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de la terre. En voici les principaux points: un tremblement de terre est le pass.i"e au delà de l'observateur d'une onde de compression élastique, dans une direction quelconque depuis la direction verticale jusqu'à l'horizontale, à travers la croûte et le long de la surface de la terre, venant d'un centre d'impulsion ou de plusieurs, et qui peut être accompagnée de bruit et de mouvements de marée dépendant des circonstances de l'impulsion originelle. Lorsque l'onde de compression passe à travers une couche solide, chaque particule de terre accomplit un mouvement vibratoire analogue à celui qui se produit sur le passage d'une onde sonore, se dirigeant en avant et revenant sur ellemême, suivant une ellipse ou une courbe plus ou moins compliquée. C'est pendant le mouvement en avant que se manifeste la plus grande rapidité dans la direction vers le haut. Le mouvement de la terre vers le bas accompagne la partie rétrograde ou seconde moitié de l'onde; mais les mouvements rétrogrades sont généralement plus lents que les mouvements en avant, et par conséquent ont un effet moins destructeur. La torsion des blocs isolés, que beaucoup attribuaient à un mouvement circulaire ou tourbillonnement de la terre, est, en réalité, comme le montre Mallet, l'ellet d'un simple coup direct agissant avec l'inertie du corps et la friction à sa base, comme un couple mécanique. La rapidité de transmission dépend de l'élasticité de la roche ou de la terre; mais elle diminue rapidement suivant que la roche est ininterrompue ou non homogène; il s'ensuit qu'elle dillére en «énéral dans chaque direcUon. L'ondulation de la secousse, ou battement de la compression, se réfléchit ou se réfracte en rencontrant une nouvelle couche d'élasticité dill'érente, précisément comme dans le cas du son. De la même manière aussi il peut survenir des phénomènes d'intervention , et c'est dans de tels cas que les ondes cessent d'être rectilignes'ou elliptiques pour se changer en courbes plus compliquées. Lorsque le tremblement de terre a son origine au-dessous du lit de la mer, le choc vertical communiqué aux eaux produit une vague ou soulèvement, souvent d'une grande étendue, qui se répand dans toutes les directions avec une rapidité qui varie avec la profondeur de l'Océan, au point sur lequel elle passe, et qui, en arrivant sur les bas-tbnds, se précipite comme un brisant.
" TREMBLER v. n.(lat. Iremere). Etre agité, être niù par de fréquentes secousses ; les feuilles des arbres tremblent au moindre vent.
- Se du aussi des choses qui ne sont pas fermes, et qui s'ébranlent lacilement : onm peut avec sûreté passer sur ce plancher, sur ce pont, il tremble. — Activ. et pop. Trembler L.\ FIÈVRE, être dans le frisson de la lièvre.
— Craindre, appréhender, avoir graud'iieur : ce prince est redoutable, il fait trembler toute ''Europe.
Tremble, m'a-t-elle dit, BUe digne de moi, Le cruel Dieu des Juifs remporli; ausbi sur toi. Athatie, acte !«', se. v.
■TREMBLEUR, EUSE s. Celui, celle qui tremble. iN'est guère usité au propi'e ; se dit au fig., d'une personne trop circonspecte, trop craintive : vous ne l'engagerez jamais dans cette affaire, c'est un trembleur. — Nom que l'on donne à certains enthousiastes religieux appelés Quakers par les Anglais. (Voy. Quaker.)
"TREMBLOTANT, ANTEadj. Qui tremblote:
je le trouvai tout tremblotant de /raid.
TREMBLOTEMENT s. m. Action de trcmblotei'.
* TREMBLOTER v. n. Diminutif de trembler ; le froid le faisait trembloter.
TREM
TREMELLE s. f. (tal. tremella). Bot. Genre ' de chaiiipifinons gélatineux croissant librement sur la terre humide.
TREMELLINÉ, ÉEadj. Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte à la tremelle.
TRÉMEUR s. f. (lat. tremor). Frayeur.
