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pèces les plus répandues, nous citerons le trèfle commun ou trèfle rouge {trifolium pra- <enje), originaire de toute l'Europe et cultivé en grand. On le sème, au printemps dans une céréale (de 6 à 20 kilogr. de graine par hectare, suivant la richesse du terrain): il donne ordinairement de bons produits pendants ans. Le trèfle blanc, petit trèfle., trèfle
TrèDe blanc ITrifoliiii
pens).
TREBONIEN, Trebonianus Gallus, empereur romain. Il fut proclamé par l'armée après la mort de Decius et fut tué par ses propres soldats l'an 233.
' TRÉBUCHANT, ANTE adj. Qui trébuche.
Ne se dit guère qu'en parlant de monnaies d'or et d'argent, et signifie, qui est de poids: ces pièces de monnaie sont trébuchantes.
'TRÉBUCHEMENTs. m. Action de trébucher. (Peu us.
• TRÉBUCHER v. n. Faire un faux pas : il ne peut faire un pas sans trébucher. — Tomber : le pont fondit sous leurs pieds et ils trébu"hèrent dans la rivière. — Se dit d'une chose qui emporte par sa pesanteur celle contre laquelle elle est pesée : ce n'est pas astez qu'une pièce de monnuie d'or soit entre deux fers, il faut qu'elle trébuche.
• TRÉBUCHET s. m. Piège en forme de cage, uonion se sert pour attraper les oiseaux : cet oistfuu a donné dans le trébuchet,
Trèfle commun llritoliumpratense).— a. g'vusse; 6. jraine, suent pas seulement par la disposition de leurs triples feuilles, mais aussi par celle de leurs fleurs, disposées en épi serré ou en capitule. Leur fruit est une. petite gousse contenant de 1 à 4 graines. Parmi lès es-
rampanl ou trèfle de Hollande [Irifolittm repcm) e;L plus répandu dans le Nord. Letrèfle incarnat [trifolium incarnntum) , appelé aussi farouche, donne un fourrage liâtif et abondant; il permet d'utiliser les terres sablonneuses et brûlantes.
TBÉFLÉ. ÉE adj. Qui a la forme du trèfle.
• TRÉFONCIER s. m. (rad. tréfonds). Propriëtau-e du tonds et du tréfonds.
• TRÉFONDS s. m. (contr. du lat. terrx fundus, tonds de terre). Anc. coutume. Lé fonds qui est sous le sol. et qu'on possède comme le sol même: vendre le fonds et le tréfonds. On écrit aussi. Très-fonds. — Fig. et Ihm. Savoir le fonds et le tréfo.nds d'd.ne affai:;e. la posséder parfaitement.
TRÉGUIER, Trecorium, ville maritime et ih.-l. de cant., arr. et à 19 kil. E.-N.-E. de Lannion (Côtes-du-Nord), au confluent du Guindy et du Jaudy qui y forment un port, a 8 kil. de la mer; o,0j1 hab. Commerce de céréales, huile, tourteaux; huitres et maquereaux. Ancien évèché. Belle cathédrale, commencée au xii' siècle et possédant des cloîtres remarquables. Cette ville, formée au vi= siècle, autour d'un monastère fondé par Tugdual, fut très florissante jusqu'en 1592, époque où elle fut pillée et ruinée par les Espagnols.
TREIGNAC, ch.-l. de cant., arr. et à 40 kil. N. de Tulle (Corrèzei. sur la Vezère; 2,866 hab. Ruines d un ancien château fort.
"TREILLAGES, m. (fr.(rc(7/e,.AssembIagede perches, de lattes ou déchalas posés horizontalement et verticalement, et liés l'un à l'autre par petits carrés, pour former des bfrceaux, des palissades ou des espaliers dans les jardins. U y en a aussi qui ne servent qu'à la décoration : il a fait faire un treillage.
TREILLAGER v. a. Garnir de treillage.
" TREILLAGEUR s. m. Ouvrier qui fait des treiliaijes ou des treillis.
