TIER
on les remplace par les fraetions décimales de la seconde. — Typogr. Dernière épieuvc, sur laquelle on vérifie si les corrections ont été exactement exécutées, et après laquelle on tire.
TIERCE FEUILLE s. f. Blas. Meuble d'armoiries qui r.■-^elnhll■ à une feuille de trèfle dont on aurait enlevé la queue : des tierces-feuilles.
'TIERCELET s. m. Le mâle de quelques oiseaux de proie, ainsi nommé parce qu'il e.-t d'un tiers plus petit que la femelle: un tiercelet d'autour, de faucon. — Homme qu'on prétend être fort au-dessous de ce qu'il croit être : un tiercelet de gentilhomme. CVieux.)
* TIERCEMENT s. m. Prat. anc. Surenchère du tiers du prix principal pour lequel une adjudication avait été faite : faire un tiercement. — Surenchère par laquelle ou triplait le prix de l'adjudication : venir par tiercement. — Augmentation d'un tiers dans le prix des places d'un spectacle: le tiercement des places.
* TIERCE OPPOSITION s. f. Législ. Acte qu'un tiers opposant tait signilier afin de s'opposera l'exécution d'un arièt du jugement porté contre lui. — Législ. « La tierce opposition est une voie extraordinaire permettant à une partie qui se trouve lésée par un jugement auquel elle n'a pas été appelée, d'en obtenir la réformation, même après qu'il a été exécuté. Lorsque la tierce opposition est formée par action principale, elle doit être portée, par exploit à personne ou à domicile, devant le tribunal qui a rendu le jugement attaqué. Lorsque la tierce opposition est incidente à une contestation dont un autre tribunal est saisi, elle est lorniéc par simple requête à ce tribunal, s'il est égal ou supérieur a celui dont émane le jugement; dans le cas contraire, elle doit être portée, par action principale, devant ce dernier tribunal. Dans tous les cas, les juges ont le droit de suspendre l'exécution du jugement alla que. La partie- dont la tierce opposition est rejelée est condamnée à une amende qui ne peut être inférieure à 50 fr. (C. pr. 4Î4 à 479). Les décisions du Conseil d'Etat en matière coatentieuse peuvent être attaquées par la tierce opposition (Décr. H mai 1S06, tit. h', art. 37).» (Cu. Y.)
* TIERCER v. a. Hausser d'un tiers le prix d'une chose après que 1 adjudication en a été faite : pour liercer un bail judiciaire de trois Cents livres, il fallait enchérir cent livres audessus. — Surenchérir en triplant le prix de l'adjudication : tiercer une enchère. — Donner aux terres le troisième labour, la troisième façon : il faut tiercer ce champ, cette vigne. Dans ce sens, on dit également, Tiercer. — Tiercer v. n. Augmenter le prix d'uu tiers : on a tiercé aujourd'hui au théâtre.
' TIERCERON s. m. Archit. Arc qui nait des angles dans une voûte gothique.
* TIERÇON s. m. Ancienne mesure de liquides contenant le tiers d'une mesure entière : un tieiron de muid était de quatre-vingtseize pintes.
' TIERS, ERCEadj. (lat. to-ims). Troisième. N'est plus usité que dans certaines phrases, comme : la tierce purtie d'un tout: de celte succession il 7ic lui en revient qu'une tierce partie; un tiers arbitre; en maison tierce; il se furma un tiers parti; parler en tierce personne, à la tierce personne; billet écrit à la tierce personne; déposer um chose en main tierce. — .Med. FiEVRi: iiERCS, fièvre périodique qui revient de deux jours l'un, et par conséquent le troisième jour. l'iEVRE DOUBLE TIERCE, lièvre intermittente dont les accès reviennenl tous les jours, de telle manière que le Iroisiéiae e-t beiiiijluble au premier, elle quatrième au second. — Le tiers orure de Saint-Franç'jis, les reliirioux de la troisième règle de Sauit-
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François. — TIER^ ariiitr'::, arliitre choisi pour départager deux autres ariiitres. — Le TIERS ÉTAT, ^e disait autrefois de la partie de la nation française qui n'était comprise ni dans le clergé, ni dans la noblesse : les doléances, tes droits du tiers état. — Encvcl. « Le tiers Etat constituait le troisième o dre « aux états généraux du royaume. (Voy. Etats « GÉNKRALX.) On incline à penser que ce troi- « sième ordre répondait alors a ce qu'on « appelle maintenant la bourgeoisie, que « c'était une classe supérieure parmi celles <i qui se trouvaient en dehors et, à ciifférenls « degrés, au-dessous de la noblesse et du « clercé. Cette opinion, qui, outre sa iaus- " selé, a cela de mauvais qu'elle donne des « racines dans l'histoire à un antagonisme Il né d'hier et destructif de toute sécurité pu- " blique. est en contradiction avec les tei< moignages anciens, les actes authentiques 0 de la monarchie et l'esprit du grand cou- " rant de réformes de 1789. — Le règlement " du roi Louis .