‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 431 sur 639 · TIMO · texte numérisé non relu

TIMO

Tl.MO

arl. 21). — La loi punit d'une façon très rif-'oureiise ceux qui ont contrefait des timbres de l'Iitat ou qui ont fait usage de timbres contrefaits. (Voy. Contrefaçon.) L'imitation do ces timbres par un procède quelconque, alors même qu'elle n a pas pour but de frauder les droits du Trésor, est interdite par la loi du 12 juill. 188;;. — Les timbres des douanes, des contributions directes ou indirectes, des octrois, etc., sont imprimés sur les feuilles ou sur les quittances à toucher de ces diverses régies et sont gradués de 5 cent, à 75 cent. — Nous avons parlé ailleurs des timbres-poste. (Voy. Poste.) L'impôt du timbre sur les journaux^ après avoir été pendant longtemps une entrave à l'éducation politique de la nation, a été aboli aussitôt après la chute du second Empire, par un décret-loi du 5 sept. ISTO. Les produits du timbre s'élèvent annuellement à environ 160 millions de francs, pour la France et l'Algérie.» (V. S.) (Ch. Y.)

* TIMBRÉ, ÉE part, passé de Timbrer. — Fig. et iani. Une cervelle, une tète timbrée, UN cerveau mal timbré, un éoervelé, un fou. On dit dans le même sens, Cet homme est timbré, est un peu timbré — Blas. Se dit de l'écii couvert du casque ou timbre.

TIMBRE-DÉPÊCHE s. m. Cachet volant, an moyen tluqui'l on ult'ranchit les dépêches que l'on remet, pour être expédiées, à l'administration des télégraphes. — pi. Des timbresdépêches.

* TIMBRE-POSTE s. m. Cachet volant portant l'eftigie du souverain ou une autre marque et qui sert à l'alfranehissement des lettres ou paquets envoyées par la poste; qui s'applique sur les quittances, les factures et les eft'ets de commerce. — pi. Des timbresposte. — Encvcl. Le système de payer d'avance le port des messages postaux au moyen de petites étiquettes adhérentes, vendues au public par le gouvernement, fut pour la première fois préconisé par Kowlarid Hill en 1837, et adopté par la poste britannique en 1840. Il lut introduit aux Etats-Unis en 1847 et en France en 18i9. Le premier timbre adhérent mis en vente par la Grande-Bretagne représentait un profil de la reine, avec le mot Pûstage au-dessus et le prix au-dessous. Les Etats de l'Allemagne semblent préférer des chilfres indiquant le prix et entourés d'inscriptions. Beaucoup de pays ont adopté les armes ou les emblèmes nationaux pour dessin principal de leurs timbres -poste. C'est dans les Etats-Unis qu'il y a eu la plus grande variété de timbres en usage à la fois; jusqu'à 1875, on en a publie 162 types, dont 127 en usage en même temps. La mode de collectionner des timbres-poste comme objels de curiosité, mode qu'on appelle philatélie, est devenue très générale. Il y a des livres sur ce sujet et des journaux spéciaux aux Etats-Unis, en .\ngleterre, en France et en Belgique. (Voy. Poste.)

* TIMBRER v. a. Imprimer sur du papier, sur du parchemin, la marque ordonnée par la loi, pour qu'il puisse servir aux usages qu'elle a déterminés : timbrer du papier, du parchemin. — Imprimer sur une lettre une marque qui indique de quel bureau de poste elle part, ou qui fait connaître soit le jour du départ, soit celui de l'arrivée : on a oublié lie timbrer cette lettre. On dit dans un sens analogue, Timbrer les uvres d'une bibliothèque, les marquer d'un cachet, d'un sceau particulier qui sert à les faire reconnaître. — Procéd. et Adni. Ecrire en tête d'un acle la nature de cet acle, sa date et le sommaire de ce qu'il contient : timbrer des pièces. — Blas. Mettre au-dessus d'un écu un timbre ou quelque autre marque d'honneur, de dignité : les armes du pape sont timbrées d'une tiare.

