TITI
connaît de son histoire, c'est qu'il habita Rome pendant la plus grande partie de sa vie, qu'il était marié, qu'il avait un fil: et une fille, qu'il jouissait de la protection et de l'amitié d'.\ii'gust6 et qu'il retourna à Padoue quelque temps avant de mourir. Il ne reste pas un seul fragment de ses épîlres. de ses dialogues ni de son traité sur la philosophie. Son histoire de Rome, à laquelle il donnait le titre d'.i.nnaks. se composait de 143 livres et embrassait la période comprise entre la fondation île la ville et la mort de Drusus (l'an 9 av. J.-C). 35 de ces livres seulement nous ont été conservés; ils sont écrits dans un style à la fois gracieux eténergique. Mais il nous reste un sec résumé de l'ouvrage entier compilé par un auteur inconnu, et très utile comme fournissant des indications précises sur la plusgrande partie de l'histoire romaine et comme étant même la seule autorité pour difïérenles périodes de cette histoire. Les livres encore existants de l'œuvre de Tite- Live ont été souvent publiés. Les premières éditions ne contenaient que 29 livres; mais d'autres fragments furent découverts dans la suite; les efforts que firent Léon.X et d'aulres souverains jusqu'à Louis XIV pour retrouver les autres portions n'ont pas eu de résultat. Les principales éditions de Tite-Live sont celles de Deux-Ponts(1784, 13 vol.). d'Ernesti (Leipzig, 0 vol.!; trad. franc, par Bureau de la Malle et Noël (1810, 1.5 vol.).
* TITHYMALE s. m. (lat. tithymalus). hol. .Nom que l'on donne aux euphorbes indigènes, telles que l'épurge, l'ésule, etc.
TITI s. m. Jeune ouvrier des faubourgs de Paris. — Déguisement qui imite le costume des titis : se travestir en liti. — .Masque que l'on porte avec ce costume.
TITIANESQUEadj. [ti-si-a-]. Qui est propre à la manière du Titien ; qui rappelle cette manière.
TITICACA, lac de l'Amérique du Sud, partie dans la Bolivie et partie dans le Pérou, dans la vallée de Desaguadero, à plus de 3,500 m., au-dessus du niveau de la mer; longueur, 160 kil.; largeur moyenne, 60 kil. Il contient beaucoup de petites îles, où se trouvent les remarquables ruines appelées Tiaguanaco. Certaines de ces constructions, déforme pyramidale, semblent avoir couvert plusieurs arpents, mais ce qui en reste de plus caractéristique, ce sont des portes monolithiques, des piliers et des statues sculptées avec art dans un style qu'on ne rencontre nulle part ailleurs. Les principales de ces ruines sont dars l'île Titicaca, près du rivage du S.-O. 11 y a d'autres monuments d'une vaste étendue, mais du véritable type péruvien. (Voy. Ay- M.\R.\s.) Le lac est sillonné de bateaux à vapeur, et, en 1874, Puno sur sa rive occidentale a été reliée par un chemin de fer qui traverse les Andes à Arequipa sur le Pacifique, à une distance de 3iO kil.
