‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 436 sur 639 · TOIL · texte numérisé non relu

TOIL

■ TOCSIN =. m. Bruit d'une cloche qu'on linle à ooups pressés et redoublés pour dunuer l'alarme, pour avertir du feu, etc. : dès (/Uf l'ennemi parut, on sowia le tocsin. — Dans quelques villes, La cloche du tocsin, ou simpl.. Le toscin, la cloche destinée à sonner le loscin : le tocsin est bien placé dans cette tour.

— Fig. So.NN'ER LE TOCSIN SUR QUELQU'UN.

exciter contre lui le public. — Il .\ sonné le rocsiN, se dit d'un orateur, d'un écrivain dont les paroles sont propres à soulever, à en- Hamnier la multitude.

TODLEBEN Franz-Eduard, co.mte de) [tôtt'lé-bènn et non Totlebe.v. ingénieur militaire russe, né à Mitau iCourlande) en 1818, mort à Soden, station balnéaire, près de NViesbaden, le 2 juillet ISSi. Il fut reçu en I83.'> à l'institut des ingénieurs de Sainl-Pélersbourg, fut nommé sous-lieutenant en 1838. servit dans la gueire du Caucase, contre les troupes de Schamyl. futenvoj'é en Crimée en 1855 et parcourut en quelques mois toute la série des grades, depuis celui de capitaine jusqu'à celui d'adjudant général. Ce fut lui qui érigea autour do Sébastopol ces travaux de défense qui permirent à cette ville de résister aux alliés, il fut blessé vers la fin du siège. Considéré comme le meilleuringénieur de l'empire russe, il fut chargé des travaux de fortiiîcalion de plusieurs villes. 11 fut nommé en IStiO lieutenant général et directeur du département du génie au ministère de la i.'uerre. Fils d'un marchand, il avait dû se faire donner des titres de noblesse pour arriver aux grades supérieurs. Son ouvrage intitulé D(!A'nserfeSétasfopoi(Saint-Pétersbourg, 1864) a rté traduit en français (18(54, 2 vol.).

TOEKOELYI ou Toekoeli. Voy. Ho.ngrik.

TOEPFFER ^Rodolphe), romancier suisse, né en 1799. mort en 1846. Il était peintre, et fut professeur d'esthétique à (Genève. Parmi ses ouvrages, on remarque : Le Presbytère (1839); Nouvelles Gt'neuoises ( 1 845) elCotlèclion des Histoires en estampes (1S46, G vol.).

TOGATE adj. (lat. togatus). Revêtu de la lo?e.

• TOGE s. f. (lat. toga). Antiq. Robe de laine fort ample et longue, qui était le vêtement particulier des Romains.

TOGO, vice-amiral japonais, vainqueur delà flotte russe de Rojdestwensky. iV. S.)

• TOHU-BOHU s. m. Nom que les livres hébraïques oonnent au chaos primitif, à l'état confus des éléments qui précéda la création. — Grande confusion, grand conflit d'opinions, de paroles : il est impossible de se reconnaître dans ce tohu-bohu.

' TOI pron. pers. 'Voy. Tu.

TOILAGE s. m. Ce qui forme le dessin d'une dentelle.

' TOILE s. f. (lat. tela). Tissu de fils de lin, de chanvre ou de coton : toile fine, déliée. — Se dit aussi de quelques autres tissus : toile de chanvre; toile d'amiante. — Toile de mai, toile qu'on enduit d un emplâtre agglutinatif dans lequel U entre un peu de beurre et une certaine quantité d'alcool atfaibli, en place de térébenthine. — Toile cirée, toile enduite d'une composition qui fait que l'eau ne la traverse pas. — Prov. et fig. G est la toile DE PÉNÉLOPB, se dit d'une aliaire qui recommence toujours et ne finit point. — Toile PEiNiE, toile de coton qui est peinte de diverses couleurs. Se dit d une toile peinte aux Indes, ou à la manière des Indes, avec des couleurs solides et durables : on imite aujourd'hui en t'rance les toUes peintes des Indes, et on y peint des toiles de chanvre et de lin comme celles de coton. — Toile iuphimée. loile peinte par impression. Il se dit aussi d'une toile préparée pour recevoir les couleurs du peintre.- Les toiles d'un moulin a v£nt, les toiles

TOIR

tendues sur les ailes d'un moulin pour le faire aller. — Toile d'or, toile d'argent, certains tissus légers dont la trame est d'or ou d'argent, et la chaîne de soie. — Toile d'araignée, sorte de tissu que font les araignées avec des fils qu'elles tirent de leur ventre, et qu'elles tendent pour prendre des mouches.

