TOIT
nés des classes les plus pauvres sonl souvent couvertes d'une épaisse couche de paille habilement arranf-'ée qu'on appelle chaume, et que supporte une simple charpente. D'autres matériaux meilleurs sont les bardeaux, les ardoises, les tuiles, l'élain ou le zinc et le fer galvanisé. Des toits plus durables se font aussi avec de la pierre lourde, des dalles de marbre, par exemple. — L'inclinaison des toits varie de 60° (architecture gothique) ou de 25 à 30" dans les toits plus à nie adoptés dans les climats où la neipe tombe beaucoup, jusqu'à 10° dans les climats chauds et pluvieux et môme à un plan parfaitement horizontal dans les climatssecs. La charpente qui supporte la couverture extérieure est {.'énéralemenl en bois; mais aujourd'hui on se sert presque partout de charpentes en 1er pour les édiliccs d'une grande largeur, lorsqu'on ne peut établir de point d'api^ui entre les murailles principales Ce toit de charpente sert non seulement à soutenir la couverture extérieure, mais encore à rattacher les murs ensemble et à soutenir les étages supérieurs. L'arête d'un toit est la ligne de jonction de deux plans inclinés. Un toit en pyramide se forme par la jonction de plusieurs plans inclinés donnant ou une pyramide ou un troue de pyramide. Le toit en mansarde se forme avec trois ou plusieurs arêtes parallèles, l'une étant au sommet et les autres sur les côtés du toit. La forme la plus simple de la charpente d'une toiture consiste en un châssis triangulaire (fig. i) où la portion médiane de la pièce triangulaire, ou poutre d'attache,
est assujettie à la jonction des chevrons inclinés 6 b. par une pièce verticale c. On place plusieurs de ces châssis parallèlement pour soutenir la couverture, et on les relie les uns aux autres par des pièces longitudinales e e. Par-dessus ces dernières et paral-
lèlement aux gros chevrons, sont les chevrons ordinaires et plus légers//', répartis à de petites dislances ; c'est là-dessus que l'on pose les lattes, et sur celle.s-ci l'ardoise, le zinc ou toute autre couverture. Un autre système (dg. i} se compose d'une poulre d'attache ou tirant longitudinal Z> et de gros che-
vrons e e ; ceux-ci ne se joignent pas, mais ils aboutissent à une poutre H, qui est aussi maintenue à chaque extrémité et à la hauteur convenable au-dessus du tirant, par des poteaux BB. La figure 3 montre le toit complet, a étant le tirant, 6 b les gros chevrons, c un des deux petits chevrons aboutissant à la poutre transversale d; cl e cl f le poinçon et là poteau de comble employés ensemble.
TOLE
TOKAT 1 to-katl'], ville de la Turquie d'Asie, sur l'Yesliil Sumak. à 90 kil. N.-N.-O. de Sivas; la population est estimée au chiffre d'environ loU.ÛOO habitants. Elle est dominée par deux aiguilles presque perpendiculaire< de marbre cristallin. Poterie de cuivre et de fer, lainages, toile, soie, cotonnades et lapi.s.
TOKAY s. m. Vin récolté aux environs de Tokay.
TOKAY (Hong. Tokaj), ville de la Hongrie septentrionale, dans le comté de Zemplen, sur la rheiss et le Bodrog, à i'o kil. E.-N.-E. de Pesth; 7,100 hab. Ses environs produisent le fameux vin de Tokay.
TOKIO (autrefois Yedo), cap. du Japon, dans l'E. de la grande île, au fond de la baie d'Yedo, sur le Sumidagawa, par 3.ï° 4U' lai. N. et 137° 20' long. E.; l,242,2-'4hab. La ville occupe près de 130 kil. carr., dont 75 kil. carr. pour les constructions; un huitième est pris par des fossés et des canaux, et une grande partie du reste par des jardins et des bosquets. Au centre de la ville, se trouve la citadelle, entourée de murailles et de fossés et d'un second mur qui enclôt une superficie de o kil. carr. environ. Une troisième enceinte de murailles et de fossés enferme 8 kil. carr. environ, occupés par les édifices du gouvernement, les collèges, les arsenaux, les casernes, les fonderies et les usines. En dehors de cette enceinte, s'étend la partie la plus peuplée et la plus affairée, bâtie aujourd'hui à l'européenne. La ville est abondamment fournie d'eau, et quelques quartiers sont éclairés au gaz. En lb76, 1 université impériale avait "26 professeurs étrangers et 33u étudiants. Les autres écoles de tout genre ont plus de 6U,000 élèves. Il y a plusieurs banques, et plus d'une douzaine de journaux quotidiens. — Yedo fut fondée en 1591, et devint bientôt le centre militaire de I empire. C'était la résidence du shogun, eljubqu'en <8t)2, les daimios ou princes territoriaux furent obligés d'y demeurer. Eu 1868, elle devint la résidence du mikado, et son nom fut change en Tokio « capitale orientale». Le ■H'^jauv. 1869, le port fut ouvert aux étrangers. Dans l'été de 1871, tout le gouvernement de l'empire s'y est centralisé. TOLANE s. m. Chim. Hydrocarbure qui prend naissance dans l'action de la potasse en solution alcoolique sur le dibrouiure de toluylène.