(Vieux. I
* TRÉMIE s. f. .Sorte de grande auge carrée, fort large par le haut, et fort étroite par le bas, dan? laquelle on met le blé, qui tombe de là entre les meules pour être réduit en farine : la trémie est pleine. — Mesure dont on se sert pour le sel. — Sorte de boite dans laquelle on donne à manger aux faisans parqués.
* TRÉMIÈRE adj. f. N'est usité que dans cette dénomination. Rose trémiêre. espèce de grande mauve dont la fleur a quelque ressemblance avec la rose.
TREMOIS s. m. (lat. ires, trois; fr. mois). Agric Nom vulgaire du blé de mars qui ne reste que trois mois en terre.
'TREMOLOS, m. [Iré-mo-Io] fmot ital.).
Mus. Mouvement rapide et continu sur une note.
TRÉMOILLE (La), famille noble qui tirait son nom d'une terre du Poitou et dont les principau.\ membres furent : I. (Gui de), mort en 1398. Il défendit Troyes contre les Anglais (1380), accompagna Louis II de Bourbon en Afrique, fut fait prisonnier à la bataille de Nicopolis (t396) et mourut en revenant en France. — II. (Georges de), comte de Gui nés, de Boulogne et d'Auvergne et favori de Charles VII mort en 1446. Il assassina le comte de Giac dont il é pousa la veuve et entra dans la Prasuerie. — 111. (Louis, sire de), vicomte de Thouars et prince de Talniont né en 1460, mort en 1525. Pendantia minorité de Charles VIII, il commanda les troupes royales, remporta sur le duc de Bretagne. François H. la bataille de Sainl-Aubin-du-Cormier (1488), et y fit prisonnier le duc d'Orléans (depuis Louis Xll). Il assiégea Rennes (1492), obtint le gouvernement du Poitou et de l'Angoumois, fut mis par Louis XII à la tête de l'armée qui occupa le Milanais (l.oOO), contribua à la victoire d'Agnadel (1309), perdit contre les Suisses la bataille deNovarre (loi 3) et fut, sous François 1", l'un des héros de Marignan (1315). Il fut tué à le bataille de Pavie. — IV. (Henri-Charles, duc de), né à Thouars en 1620, mort en 1672. Il a laissé des Mémoires, publiés par Griffct (Liège, 1767, in-li).
• TRÉMOUSSEMENT s. m. Action de se trémousser : tréiitousicment des ailes, du corps.
' TRÉMOUSSER v. n. Remuer, agiter. Ne sedit guire (ju'en parlant de quelques mouvements d'oiseaux.
. . . Vois CCS deux tourterelles.
Se chercher, s'approcher et trémousser des ailes. Sbsrais.
— V» V. a. Donner du mouvement, de l'activité : trémousser un paresseux. — " Se trémousser V. pr. Remuer, se remuer, s'agiter d'un mouvement vif et irrégulier : ce n'est pas là danser, ce n'est que se trémousser. — Faire des démarches, prendre des soins, se donner beaucoup de mouvement pour faire réussir une affaire : donnez ordre à tout, trémoussez-vous un p^u.
• TRÉMOUSSOIR s. m. Machine propre à se donner du moLivcment et de Texercice, sans sortir de la chambre.
" TREMPAGE s. m. Action de tremper.
Le trempage est l'une des opérations les plus ilélicates de l'imprimerie. Il a pour objet de communiquer aux papiers un cerlain degré de moiteur qui en facilite l'emploi. Trop trempé, trop frais, le papier donne une impression lourde, enfoncée, pâteuse ; quand il
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est trop sec, le caractère parait égratigné. l'impres-inn est hésitée, irrégulière.
* TREMPE s. f. Action, manière de tremper le fei- : '-ri liomme entend bien la trempe du fer. — Qualité que le fer contracte quand on le trempe : cette épée eut d'une bonne trempe. — Fig. Constitution du corps de l'homme, qualité de son âme, de son caractère : rien ne peut altérer sa santé, c'est un corps d'une bonne trempe, d'une trempe excellente. — Typogr. Action d'humecter le panier sur lequel on veut imprimer. — wPop. Volée de coups : recevoir une trempe-
' TREMPÉ. ÉE part, passé de Trev-hr.