— Rideau qui cache la scène, dans un théâtre : quand lu toile fut levée, on aperçut dans le fond du théâtre... — Tente : il y a tant d'hommes sous la toile. L'armée est sous la toile, elle est campée. Cette acception a vieilli. — s. f. pi. Chasse. Pièces de toile avec lesquelles on fait une enceinte en Corme de parc, pour prendre des sangliers : il a tué le sanglier dans les toiles. — Grands filets que l'on tend pour prendre des cerfs, des biches, des chevreuils, etc. : quand on veut prendre des cerfs en vie, on les prend dans les toiles. — Certains rideaux qui descendent depuis le toit jusque sur la muraille d'un jeu de paume, et que l'on lire pour se mettre à l'abri du soleil : la balle a donné dans les toiles.

TOILE s. ra. Fond de dentelle dont le tissu est très i-lair.

• TOILERIE s. f. Marchandise de toile : le commerce de toilerie.

' TOILETTE s. f. Toile qu'on étend sur une table, pour y mettre ce qui sert à l'ornement et a l'ajustement des hommes et des femmes: toilette wiie. — Toilette de point, point préparé pour servir de toilette : e//e acheta une bdle toilette de point, de point d'Angleterre.

— Se dit plus parlicul. des flambeaux, des boites, des flacons, des carrés, etc., qui servent à une femme, lorsqu'elle se pare : toilette de bois de Sainte-Lucie. — Dessus de toilette, pièce de velours, de damas, etc., bordée de dentelle ou de frange, avec laquelle on couvre tout ce qui est sur la toilette : dessus de toilette de velours. — Tout ce qui couvre et qui garnit le meuble devant lequel une femme se place lorsqu'elle veut se parer : sa toilette était magnifique. — .Meuble même qui est garni de ce qui sert à la parure d'une femme : la toilette n'est pas bien là. — Voir une dame a sa toilette, l'entretenir A SA toilette, la voir, l'entretenir pendant qu'elle se coiUe. — Fig. et fam. Pilier DE toilette, se dit d'un homme qui assiste assidûment à la toilette dune ou de plusieurs femmes. (Vieux.) — Revendeuse a la toilette, marchande a la toiletté, se dit de certaines femmes qui vont porter dans les maisons des bardes, des étott'es. des bijoux à vendre. On dit dans la même acception : Vendhk a la toilette, revendre a la toilette. — Prov. Plier LA toilette, enlever, emporter les bardes dune personne : il plia un beau matin la toilette, et s'en alla. — Se dit principalement d'un valet qui vole les bardes de son maître : ce valet plia la toilette de son maître, et prit la fuite. — Se dit encore des détails de i ajustement, de l'action de se parer, de s'habiller, pour paraître en public, en société ; une toilette soignée, recherchée. — Cabinet de toilette, petite chambre où l'un s'habille, où l'on se pare : cette femme pajise une bonne partie de ses matinées dans son cabinet de toilettei

— Morceau de toile dont les marchands d'étotfes enveloppent leurs marchandises, et les tailleurs les habits qu'ils vont rendre.

' TOILIER, 1ERE s. Celui, celle qui vend de la toiie : la boutique d'un tuilier. — Ouvrier qui fabrique de la toiie.

TOIRAS (Jean de Cavlar de Saint-Bonnet.

marécti.ai de), maréchal deFrauce (l58o-l63aj. U obtint la protection de Louis XIII par son habileté dans l'art de la fauconnerie, battit les protestants en 1625, s'empara de l'ile de Ré, fut nommé gouverneur ae i'Aunis (1626), repoussa une attaque de Buckinghara et des Anglais, assista à la prise de la Rochelle et soutint, en 1630, à Casai, un siège mémorable

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