‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 453 sur 639 · TOUC · texte numérisé non relu

TOUC

fausse. — Pierre de touche, sorte de pierre noirâtre très dure dont on se sert pour éprouver l'or : on a reconnu sur la pierre de touche que celte pièce était fausse. Se dit quelquefois, fig., au sens moral : l'adversité est la pierre de touche de l'amitié. — Se dit, fig- et fam., des pertes de biens, des disgrâces, des maladies, des morlifi''.ations, et des autres accidents fâcheux : on ia obligé à payer une grosse somme, c'est une rude touche. {Vieux.)

— Petit brin de bois ou de quelque autre chose, dont les enfants qui apprennent à lire touchent les lettres qu'ils veulent épeler.

— Petite baguette d'os ou d'ivoire, courliée par un bout, dont on se sert aux jonchets pour lever chaque pièce, après qu'on les a toutes lais-ées tomber pêle-inêlo : lever des jonchets avec la touche. — Peint. Manière dont le peintre indique et fait sentir le caractère des objets : suivant les objets qu'on imite, la touche doit être hardie, fière.mdle, vigoureuse.

— S'applique quelquefois, fig , au style, dans un sens anal. : on reconnaît facilement la touche de cet habile écrivain. — Typogr. Action d'appliquer l'encre sur la forme avecles balles <m le rouleau : la touche exige beaucoup de soin.

• TOUCHE, EE part, passé de Toucher. — Jeux de d;ime.s et. du tricti'ac, Dami! touchée, DAME jouée; et, aujeu d'échecs, Piïîce touchée, PIÈCE JOUÉE, signifient que, quand on a louché une pièce, il faut la jouer. — Jouer au gage touché. (Voy. Gage.)

* TOUCHER V. a. Employé souvent neutral. Mettre la main sur quelque chose, à quelque chose : il ne lui a pas touché le bout du doigt.

— Se mettre en contact avec un objet de quelque autre manière que ce soit : toucher du pied. — Fig. Faire toucher une chose au DOIGT ET A l'œil, la démontrer claireraen t, en convaincre par des preuves indubitables, telles que sont ordinairement celles qu'on acquiert par la vue et par le toucher. — Fig. et fam. Il n'a pas l'air d'y toucher, on ne dirait PAS qu'il y touche, se dit d'un homme fin et dissimulé. — Toucher a quelque chose, signifie souvent, atteindre à quelque chose : il est si grand qu'il louche au plancher. — Toucher a quelque chose, signifie aussi, en prendre, en ôter : on ne doit jamais toucher à un dépôt. — Typogr. Etendre, appliquer l'encre sur la forme au moyeu des balles ou du rouleau. — Frapper pour faire aller, chasser devant soi; et il se diten parlant des bêtes, comme vaches, bœufs, chevaux, etc. : il touchait untroupeau devant lui. — Se construit quelquefois, dans ce sens, avec la préposition SUR : toucher sur les uns ei sur les autres. — Se dit aussi en parlant du contact qui a lieu entre toutes sortes de corps, lorsqu'ils se joignent tellement qu'il n'y a rien entre deux : ma maison touche la sienne. — Mar. Ce navire touche, se dit quand, faute d'eau, la quille touche le fond, ou que, par quelque accident, il vient à toucher une roche, un banc de sable, etc. : Toucher a une ÎLE, A UN port, c'est, lorsqu'on fait route, y aborder, y mouiller pour très peu de temps.

— Recevoir : il a touché ses appointements. — En parlant de certains instruments de musique, signifie, en jouer : toucher la lyre. — Traiter, exprimer : ce poète, cet orateur touche bien les passions. — Peint. Ce tableau est m en touché, les coups de pinceau y sont donnés avec beaucoup d'entente, de force, de hardiesse, etc. — Emouvoir : Dieu lui a touché le cœur.

Mais si tant de malheurs tous touchent de pitié.

J. Racinb. La Théttaide, acte 1"', se. ni.

— Concerner, regarder, intéresser : cela ne me touche point.

Tu dis, Bavin, qu'en cette année Mourront beaucoup de gens de bien.