Danton, l'on m'aTait dit. l'on ne m'a pas troiiiii.'.--, Quêtes fureurs cachaient une âme bien trempée. PoKSiBO. Charlotte Corday, acte V, se. III.
— Cei' homme est tout, trempe, il a son habit TOUT TREMPÉ, il a été extrêmement mouillé.
Il est TOUT TREMPÉ DE SUEUR, se dit d'un
homme qui a beaucoup sué, qui est couvert de sueur. — Verre trempé, condition particulière du verre, présentée récemment par M. de la Bastie. Il soumet le verre^ pendant qu'il est chaud, à l'action d'un bain d'une huile préparée qui lui donne extérieurement un certain desré de résistance. Mais lorsqu'il est cassé, il s'émiette ou tombe en poussière, comme les gouttes du prince Rupert. On ne peut pas le couper, ni l'user à la meule, comme du verre ordinaire, car il se brise en mille pièces sous l'outil.
* TREMPER V. a. (lat. /emperare, tempérer). Mouiller une chose en la mettant dans quelque liqueur : tremper un linge dans de l'eau.
— Plongerdu fer rouge dansune eau préparée.
— Typogr. Tremper LE papier, ou ab^oL, Tremper, imbiber d'eau le papier destiné à l'impression pour lui donner de la moiteur et de la souplesse. — Tremper v. n. Demeurer quelque temps dans l'eau ou dans une autre liqueur : il y a déjà deux jours que ce linge trempe. — Fig. Tremper dans un crime, dan; une conspiration, etc., en être complice : ! n'a point trempé dans ce crime, dans ce complot.
' TREMPERIE s. f. Lieu d'une imprimerie où l'on trempe le papier.
TREMPETTE s. f. Petite tranche de pain mouilléi'.
TREMPEUR s. m. Ouvrier qui trempe. — ■Trempeuse s. f. .appareil qui sert à tremper le papier. Il existe cinq ou six systèmes de trempeuses mécaniques, construites en vue du service général d'une imprimerie : trempeuses Munie (1875), Goupy, Retaxix, etc.
* TREMPLIN s. m. [tran-plain]. Planche inclinée et très élastique, sur laquelle les sauteurs courent pour s'élancer et faire des sauts périlleux : le grand saut du tremplin.
TREMPOIR s. m. Lieu où l'on met tremper les pirce^ de drap.
TRÉMULER V. a. (lai. tremulare). Donner un mouvement de trépidation.
TRENCK I. (Franz von der, baron), militaire autrichien, né en Galabre en 17H, mort en 1749. Son insubordination le fît renvoyer du service autrichien, et il aurait été e.\écuté pour la même raison dans l'armée russe, si l'influence du maréchal Mûnnich n'avait fait commué sa sentence en six mois de Irav.iux forcés. En 1740, il leva à ses frais en Autriche un corps de pandours avec lesquels il so distingua dans la guerre de la Succession d'Autriche. Ayant eu de nouveau à passer devant une cour martiale, il Irappa violemment l'uu des juges, et fut condamné à la prison per|iétuelle dans le château de Spiclberg, à Biûnn, où d'après quelquesreiations. ils'empoisoniia. Sa force physique et l'emporlement de son caractère étaient extraordinaires. Ihibner publia sa vie en I7S8, et son aMliibiograplm; fut publiée en 1807. - II. (Friedrich von der j.
TREN
li.vRON, cousin du précédent, né en 1723, mort le 25 juillet 1794. Il appartenait aux gar.les du corps de Frédéric le Grand. En 1746, ayant correspondu avec son cousin, le baron Franz, alors au service de l'Autriche, il fut emprisonné dans la forteresse de Glatz, d'où il s'échappa et s'enfuit à Vienne. Son cousin lui laissa sa fortune, à condition qu'il se ferai catholique et qu'il ne servirait que l'Autrichi.'; mais il n'en reçut que 63,000 florins et le grade de capitaine. Allant à Dantzig, en mars 1754, il fut arrêté par les autorités prussiennes, et emprisonné dans un donjon de la citadelle de Magdebourg jusqu'en déc. 1763. Après la mort de Frédéric, en 1786, il rentra en possesion de ses biens. Pendant la Révolution française, il vint à Paris, et y fut guillotiné comme émissaire secret de la Prusse. Parmi ses écrits, se trouve un beau poème intitulé: Der Macedonische Held (1767). Son autobiographie est intéressante, bien qu'il ait fortement exagéré ses aventures et ses soufTrances en prison.
