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laquelle il a donnp son nom. — Evénement funeste : «7 s'est passé d'horribles tragédies dans cette cour. — Encycl. La tragédie, création la plus élevée de l'art dramatique eut, dit-on, pour créateur le poêle Thespis, qui parcourut la Grèce, de bourgade en bourgade, pour représenter ses pièces, il eut pour successeurs les Athéniens Phrynis et Alcée, puis Charilus et enfin Eschyle qui donna à la tragédie sa forme définitive. Sophocle et Euripide élargirent le domaine tragique.
Chez les Romains, les premières pièces de ce genre ne furent d'abord que des traductions du théâtre grec. La mode vint ensuite de représenter des pièces originales. Asinius Pollion et Sénèque furent les deux plus grand tragiques latins. Vers la fin du moyen âge, le théâtre naquit chez nous par les essais de Jodelle el de ses contemporains, puis par ceux de Garnier et de Hardy. Plus tard vinrent Rotrou, imitateur des Espagnols, Mairet, Scudéry, d'Aubignac, qui introduisirent les règles des unités; Corneille et Racine, qui portèrent la tragédie à son plus haut degré de grandeur, d'énergie et de simplicité. Après eux, le genre classique déclina lentement avec Voltaire, Crébillon, Saurin, de Belloy, Laharpe, Ducis et Chéniei'; de nos jours, Népomucène Lemercier, Casimir Delavigne et Ponsard, ont essayé de le relever; mais il a été remplacé par le genre romantique que représente le drame, mélange du terrible et du grotesque. Le drame, tel que nous le comprenons, paraît être d'origine anglaise. (Voy. Shakespeare.) Il fut cultivé, chez nous, par Diderot, Sedaine, Mercier et Beaumarchais, au sviii= siècle; par Hugo, les deux Dumas, Emile Augier, Méry, Géraid de -Nerval, Balzac, Barrière, el vingt autres au xjx' siècle.
' TRAGÉDIEN, ENNE s. Acteur, actrice tragique : c'est un grand tragédien, une grande tragédienne.
' TRAGI-COMÉDIE s. f. Pièce de théâtre, dans laquelle un représente une action sérieuse enlri: de.s personnes considérables, mêlée d'incidents et de personnages qui peuvent appartenir à la comédie, el dont le dénoûment n'e.st point tragique ; Plaute a appelé son Amphitryon une tragi-comédie; des tragi-comédies. — Pièce de théâtre, du même gunre, où il n'y a ni incidents ni personnages comiques : le Cid a été donné sous le nom de tragi-comédie.
• TRAGI-COMIQUE adj. Se dit de quelque accident làolieux qui lient du comique : cette aventure a quelque chose de tragi-comique événements tragi-comiques.
' TRAGIQUE adj. Qui appartient à la tragédie : poème tragique. — Funeste : événement tragique. — s. m. Le genre tragique : ce poéie s'est voué au tragique. — Auteur de tragédies : les tragiques ip'ecs.
• TRAGIQUEMENT adv. D'une manière tragique : il est mort tragiquement.
TRAGOPAN s. m. (gr. Irugos, bouc; Pan, 11. pr.;. .Nom donné par Cuvier aux oiseaux de la famille desfaisanscompris dans le genre ceriornis (Swains.). On en connaît trois ou quatre espèces qui habitent les sombres et efiaisses forêts de pins des hautes montagnes de l'Asie centrale; leur plumage est très brillant, mélangé de noir, de bleu, de teintes dorées, avec des taches blanches semblables a des yeux. L'espèce la mieux connue est le faisan à corne (ceriornis satyra, Swains.j, de la laïUe d'une grosse volaille de basse-cour; le mâle a les côles de la tête nus, et, au printemps, derrière chaque œil, une longue corne bleuâtre et rougeâlre dirigée obliquement en arriére, et, sous la gorge, de longs caroncules bleus nus, et extensibles. Les tragopaus sont solitaire^ el timides. Leur nom rilure consiste en graines, raciues, insectes el larves.
