TOUL
ville impériale. Elle fut annexée à la France en 1552. L'ancien évêché de Toul fut supprimé pendant la Révolution. Les Russes emportèrent la ville d'assaut en janv. 1814. Le 23 sept. 1870, elle se rendit aux Allemands après avoir fait une défense énergique de 39 jours et avoir subi un bombardement, qui y avait allumé 23 incendies.
TOULLIER Charles-Bonaventure-Marie) ,
illustre jurisconsulte, né a Dol en 1752. mort en 1835. Il adopta les principes de la Révolution et devint professeur de droit civil à Rennes. I.a Restauration le lévoqua. H a laissé le Droit civil français suivant l'ordre du Co(<t;(l829-31, lo vol. in-8).
TOULON, anc. Telo Martius, ch.-l. d'arr. et grande ville maritime, ch,-l. du 5° arr. maritime, à 80 kil. S.-O. de Drasuignau (Var), à 50 kil. S.-E. de Marseille et à 880 kil. S.-S.-E. de Pans, sur la Méditerranée, par 43° 7' 17" lat. N. et 3° 35' 51" long. E.; 115,276 hab L'entrée de la baie est presque entièrement fermée par une langue déterre puissamment fortifiée, ainsi que les hauteurs voisines. (Voy. Place forte.) Le port de Toulon, le plus vaste et le plus commode de la Méditerranée, et forme de deux darses, couvre une superficie de 100 hectares et est entouré de majestueuses construclions appartenant à l'Etat; il y entre annuellement fciOO navires, appartenant en grande partie à la marine militaire. Vieille cathédrale Sainte-Marie- .Majeure; église Saint-Louis. Grand arsenal, bâti en 16S0 et dans lequel on entre par une porte monumentale; corderies importantes; promenades et belles fonlaines, etc. Pairie de Louis Féraud, de Truguet, etc. — Toulon fut pris parle connélable de Bourbon en 1524 et par Charles-Quint en 1536. Les alliés le bombardèrent en 1707, à la fois du côté de la terre et du cûté de la mer, et le réduisirent en cendres; mais il résista jusqu'au bout et fut délivré. Près de Toulon, se livra le H fév. 1744, une bataille navale indécise entre les Anglais etla Hotte combinée francoespagnole. Le 27 août 1793, ia ville fut livrée par des traîtres à l'amiral anglais Hood, qui en prit possession au nom de Louis XVII. Le siège de Toulon par les troupes françaises fournit a Bonaparte la preraièi'e occasion de se signaler comme officier d'artillerie; la ville, reprise le 19 déc. fut châtiée avec une excessive sévérité.
TOULONGEON (François-Emmanuel , vicomte
de), littérateur et homme politique, né au château de Chaniplitte en 1748, mort en 1812. Il fut député de la noblesse aux états généraux de 1789, fut un des premiers à se reunir aux tiers état, fut député de la Nièvre de 1802 à 1809. On a de lui : Principes naturels et constitutifs des assemblées nationaLs (1788); Manuel révolutionna h-e (Paris 1796); Recherches h'isloriques et philosophiques sur l'amour et le plaisir [poims en 3 chants, 1807), te.
TOULONNAIS, AISE s. et adj. De Toulon ;
qui appartient a cette ville ou à ses habitants.
TOULON-SUR-ARROUX, eli.-l. de canl., arr.
et à 34 kil. N.-N.-U. de Charolles (Saûae-et-
Loirei; 2,005 hab.
TOULOUSAIN, AINE s. et adj. De Toulouse; qui concerne cette ville ou ses habitants.
TOULOUSE, anc. Tolosa, ch.-l. du dép. de la Haute-Garonne, dans une plaine, sur la rive droite de la Garonne, à 200 kil. S.-E. de Bordeaux et à 706 kil. S. de Paris, par 43° 36' 33" lat. N. et 0° 53" 44" long. 0. ; 149, '.i63 hab. Toulouse est une grande et riche ville, importante par sa position au centre de la France méridionale, et par l'activité de son industrie et de son commerce. On y admire l'iiôlel de ville, la cathédrale, l'hôlel de ia préfecture, les quais de la Ga-
TOUP
ronne, l'église de Saint-Germain, chefd'œuvre d'architecture romane, restaurée par Viollet-Leduc , un fameux musée d'art, un observatoire et un arsenal. Les célèbres jeux Uoraux (concours poétiques) y ont encore lieu chaque année. Le palais de justice était autrefois le siège du parlement de Toulouse. Fabriques de tissus de laine et de coton, de coutellerie et de quincaillerie. — Toulouse devint la capitale des Visigoths au v^ siècle, et plus lard celle du duché d'Aquitaine. Des comtes et des ducs locaux y gouvernèrent de la fin du vni'^ siècle jusque fort avant dans le xni^. Dans la première partie de ce dernier, une croisade fut dirigéecontre les comtes Raymond VI et Raymond VIL (Voy. ALBiGEois.)Philippe m annexa Toulouse au royaume de France, et elle resta la capitale du Languedoc jusqu'à la Révolution. Le 10 avril 1814, Wellington y infligea une défaite signalée aux Français commandés par Soult. Un débordement de la Garonne, le 24 juin 1875, y a causé de grands ravages et y a fait beaucoup de victimes.