* TREILLE s. f. (lat. trichila). Berceau ou couvert fait de ceps de vigne entrelacés et soutenus par un treillage, par des perches, ou par des barreaux de fer : à l'ombre d'une treille. — Ceps de vigne qui montent contre une muraille ou contre un arbre. — Fig. Le JUS DE LA treille, le vin.
* TREILLIS s. m. Ouvrage de mêlai ou de bois, qui imite les mailles en losange d'un filet, et qui sert de clôture, sans intercepter l'air ni la vue : treillis de fer pour un ploir.
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— Sorte de toile gommée, lissée et luisante : treillis noir. — Espèce de pi-osse toile dont on fait des sacs, et dont s'iiabillent des paysans, des manœuvres, etc.
• TREILLISSER v. a. Garnir de treillis de bois ou de métal : treillisser une fenêtre.
TREIZAIN s. m. (rad. treize). Monnaie qui valait 13 deniers.
TREIZAlNEs. f. Réunion de treize objets semblables.
• TREIZE adj num. (lat. Iredecim). Dix et trois : treize 'personnes. — Treizième : chapitre treize. On écrit ordinairement : GrÉi/oireXIIl, Louis XIII. — s. m. Le produit de treize multiplié par deux. — Le treize du mois, le treizième |our du mois.
• TREIZIÈME adj. Qui suit immédiatement le douzième : il est le treizième sur la liste. — La TREizifc..MK PARTIE, OU, substauliv., La treizième, chaque partie d'un tout qui est ou que l'on conçoit divisé en treize parties égales : payer le treizième.
' TREIZIÈMEMENT adv. En treizième lieu.
TRÉL AT (Ulysse), médecin et homme politique, né a iMontargis, le 13 nov. 1795. mort en janv. 1879. Il se montra, en 1830, opposé au gouvernement de Juillet et la Révolution de 1848 le jeta dans la politique militante. Après avoir été commissaire du pouvernementdans l'Allier, le Puy-de-Dôme, laCreuse et la Haute-'Vienne, il fut envoyé par les électeurs du Puy-de-Dôme à la Constituante, devint vice-président de cette as^eml)lée, reçut le porteleuille des travaux publics, le 12 mai 1848 et le déposa le 18 juin de la même année. On a de lui quelques mémoires et rapports sur la Folie.
•TRÉLINGAGE s. m. Mar. Gros filin qui attache les bas haubans de bâbord avec ceux de tribord.
TRÉLINGUER v. a. Consolider par un trélinga;;e.
TRÉLOK, ch.-l. de cant., arr. età16kil.
S.-E. d'Avesnes (Nord); 4,308 hab. Haut fourneau.
• TRÉMA adj. (gr. tréma, point). Se dit d'une voyelle accentuée de deux points qui avertissent qu'elle se détache de la voyelle précédente ou suivante. Ces deux points ne se mettent que sur trois voyelles, è, i, ù. (Gaéle, naïf, ïambe, Saûl.) Un ë tréma. Un ï tréma. Vn û tréma. — s. m. Se dit de ces deux pomts : mettez un tréma sur cet i.
" TRÉMAIL s. m. 'Voy. Tramail.
• TREMBLAIE s. f. Lieu planté de trembles.
TRÈMAÈRE s. m. (gr. tréma, trou ; aêr, air). Stigmate du thorax des insectes.
TREMAT s. m. Nom donné à des bancs de sable dan.s la basse Seine.
TRÉMATISER v. a. Gramm. Marquer d'un tréma.
TRÉMATODE adj. (gr. trematôdés, percé).
Zool. Qui est percé de |)lusieurs trous. — s. m. pi. Groupe de vers intestinaux à corps aplati et mollasse, pourvu de suçoirs. L'exemple le plus familier de ces parasites est la douve ou dislome, qui vit dans le foie du mouton, du bœuf, du cheval, du porc, etc.