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TRAGUS s. m. [tia-guss] (gr. tragos). Anat. Eininence placée en avant de l'orifice ne l'oreille externe; on la nomme ainsi parce qu'elle se garnit de poils chez les vieillards.
• TRAHIR v. a. (lat. tradere, livrer). Faire une prriide à quelqu'un, lui manquer de foi : .Judas trahit Notre -Seigneur. — Fig. Trahir LA vÉmxiî, parler contre la vérité^ — Fig. Trahir ses sentiments, sa conscience, son devoir, SA promesse, sa foi, ses serments, etc., parler, agircontre sessenlimenls, son devoir, sa promesse, sa foi, ses serments. — Déceler, faire connaître :
Ud seul mot, un soupir, un coup d'œil nous trahit. Voltaire. Œdipe, acte lU, se. !•*.
— Ne pas seconder, rendre vain, décevoir : ta fortune a trahi nos efforts. — Se trahir v. pr. Agir contre ses intérêls; découvrir imprudemment ce que l'on voulait tenir caché.
Et puisqu't-nOn mon coeur ne saurait se trahir, Je veux qu'il me déteste, afin de le hair.
J. RiciKB. La Thébaide. acte IV, se. i'*.
• TRAHISON s. f. Action de celui qui trahit, acte d'une méchanceté perfide : trahison Idclie. insigne. — Haute trahison, se dit des cri.-iies qui intéressent au premier chef la sûreté de l'Elal : il fut accusé de haute trahison.
— Législ. « Les crimes de haute trahison sont ceux qui attentent à la sûreté extérieure ou à la sûreté intérieure de l'Etat. Ces crimes sont prévus par les articles 73 à 101 du Code pénal, et la plupart d'entre eux sont punis de mort. Nous en avons déjà cité le plus grand nombre. (Voy. Attentat, B.vnde, Machination, etc.) Si le faitcommisa un caractère politique, la peine de mort est remplacée par la transportation dans une enceinte fortifiée (L. 8juin I8ij0|. Cescrimes sont jugés parles cours d'assises; néanmoins, jusqu'à ce que l'arrêt de renvoi ait été rendu par la chambre des mises en accusation, le président de la République a le droit de constituer le Sénat en cour de justice, par un décret rendu en conseil des ministres, pour juger toute personne prévenue d'attentat contre la sûreté de l'Etat. Le président de la République est lui-même déclaré par la constitution du îo février '187.5, personnellement responsable devant les Chambres dans le cas de haute trahison; mais il ne peut être mis en accusation que par la Chambre des députés, jugé que par le Sénai. il en est de même pour les ministres, lorsqu'ils ont commis des crimes iiaiis l'exercice de leurs fonctions (L. i6 juillet 1873, art. 12). — La peine de mort est prononcée, pour fait de trahison, non seulement contre tout Français qui a porté les armes contre la France (C. pén. 7b); mais aussi contre tout militaire ou marin français ou au service de la France qui a entretenu des intelligences avec l'ennemi; contre tout prisonnier de guerre qui, ayant faussé sa parole, est repris les armes à la main; el contre tout ennemi qui s'est- introduit, sous un déguisement, dans uu établissement militaire ou dans les travaux, camps, bivouacs ou cantonnements d'une armée. (Code jusl. milit. 204 et s.; Code just. maril. 262 et s.i. »
ICh. y.) •
TRAHISSEUR, EUSE s. Personne qui trahit.
TRAHIT SUA QUEMQUE VOLUPTAS expression lat. qui signifie : Chacun se laisse entrainer par son penchant.
TRAILLE s. f. [Il mil.] (rad. lat. traiterc, tirer). Bateau qui sert a passer les grandes rivières; espèce de bac qu'on nomme aussi Pont vulant.