TRENDELENBURG(Friedrich-Adolf)(trenn'dé-ler\n-i)ourirj,pbilosojihe allent.ind, né près de Lûbcck en 1802, mort en 1S72. 11 lut nommé, en 1833,professeurderuniversité do Berlin, dont il fut trois fois le recteur. Il était partisan d'Aristote et adversaire de Hegel. Ses œuvres comprennent : Elementa Logiccs Aristotelirx ; Logische Untersuchungen ; Historische Beitrxge zur Philosophie ; Naturrecht unf der Grunde der Rtftick ; Kuno Fischer und sein Kant, et Kleine Schriften.
TRENT[trenntl]. Rivière d'Angleterre. Elle prend sa source près de Bursiem, dans le Slratfordshire ; elle coule S.-E., N.-E. et N. et s'unit à l'Ouscpour former le Humber. Sa longueur totale est d'environ 230 kil., dont 45 navigables pour les vaisseaux de 200 tonnes.
" TRENTAIN, terme dont on se sert à la paume, pour marquer que les joueurs ont chacun trente : quand les joueurs ont trente de part et d'autre, te marqueur crie : trentain.
' TRENTAINE s. f. Coll. Nombre de trente ou environ : une trentaine de francs. — Age de trente ans : elle apassé la trentaine. (Fam.)
' TRENTE adj. num. (lat. triginta). Trois fois dix : trente hommes. — Trentième : page trente. — Jeu de la paume. La moitié d'un jeu, qui est de quatre points, dont chacun vaut quinze. — Trente et quarante, jeu de hasard qui se joue avec des cartes -.jouer au trente et quarante. — s. m. Le produit de trente multiptii: par six. On dit de même. Le nombre trente, le numéro trente. — Le ïrente DU MOIS, le trentième jour du mois. — Guerre de Trente ans. Lutte politique et religieuse où l'Allemagne et d'autres Etats de l'Europe se trouvèrent engagés de 1618 a 1648. La paix d'Aug>bourg de 1553 assurait à chaque Etat allemand le droit de régler le culte légal dans les limites de l'Etat. Les luthériens devaient conserver les domaines ecclésiastiques qu'ils s'étaient appropriés avant la paix de Nassau de 1552. Le parti catholique introduisit la clausedes « réserves ecclésiastiques », par laquelle tous les prélats qui abjureraient dorénavant le catholicisme devaient perdre leurs bénéfices. Cet article fut inséré malgré la protestation des luthériens. L'exclusion des calvinistes des bénéfices de la paix l'ut une autre source de querelles constantes. Sous les empereurs Ferdinand l«'(1')o6-'()4) et Maximilien II (1564-'76), la tranquillité générale fut maintenue et la balance penchait du côté des protestants, lorsque Rodolphe II (1376-1612) résolut de réprimer le protestantisme. Gebhard, archevêque de Coloi;ne. abjura pour épouser une dame calviniste, mais ne voulut pà> renoncer à son siège. 11 fut mis an ban de l'empire: une guerre s'en suivit, qui aboutit à son expulsion en 1 584. En 1 607,
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lavilleimpériale protestante de Donauwoerth fut privée de ses libertés par une violation déclarée de la paii religieuse. En mail 60S, les princes protestants formèrent VUnior. évangi!lique. Cette union évangélique cotnprit bientôt le Palatinat, le .Neubuuri.-, Bade, le Wurtemberg, le Brandebourg et d'autres Etats. Frédéric IV, électeur palatin, de la religion calviniste, fut mis à sa tête, bien que le membre le plus actif fût Christian d'Anhalt. De leur côté, les Etats catholiques, indépendamment de l'Autriche, établirent la « ligue » (juillet, 1609). avec Maximilien, duc de Bavière, pour chef. Cependant les protestants de Hongrie et d'Autriche s'étaient soulevés contre Rodolphe et avaient recouvré leurs droits; leursfrcresde Bohême, encouragés par leurs succès, arrachèrent en juillet Ib09, le Maji'gtatsbritf à l'eîupereur. La mort du duc de Jûlich ou Juliers fut suivie d'une guerre de Succession (mars 1609}, La guerre générale fut précipitée par une lutte en Bohême, où l'empereur M.