‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 439 sur 639 · TOLU · texte numérisé non relu

TOLU

Andes, à 150 kil. 0. de Santa-Fé-de-Bog-ota; 5,o87 m. de haut. Volcan en ignition.

* TOLLÉ s. m. [toll-léj. Mot latin pris de l'Evangile, et qui n'est usité que dans celle phrase fam., Crier tollé sur quelqu'un, CONTRE quelqu'un, cdep afin d'exciter de l'indignation contre quelqu'un : il faut crier tollé sur lui, contre lui.

TOLLE ET LEGE, expression lat. qui signifie : Prends et lis.

TOLLENS (Henri-Frédéric), poète néerlandais, né à Rotterdam le ii sept, 1780, mort à Ryswyck, le 31 oct. iS.'JO. Destiné d'abord au commerce, il s'adonna bientôt au culte des Muses et devint très populaire. Ne se sentant pas les ailes du génie, il célébra de préférence les douceurs de la vie domestique et les ^,'loires nationales . Les plus universellement goûtéeb de ses Poésies (édit. complète, 18.">5-'37, 11 vol.) sont : Aan een gevallen Meisse(k une fille séduite); l'hymne national, Wien Néerlandsch bloed ; De Overwinteriiig der Uollanders op Novu-ZemUa (l'Hivernage des Hollandais sur la iNouvelle-Zeuible), et Roinaneen et Balladen.

TOLOSA, ville d'Espagne, province de Guipuzcoa, a iT> kil. S. de Sainl-Sébastien. C'est dans la plaine appelée las iN'avas de Tolosa, près de la Sierra-.Morena, que le roi de Castilie Alphonse, aidé par les rois d'Aragon et de Navarre, remporta une grande victoire sur les .Maures le 16 juillet 1212. 8,557 hab.

TOLSTOÏ, famille russe, devenue célèbre au xvii< siècle. Le comte Alexis Tolstoï (né en 1817, mort en 187.5), était poète, romancier et auteur dramatique. Le comte Léo Tolstoï a publié les romans : Anna Karenimi (1875-':6), el Sébastopol (1876).

TOLTÉQUES ou Tulhuatecas [toul-oua-tékassj. nation du Mexique qui, d'après les annales mexicaines, parut en Anàhuac au commencement du vn' siècle. Ils fondèrent le royaume de ïula, et turent la première race civilisée et civilisatrice. La monarchie toltèque, déchirée par des guerres civiles entre le cleryé el les nobles, tomba au xi° siècle; la famine et la peste désolèrent le pays el beau coup des survivants éniigrèrenl au Guatemala. Les autres Tollèques se fondirent dans les Chichimèques.

TOLU s. m. Bot. Baume produit par un arbre du genre myrosperme. — Baume de ToLU, modificateur des muqueuses, employé comme expectorant dans lesbronchites chroniques et dans le catarrhe vésical. 11 provient du myroxylon fo/ui/'«rum, arbre de l'Amérique centrale. Il ditfère peu du baume du Pérou ; sa composition chimique est la même. Frais, il est d'un brun rougeàlre et coulant comme de la térébenthine; mais il durcit en peu de temps. 11 dégai-'e une agréable odeur de benjoin el possède un goût douçàlre. 11 entre dans le sirop de Tolu.

TOLU, ville et port de la Nouvelle-Grenade dans la baie de Morosquillo, à lâu kil. S. de Carlhagène.

TOLUATE s. m. Ghira. Sel de l'alcali to Uiique.

TOLUCA [to-lou'-ka], ville de la république du .Mexique, capitale de l'état de Mexico, et a 60 kil. O.-S.-O. de la ville du inèine nom ; 17,500 hab. Elle est dans une vallée de 2.625 m. au-dessus du niveau de la mer. Auprès se trouve le volcan de Toluca, haut de 4,650 m.

TOLUÈNE s. m. Liquide incolore obtenu par la distillation sèche du baume de Tolu.

TOLUIDINE s. f. Chira. Base résultant de la substitution d'un atome d'amidogène a un atome d'hydrogène dans le toluène.

TO.MB

TOLUIFÈRE adj.ffr. tolu: lat. fera, jeporte). Qui produit le baume de tolu.

TOLUIQUE ad,j. Chim. Se dit d'un acide qui répond à la formule C* H' 0^.

TOLUYLÉNEs. m. Chim. Hydrocarbure qui

se produit dans la distillation sèche du sul- !ure de benzyle, du bisulfure de benzyle et de la sulfo-henzide.

' TOMAHAWK s. m. [to-ma'-hôk]. Arme de uerre dont se servent les sauvages de l'Amérique du Nord. C'est une arme à deux fins, portant d'un côté une hache, et de l'autre un énorme casse-tête formé d'une boule hérissée de pointes.

* TOMAISON s. f. (fr. tome). Impr. et Libr. Indication du tome auquel appartient chaque feuille d'impression, dans les ouvrages qui ont plusieurs tomes : vérifiei' la tomaison.

* TÛMAN s. m. Somme de compte en usage dans la Perse, et qui vaut environ cinquante francs de notre monnaie.

* TOMATE s. f. (mexic. tomatl). Bot. Espèce de morelle, autrement nommée pomme d'amour, qui porte des fruits d'un rouge vif, auxquels on donne le même nom, el dont le suc légèrement acide sert à faire une certaine sauce: sauce aux tomates. — Encycl.