Ne crains tien de la drstinéc :

Car cela ue te touche eu rien.

VlUQUBLin DE LA l'ilbAMAYa.

TOUG

— Appartenir par le sans- : (7 me touche de près, il est mon cousin. — Se toucher v. réc. ICtrc près l'un de l'autre : ces deux maisons se touchent.

* TOUCHER s. m. Le tact, relui des cinq sens par li-quel on connaît les qualités palpables, comme le mou et le dur. le froid et le chaud, l'humide et le sec : cela se connnit au toucher. — Ce pianiste, ce joueuii de uui-

ÏARK, etc., a un beau toucher, un TOUCllEll

délicat, UN toucher brillant, il joue délicatement, agréablement, d'une manière brillante, du piano, de la guitare, etc.

*TOUCHEUR,EUSEs. Personne qui conduit des bestiaux par troupes. — w Typogr. Celui (]ui touche ou étend l'encre sur les caractères.

* TOU-COL Chasse. Mot qu'on emploie pour faire taire un limier lorsqu'il crie : tou-coi, chien, tou-coi.

TOUCQUES ou Touques, comm. du cant. et à 2kil. S.-E. de Trouville (Calvados); 1,223 hab. Petit port de cabotage.

TOUCQUES ou Touques, rivière qui prend sa source dans le dép. de l'Orne, baigne Gacé et Viinouliers, entre dans le dép. du Calvados, où elle arrose Fervacques, Lisieux, Pont-l'Evôque,Toucques,etsejettedanslaManche entre Ùeauville et Trouville; cours 100 lui. La vallée de la Toucques est renommée pour ses gras pâturages.

T0UCY,ch.-l.decant.,arr.et23kil.O.-S.-O.

d'Auxe ire (Yonne), dans la vallée de rOuaiine; 3.320 hab.— Toudouze (Gustave). (V. S.)

* TOUE s. f. Espèce de bateau qui sert de bac sur certaines rivières.

* TOUÉE s. f. Mar. Action do touer, de se touer : entrer à la touée dans unport. — Longueur de câble de 120 brasses.

' TOUER V. a. Mar. Faire avancer un navire en tirant d un point (îxe un câble à force de bras et au moyen du cabestan; à la différence de Remorquer, faire avancer un navire, le tirer par le moyen d'un ou de plusieurs bâtiments à voiles ou à rames : touer un navire.

* TOUEUR s. m. Sorte de remorqueur qui avance au moyen d'une chaîne mouillée au fond ds- l'eau.

* TOUFFE s. f. Assemblage de certaines choses comme arbres, herbes, fleurs, cheveux, rubans, plumes, etc., lorsqu'elles sont en quantité et près à près : touffe d'arbres.

TOUFFER v. a. Disposer en toutles. — v. n. Prendre la forme d'une toufle.

' TOUFFEUR s. f. Exhalaison chaude qui saisit en entrant dans un lieu où la chaleur est extrême : touffeur incommode. (Fam.)

* TOUFFU, UE adj. Qui est en touffe, qui est é|.Kiis, bien garni : un bois touffu.

" TOUG ou Touc s. m. Demi-pique au bout de laquelle est attachée une queue de cheval avec un bouton d'or, et qu'on porte en manière d'étendard devant les vizirs, les pachas, et les sangiacs ou gouverneurs.

TOUGGOURT. Touqquert ou Teqqert, ville du Sahara algérien, ancienne capitale, aujourd'hui cbef-lieu de l'Oued-Hirh (vo\'. ce mol) et résidence de l'agha. Située au S. de la province de Coiistantine et à 21b kil. environ de Biskra, entre les Mzab et le Souf, par 4» 2' de long. E. et 33° 2o' de lat. N. Marché très fréquenté par les Beni-Mzab, les gens du Souf, des Zibans et du pays d Ouargla. Commerce de bestiaux, de grains, de dattes, de laines et de tissus. La ville proprement dite ne renferme que 2,000 hab. sédentaires, auxquels appartienucnl 72,000 palmiers; mais la belle oasis, à l'extrémité occidentale de laquelle elle s'élève, compte

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