' TIMBREUR s. m. Celui qui timbre, qui marque ovoc le timbre.

TIME ÎS MONEY 'taira'-iz-mo'-né], expression .in^lai^e qui signifie littéralemeiit : Le temiis c.'it de (argent.

TIMEO DANAOS ET DONA FERENTES. expression latine tirée de Virgile et signiliant : Je crains les Grecs, même lorsqu'ils font des présents.

• TIMIDE adj. (lat. timidus). Craintif, peureux, qui manque de hardiesse ou d'assurance. Se dit des personnes, ainsi que de leurs actions, de leurs discours, etc : l'enfance est timide. — Ecrivain timide, style timide, écrivain, style qui manque de hardiesse, d'énergie. — Fig. Marche timide, conduite excessivement prudente.

* TIMIDEMENT adv. Avec timidité : agir timiilernent.

' TIMIDITÉ s. f. Qualité de celui qui est timide : sa timidité l'empêche de faire paraître tout son esprit. — Se dit quelquefois des actions, des discours : on blâma la timidité de

sa conduite.

TIMOCRATIE s. f. [-sî] (gr. timê, richesse; krtttos, pouvoir). Gouvernement dans lequel les fonctions publiques sont réser\ ées a la classe riche.

TIMOCRATIQUE adj. Qui a rapport à la

tiniûciatie.

TIMOLÉON, général corinthien, libérateur dé Syracuse, né vers 39.3 av. J.-C, mort en 337. Dans sa haine de la tyrannie, il fil assassiner son frère, Timophane, qui avait usurpé le pouvoir à Corinlhe. En proie aux remords, il vécut près de 20 années dans une retraite absolue. En 344, il prit le commandement d'une expédition envoyée par les Corinthiens au secours des Syracusains attaqués par les Carihaginois et Hicélas de Léontini. Denys le Jeune, désespérant du succès de sa propre cause, lui abandonna l'île d'Ortygie, et Syracuse tomba facilement entre ses mains. Il donna aux habitants une constitution démocratique, et en peu de temps plus de 60,000 éraigrants ou exilés vinrent repeupler la ville déserte. En 339, les Carthaginois débarquèrent à Lilybée une armée de 80,000 hommes, mais Timoléon les battit; il continua à détrôner les tyrans jusqu'à ce que le dernier eût disparu de la Sicile grecque. 11 refusa alors le pouvoir suprême et se retira de la vie publique.

' TIMON s. m. (lat. temo). Pièce de bois du train de devant d'un carrosse ou d'un chariot, qui est longue et droite, et aux deux côlés de laquelle on attèle les chevaux : timon de chariot, de carrosse, de voiture. — Timon d'une charrue, longue pièce de bois en forme de timon, à laquelle sont attelés les chevaux ou les bœufs. — Mar. Longue pièce de bois attachée au gouvernail d'un navire, et qui sert à le mouvoir par la force du levier. C'est ce que les marins appellent plus ordinairement la barre du gouvernail : gouverner le timon. Dans le discours ordinaire, il se prtnd pour le gouvernail même. — Fig.

Pkkndue le timon des affaires, de l'Etat, prendre le gouvernement des alfaires, de l'Klat : dés que le prince eut pris le timon des affaires.

TIMON, surnommé le Misanthrope, Athénien du V" siècle avant J.-C. Trompé par bes amis, il se renferma dans une retraite ;<bjolue où il n'admettait personne à l'exceplion d'Alcibiade. Shakesfieare l'a pris pour .-ujel de son Timon of Alhens.