La tomate est une plante annuelle, originaire de l'Amérique tropicale ou sub-tropicale, et son nom eslaussi d'origine indienne. Linné la nomma solanum lycopersicum, mais

ro:»iB

les plus récents botanistes l'appellent /ycopersicum esculenlum. En France et en Italie les appellalionspopulairesde pomme d'amour, pomi d'amore, encore en usage, gardent la trace de la vieille croyance qui leur attribuait de l'inlluence sur les pa'^sioiis. On regarde le Pérou comme le véritable pays natal de la tomate, maison ne l'y trouve plus à l'état complètement sauvage, el il est probable qu'on la cultivait longtemps avant l'arrivée des Européens. Il y a moins d'un demi-siècle, la tomate était presque inconnue dans le Nord de la France où on la considérait comme vénéneuse et on ne l'y cultivait que par curiosité. -- Le semis de la tomate se fait sur couche en avril ; celte plante demande de la chaleur, aussi la met-on en place à bonne exposition, ordinairement près d'un mur, el à une distance de 80 centini. entre les pieds. On la soutient à l'aide d un fort tuteur. On pince l'extréniité des tiges ^uand les premiers fruits apparaissent, puis on retranche une partie des feuilles el des bourgeons afin d'accélérer la maturité des fruits. En cas de sécheresse, arrosements fréquents el copieux. Les graines se conservent bonnes pendant trois ans. Variétés recommaudables : tomate rou'je (//■os.vt lisse, tomate rouge naine hâtive. — Les tomates peuvent se conserver daus la saumure. Ou les emploie soit comme garniture, soit comme entremets, soitcomme sauce ou comme assaiioniiement ; leur saveur appétissante relève ie ^oùl d'un grandnombre de préparations culinaires.

■ TOMBAC s. m. [-bakj. Sorte de métal faclice, co:iiposé de cuivre et de zinc : le tom-

bac est blanc quand c'est h zinc qui domine, et jaune quand l'cst le enivre.

* TOMBAL, ALE .idj. (raJ. tombe}. Archéol. N'est employé que dans ceîte expression, PiEiiBE TOMBALE, pierre d'une tombe, d'une sépulture.

• TOMBANT. ANTE adj. Qui tombe : les tiges de cette plante sont grêles et tombantes.

— Des cbevedx tombants, des cheveux longs qui ne sonl pas rattachés.

'TOMBE s. f. (lat. tumba). Grande table de pierre, de marbre, de cuivre, etc., dont on couvre une sépulture : tombe de marbre. — Sépulcre : être dans la tombe.

' TOMBÉ, ÉE part, passe de Tomber.

L'homiae est un dieu tombé <|ui se souvient des cieux. Lauabtine. Méditations.

— Un auteur tombé, un auteur dramatique dont la pièce a été siftlée.

* TOMBEAU s. m. Sépulcre, monument élevé à la mémoire d'un mort dans l'endroit où il est enterré : les tombeaux des rois. — Cette famille a son tombeau en tel endroit. on enterre ordinairement en tel endroit les morts de cette famille. — Les tombeaux sont SACRÉS, il faut respecter le lieu où les morts sonl enterrés. — La mort : chaque instarit de notre vie nous approche du tombeau. — Mettre

CONDUIRE, MENER QUELQU'UN AU TOMBEAU, CaUSCT

sa mort : celte maladie leménera au tombeau.

— Descendre au tombeau, mourir. Tirer quelqu'un DU tombeau, lui sauver la vie, le rendre à la vie : son médecin l'a tiré du tombeau. — Suivre quelqu'un au tombeau, mourir peu de temps après lui : sa femme n'a pas tardé à la suivre au tombeau. — Fin, destruction : on a dit que le mariage était le tombeau de l'amour.

• TOMBÉE s. f. Ne s'emploie guère que dans celle locution, A la TOMBiiE de la nuit, au moment où le jour tombe, où la nuit approche.

TOMBELAINE, ilol désert situé à 3 kil. N.

du iiiual .Saint-Michel.

" TOMBELIER s. m. Charretier qui conduit un tombereau.

TOMBELLE s. f. Monticule factice servant de tombeau ou de monument commémoratif.

' TOMBER V. n. Etre emporté, entraîné de haut en bas par son propre poids. Se dit des personnes el des choses : tomber lourdement.

— Tomber aux pieds, aux genoux de quelqu'un, s'y jeter, ou s'abaisser devant lui aux plus humbles supplications. — Fig. et fam. Tomber SUR ses pîeds, se tirer heureusement d'une circonstance critique, se trouver dans la même situation qu'auparavant : il tombe toujours sur ses pieds. — Prov. et fig. Tomber DE SON HAUT, être extrêmement surpris de quelque chose : quand je vois cela, je tombe (le mon haut. — Prov. el fig. Tomber des nues, être extrêmement surpris, étonné : quand je vois, quand j'entends de pareilles choses, je tombe des nues, il me semble que je tombe des nues. On dit, dans un autre sens. Cet homme semble TOMBER DES NUES, il est embarrassé de sa contenance, il ne sait à qui s'adresser dans la compagnie où il se trouve. Gît homme EST TOMBÉ DES NUES, signifie dussi quelquefois il n'est connu ni avoué de personne, ou il est arrivé sans être attendu. — Prov. et fig. Quand la poire est mure, il faut qu'elle TOMBE, quand les affaires sont venues k un certain point, il faut nécessairsr..ient qu'elles éclatent. — Ce mot, ce propos .N'i;ST pas tombé A TERRE, on l'a remarqué; on l'a relevé. — Fig. Laisser tomber ses paboles, parler nonchalamment. — Tomber sur qu^lquon, se jeter, se précipiter, fondre sur lui, le charger, l'attaquer vigoureu-ement : il tomba sur lui avec fureur elle frappa. — Fauconn. L'oiseau A tombé sur la perdrix, il a tondu tout d'un

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