TRAILLGN s. m. Petite traille
• TRAIN s. m. (rad. iat. îm/iere, tirer). Allure. Se dit principalement des chevaux el des autres bêtes de voiture : le trai7i de ce eheval est doux. — Aller bon train, se uil d nue personne qui va fort vile, soit à pied, soit à cheval, soit en voiture : il se fuit tard,
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allons bon train. — Lu parlant des chevaux, des mulets, des bœufs et des autres bêtes de service, signifie aussi, la partie de devant et de derrière d'où partent leurs mouvements ; ce cheval a le train de devant faible. — En parlant d'un carrosse, d'un chariot, signifie, tout le charronnage qui porte le corps du carrosse ou du chariot ; faire mettre un train neuf à une voiture. — Suite de valets, de chevaux, de mulets, etc. : il marche avec un grand train. — Suite de bêtes destinées soit à la subsistance, soit au transport : un grand train de bœufs, de chevaux, etc. — Sedit,fam., des gens de mauvaise vie : cet homme a du train, adumauvais train chez lui; le commissaire a fait sauter tottt le train, tout le mauvais train gui était dans so)i quartier. Ce sens vieillit. — Bruit, tapage, vacarme, comme en font d'ordinaire les gens ivres, les gens mal élevés, grossiers : faire du train, beaucoup de train. — Long assemblage de bois, soit de charpente ou de menuiserie, soit de chautfage, qui est assujetti avec des perches et des liens en forme de radeau, et qu'on met à flot sur un canal ou sur une rivière : train de bois flotté. — Courant, marche des affaires : l'affaire va son train. — Cenre de vie : cet homme mène un train de vie réglé. — Etre en train, mettre en train, être en action, en mouvement : quand il est en train, rien ne lui coûte.
Le régal fut fort honnête.
Rien ne manquait au festin; Moi quelqu'un troubla la léte Pendant qu'ils étaient en train.
La FoHTAina.
— Chemin de fer. Suite de wagons traînés par une locomotive. — Train de plaisir, train disposé pour conduire dans un endroit déterminé un grand nombre de voyageurs et pour les ramener, l'aller et le retour se faisant a prix réduit. — Typogr. Train de la presse, partie de la presse sur laquelle on pose la forme et qui avance sous la platine et s'en retiie par le moyen de la manivelle. — Mise en TRAIN, action de fout disposer pour le tirage d'une forme. — Train blindé. (V. S.)
* TRAÎNAGE s. m. Action de traîner. Se dit principalement en parlant des voitures appelées traîneaux : la saison, le temps du traînage.
•TRAÎNANT, ANTE adj. Qui traîne à lerre ; robe traînante. — Drapeaux traî.vants, ■ irapeaux qu'on portait renversés, el qu'on laissait traîner, à la pompe funèbre d'un général d'armée. — Piques traînantes, piques qu'on y portait renversées, le fer tiainant à lerre. — Fig. Discours traînant, style traî- .nant, discours, style languissant, qui renferme peu de choses en beaucoup de paroles. Voix traînante, voix monolune el lente.
* TRAÎNARD s. m. Soldats qui reste en arrière de la troupe avec laquelle il doit marcher : lestrainards de l'armée. (Voy. Traîneur.)
— Par ext. Homme lent, négligent : quel insupportable traînard. (Fam.) — «Au le:i'. Traînarde.
' TRAÎNASSE s. f. Nom que l'on donne <[uelquefois à la renouée commune, parce que ses liges sont couchées.
* TRAÎNASSER v. a. Traîner avec lenteur : il traînasse trop cette affaire. — Absol. Cet homme ne fait que traînasser.
' TRAÎNE s. f. N'est usité que dans ces phrases : Des perdreaux qui sont en traîne, des perdreaux qui ne peuvent pas encore voler, ni se séparer de leur mère ; et. Un bateau QUI est a la tkaIne, un bateau qui est traîne par un autre.
■ TRAÎNEAU s. m. Sorte de voiture sans roues, dont on se sert pour aller sur la neige ou sur la glace, soit par nécessite, soit par [ilaisir : aller en traîneau. — Se dit aussi de certaines voitures sans roues, dont on se sert
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en toutes saisons pour Iransporler des marchandises dans les rues. — Grand filet qu'on traîne dans les champs pour prendre des alouettes, des cailles, des perdrix, etc., ou dans les rivières pour prendre du poisson :on 711' chasse aux traîneaux que pendant ia nuit. — BATK.iU-TRAïNEAU, légère embarcation à voiles, munie de patins et montée sur un traîneau, qui sert à voyager sur les lacs du Canada et sur les canaux de la Hollande, lorsque les eaux sont gelées : des bateaux-traineaux.