TREMBLADE (La), ch.-l. de cant., arr. et à 8 kil. S. de Mareniies ^CIlarente-Infél ieure) ; 3,647 b.ib. Pelil p.irt sur la Seudre, à 8 kil. de la mer. Huîtres, vins blancs, eaux de-vie. Construction de navires. Cette ville était importante avant la révocation de l'édit de -Nantes.
TREMBLAIE s. f. Terrain planté de trembles.
* TREMBLANT, ANTE adj . Qui tremble :
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pdle et tremblant. — Pièce de bœuf tbemblanie, pièce de bœuf si grosse et si entrelardée de graisse, qu'elle tremble au moindre mouvement.
* TREMBLE s. m. Espèce de peuplier dont le feuillage tremble au moindre vent. (Voy. Pel'plieb.)
• TREMBLÉ, ÉE adj. N'est guère usité que dans cette locution, Ecriture tremblée, écriture tracée par une main tremblante. On le dit aussi d'une écriture particulière dont les tr.iits, au lieu d'être droits, sont sinueux. On dit également. Des lignes tremblées. — s. m. Typogr. Filet serpentant, et alternativement gras et niaijjre : un tremblé.
•TREMBLEMENT s. m. Agitation de ce qui tremble : il lui prit un grand tremblement. — Tremblement de terre, secousse qui ébranle violemment la terre : la Sicile est sujette à de grands tremblements de terre. — Mus. Sorte de cadence précipitée, qui se fait, soit en chantant, soit en jouant de quelque instrument : il faut faire un tremblement sur cetlf note. — Une grande crainte : // ne fuut point de tremblement dans cette affaire. — Tremblements DE terre, ébranlement du sol produit par des forces naturelles. Toutes les parties du monde sont sujettes a des ébranlements de ce genre; ils sont souvent indiscernables, excepté au moyen d'instruments très sensibles; mais d'un autre côté, ils occasionnent quelquefois les plus terribles désastres. L'étude des tremblements de terre, élevée à la hauteur d'une science par les écrivains contemporains, s'appelle seismograpbie (grec seismos. tremblement de terre). (Voy. Séismographe et Seismographie.) Parmi les auteurs de l'antiquité, Aristote, Strabon, Sénèque, Pline, Josèphe et d'autres donnent de nombreux faits mêlés à des théories fantaisistes, au sujet des tremblements de terre. Au début du mouvement scientifique moderne, Flamsteed et autres ont cherché, mais sans grand succès, à faire avancer, par leurs observations et leurs théories, la connaissance qu'on avait de l'origine de ces commotions. On peut classer dans cette catégorie le mémoire de Michell publié en 1760. Au nombre des ouvrages modernes les plus importants sur la nature et l'origine des tremblements de terre, il faut citer ceux du D' Thomas Young, de Gay-Lussac et de Mallet, lesquels ont fait avancer nos connaissances sur les forces agissant dans les tremblements de terre. La relation intime qui existe entre les phénomènes géologiques d'un côté, et les volcans et tremblements de terre de l'autre, a été exposée avec plus ou moins de détails par Léopold von Buch, Dana, Daubeny, Humboldt, Lyell, Murchison, Scrope, etc. ; les lois reconnues de la dynamique, de la chaleur, et de la force des matières, ont été appliquées avec beaucoup de succès à la question de l'origine de ces phénomènes, par Houghton, Hopkius, Oldham, Prévost, Ihorason, et surtout par Mallet. (Voy. sa prélace au Vesuvius de Palmieri, Londres, 1873). En fait de tiaités généraux, Eartlu/uakes , Volcanoes , and Mountain Building (1871), par J. D. Whitney, et Leismopiroloijia (1S69), de Boccardo, sont parmi les plus récents. — Un des plus anciens tremblements de terre survenus en Italie dont il soit fait mention, est celui de l'an 63, qui détruisit en partie Herculanum et Ponipéï, 16 ans avant le temps où ces cités furent ensevelies complètement sous la lave et les cendres du Vésuve. Le tremblement de terre de 1783 en Calabre fut un des plus terribles que l'on connais>e ; il causa la mort de 100,000 personnes environ, et se fit sentir dans une grande partie de l'Europe. La secousse eut son point de départ au centre de l'Europe; la coniinoliun passa sous la mer sans produire aucune grande ondulation de la mer ;