' îiMONIER s. m. Celui qui gouverne le timon d un navire sous les ordres du pilote : un coup de canon emporta te timonier. — Se dit au.-.si des chevaux ijuon met au tiiiKia ; à la dillérence de ceux qu'on meta U vuléei

TIMOR, île de l'archipel Indien, entre 9" 30' et llû 40' lat. S. et 121° et 124° .50' long. E.; longueur, près de 480 kil.; largeur, 90; 44,40li kil. carr. ; 760,000 hab. Les chefs indigènes des côtes occidentales et méridionales reconnaissent la suprématip des Hollandais, qui ont leur principal établissement à Kupang ; ceux de l'E. et du N. paient tribut aux Portugais, établis à Dilli depuis environ trois siècles. L'île est traversée par une chaîne de montagnes qui atteint au N. une hauteur de 6,000 pieds. L'eucalyptus, l'acacia, le bois de santal sont les essences indigènes les plus communes. On y trouve de l'or, du cuivre et du fer. La population ressemble aux Papous. Il s'y fait un commerce considérable, qui est presque tout entier entre les mains des Chinois.

* TIMORÉ, ÉE adj. (rad. lat. timor, crainte). Qui est pénétré d'une crainte salutaire. Ne se dit guère qu'en parlant de la crainte d'offenser Dieu : il ne faut pas craindre qu'il s'éloigne de son devoir, il est trop timoré, il a la conscience trop timorée. — Se dit quelquefois d'une personne qui porte très loin le scrupule : vous êtes bien timoré.

TIMOTHÉE, général athénien, fils de Conon, inorl en 3o4 av. J.-C. 11 fut fait général en 378, et en 37.ï il battit une flotte spartiate près d'Alyzia. Tout en secourant Ariobarzane, satrape de Phrygie, il prit possession de Samos pour les Athéniens et leur assura la domination partielle de l'Hellespont. Il réduisit ensuite plusieurs villes de la confédération olynthienne. En 358, il chassa les Thébains d Eubée. En 3')4, Charès, qui avait été nommé avec Thimothée et d'autres au commandement combiné de la Hotte athénienne, accusa ses collègues d'avoir été la cause directe de sa défaite à Chios; Timothée fut reconnu coupable etcondamné à une amende de 100 talents. Il se réfugia à Chalcis, en Eubée.

TIMOTHÉE, disciple de saiut Paul et son compagnon de voyage et d'apostolat. Il était né à Derbi ou Lyslra en Lycaonie, et fils d'un Grec et d'une Juive. Il parcourut la Macédoine et l'Achaïe et plus tard saint Paul renvoya à Ephèse, d'où il accompagna l'apôtre à Jérusalem et probablement à Rome. D'après la tradition, il fut le premier évêque d'Ephèse, ety soufl'rit le martyre. On célèlire sa fête le 24 janvier. —Epîtrès à Thimothée. On donne ce nom à deux livres canoniques du Nouveau Testament adressés, d'après la tradition ecclésiastique, par l'apôtre saint Paul a son disciple Timothée. Elles sont citées par Tertullien, Clément d'Alexandrie etOrigène. Les partisans de leur authenticité ne sont pas d'accord sur les époques où ces lettres auraient été écrites. La plupart supposent que la première a été écrite vers l'année (i'6, et la seconde pendant que Paul atleudait le martyre à Rome.

TIMOUR, ou Tamerlan (corrupt. de Timour Lang ou Lenk, c'est-à-dire Timour le Boiteux), conquérant asiatique né à Sebz, près de Samarcande, en 1 336, mort à Olrar, sur le Jaxartes, le 18 fév. 1405. 11 était fils du chef de la tribu turque de Berlas, habitant Kesh, à environ 40 kil. S.-E. de Samarcande, et il prétendait descendre directement par sa mère de Genghis Khan. En 1361, il devint le chef de sa tribu. En 1369, il s'empara de Balkh après un siège de trois ans. Bientôt après, une assemblée générale mongole le proclama khan de Jagalai (Transoxiana), avec Samarcande pour résidence. Il aspirait maintenant à dominer tous les pays jadis au pouvoir de Genghis Khan. En 1379, il soumit Khiva, et peu après le Khorassan; dès lors, Timour rêva la conquête du monde. Toute la Perse fut conquise, aiiiNi que le pays entre le Tigre et l'Euphrate ; les princes chré-