' TRAÎNÉE s. f. Petite quantité de certaines choses répandues en longueur, comme blé, farine, cendre, plâtre, etc. : te sac de plâtre s'est troué, et a fait une longue traînée sur le chemin. — Longue suite de poudre à canon dont on se sert pour porter le feu à l'amorce : on fit une traînée de poudre pour faire jouer les boites. — Trace qu'on fait avec des morceaux de charogne, pour attirer un loup dans le piège par l'odeur : les vieux loups ne se prennent pas à la traînée. — »■* Pop. Femme de mauvaise vie.
TRAÏNEMENT s. ra. Action de traîner.
; TRAInER v. a. (lat. trahere). Tirer après soi ; Us ckevanx qui traînent un carrosse. — Cet homme traîne la jambe, il ne marche pas ferme de cette jambe-là, et il ne la porte que lentement après l'autre. — Allonger, différer, en parlant de celui qui ne veut pas finir, qui ne veut pas terminer une affaire dont il est le maître : il y a six moi.< que ce rapporteur inc traîne pour le jugement de mon procès. — Traîner v. n. Pendre jusqu'à terre : un manteau, une robe qui traîne. — Se dit, par ext. en parlant de certaines choses qu'on laisse exposées où elles ne devraient pas être, au lieu de les mettre à leur place : vous laissez tramer vos clefs, votre argent sur une table. — Se dit encore d'une personne qui est en langueur sans pouvoir se rétablir : il y a longtemps qu'il Iraine. — Se dit en outre des soldats qui, dans les marches, allant trop lentement, se trouvent derrière la troupe, à quelque distance; et des bâtiments d'une flotte, d'un convoi qui, marchant ou manœuvrant mal, restent toujours en arrière. — Se dit également des chiens de meute qui ne suivent pas le gros de la meute danslachasse: dans toute sa meute, il n'y a pas un chien qui traîne. — Billard, conduire quelque temps sa bille sans qu'elle quitte le bout de la queue.
— Se tréiîner v. pr. Se glisser en rampant : (■■■ chasseur se traîna pour approcher le gibier.
— Marcher avec grande peine : je me traînerai là comme je pourrai. — Fig. Dans les trois premiers actes de ce drame, l'action ne fait que se tramer, se traîne.
TRAÎNERlEs. f. Action de traîner.
* TRAÎNEUR s. m. Celui qui Iraine quelque chose. En ce sens, on ne l'emploie guère que dans cette locution fain., aujourd'hui peu usitée, Traîneur d'épéeI, vagabond, fainéant qui porte l'épée, et qui n'est engagé dansaucun service, qui n'a aucune charge. — Se dit aussi des chasseurs au traîneau : les gardes-chasse ont pris des traîneiirs dans la plaine. — Se dit encore des soldats qui ne marchent pas avec leur troupe, et qui demeurent derrière, par manque de force, ou de bonne volonté : dans les marches d'armée, il y a souvent beaucoup de traineurs. — Se dit aussi des bâtiments d'une lloUe, d'un convoi qui restent toujours en arrière. — Se dit également, en termes de chasse, des chiens qui ne suivent pas le gros de la meute.
TRAÎNOIR s. m. Agric. Instrument dont on se sert pour écraser les moties.
' TRAIRE V. a. (lat. trahere). Je trais, tu trais, il trait; nous trayons, vous trayez, ils traient. Je trayais. J'ai trait Je trairai. Je trairais. Trais, trayez. Que je traie. Que j'eusse trait. Trayant, 'i'irer. iN'est guère usile qu'en parlant de certaines femelles d'animaux dont |
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on tire le lait : traire les vaches. On dit de même. Traire du lait.
