TIER
chaud et le froid. Ne se dit propremenl que des choses liquides: de l'eau tiède. — Nonchalant, qui manque d'activité, d'ardeur, de ferveur dans les choses où l'on a besoin d'en avoii' : ni) nmi tiède.
' TIÈDEMENT adv. Avec tiédeur, avec nonchalance : (7 sert ses amis tièdement.
' TIÉDEUR s. f. Qualité de ce qui est tiède : cette eau n'est pas assez refroidie, elle a encore quelque tiédeur. — Nonchalance, manque d'activité el de ferveur dans les choses où l'on a besoin d'en avoir: agir avec tiédeur.
' TIEDIR V. n. Devenir tiède : laisser tiédir
de i'c'iu.
• TIEN, TIENNE (lai. tuus, tua, tiium] adj. poss., relatif à la seconde personne du singulier : voilà mes livres, oh sont les tiens ? Il faut remarquer que Tien et Tiknnr ne se mettent jamais devant un nom, et qu'on les fait ordinairement précéder par l'article Le ou La, comme dans l'exemple ci-dessus. Quelquefois on les met sans article, mais celte tournure a vieilli : ces biens-ld peuvent devenir tiens. — Tien s. m. Le bien qui t'appartient: (u veux le tien, cela est juste. — Le TIEN KT LE MIEN, la propriété en général: le tien et le mien sont la source de beaucoup de querelles. — s. m. pi. Tes proches, tes alliés, ceux qui t'appartiennent en quelque façon, et qui te sont attachés : tu devrais considérer les tiens, faire du bien aux tiens plutôt qu'à des étrangers.
TIENTSIN [ti-enn-tsinn'], ville du Chihli, en Chine, à environ 140 kil. S.-E. de Pékin ; on eslime sa population au chiffre d'environ 950,000 habitants. La ville est entourée d'une iimraille de 7 kil. de circuit, lie grands faubourgs s'étendent le long des deux rives du Péi-ho. Tientsin tire son importance de sa situation à l'extrémité du grand canal de Pékin, dont elle est le port. On y conclut en 1858 des traités qui en ont fait un des 13 ports ouverts au commerce étïangcr. (Voy. Chine.) Le 21 juin 1870, le consul français à Tientsin, des prêtres et des religieuses catholiques furent massacrés dans cette ville. Un nouveau traité relatif au protectorat de r.\nnam fut signé à Tientsin pendant la guerre du Tonkiii (14- maH884).En vertu de ce traité, le Tonkin devait être placé sous le protectorat français et les troupes chinoises devaient évacuer le pays. Un traité définitif de paix y fut signé en juin 1885, entre la France et laChme, pour mettre fin à la guerre entre ces deux pays.
TIERÇAGEs. m. Anc. coût. Troisièmepartie des biens d'un défunt, qui revenait au clergé comme droitsde sépulture.
TIERÇAIRE s. m. Membre d'un tiers ordre. On dit aussi Tertiaire.
" TIERCE (fr. tiers). Mus. Intervalle composé de deux sons de la gamme, entre lesquels il n'y en a qu'un selon l'ordre des notes de la gamme: ta tierce majeure ut mi comprend deux tons. — Jeu de piquet. Trois cartes d'une même couleur qui se suivent : tierce majeure. — Escrime. Position du poignet tourné en dedans, dans une situation horizont:ile. et au-dessus du bras de l'adversaire, en laissant son épée à droite : dégager en tierce. — Porter une tierce, une botte en tierce, et absol.. Porter en tierce, porter une botte dans cette position. — Lit. cathol. Une des heures canoniales, laquelle dans .'îon institution se chantait à la troisième heure du jour, suivant la manière de compter des anciens, ce qui, selon la nôtre, répond à iicut heures du matin : prime, tierce, sexte et none. — Malhéraat. et Astron. La soixantième jiartie d'une seconde, comme la seconde est la soixantième partie d'une minute : les lierces ne sont plus itsitéesdans l'aslronomie moderne;