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mais, en arrivant, sur la côte opposée de la Sicile, elle détruisit la ville de Messine. Lisbonne fut atteinte le I'"' nov. 173.5 par un des plus mémorables tremblements de terre qu'ait enregistré l'histoire. Le bruit sourd qui précède la plupart des tremblements de terre fut immédiatement suivi par la grande secousse qui renversa le principal quartier de la ville. La mer se retira, laissant la barre à sec, et revint au bout d'une minute, en une grande vague de plus de 50 pieds de haut. On estime que plus de 60,000 personnes périrent en six minutes. Une partie de la ville fut engloutie sous les eaux de la baie à une profondeur de 600 pieds. Le choc se sentit dans les Alpes et sur la côte de Suède ; en Bohême, les sources thermales de Tœplitz disparurent momentanément, puis jaillirent de nouveau, inondant le pays d'eaux couleur d'ocre. La vitesse de l'ondulation produite par la secousse était d'environ 2,000 pieds par seconde, et elle partait probablement de dessous l'Océan, à quelque distance à l'O. du Portugal. La grande vaL'ue qui balaya la côle du Portugal avait près de 60 pieds de haut à Cadix; elle s'étendit jusqu'à Madère et peut-être jusqu'aux .Antilles. Dans le même mois, des tremblements de terre et des mouvements violents de la mer se produisirent par toute l'Europe et l'Amérique; ils étaient liés, sans doute, à celui de Lisbonne. — En Syrie, la Bible a conservé la mémoire de tremblements de terre sous le règne d'Achab, vers 900 av. J.-C, et sous celui d'Oydas, vers 800. Le tremblement de terre qui ravagea la Judée à l'époque de la bataille d'Aclium (31 av. J.-C.) n'avait jamais eu d'égal, au rap- , port de Joîèphe, et- coûta la vie à 10,000 personnes. L'antique cité d'Antioche lut à toutes les époques parliculiéremeut visitée par le tléau. En 113, lors du voyage qu'y fit l'empereur Trajaii, elle fut presque détruite, et l'empereur lui-même fut blessé. En 326, le plus épouvantable de tous se produisit; il fit périr 230,000 personnes. Le dernier date d'avril 187:!. Dans l'Inde, le tremblement de terre de 1819 submergea une étendue de pays de 5,000 kil. carr., près de la bouche de rindus, et une région voisine s'éleva en monticule. Aux Etats-Unis, en 1 81 1 , un tremblement de terre resté fameux se produisit dans la vallée du .Mississipi. Humboldt remarque que c'est un des rares exemples de l'ébranlement incessant du sol pendant plusieurs mois successifs, à une grande distance de tout volcan. Sur une étendue de 500 kil. au S. de l'Ohio, le terrain s'éleva et s'allaissa en longues ondulations; des lacs se formèrent, qui se desséchèrent ensuite. La surface du soi se crevassa de fissures dirigées pour la plupart N.-E. et S.-O. et quelquefois longues de plus d'un demi-kilomètre; de ces fissures jaillissaient souvent jusqu'aux cimes des arbres de la boue et de l'eau. On cite aussi parmi les plus terribles celui du 18 nov. 1753, qui doit se rattacher plus ou moins directement avec celui qui avait détruit Lisbonne le premier jour du même mois. II commença dans le Massachusetts par un grondement semblable au tonnerre. Au bout d'une minute, survint le premier choc, avec un soulèvement pareil à celui d'une longue lame de roulis. La plus forte secousse qu'on ait sentie dans les Etals-Unis de l'Est pendant ce siècle s'est produite le 19 oct. 1870; elle partit probablement de la région volcanique qui s'étend de 50 à 100 kil. au N.-E. de Québec, et atteignit Saint-Johns, le Nouveaii- Brunswick, Chicago et New-York. La rapidité de l'ondulation était d'environ 14,000 pieds par seconde. Celui du iO mars 1872 causa des dégâts considérables à San-Francisco. Le 7 juin 1792, un tremblement engloutit en quelques minutes sous la mer Port-Hoyal, i'i la Jamaï(jue. San-Salvador, dans, l'Amérique centrale, a été complète-