^lhias (I612-'19), soutint les catholiques. Le ti mai 1618. les protestants se soulevèrent à Prague sous la conduite du comte de Thurn. qui organisa bientôt une révolte générale. Les Silésiens et Mansfeld à la tête des troupes levées par l'Union, se joignirent aux insurgés. Le successeur de Mathias dans les liomaines autrichiens, Ferdinand 11, après avoir été menacé par Thurn jusque dans Vienne, fut élu empereur en août "1619. La Bohême olfrit la couronne au jeune électeur palatin Frédéric V, qui fut couronné à Prague. Bethlen Gâbor, de Transylvanie, ravagea la Hongrie. Maxirailien assembla alors les forces de la ligue, et la bataille de Prague, du 8 nov. 1620, chassa Frédéric de ses royaumes et livra la Bohème à l'impitoyable vengeance de Ferdinand. La dissolution de l'Union protestante s'ensuivit; mais Mansfeld, Christian de Brunswick et d'autres continuèrent la lutte pour Frédéric. Tilly, général de Maximilien et de la ligue , les réduisit successivement àl'impuissance, Bethlen Gâhor accepta une trêve en 16^4. Le parti catholique triomphait; mais les Etats protestants de la basse Saxe se soulevèrenten 1625 et s'allièrent avec Christian IV de Danemark, qui se mit à leur tête, L'Angleterre et la Hollande envoyèrent des secours, et Christian de Brunswick et .Mansfeld se remirent en campagne. En même temps, Wallenstein levait une grande armée indépendante pour la cause de l'empereur. En I6j6. il écrasa Mansfeld à Dessau, tandis que Tilly battait le roi de Danemark à Lutter. Wallenstein refoula les Danois dans le Jutland et les îles, et occupa le Mecklembourgetla Poméraniej mais il échoua devant Straisund (1628). La paix se fltavec Christian IV à Lûbeck, en mai 1629. Ferdinand venait de publier l'édit de restitution, qui ordonnait aux protestants de rendre tous les biens ecclésiastiques médiatisés, sécularisés depuis 1352, et tous les sièges tenus immédiatement en opposition à l'article des réserves ecclé^iaslique5. Cette mesure irrita de nouveau les protestants, et Gustave- Adolphe de Suède prit fait et cause pour eux. En cette conjoncture, la ligue, exaspérée par la conduite de Wallenstein, obligea Ferdinand à le renvoyer. En juin 1630, Gustave débarqua en Poméranie, chassalesimpériaux et, avec les subsides de la France, s'avança à travers le Brandebourg; mais il ne put empêcher le terrible destin de Magdebourg. que les successeursde Wallenstein, Tilly et Pappenheimemportèrentd'assaut,le 10 mai (n. st. 20) •1631. Les électeurs protestants de Brandebourg et de Saxe, qui s'étaient déclarés neutres, s'allièrent à la Suède. Gustave-Adolphe lutta victorieusement contre Tillyet Wallenstein, jusqu'à sa mort à Lûtzen, le 6 nov. (n. st. 16) 1632. (Voy. Gustave II, Tilly et ■W.iLLENSTKiN., Le chancelier suédois Oxenstiern prit la direction diplomatique des af-
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faires, taudis que les généraux comme Bernard de Saxe-Weimar, Horn, Baner et Torstenson, élevés à l'école de Gustave, renouvelaient ses exploits. Wallenstein étonna tout le monde par son inactivité et ses desseins félons furent arrêtés par son assassinat, en fév. 1634. Le commandement en chef fut donné au (ils de l'empereur Ferdinand, qui, avec Gallas et Picculomini, s'avança dans la Bavière ; Charles de Lorraine et une armée espagnole se joignirent à lui, et les troupes de Bernard etde Horn furent presque anéanties à Nordlingen. L'électeur de Saxe abandonna l'empereur. Mais Richelieu renouvela son alliance avec la Suède, déclara la guerre à l'Espagne et mit Bernard à la tête de ses alliés allemands. Baner porta la guerre sur le territoire autrichien. En fév. 1638, une année après l'accession de Ferdinand III, Bernhard s'emparade Jean deWeerl et d'autres généraux à Rheinlelden. En déc . , il prit Breisach. Torstenson, le successeur de Baner (1641) comme commandant en chef pour la Suède, ébranla le trône autrichien par des invasions répétées. Du côté des Français, Guébriant, le jeune Condé et Turenne se