' TRAIT s. m. (lat. tractu.<:). Terme générique, qui signifie également les flèches qu'on tire avec l'arc ou avec l'arbalète , et les dards, les javelots qui se lancent avec la main : décocher, lâcher un trait.— Se dit, fig., des attaques de la raillerie, de la médisance de la calomuie, etc. : un trait de satire, de médisance. — Une certaine longe de corde ou de cuir avec laquelle les chevaux tirent : une paire de traits. — Chasse. Longe à laquelle est attaché le limier qu'on mène au bois : laisser aller un limier de la longueur du trait. -— Ce qui emporte l'équilibre de la balance, et la fait trébucher : aux marchandises qui sont en grand volume et d'un grand poids, le trait doit être plus fort.
Ne rien prendre, il est inhumain; Pendre de l'un c'est conscience ; Prenez de l'une et l'autre main, Pour tenir au irait la balance.
Dbs ACCUItDS.
— Ce qu'on avale de liqueur, ou l'action d'avaler quelque liqueur tout d'une haleine : il a vidé son vt rre d'un seul trait. — Ligne qu'on trace avec la plume : irait de plumet— Peint. Ligne au moyen de laquelle on imite la forme d'un objet : dans les contours que trace un habile artiste, le trait doit être léger ou interrompu dans les lumières, et ressenti dans les ombres. — Tracé des opérations nécessaires pour tailler et pour appareiller les matériaux d'une construction : le maçon, le cheirpentier, le menuisier, doivent connaître, apprendre le trait. — Se dit également, surtout dans les arts, de certaines lignes qu'on trace pour servir de marque : trait de niveau. — Linéaments du visage; et alors s'emploie surtout au pluriel : ce jeune homme a tous les traits de son père.
i fait \oir l'objet qu'on aime, trait pour trait.
Florun.
— Action qui marque une intention favorable ou nuisible à quelqu'un : ce trait a bien prouvé votre affection pour nous. — Se dit, en général, des actions qui ont quelque chose de remarquable : un beau trait. — Fait, événement remarquable : ily a un trait dans l'histoire qui a rapport à ceci. — Ce qui distingue ou caractérise une personne, une chose : tes traits de ressemblance que ce grand homme eut avec les héros de l'antiquité. — Se dit aussi, fig., des beaux passages d'un discours, de ce qu'il y a de plus saillant, de plus brillant dans un discours : il y a de beaux traits dans ce discours. — Pensée vive, brillante, imprévue : cet ouvrage est plein de traits, pétille de traits. — Lit. cathol. Se dit de certains vei'sets que l'on chante à la messe entre le graduel et l'évangile. — Jeu d'échecs et Jeu de dames. Avantage de jouer le premier : donner le trait. — Rapport d'une chose à une autre : cette affaire n'a aucun trait à l'autre.
' TRAIT, AITE part, passé de Traire. — Se dit des métaux passés parla filière et qui ne sont point encore mis sur la soie : de l'or trait. — Substantiv. Des boutons de trait.
* TRAITABLE adj. Doux, maniable, avec qui on peut facilement traiter : il est fort traitable.
* TRAITANT s. m. Celui qui se chargeait du recouvrement des impositions ou deniers publics, a certaines conditions régleespar un traité : gros traitant.
•TRAITE s. f. (lat. trnctus). Etendue de chemin qu'un voyageur fait d'un lieu à un autre sans s'arrêter, sans se reposer : aller tout d'une traite d'un lieu à un autre. — Transports de certaines marchandises, telles que blés, vins, etc., d'une province à une autre, ou d'un Etat à un autre : il s'est fait de grandes traites de blés, de ijrandes traites de vins.
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— Trafic que font des bâtiments de commerce sur les côtes d'Afrique, en échangeant leurs marchandises contre des dents d'éléphants, de la gomme, de la poudre d'or, etc. ou même contre des esclaves ; c bâtiment fait la traite; il va en ti-aite. il est en traite.
— Commerce des banquiers : ce qui caractérise une lettre de change, c'est la traite de place en place. — Lettre de change même: donnezmoi une traite sur Hambourg. — S'est dit aussi de certains droits qu'on levait sur les marchandises qui sortaient du royaume, ou qui y entraient, ou même qui passaient d'une province dans une autre : les traites foraines.