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ment détruit le 19 mars 1873. Il en était arrivé de môme à Caracas le "26 mars 1812. On peut ciler encore la destruction de Callao, en io86, de Quito en 1859, de Mendoza en 1861, et d'Arica en 18G8. Java, Manille, les îles du Japon sont toujours des centres d'activité volcanique et de tremblements de (erre. Parmi les tremblements de terre contemporains, il ne faut pas oublier celui qui bouleversa l'île d'Ischia le 28 juillet 1883. (Voy. IscuiA.) — Vers la fin de décembre 1884, l'Espagne fut affligée d'une série désastreuse de ces phénomènes. Le 'îb, vers 7 heures et demie, la première secousse fut ressentie à Grenade; elle dura 30 secondes, avec de fortes oscillations; dans la nuit, de H heures k 3 heures du matin, il y eut neuf nouvelles secousses; les dégâts furent [iresqiie nuls et l'on ne signala aucune victime; d'autres secousses firent lézarder plusieurs édifices. D'autres villes de la province de Grenade furent moins heureuses. A Archidona, une violente secousse détruisit un grand nombre de maisons (31 déc); la ville de Jagena fut entièrement détruite; à Albunachas, le sol s'entiouvril et l'église disparut dans une immense crevasse; seule, la flèche parut audessus du soi; 4 maisons de campagne, avec leurs habitants et des animaux furent englouties dans d'autres crevasses. A Vilez, plusieursmaisons s'effondrèrent Ie31 ; à Alhania, plus de 200 cadavres furent retirés de dessous les décombres. A Turrah (prov. de Malaga), des milliers d'habitants se trouvèrent sans asile et sans ressource. Le Ib janvier 188 . on établit que le nombre total des maisons détruites dans la province de Grenade par les tremblements de terre s'élevait à 3,240 et celui des maisons plus ou moins lézardées à 749. Les villes qui ont le plus souffert sont : .\lhama : l,3u2 maisons détruites, 280 lézardées; Albunelas : 362 maisons détruites, 146 lézardées; Arenas : 160 maisons détruites, 16 lézardées: Santa-Cruz : 164 détruites, 46 lézardées; Zafarraya ; 72 détruites, 103 lézardées; Murchas ; 803 détruites, 9 lézardées; Jayena : 100 détruites, 18 lézardées; Cacin ; Si détruites; 12 lézardées; Turro : 72 détruites, 17 lézardées; Ventas : 96 détruites, o3 lézardées. — Jia;)port entre les tremblements de teire et les volcmii. La relation intime qui existe entre ces phénomènes est visible, même pour l'observateur le moins attentif; mais ce n'est que de notre temps qu'on est arrivé sur ce sujet à des idées justes et exactes. D'une part, les tremblements de terre sont surtout fréquents dans les régions volcaniques; de l'autre, ils n'y sont nullement confinés; ils sont parfois accompagnés d'un développement ou d'une formation de volcans, et, en général, il n'y a point d'activité volcanique qui ne coïncide avec des secousses plus ou moins forte> de tiemblement de terre. La présence d'un volcan est une marque assurée d'un tremblement de terre antérieur, et la cheminée du volcan , en donnant une issue facile aux gaz, etc., à moins qu'elle ne se bouche, est, jusqu'à un certain point, une garantie que les tremblements de terre subséquents dans le voisinage immédiat seront d'une moindre intensité. — Relations atmosphériques. Les rapports entre l'atmosphère et les trrrablements de terre, bien que probablement accidentels, ont cependant leur importance. On a trouvé qu'il y a un accroissement marqué dans la fréquence et la violence des commotions pendant la saison pluvieuse, du moins dans certaines localités, et particulièrement, comme le dit Mallet {First Principles of Seismology . IS62), dans les pays très secs comme l'Asie Mi::euie et la Syrie, et dans les régions volcaniques, où les volcans ont surtout des éruptions de vapeur et où les neiges fondues et les grandes pluies se perdent rapidement dans de profondes