TOULOUSE (Comté de), créé en 778 par Charlemagne et compris dans le royaume d'Aquitaine. C'était, au x° siècle, l'uii des grands fiefs de la couronne ; et il jouit d'une grande prospérité jusqu'à la guerre des Albigeois, époque où Simon de Montfort devint comte, à ia place de Raymond VI, qui lut expulsé. A la mort de Simon, en 1218, Raymond VII obtint son héritage, et eut pour fille Jeanne qui épousa Alphonse, frère de saint Louis. Jeanne étant morte sans héritier, le comté de Toulouse fut réuni à la couronne en 1271.
TOULOUSE (Louis-Alexandre de Bourbon, comte (/t), troisième fils légitimé de LouisXIV et de M™« de Montespan, né à Versailles en 1678, mort en 1737. Dès l'âge de 12 an.s, il se signala aux sièges de Mous et de Naniur et, en 1704, à la tête d'une escadre, il battit l'amiral anglais Rooke devant Malaga. En 1723, il épousa la marquise de Gondrin (M"= de Noailles) et tint à Rambouillet une cour splendide.
TOUNGOUSES, tribu duN.-E. delà Sibérie, d'origine mongolienne, s'élendanla l'O. jusqu'à l'Yeniseï et à l'E. jusqu'à Anadyrsk. ils sontau nombre de 70,000 environ. Les Mandchoux appartiennent à la même souche que lesTuungouses, ainsi que plusieurs tribus de l'Amour. Les Toungouses et leurs parents les Lamouts sont en majorité de l'Eglise grecque et paient tribut au czar. C'est d'eux que les trafiquants russes de la mer d'Okhotsk tirent la plupart de leurs peaux d écureuil de Sibérie. " TOUPET s. m. Petite toufl'ede poil, de cheveux, de crin, de laine : les Tartares se rasent la tête, 7nais ils gardent tin toupet de cheveux. — Toulie de cheveux qui est au haut du front : son toupet est bien haut. — Fam. Se PRENDRE AU TOUPET, 56 prendre aux cheveux : peu s'en est fallu que ces deux femmes ne se soient prises au toupet. — Fig. et fam. Son toupet lui PREND, se dit d'une personne qui a un mouvement de caprice, d'impatience.
— Fig. etfam. Avoir DU toupet, avoir du feu, de la verve, de la hardiesse. —Par tiède la crinière qui passe entre les deux oreilles du cheval, et qui lui tombe sur le front.
• TOUPIE s, f.
Sorte de jouet de
bois qui est fait en forme de poire, et qu'on
ng, t. — Toupie bourdoDDaDle
TOUR
Fig. 2, — Toupie armillaire.
enveloppe d'une corde tournée en spirale, par le moyen de laquelle, lorsqu'on l'en dégage en le jetant, il tourne sur une pointe de fer dont il eslarmé au bout : une petite toupie. — Toupie u'Alle- 4AGNE, espèce de toupie i reuse et percée d'un côté, qui fait du bruit en tournant. On dit aussi toupie bourdonnante. — Toupie boubuonnante uéca- NIOUE. sorte de toupie d'Allemagne, en métal, que l'on lait tourner au moyen d'un ressort qui se détend violemment (lig. 11. — Toupie armillaire, soi'te de toupie bourdonnante (fig. 2), dont le principe est le même que celui du gyroscope. (Voy. ce mot.) — Toupie ESPAGNOLE, sorte de toupie que S- — '^°"P'* l'on fait ordinairement lourespa^noi,. ^^^ ^^ j^ frappant avec la
corde d'un fouet. TOUPILLAGE s. m. Action de toupiller.
•TOUPILLER V. n. Tournoyer comme une loufiie. M'est usité qu'eu parlant des personnes, et signifie, ne faire qu'aller et venir dans une maison sans savoir pourquoi : elle ne fait que toupiller. (Fam.)
' TOUPILLONS, m. Petit toupet: «oupiZ/onde chevaix. — Se dit aussi des branches inutiles et confuses d'un oranger.
• TOUR s.f. (lat. turris). Sorte de bâtiment élevé, rond ou carr^, ou à plusieurs côtés, dont on fortifiait jadis l'enceinte des villes, des châteaux, etc., ou qui sert de prison, de phare, de clocher, etc. : les tours de Notre- Dame. — Se dit aussi de certaines machines en forme de tours que les anciens attachaient sur le dosdes éléphants destinés à combattre, et dans lesquelles ils plaçaient ordinairement des archers. — Fig. et l'ara. Tour de Babel, lieu où tout le monde parle à la fois et sans s'entendre : cette maison est une vraie lourde Babel. — Jeu des éc/i'-cs. Certaine pièce de ce jeu, qu'on appelait autrefois Roc : donner échec et mat avec la tour.