\VI pour la convocation des « derniers Etats généraux désignait, comme t< ayant droit d'assister aux assemblées éleci< torales du tiers état, tous les habitants di'S 11 villes, bourgs et campagnes, nés Français " ou naturalisés, âgés de i'6 ans, domicilié? 1. et compri- au rôle des impositions. — .^insi u l'ordre de personnes qui fut l'instrument de 11 la Révolution de I7S9 n'est autre que la na- 11 tion entière, moins la noblesse et le clergé, n — Il n'y a plus de tieis état en France, •1 le nom et la chose ont disparu dans le re- 11 nouvellement social de 17S9; niais ce troi- •< sième des anciens ordres de la nation, le 1. dernier en date et le moindre en puissance, 1. a joué un rôle dont la grandeur, longtemps « cachée aux regards les plus pénétrants, « apparaît pleinement aujourd'hui : son his- 11 toire n'est au fond que l'histoire même du « développement et dos progrès de notre so- ■1 ciété civile, depuis le chaos de mœurs, de 11 lois et de conditions qui suivit la chute de " l'empire romain, jusqu'au régime d'ordre, .1 d'unilé et de liberté de nos jours. » (.\u- :.ustin Thierry, Essai sur l'tiistoire du tiers état, passim). — Tiers s. m. Se dit des personnes : il ne faut point de tirrs en pareille affaire. — Jurispr. Tiers uétenteur, celui qui est actuellement possesseur d'un bien sur lequel une personne, autre que celle dont il le tient, aune hypothèque à exercer, un droit à réclamer.- — Procèd. 'Fters saisi, celui entre les mains duquel on a fait une saisie-arrêt, une opposition. Tiers opposant, celui qui, n'ayant point été partie dans une contestation jugée, prétend que le jugement ou l'arrêt lui fait tort, et s'oppose à l'exécution : on appelle Tierce opposition l'acte qu'il fait signifier à celte lin. — Fam. Le iIers et le ijUART, toutes sortes de personnes indifféremment et sans choix : il est factieux d'être réduit à prier le tieis et le quart. — Se dit aussi des choses, et signifie une des parties d'un tout qui est ou que l'on conçoit divisé en trois parties égales : il a le tiers dans cette succession. — Le tiers consolidé, le capital des rentes sur l'Etat qui a été réduit au tiers.
• TIERS-POINT s. m. Archit. Nom que les ouvriers donnent au point de section qui est au som:net d'un triangle équilaléral. — Courbure des voûtes gothiques qui sont composées de deux arcs de cercle.
TIFLIS [ti-lliss']. I, gouvernement de la Russie d'Asie, dans la Transcaucasie, comprenant la partie centrale de l'ancien royaume de Géorgie; 40,439 kil. carr. ; 700,000 hab. |Voy. GÉORGIE.) —Il, capitale de ce gouvernement; autrefois la capitale de la Géorgie, surleKur, par40'>41' lat. .\. et iîoSu'long. E. ; lOO.OiiO hab. C'est le quartier général d'une armée de 130,000 hommes qui gardela frontière. Tifli* est célèbre par ses sources miné-
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raies. Manufactures de tapis, de châles, eic. Grand commerce avec la Perse. Un chemin de fer relie la ville avec Poti sur la mer Noire. Tiflis fut fondée au V siècle. Elle fut cédée à la Russie en 1801 par le dernier roi de Géorgie.
* TIGE s. f. (anglo-sax. tvtig, jeune pousse). Partie du végétal qui sort de la terre et qui pousse des branches, des feuilles, des tleurs. des fruits : cet arbre a une belle tige. — Arbie A HALTE TIGE. OU simpl., Hautes TIGES, Certains arbres fruitiers dont on laisse la lige s'élever; par opposition à Arbres a basse tige, ou simpl.. Basses tiges, ceux dont on empêche la tige de s'élever. — Se dit plus spécialement en parlant des plantes qui ne sont ni arbres ni arbrisseaux : laisser mourir une fleur sur sa tige. — Généal. Le premier père duquel sont sorties toutes les branches d'une famille, tant la braiiL-be ainée que la cadette : ces deux brandies d une même maison sortent certainement d'une même tige, mais qui est ignorée. — S'emploie par anal, dans plusieurs Arts et Métiers. Ainsi on dit : La tige d'l'.ne coLON.NE. le fût. La tige d'un rinceau, l'espèce de branche qui part d'un culot ou fleuron, et qui porte les feuillages d'un rinceau d'ornement. La tige d une clef, la partie longue et cylindrique qui est entre l'anneau et le panneton. La tige d'une roue de montre, l'arbre de celte roue, quand il est un peu mince. La tige d'un flambeau, la partie d'un flambeau qui prend depuis le pied jusqu'à la bobèche inclusivement. La tige d'un guéridon, la partie qui prend depuis le pied jusqu'à la tablette. La tige d'une botte, la partie de la botte qui enveloppe la jambe.