signalèrent au miieu des hasards inconstants de la guerre. Turenne et le successeur de Torstenson, Wrangel. réduisirent Maximilien lie Bavière à la dernière extrémité. Kœnigsmark , autre général suédois , s'était rendu maître d'une partie de Prague en 1648, lorsque, le 3 nov., la nouvelle arriva de la signature de la paix de Westphalie après des négociations qui avaient duré des années. Telle fut la fln d une luite qui avait fait de l'Allemagne un vaste champ de carnage et de désolation. Des traités séparés avaient été conclus à Osnabrùck (6 août 1648) et à. Munster (8 sept.) ; le 24 oct. 1648, les signatures délinitives furent apposées. Presque toutes les puissancesde l'Europe y était représentées. La Hollande et la Suisse lurent déclarées indépendantes. La France gagna l'Alsace. La Suède reçut la Poméranie à 10. de l'Oder et d'autres territoires. Le Brandebourg garda la Poméranie ultérieure et s'agrandit de quelques autres provinces. La possession de la Lusace lut conlirmée à la Saxe. Le haut Palatinat, avec la dignité d'électeur, fut reconnu à Maximilien de Bavière, et l'on créa un 28° électeur pour Charles-Louis, lils de Frédéric V, qui recouvra le bas Palatinat. La paix religieuse de IboH fut confirmée et étendue au.\ calvinistes. Chacun des Etats de r.\llemagne devait exercer le droit de souveraineté avec la liberté de conclure des traités et des alliances, autonomie qui atJ'aiblissait considérahlemenl les assises de l'empire.
TRENTE (ilal. Trento; ail. Trient; anc. Tridenfu .'.'!), Ville du Tyrol(Autriche),surrAdige, à 133 kil. S.-O. d'Innspruck; 21,5U0 hab. Elle possède unecathédrale du style byzantin en marbre. Le concile de Trente se tint dans l'église Sainte-Marie Maggiore, édifice en marbre rouge. La fabrication de la soie y est la principale industrie. Pendant l'ancien empire allemand, c'était une ville impériale libre, gouvernée par des princes-évêques. En 1802, elle passa sous la domination de r.\utriche. — Concile de Trente {conciliiim Tn'denîînKm), 19° concile œcuménique, d'après l'Eglise catholique romaine. Paul III le convoqua pour le 1" nov. 1342, mais il ne s'ouvrit réellement que le 13 déc. 1543. L'objet du concile était d'effectuer la réforme de l'Eglise, de déHnir plus explicitement les doctrines attaquées, et,s'ilétaitpossible. d'amener les protestants à revenir à l'ancienne foi. Dans la quatrième session (8 avril 1.^46), on déclara que la tradition était, au même degré que la Bible, une règle de foi ; les apocryphes du Vieux Testament furent compris dans le canon biblique; on proclama la « Vuliiate », la ver.-ion ^ulh^nlique de la Bible, et l'Eglise son interprète légitime. Le 11
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mars 1 o47 , par suite de la pesie, le concile s'ajourna à Bologne; mais aucun décret ne fut promulgué avant le retour à Trente le 1 " mai 1331. Le 28 avril 1352, la guerre des princes protestants contre Charle.^-Quint fit de nouveau suspendre les sessions, et il ne reprit ses séances que le 18 janv, 1562. D'autres décrets furent adoptés ordonnant la rédaction d un index de livres prohibés, et définissant les doctrines sur la messe, l'ordination, la hiérarchie, le mariage, le célibat, le purgatoire, la vénération des saints, les reliques, les images, les vœux monastiques, les indulgences, le jeûne et l'abstinence. Le concile se sépara le 4 déc. 1363 à sa vingt-cinquième session publique. Les décrets furent signés par 266 membres; le pape Pie IV les confirma, en se réservant, pour lui et ses successeurs, le droit d'expliquer les points obscurs ou controveisés. La première histoire complète du concile fut écrite par Paolo Sarpi (1619). dans un esprit d'opposition très vive à la cour papale. Le cardinal Sforza Pallavicino en donna la contre-partie (1636-'37, 2 vol.). Theiner a publié les actes originaux du concile (Agram, 1874).