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fissures. Il semble qu'on ne puisse douter raisonnablement que, dans ces cas, la pression des eaux absorbées n'agisse sur les liquides de l'intérieur de la terre et n'augmente la vapeur et la lave des volcans, en même temps qu'elles peuvent donner lieu à des explosions internes de vapeur capables de produire des secousses de tremblement de terre. Les régions éloignées des volcans en activité et néanmoins particulièrement sujettes aux tremblements de terre sont, dans l'ordre de la violence des phénomènes : l'Himalaya et l'Inde, la Syrie, l'Algérie, la côte occidentale de l'Amérique du Nord, lu vallée du Mississipi, l'Ecosse, la iNouvelle-Angleterre, et la vallée du Saint-Laurent. Les pays qui, aujourd'hui, sont relativement exempts de commotions sensibles sont : l'Egypte, l'Europe et l'Asie septentrionale. l'Ausùalie, beaucoup de parties de l'Amérique du Nord, l'Est de l'Amérique du Sud et le Groenland. — Rapport des tremblements de terre avec le refroidissement terrestre. Voici une théorie très ingénieuse et aussi acceptable que celle de l'action volcanique; elle a été présentée par M. Jorel, membre de la commission seismologique suisse : « Le globe terrestre, en circulant dans l'espace, dont la température est très basse, perd de sa chaleur. En se refroidissant, il se rétrécit; en se rétrécissant, il se ride, et les rides ainsi formées sont les montagnes qui inégalisent la surface de notre sphéru'ide ; de même qu'une pomme, bien joufUue en automne à mesure qu'elle se dessèche, se couvre de rides qui sillonnent la pelure, de même notre vieille terre, dans sa sénilité, plisse son écorce en se refroidissant. Ces plissements gigantesques recourbent des couches sédimentaires , métamorphiques et cristallines, en rides descendant des sommets de l'Himalaya, des Andes ou des Alpes, jusqu'au plus profond des océans, et dans certains cas, jusqu'au fond des vallées étroites qui séparent les chaînes, dans le Jura, par exemple, mais ils ne se font pas sans rupture; les roches sont plus ou moins élastiques et plastiques, mais si la courbure qu'on leur demande est trop forte elles se fissurent. De même la nappe de glace qui couvre parfois nos lacs en hiver subit, sous l'action des variations de température, des dilatations et des contractions qui la fendent avec grand fracas, par des lignes de rupture traversant parfois le lac dans toute sa longueur. Or, de telles fractures ne se produisent pas sans un ébranlement de la masse, et cet ébranlement, quand il agit sur l'écorce du globe, est pour nous un tremblement de terre. » — Vagues des tremblements de terre. On donne communément ce nom aux grandes vagues océaniques qui accompagnent les tremblements de terre, et dont le centre est sous l'Océan. Cesvagues, tantquelles sont en pleine nier, forment des reiitlements très longs et très marqués; elles augmentent en passant sur les bas-fonds, et en approchant des rivages, elles s'y brisent souvent de la façon la plus désastreuse. — Nature de la secousse. La véritable nature du tremblement de terre, sans parler de son origine ou cause immédiate, a déjoué pendant longtemps les efforts des physiciens. En 1 807, le D"' Thomas Young donna comme probable que le mouvement de la terre en tous ses points est vibratoire, et qu'il se propage d'une manière analogue à celle des vagues sonores; mais il ne semble pas avoir distingué clairement entre les ondulations souterraines de la secousse et celles du son. Gay-Lussac, en 1823, adopta des vues semblables. En 1846, Mallet publia son travail sur The Dynamics of Earthquakes, dans lequel , sans indiquer spécialement l'origine première du tremblement de terre, il présente très clairement les vues acceptées généralement aujourd'hui sur la véritable nature des phénomènes observés à la surface