TIGELLE s. f. Petite lige.
' TIGELLE s. f. Archit. Espèce de tige ornée de feuilles, d'où sortent les volutes, dans le chapiteau corinthien.
' TIGNASSE s. f. [gn mllj. Mauvaise perruque. iPop.)
* TIGNON s. m. [gn mil.]. Partie des cheveux qui est derrière la tête. On ne le dit qu'en parlant des femmes : tignon relevé. Le mol propre est Chignon.
* TIGNONNER v. a. [gn mil.]. Mettre en boucles les cheveux du chignon : elle se fait tignonner tous les deux jours. — Se Tignonner, V. pr. Se prendre l'une et l'autre par le tignon : ces deux femmes se tignonnérent longtemps.
TIGRANE LE GRAND, roi d'Arménie. 11 monta sur le trône \ers96av. J.-C. et mourut vers '6o. Pendant la première partie de son règne U soumit parles armes toute l'Arménie, y ajouta de nouvelles provinces, et enleva à la Parlhie la Mésopotamie septentrionale, l'Assyrie propre et d'autres territoires. Il s'empara aussi delà Médie Alropalène, de la Cilicie, de la Syrie et de la plus grande partie de la Phénicie. Il résidait d'abord à Nisibis. Vers l'an 80, il fit de Tigranocerte, entre le Tigre et le lac Van, sa capitale. L'aide qu'il prêta à son beau-père Mithridale, roi de Pont, l'entraîna dans une guerre désastreuse avec les Romains. A la fin. il fil sa soumission à Pompée, qui le mit sur le trône de l'Arménie propre.
TIGRANO-CERTA, ancienne capitale de l'Arménie, bàtie par Tigrane le Grand, et prise par LucuUus après une grande victoire (69 av. J.-C).
* TIGRE, TIGRESSE s. Bête féroce dont le poil est rave ou moucheté, et qui ressemble a un chat" quant à la forme, mais qui est beaucoup plus grand : le tigre est un animal cruel. — Fig. C'est un tigre, u.n vrai tigre, c'est u.n cœur de tigre, se dit d un homme cruel et impitoyable. — Il est jalouï comme UN tigre, il est jaloux jusqu'à la rage. — Espèce d'insectes mouchetés qui viennent
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au-dessous des feuilles des arbres, et principa ement desp.siners en espaliers : les tigres ont gâte ces arbres, ont mangé ces fruits. — Adj. Chevaux tigres, chevaux'gui sont tavelés et mouchetés à peu près comme des licrcs : un attelage de six cffvaux tiçTis. — Enctci '. Le tigre [felis tigris) est l'un des plus grandsj des plus forts, des plus féroces et des plus
actifs des animaux de la famille du chat: il est particulier à l'.Asie. Il mesure d'ordinaire 2 m. bO de long et de 1 m. à I m.30dehaut,mais il atteint parfois une taille beaucoup plus considérable. Le fond de son pelage est d'un brillant jaune orange; sa lace, sa gorge cl ses parties inférieures sont presque blanches ; il est partout élégamment rayé de bandes et de barres transversales. Il n'a pas de crinière. Son domaine s'étend au N. et au S. depuis la Chine septentrionale jusqu'à la presqu'île malaise; mais il abonde surtout dans les vastes jungles qui bordent les rives des grands cours d'eau de l'indoustan. Il est rare qu'il
dahan (Felis macrocelû).
attaque l'homme, mais quelques individus, appelés mangeurs d'hommes, paraissent avoir un goût particulier pour la chair humaine. En 1869, une seule tigresse tua 127 personnes. La nourriture du tigre consiste en antilopes et autres grands ruminants. Telle est sa force que d'un seul coup de patte il peut briser les reins d'un bœuf. — En Amérique, l'animal appelé tigre n'est autre que le jaguar. (Voy. ce mot.) — Chat-tigre s. m. Nom communément applique à plusieurs petites espèces de félins, en Amérique, en Asie et en Afrique, spécialement à celles qui sont marquées de bandes et de barres. Le felis eyra (Desm.) est à peu près de la taille du chat domestique, mais le cou, le corps et la queue sont plus longs.Onle trouve dans la Guyane, et, auN., jusqu'au Mexique et au Texas. Le F. yaguarundi (Desm.) est plus grand, avec le corps beaucoup plus long; il est d'un gris brunâtre, sans mouchetures; on le trouve du Paraguay au Texas. Ces deux espèces de chats habitent les bois et les fourrés, se nourrissent do petits mammifères et d'oiseaux, et sont excellents grimpeurs (Voy. Ch.ati et Ocelot.) — Il y a plusieurs espèces de chais-tigres en Asie; le plus grand et le plus beau est le rimau-dahan (F. macroeelis, Temm.). lia environ 1 m. de