TITIEN (Le) (ital. Tiziano Vecellio) [ti-tsia-no-vè'-tchèl'-li-o], peintre vénitien, né en 1477, mort de la peste le 27 août 1576. Il eut pour maître Bellini; mais c'est à son camarade Giorgione qu'il dut surtout les idées sur l'art et la couleur qui gouvernèrent longtemps son talent. Après la mort de celui-ci, en loH, le Titien termina les œuvres qu'il laissait inachevées. Resté sans rival à 34 ans, le Titien commença une carrière qui, au point de vue de l'uniformité dans l'excellence de la production, pour la célérité et pour la durée, n'a rien d'analogue dans l'histoire de l'art. Son tableau de Bacchus et Ariadne, dans la galerie nationale britannique, peint pour le duc de Feirare, présente un abrégé de toutes les beautés qui caractérisent son talent pour la composition, la couleur et la forme. A Ferrare, il peignit aussi les portraits de Lucrèce Borgia et de l'Arioste. Il exécuta ensuite beau-
TITR
coup de travaux à Boloene, à Mantoue, à Urbin et à Rome, où il fit leportr.iit du vieux pape Paul III et de ses peiils-fils le cardinal Farnèse, et le duc Ottavio Farnèse, qui est ud chef-d'œuvre. En 1548, il fut aopelé à Au^shoure par Charles-Quint, dont il avait fait plusieurs fois le portrait, et il reçut de lui le titre de comte palatin de l'empire'et une pension. Après l'abdication de ' l'empereur, il exécuta d'importants travaux pour Philippe II. Le reste de sa vie se passa surtout à 'Venise, où, dans sa quatre-vincrt-unième année, il peignit son grandiose Mnrtyre de saint Laurent. Une au moins de ses célèbres Madeleines, celle qui est à l'Escurial, fut même exécutée plus tard; et il continua a travailler jusqu'à sa mort. Parmi les plus remarquables peintures de sa jeunesse, on cite : le Christ et l'argent de César, aujourd'hui à Dresde, et la Résurrection qm est à Brescia ; et parmi ses derniers chefs-d'œuvre, l'.-l.'îsomption eila Présentation de la Yierge, à Venise, C'est dans ses Vénus et ses autres tableaux de femmes nues qu'il excelle comme coloriste pur. Comme portraitiste, il n'a pas de rival, et Fuseli dit que le pavsage date de lui.
— Voy. Life of Titien, par Northcote (1830, i vol.), et aussi par Crowe et Cavalcaselli (nouv. édit. 1877).
TITILLANT, ANTE adj. [ti-til-lan]. Qui éprouve une impression de titillation.
• TITILLATION s. f. [ti-til-la-si-on]. Légère agitation qui se remarque dans certains corps : un mouvement de titillation. — Chatouillement : une titillation agréable.
* TITILLER V. a. fti-til-léj (lat. titillare). Causer une légère agitation qui produit ce qu'on appelle titillation, chatouiller : ce remède titille les nerfs.
TITRAGE s. m. Action de titrer.
-TITRE s. m. (lat. titulits). Inscription qui fait connaître la madère d'un livre, et ordinairement le nom de l'auteur qui l'a composé, etc. Se dit également des inscriptions analogues placées au commencement des divisions d'un livre : le titre d'uti livre. — Impr. Le f.\ux titre d'un uvre, premier titre abrégé, imprimé sur le feuillet qui précède celui où est le litre entier. Titbe coura.nt, ligne en petites capitales, qui est mise au haut des pages d'un livre, pour indiquer le sujet dont il tratte.
— Certaine subdivision employée dans les codes de lois, dans les recueils de jurisprudence, etc. : livre douze, titre trois du Digeste.
— Petit trait que l'on met au-dessus d'une ou deplusieurs lettres pour marquerabréviation. Ainsi, pour écrire Votre, on écrit quelquefois, Vrê. — Qualité honorable, nom de dignité : ce pair de France a le tilre de duc, de marquis.
— Se dit également de certaines qualifications que l'on donne par honneur : 'Votre Sainteté est le titre qu'on donne aux papes. — Se dit pareillement des qualifications qu'on donne aux personnes poure.\primer certaines relations : le titre de père, d'époux, de frère, de parent, etc. — Se dit ausssi en parlant de certaines églises de Rome ou des environs, dont les cardinaux prennent le nom : cardinal du titre de Sainte-Sabine. — Propriété d'une charge, d'un office : il eut cettecharje en titre, après l'avoir exercée longtemps par commission. On dit quelquefois, dans un sens anal. : Professeur en titrk, par opposition à professeur suppléant; Commis en titre, commis en pied, par opposition à surnuméraire, etc. — Fig. et fam. C'est on fripon en titss d'office, c'est un grand fripon. Cette phrase a vieilli.