— Monnaie. Tout ce qui fait la diminution de la valeur intrinsèque des espèces monnayées : la traite comprenait le seigneuriage, te brassage, et les remèdes de poids et de loi. Ce terme est hors d'usage maintenant en France, où l'on ne retient que les frais de fabrication et les tolérances supérieures aux termes moyens. — Encycl. « On donnait autrefois le nom de traitles ou traites aux droits de douane qui frappaient les marchandises à l'entrée dans le royaume ou à la sortie. (Voy. Douane). La traite des esclaves, qui a si longtemps déshonoré le pavillon de plusieurs nationsdelEurope,aété abolie parle parlement britannique, en 1808. La traite a été ensuite condamnée par le congrès de Vienne en 1815, par la conférence d'Aix-la-Chapelle en 1818 et par le Congrès de Vérone en 1822. Mais, quelles qu'aient été les mesures coercitives employées par les grandes puissances maritimes de l'Europe, qui se sont donné mutuellement le droit de visiter leurs bâtiments de commerce ayant touché aux côtes d'Afrique, la traite clandestine a continué à subsister et à donner d'énormes profits à ceux qui se livrent à ce hideux commerce. Le seul remède à la traite est l'abolition de l'esclavage dans tout pays. La France a proclamé ce principe d'abord sous la Convention, puis en 1848 ; l'Angleterre agit de même en 1838, les Etats-Unis d'Amérique ont fait aussi ce louable sacrifice ; l'empire du Brésil a adopté l'alfranchissement des nègres avec des réserves temporaires, et, sauf les pays musulmans, l'Espagne monarchique et catholique est la seule nation civilisée qui maintienne encore aujourd'hui cette institution barbare.» , ICb. y.)
• TRAITE s. m. (lat. tractatus). Ouvrage où l'on traite de quelque art, de quelque science, de quelque matière particulière : traité de mathématiques. — Convention faite entre des souverains, entre des Etats : traité de paix. (Voy. Douane.) — Convention des particuliers entre eux, ou avec le souverain, avecle gouvernement, avec l'administration : le traité que les entrepreneurs ont /ait avec le gouvernement. — Principaux TRAITÉS ue l'histoire moderne et CONTEMPORAINE : Aix-la-Chapelle, 2 mai 1668. Amiens, 25 mars 1802. Anvers, 4 avril 1609. Augsbourg, 9 juil. 1686. Bade, 7 sept. 1714. Bâre,:;2juil. 1795. Bayonne, 3 mai 1808. Berlin, 5 nov. 1808. Berlin, 21 oct. 1866. Berlin,
13 juillet 1878. Breda, 25 juillet 16G7. Brétigny, 8 mai 13G0. Cambrai, o août 1529. Campo-Formio, 17 001.1797. Conflans, 5 oct. 1463. Crécy, 1544. Fontainebleau, 2 sept. 1679. Fontainebleau, 8 nov. 1785. Francfort, 10 mai 1871. Gastein, 14 août 1863. Gand, 24 déc. 1814. Haye (la), 21 mai 1659. Haye (la), 7 mai 1669. Hambourg, 2 mai 1762. Hanovre, 3 sept. 1725. Laybach, 6 mai 1821. Leoben, 18 avril 1797. Lisbonne, 13 févr. 1668. Londres, 6 juil. 1829. Londres, 15 nov. 1831. Londres, ISjuil, 1840. Londres, 11 mai 1867.Lubeck, 22 mai 1629. Lunéville, 9 févr. 1801. iMulrid,
14 janv. 1326. Munster, 24 oct. 1648. iNimègue, 10aoûtl678.Noyon, 16 août 1516. Paris, 10 févr. 1763. Paris, 20 juin, 1784. Paris, 15 mai 1796. Pans, 6 janv. 1810. Paris, Il avril 1814. Paris, 10 juin 1817. Paris, 30 mars 1856. Paris, 26 mai 1857. Pékin, 24 août