TOLBIAC, anc. ville de Germanie entre Bouii et Juliers. Aujourd'hui Zulpich. Victoiies de Clovis sur les Alémans (495) et de Thierri II sur Théodebert 11 (IjI2).
• TÔLE s. f. (lat. tabula, planche, tablette). Fer battu et réduit en feuilles ou plaques minces, dont on lait des poêles et d'autres ouvrages : son poêle n'est pas de fonte, il est de tôle.
TOLÉDAN, AME s. et adj. De Tolède; qui appai lient à cette ville ou à ses hab.
TOLEDE (esp. Toledo). l, province centrale de l'Espagne, dans la iNouvelle Castille ; 14,467 kil. carr.; 360,000 hab. Le Tage la traverse. Le sol est montagneux. Or, argent, plomb, fer, cuivre, vif-argent, étain, alun, bi>muslh, charbon, graphite et ocre. — II. cap. de la province (anc. Toletum), sur le Tage, a90kil.S.-S.-0. de Madrid; 20,25uhab. Elle est bâtie sur une hauteur rocheuse, autour de laquelle le fleuve coule dans un lit profond et étroit, que franchissent deux pouls de pierre à une hauteur de 100 pieds. La ville est entourée de deux murailles, et on y entre par neuf portes. Les rues sont a pic, tortueuses et étroites. La cathédrale, construite de 1258 à 1492, est une des plus belles de rtlspagnc. Les murs ruinés du vieil Alcazar sont encore debout. L université a été ::uppri-
TOLI
mée en 1845. Les principales industries sont : 'es étoffes de lame et de soie, l'huile, le cuir et les fameuses lames de Tolède. Tolède fut prise par les Golhs en 467, etilsen firent leur capitale un siècle plus lard. Les Maures s'en emparèrent en 714. .\lphonseVI de Castille et de Léon s'en rendit maître en 1085; elle devint alors la capitale de la Castille, et elle eut, à un moment, une population de 200,000 hab. Le transfert de la cour a Madrid, en 1560, fut la cause de sa décadence.
TOLEDO, ville et port de lOhio (Etats-Unis), sur la .Mauniee, à 8 kil. de son embouchure dans la baie de .Maumee, et à l.'l kil. de l'extrémité occidentale du lac Erie; 134. 000 hab. Grains et farines; comestibles; bestiaux; eau-de-vie de grain [whiskey), fer, tabac, peaux, coton, laine et bois de charpente. Moulins, scieries, fonderies, brasseries, tuileries, tanneries, etc. Toledo a été fondée en 1832.
TOLENTINO, ville d'Italie, à 19 kil. S.-O. de Macéra ta, sur une colline au pied de laquelle coule le Chienli; 13,118 hab. Cathédrale décorée de quelques bonnes peintures. Bonaparte et Pie VI y signèrent, le 19 fév. 1797, un traité par lequel le pape abandonnait ses prétentions sur le Comtat Venaissin. C'est à Tolentino que Joachim Murât, ayant repris les armes contre les alliés, fut battu par les .\ulrichiens le 3 mai 18fo, fait prisonnier et fusillé.
• TOLÉRABLE adj. Qu'on peut tolérer, qu'on peut supporter : pensez-vous qu-: cela soit tolérable ?
TOLÉRABLEMENT adv. D'une manière tolérable.
TOLÉRAMMENT adv. Avec tolérance.
• TOLÉRANCE s. f. (lat. tolerantia). Condescendance, indulgence pour ce qu'on ne peut empêcher, ou qu'on croit ne devoir pas empêcher : ce n'est pas un droit, c'est une tolérance. — Tolérance théolûgique ou ecclésiastique ou religieuse, condescendance qu'on a les uns pour les autres, touchant certains points qui ne sont pas regardés comme essentiels à la religion : l'Eglise latine a toujours usé de tolérance pour l'Eglise grecque sur le mariage des prêtres. — Tolérance civile, permission qu'un gouvernement accorde, de pratiquer, dans l'Etat, d'autres religions que celles qui y sont établies, reconnues par les lois, pratiquées par le plus grand nombre des citoyens : la tolérance civile est quelquefois restreinte à certaiits cultes, à certaines croyances. — Dans lart du monnayage, se dit de ce qu'on appelait autrelois remède. (Voy. Remède.) — .\1aison de tolérance, maison de prostitution.
* TOLÉRANT, ANTE adj. Qui tolère. Se dit principalement en matière de religion : un prince tolérant. — Se dit quelquelois d'un homme indulgent dans le commerce de la vie : il est fort tolérant de son naturel.
• TOLERANTISME s. m. Théol. Opinion de ceux qui étendent trop loin la tolérance théologique : sa tolérance dégénère en tolérantisme. — Système 1res raisonnable de ceux qui croient qu'on doit tolérer dans un Etat toutes sortes de religions : »/ flétrissait du nom de tolérantisme cette indulgence du prince pour toutes les religions.
' TOLÉRER v. a. (lat. tolerare). Supporter, avoir de l'indulgence pour des abus; supporter des choses qui, d'elles-mêmes, ne sont pas bien, ou que l'on croit n'être pas bien : on tolère toutes sortes de religions dans ce puys-tà.
TÔLERIE s. f. Art du tdiier; fabriquede tôle.
TÔLIER s. m. Celui qui fabrique de la tôle.
TOLIMA (Pic de), pic de la chaîne dei