— Se dit aussi en parlant de certaices professions qui ne peuvent être e^eicées qu'en vertu d'un brevet, d'un diplôme, etc: il a le titre de notaire, mait il n'exerce pas encore. — Acte, écrit, pièce authentique qui sert à établir un droit, une qualité : es titre a été tiré du trésor, des archives de telle abbaye. — Se
TITU
disait particul., au pluriel, des provisions d'un office ou d'un bénénce; alors on le joignait quelquefois au mot Capacités -.il a fait voir ses titres et capncités. — TirnE clkrical, contrat par lequel on assignait une rente annuelle à celui qui voulait prendre les ordres sacrés. — Titre nouvel, acte par lequel un nouveau possesseur, un hérilier s'ohiifre de payer la même rente ou redevance que devait celui qu'il représente : Il a passé titre NOUVEL. Se dit aussi du nmivcl enf;a?emenl qLie l'on est en droit d'exifrer du débiteur originaire, lorsque le temps de la prescription approche. — Droit qu'on a de posséder, de demander, ou de faire quelque chose : il poaaède celte mnnon à titre d'uchut. — A juste TITRE, sii'nifie aussi, dans une acception plus étendue. justement, avec raison : c'est ajuste titre qu'il fut surnommé le l'ère du peuple. On emploie quelquefois de même la locution A BON TITRE. — Se dit do la capacité, des services, des qualités qui donnent droit à une chose : il a des titres àcette place. — Monnaie. Dejrrê de fin de l'or ou de l'argent monnayé : cette monnaie n'est pas au titre légal. — S'étend aussi à la vaisselle et aux matières d'or et d'aryent non fabriquées : cette vaisselle est à tel tiu-e, au titre de tel pays. — A titre de ioc. préposit. En qualité, sous préte.'îte de : à titre d'héritier. — A titre de grâce, a titre DE DETTE, pomme une grâce, comme une dette : il demanil.c à titre de dette ce qu'on peut à pi'irie lui accorder à titre de grâce. — A titred'offic3 Ioc adv. En vertu de sa qualité, de sa charge : présider à titre d'office. — Législ On donne le nom de titre nouvel à l'acte contenant la reconnaissance d'une rente perpétuelle antérieurement constituée. Après vingt-huit ans de la date du dernier titre de la rente, le débiteur peut être contraint a fournira ses frais un litre nouvel à sou créancier ou à ses ayants-cause (C. civ. 2263). (Voy. Rente.)
• TITRÉ, ÉE part, passé de Titrer. — Un HoiiME TITRÉ. Un duc, uo pair, un grand d'Espagne, etc. On dit de même, Une fem.me tituée. — Terre titrék, terre qui a le titre de duché, de marquisat, de comté, etc.
■ TITRER v. a. Donner un titre d'honneur à une personne, à une terre ; ou donner à une personne les prérogatives attachées à certains titres.
" TITRIER s. m. Se disait anciennement du religiea.\ chargé de veiller à la conservation des titres d'un monastère. On ne le dit plus qu'en mauvaise part, pour signifier un falsificateur de litres, un fabricateur de faux titres; encore ce dernier sens est-il maintenant peu usité.
TITTERY, ancien beyiik d'Algérie, aujourd'hui cuin|iris dans la province d'Alger. Ses villes principales étaient : Hamza Milianab, et Médèah.
■TITUBANT, ANTE, adj. Qui chancelle ; une
déinurche Ldiibnute.
' TITUBATION s. f. Action de chanceler. Ne se dit guère que du mouvement de mutation de l'axe de la terre.
' TITUBER V. n. (lat. titubare). Chanceler en se tenant debout, en marchant : àla suite de sa congestion, il ne peut faire un pas sans tituber. — Se dit aussi en parlant des gens ivres : il s'avançait en titubant.
' TITULAIRE adj. (lat. tilularis). Qui aie titre et le droit d'une dignité sans en avoir la possession, sans en remplir la fonction : les princes de cette maison ont été longtemps empereurs titutaires de Constantinople. — Se dit aussi de quiconque est revêtu d'un titre, soit qu'il en remplisse, soit qu'il n'eo remplisse pas la Ibuclion ifirofesseur titulaire. — s. Cette chaire d'amUomie a été supprimée depuis la mort dudernier titulaire. — Se disait de môme au-
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trefois en parlant de charges, d'offices, de bénéfices : le titulaire et le survii'ancier.
