.-C, el qui se noya volonlainnientdans ce cours d'eau, nommé ensuite Tibre.

TIBESTI. {V. S.)

■■ TIBIA s. m. (mot lat.). Anal. L'os le plus proî de la jambe, situé à la partie antérieure de et' membre.

• TIBIAL, ALE.ADXadj. Anat. Qui appartient. i[iii a rapport au tibia: muscle tibial; nerfs tHiiaux.

TIBRE (ital. Tevere; anc. Tiberis), fleuve d'Italie, qui naît dans les Apennins Toscans, et qui coule généralement S.-S.-E., S.-S.-O. et S.-O. jusqu'à la Méditerranée, où il se jette, près d'Ostie, par deux embouchures. 11 a environ 36{t.kil.; à partir de Rome, sa larireurest de 100 à 200 m. Ses affluents principaux sont la Nera (anc. A''ar) et le Teverone (Anio). tous les deux sur 'a gauche. Il est navigable pour des vaisseaux de 130 à 20O tonnes jusqu'à Rome, sur une distance de 30 kil.

TIBULLE (Albius Tibullus), poète romain du temps d'Auguste. Il était de famille équestre et demeurait sur les terres de son patrimoine à Padoue près de Rome. On lui attribue quatre livres d'élégies ; mais les deux premiers seulement sont absolument authentiques. Les principales éditions de Tibulle sont celles de Muret (1554), de Hevne (Leipzig, 1777), de Voss (Heidelberg, "iSIl), de Bach (Leipzig, 1819), etc. Princ. trad. franc, en prose, par Pezay (1771), par Longchamps (1776),parPastoret(1783), par Valatour(1836); en vers, par Mollevaut (1806), par Saint-Geniez (1814).

TIBOR. Voy. Tivoli.

TIBURCE (Saint), martyr du ii« ou du m' siècle, avec Valérien et Maxime. Fête le 14 avril.

'TIC s. m. [tik]. Habitude vicieuse que contractent les chevaux et les bêtes à cornes: il v en a de plusieurs sortes. Tic rongeur, celuiqui consiste dans l'action de mordre ou de ronger la terre, les murs, le fer, etc. Tic EN l'.mr, celui par lequel un cheval élève la tète et rote. Tic de l'oors, habitude de se balancer constamment d'un côté à l'autre : ce cheval a le tic de l'ours, le tic rongeur, etc. — Sorle de mouvement convuUif auquel quelques personnes sont sujettes : il a un tic, une espùce de tic. — Certaine habitude plus ou moins ridicule, que l'on a contractée ns s'en apercevoir : il répète toujours un tain mot, c'est son tic.

TICKET s. m. [ti-kèttj (mot angl.). Carte, billet d'entrée.

TICONDEROGA, ville de l'état de New-York (Elats-Llnis),a l'issue dulacGeorge, à loOkil. N.-E. d'Albany; 3,'600 hab. Mines de graphite et de 'er; scieries mécaniques, fonderies, usines, etc. Place fortifiée, elle joua un grand rôle dans les commencements de l'histoire d Amérique. Dès K.ïo, les Français y avaient construit le fort Carillon, qui commandait entièrement le passage du lacetqui prit plus tard le nom de fort Ticonderoga. Le général Abcrcrombie essayavainement de l'emporter d'assaut en 1758; l'année suivante, le général Amherst l'inveslit avec 12,000 hommes, et les Français l'abandonnèrentaprès l'avoir démantelé. Les Anglais l'agrandirent beaucoup. Après avoir été pris par les insurgés et repris par les Anglais, il fut abandonné, et, après la guerre de l'indépendance, ou le laissa tomber en ruines.

' TIC TAC s. m. Onomatopée dont on se

sert pour exprimer un luouveuient réglé

accompagné d'un certain bruit. — s. m. Le

tic tac d'une horloge.

' TIEDE udj. (lat. tepidus). Qui est entre le

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