* TOUR s. m. (substant. verbal du v. tourner]. Mouvement en rond : le tour du soleil, des planètes. — Tour de reins, rupture ou foulure de reins causée par quelque etl'ort : tivoir un tour de reins. - I'our de broche, révolution que fait la broche en toumanlsur elle-même, et en présentant successivement i l'ardeur du feu toutes les parties de la pièce de viande qui y est attachée pour lûtir: ce tkapon aurait eu besoin d'un tour de broche de plus, — Se dit, par ext., de plusieurs autres sortes de mouvements, quoiqu'ils ne soient pas en rond. Faire un tour, aller et venir : il fit deux tours par la chambre. — Il
EST Ahhé faire un TOUR DE PROMENADE, il est
allé se promener; et. Il est allé faire un TOUR, il est sorti pour revenir bientôt. —Se dit aussi en parlant de certaines choses qui vont en surpenlant, et qui reviennent sur elles-mêmes : cette rivière fait plusieurs tours et retours. — Jeux de cartes. Jouer un tour, faire UN TOUR, jouer un certain nombre de coujis, en ."orte que lous lesjoueurs successivement aicni une lois la main. Au brelan, Jouer CINQ TOURS aux écus, cinq tours aux
DtUX ECUS, KT UN TOUR AU LOUIS D'OR, JOUér
onze tours en lout, à condition que, pendant les cinq premiers, chaijiie joueur mettra à chaque coup un écu ilevant lui, etc. — Circuit, circoii crciice d'un lieu ou d'un corps: te tour de la ville, du parc, du village. — f AiRB LE TOUB DB, parcourir toute la circonférence de, ou s'éleudre autour de : ce voi/a-
TOUR
geur a fait le tour du monde. — Fam. Fairs SON TOUR DE France, d'Europe, parcourir la France, l'Rurope. Se dit surtout des artisans qui voyagent pour travailler de leur étal dans ilféreules villes. — Le todr du visage, 1h circonférence du visage : elle a le tour du viMgc agréable. — Tour dk lit, étoffe qui environne le lit, et qui est attachée au bois d'en haut : tour de lit de serge, de damas. — Jurispr. Tour de l'échelle, servitude qui donne au propriétaire du bâtimentauquel elle est due, le droit de placer une échelle sur l'héritage du voisin, pour réparer son mur. Tour du CHAT, intervalle d'un demi-pied dont les fours et les forges doivent être éloignés des murs qui sont dans leur voisinage, suivant les usages de Paris. Tour de la souris, intervalle de 6 à 9 ceiitim. qui doit rester vide entre une chausse d'ai.sances et un mur mitoyen contre lequel elle est posée. — Fig. et fam. Tour du baton, profit secret, illicite ou abusif, qu'un homme tire de l'emploi, du poste qu'il occupe : son emploi lui vaut tant par an, sans le tour du bâton. — Se dit également de différentes choses dont on se sert, soit pour l'habillement, soit pour la parure, et qui sont mises en rond : un tour de cou; un tour de gorge. — Action qui e.\ige la promptitude, la subtilité et l'adresse de la main, ou la souplesse, l'agilité, la force du corps : il sait faire des tours de cartes, des tours de matn. — Fig. Tour de force, action qui exige beaucoup de force ; en portant ce fardeau jmque-là, vous avez fait un tour de force. On dit également an sens moral : si vous terminez ces deux affaires aujourd'hui, vous ferez un tour de force. — Trait d'habileté, ruse, finesse, manière d'agir où il entre ordinairement de ladresse et quelquefois de la mauvaise intention : il lui a joué un tour.
— Fig. Cela vous jouera un mauvais tour, se dit à quelqu'un pour l'avertir qu'une chose lui sera dangereuse ou préjudiciable.
— Prov. et fig. Un tour de maItre Go- NiN, un tour dhomnie rusé. — En parlant d'une affaire, se dit de la manière dont on la fait voir, dont elle se présente, dont elle marche : il donne le tour qu'il lui plait aux affaires.— En parlant d'éloquence, de poésie, de style, ou d'une phrase, dune période, signifie, la manière dont on exprime ses pensées, et dont on arrange ses termes, soit en
parlant, soit en écrivant : ily aun tour noble, oratoire dans tout ce qu'il écrit. — Rang successif, alternatif: ce 7Ï est pas votre tour. — Théâtre. Tour de faveur, décision du comité des comédiens qui fait passer la représentation d'une pièce avant celle d'autres ouvrages qui la précèdent dans l'ordre du tableau de réception : sa pièce eut un tour de faveur. — Machine dont on se sert pour façonner en rond le bois, l'ivoire, les métaux : manche de couteau fait au tour. — Cette