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liens de Géorfrie devinrent ses tributaires. La conquête de Kiplehak l'amena dans les provinces russes: il menaça Moscou et mit à sac et biùla Azof. En 1398, il franchit llndus et s'empara de Delhi. Rappelé par la nouvelle des projets de Bajazet, sultan de Turquie, il ravasea la Svrie en courant, emporta d'assaut la ville de Bas-dad révoltée (1401) dont il massacra les habitants, et battit Bajazet, qu'il fit prisonnier dans les plaines d Angora, le i!0 juillet 1402. Les Etats de Timour s'étendaient alors sur toute r.\sie depuis l'irtish et le Volea jusqu'au golfe Persique, et depuis le Gange jusqu'à Damas et à r.Vrchipel. En juillet 1404. il revint à Samarcande, et y passa deu.x mois dans les réjouissances. Il marchait contre la Chine, à la tête de 200,000 hommes, lorsqu'il mourut. Son armée se débanda. Il laissait 36 fils et petits-fils et 17 petites-filles. Ses successeurs perdirent immédiatement la plus grande partie de ses conquêtes; mais son descendant Baber établit l'empire mongol dans rinde.

TIMSAH, lac de la basse Egypte, entre Suez et Péluse, sur le canal de Suez.

TIMUQUANS, tribu d'Indiens de la Floride, appartenant à la famille Chactaw. Ils occupaient autrefois la côte au-dessus de Saint- Augustin. Les franciscains établirent chez eux en !o92 des missions qui durèrent un siècle. On a imprimé plusieurs livres dans leur idiome.

' TIN s. m. [tain] (lat. iignum, pièce de bois). .Mar. Morceau de bois, sorte de billot qu'on emploie, comme support ou gainiture pour maintenir une pièce de bois pendant qu'on la travaille : faire porter sur des tins In quille d'un bàliment.

TINAMOU s. m. Ornith. Genre de gallinacés, comprenant 16 espèces d'oiseaux particuliers a l'.^mérique du Sud. Le grand tinamou [tinamus Brasiliensis. Lath.) mesure environ 35 ceutim. de long; il est d'une couleur olive foncée en-dessus et d'un cendré rougeâtre et clair en-des?ous. On le trouve à la Guyane et au Brésil; il ressemble en taille, en habitudes, en couleur et comme qualité de chair, aux perdrix de l'ancien continent. Bien que doux et timide, il n'est pas, parait-il, capable d'être domestiqué.

TINCALs. m. Miner. Borax impur.

TINCHEBRAY ou Tinchebrai , ch.-l. de cant., arr. et à 25 kil. N.-N.-U. de Domfront (Orne), sur la rive gauche du Noireau; 4,599 hab. Victoire de Henri 1" d'.\ngleterre sur son frère Robert Courte-Heu=e le 27 sept. 1106. Cette ville soullrit beaucoup des guerres de la Vendée.

• TINCTORIAL, ALE, AUX adj. (lat. tinctus, teint. Qui sert à teindre : plantes tinctoriales.

TINDAL (Mathew; [tinn'-dal], écrivain anglais, né vers Ui:.7, mort en 1733. Partisan ardent de laRévolution, il devint avocat, et juge à la cour des délégués. Ses principaux ouvrages sont : The Riyht^ of the Christian church Asserted (1706), contre les principes de la haute Eglise, ou Eglise anglicane officielle, et Christiarùty as oUl as the Création (1730), où il nie expressément que le christianisme contienne aucune vérité que la raison n'aurait bien pu découvrir par ses propres l'o'-'^.es.

' TINE s. f. (lat. ti/ia). Espèce de tonneau qui sert a transporter de l'eau.

TINEA s. f. (mot lat. qui signifie teigne). Syn. de Teigne.

TINÉIDE adj. (lat. tinea, teigne ; gr. eidos, aspect;. Qui ressemble ou qui se rapporte à la teigne.

TINET s. m. Bâton recourbe en arc, dont

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