* TRENTENAIRE adj , Qui est de trente ans ; qui dure trente ans; possessions trentenaires.
* TRENTIÈME adj. Nombre ordinal de trente : vous n'êtes que le Irentième. — La
TEENTIÈME PARTIE D'uN TOUT. OU, substailtiv., Le
TRENTIEME, chaque partie d'un tout qui est ou que l'on conçoit divisé en trente parties égales : les veuf trentièmes.
TRENTIÈMEMENT adv. En trentième lieu.
TRENTIN, INE s. et adj. De Trente; qui appartient à cette ville ou à ses babitants.
TRENTON [tienn'-fonn], ville capitale du .New-Jersey (Etats-Unisi, sur le Delaware, au confluent de l'Assanpink Creek. et au point extrême de la navigation à vapeur; à 50 kil. N.-E. de Philadelphie, et à 90 kil. S.-O. de New-York; 68,300 hab. La nuit qui précéda le 26 déc. 1776, Washington franchit le Delaware, surpritlesHessois(13,000 environ;, qui étaieiitcampés dans Trenton, et s'empara, sans rien perdre lui-même, d'un millier de prisonniers et de 6 pièces de campagne, en cuivre. 17 Hessois furent tués.
TRENTSCHIN[trenn-tchinn] (hongr. Trenscényï, cumié du N.-O. de la Hongrie; 4,620 kil. carr.; 300, COO hab., en majorité Slovaques. Il produit du blé, des fruits, du lin et du chanvre; il possède des sources minérales fameuses. La capitale, Trentschin, sur le Waag, contient un des plus vieux châteaux de Hoiisrie; 5,100 hab.
TRENTUPLE adj. Trente fois autant.
* TREPAN s. m.(gr. tru-panon). Instrument de chirurgie en forme de vilebrequin, avec lequel on perce les os, et spécialement ceux du crâne : le chiruryien apporta son trépan, et fit l'opération. — Opération qui se fait avec cet instrument : ce blessé est trop faible, il ne pow-rajamais souffrir, supporter le trépan.
TRÉPANATION s. f. Action de trépaner.
•TRÉPANER V. a. Faire l'opération du trépan a quelqu'un : on l'a trépané.
TRÉPANG s, m. Holothurie comestible.(Voy.
HoLuTHLRiK.) On dit aussi tripang.
•TRÉPAS s. m, [trè-pâl (lat. trans. au-delà ; passas, pas), Décès, mort de l'homme, passage de la vie à la mort. N'est guère usité dans le discours ordinaire, mais on l'emploie souvent dans la poésie et dans le style soutenu : à l'heure de son trépas.
Votre vertu vous met à couvert du trépas.
i. lUcm. La Thébaide, acte II, se. ii.
' TRÉPASSÉ, ÉE part, passé de Trépasser. — s Etr" fidle comme un trépassé. — Le jour DES Thépassïs : on dit plus ordinairement