TITULARIAT s. m. Charge, fonction d'un
titulaire.
TITULARISER v. a. Rendre titulaire; pourvoir d'un titre.
TITUS [ti-tuss](Titus-Flavius-Sabinus-Ves-
pasianus). empereurroniain, néen40ap. J.-C, mort le 13 sept. 81. Il était fils de 'Vespasien, et avait servi eu Grande-Bretagne et en Allemagne. Pendant la guerre contre les Juifs, il commanda une légion sous son père. Lorsque Vespasien fut proclamé empereur, il laissa à 'Tilus le soin de terminer la guerre, ce que celui-ei fit en sept. 70, par la pri-e de Jérusalem. De retour à Rome avec Bérénice jvny. Bérénice), il partagea avec son père les honneurs du triomphe, et ce fut alors qu'on éleva lare de Tilus, encore debout. (Voy. Rome.) 11 monta sur le trône en 79. Son règne fut très bienfaisant; mais il fut marqué par une succession de calamités terribles : la destruction d'Herculanum, de Stables et de Pompéi (79), un grand incendie dans Rome (XO), et la peste. Titus épuisa presque ses finances à soulager ses sujets.
TITUSVILLE[tai'-teuss-vilIe], ville de Pennsylvanie, sur rOil Creck, à U5 kil. N.-E. de Pittsburgh; S, 073 hab. C'est la principale ville de la région de l'huile, et elle doit sa prospérité aux puits de pétrole qui sont dans le voisinage. Raffineries d'huile, fabriquesde tonneaux à huile; forges; fabriques d'acide sull'urique, etc.
TITYRE, berger que Virgile a chanté dans
sa première églogue.
TIVOLI (anc. Tibur), ville d'Italie sur le Teverune (anc. Aiiio), à 27 kil. E.-N.-E. de Rome; 10, li2 hab. Elle est fameuse pour la beauté de ses paysages, et particulièrement des célèbres chutes de l'Anio, et pour ses antiquités, villas, ponts, temjdes de la Sibylle et de Vesta. — L'ancienne Tibur fut une des premières rivales de Rome. Elle faisait partie delà ligue latine, et fut prise en 338 av. J.-(^; et elle devint un lieu de refuge pour les exilés de Rome. Elle était fameuse par son culte de Bacchus qui y avait un des plus beaux temples du temps; pendant la république et les premiersjours de l'empire, les Romains les plus distingués y avaient des villas. Le domaine d'Adrien, au S. de Tibur, avait 12 kil. de superficie, et contenait un palais magnifique. Au moyen âge, la ville reprit do l'importance.
TLA s. m. Coup particulier frappé sur le tambour.
TLAXCALA ou Tlascala, un des états de la république du Me.\ique, borné àl'O. par l'état de Mexico, et de tous les autres côtés par celui de Puebla; 4,200 kil. carr.; 1 30.000 bab. La capitale, du même nom, se trouve entre deux montagnes, à tl'i kil. S.-E. de Meiieo ; 7,000 bab. La république de Tlaxcala, fondée par les Teehichimecs, resta insoumise jusqu'à l'invasion de Cortès.
TLEMCEN, ch.-l. d'arrond. du département d'Ûran (.Myériel, à 13S kil. S.-O. de la ville d'Oran; 3i,Htiii hab. dont 3,472 Franrais. Défendue par lacitadelle nommée le Méchûuar, elle est la plus forte place algérienne sur la frontière du Maroc; son aspect est lrè.'> pittoresque. Le commerce et l'industrie y sont en progrès. Son nom primitif était Jiddah; elle fut longtemps la capitale d'un royaume indépendant, avec une population cjui dépassait 100,0110 âmes. Les Turcs s'en emparèrent au XVI' siècle, et la donnèrent au dey d'Alger. Les Français, après une courte occupation (voy. Cavaignac), la rendirent à Abd-el-Kader en 1837, et la reprirent eu 1842, après l'avoir en partie détruite.
TOCQ
* TOAST s. m. [tost] ou Toste s. m. fmot angl.). Proposition de boire a la santé de quelqu'un, à l'accomplissement d'un vœu, au souvenir d'un événement : porterun toast.
' TOASTER V. a. et n. Voy. Toster.
TOBAGO, lie du groupe des îles Sous-le- Vent. appartenant aux Indes occidentales britanniques. Son extrémité N. est par 1 1° 2.ï" de lat. N. et 62°o2' long. 0.: elle a 5o kil. de long, 29o kil. carr.; l»,3o3 hab. C'est une masse rocheuse qui atteint une hauteur de 900 pieds. Les vallées sont bien arrosées. Sucre, mélasse et rhum. La capitale est Scarborougb, sur la côte méridionale.
TO BE OR NOT TOBE rtou-bi-or-nott-tou-bi] loi', angl. qui signifie : Être ou n'être pas (premier vers du monologue d'HamIet, l'un des héros de Shakespeare).
TOBIE, livre de l'Ancien Testament dans le canon catholique romain. Les Juifs et les protestants le regardent comme apocryphe. Il contient l'histoire de Tobie. Juif pieux de la tribu de Nephtali, exilé à Ninive.
■ TOBOGGAN s. m. Sorte de traîneau à patins pour sport d'hiver. (V. S.)
TOBOLSK I, gouvernement dans la Sibérie oci-identale. s'étendant de l'océan Arctique jusqu'aux provinces d'Akmolinsk et de Semipalatinsk dans l'Asie centrale, et séparé de la Russie Européenne à l'O. par les monts Oural; 1, 377,776 kil. carr.; 1, •.'00,01)0 hab. Les principaux cours d'eau sont l'Obi et l'irtish. Cette région contient de grands lacs, Les poissons et le gibier, y compris les animauxà fourrure, sont particulièrementabondants. — 11, capitale de ce gouvernement, sur l'Irtisb ou le Tobol, à 1,900 kil. E.-N.-E. di: Moscou; 25,000 hab. Elle possède une cathédrale, beaucoup d'églises, plusieurs mosquées et une citadelle contenant une maison de travail forcé {workhouse] pour les exilés des basses classes.
' TOC interj. Onomatopée d'un bruit, d'un choc sourd : il entendit à sa porte, toc, toc.^ — Adjectiv. Mauvais en son genre : prononcer un discours toc.
■ TOCANE s. f. Vin de Champagne nouveau fait de la mère goutte : bonne, excellente tor.trie.
TOCANTE s. f. Argot. Montre.
TOCANTINS [to-kann-tinnss], rivière du Brésil formée par l'Aimas et le Maranhâo, qui naissent dans la province de Goyaz et se joignent par 14° lat. S. et 51° 35' long. 0. Elle coule au N. pendant 1,000 kil. environ et va se jeter dans le Rio Pari, à 80 kil. S.-O. de Para. Son principal altluent est l'Araguay. La marée s'y fait septir à 300 kil. de son eiîiboiicbure.
TOCOGRAPHIE s. f. (pr. tokos, enfantement; graphcin. écrire). Traité des accouchements.
TOCQUE'VILLE( Alexis-Charles-Henri Clérel de), écrivain français, ne à Verneuil (Seineet-Oise) le 29 juillet 180b, mort à Cannes le 16 avril 1839. En 1831, il alla avec Gustave de Beaumonl étudier le système pénitentiaire des Etats-Unis. De TocqueviUe étudia aussi les institutions politiques et sociales de ce pays, et écrivit son célèbre ouvrage De la Déinocralie aux Etats-Unis (1833, 2 vol.), qui reçut le prix Montyon et le fit entrer à r.\i-ademie (1844). 11 fut élu en 1839 à la Chambre des députés, et en 18i8 à l'Assemblée constituante, et il devint ministre des all'aires étrangères le 2 juin 1849. Il soutint l'expédition de Rome ; mais, dili'érant de Louis-Napoléon sur d'autres points, il donna sa démission en octobre. En I8.06, il publia L' .ineieu Régime et la Hévotuiion. Ses ÙEuvres et Correspondance inédites parurent en 2 vol. (1S60> avec une notice biographique par G. de Heaumont.