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TRICUSPIDE adj. (préf. tri; lat. cuspis, pointe;. Qui est muni de trois pointes. — Aiiat. 'Valvule triscuspide. repli membraneux qui se trouve à l'ouverture de communication de l'oreillette droite du cœur avec le ventricule correspondant.
* TRICYCLE s. m. (préf. tri; gr. kuklos, cercle). Vébicule à trois ruues.
TRIDACE s. f. (gr. thri^lax, laitue). Bot. Genre de composées senecionnées, dont l'espèce type croît dans l'Amérique du Sud.
TRIDACTYLE adj. (préf. «ri; gr. daktulos, doigt). Zool. Qui a trois doigts.
* TRIDE adj. (angl. trad, allure). Man. 'Vif, pronipt, serré : ce cheval a des mouvements tiHdes.
' TRIDENT s. m. (lat. tridens). Fourche à trois dents ou pointes, que les poètes et les peintres donnent pour sceptre à Neptune : Neptune avec son trident. — Sorte de fourche à trois pointes, avec laquelle on perce des poissons.
TRIDENTÉ.ÉE adj. Qui présente trois dents ou épinCî.
TRIDENTIN, INE s. et adj. De Trente; qui appartient à cette ville ou à ses habitants.
TRIDIGITÉ, ÉE adj. (préf. tri; lat. digitus, doi^ti. Qui a trois doigts.
* TRIDI s. m. (préf. tri; lat. dies, jour). Le troisième jour de la décade, dans le calendrier républicain.
* TRIDUO s, m. Exercices religieux qui durent trois jours.
TRIE, ch.-l. decant.,arr. et à 30 kil. iN.-E. de Tarbes (Hautes-Pyrénées), su;- la Blaize; 1,585 hab.
TRIÈDRE adj. (préf. tri; gr. edra, base). Qui offre tioi-^ faces.
* TRIENNAL. ALE, AUX, adj. ftriènn-nal] (préf. tri; ia.1. annus, année). Qui dure trois ans : jusqu'en 171 /, le parlement d'.-ingleteire fut triennal. — Qui est conféré pour trois ans, ou qui est élu, nommé pour trois ans : emplois triennaux. — Se disait plus ordinairement autrefois des charges qui ne s'exerçaient que de trois années l'une, et des titulaires qui en étaient pourvus : office triennal.
'TRIENNALITÉ s. f. Ne se dit guère qu'en parlant d'un emploi, d'une dignité, d'une administration dont l'exercice dure trois ans.
* TRIENNAR s. m. Espace de trois ans, exercice d'un emploi pendant trois ans.
* TRIER V. a. Choisir, tirer d'un plus grand nombre avec choix, avec préférence : trier des raisons.
TRIER [trîr]. 'Voy. Tbbves.
'TRIÉRARCHIE s. f. [-chi]. Charge de triérarque.
" TRIÉRARQUE s. m. (gr. trierés, galère; arké, commandement). Antiq. Capitaine de galère. A Athènes, on étendait cette dénomination aux citoyens obligés par la loi d'armer une galère et de l'équiper, du moins en grande partie : les triérarques fournissaient les galères, et ne les commandaient pas toujours.
TRIESTE (ail. Triest). 1. District de l'Autriche cisleithane, sur l'Adriatique, faisant partie du Littural ; 9i kil. carr.; 182,000 hab. — 11, cap. de ce district (anc. Tergeste); le principal port de l'Autriche, sur la côte N.-E. de l'Adriatique, au fond du golfe de Trieste, à 120 kil.E.-N.-E. de Venise: 156,385 hab. Le plus bel édifice de la ville est la chambre de commerce. On remarque le monument de Winckelmann, qui fut assassiné à Trieste; œuvre de Rosetti ; et la nouvelle église protestante. Les bâtiments du Lloyd
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Auti'ichien s'appellent le Ter^estum. (Voy. Lloyd.) Ti'ieste est italienne d"aspect et de langue, quoiqu'on y parle beaucoup l'allemand. Plus de 8,000 vaisseaux entrent dans le port annuellement. — La plus ancienne mention que l'histoire fasse de Trieste date de .t1 av. J.-G. C'est Auguste qui jeta les fondements de sa prospérité. Au moyen âge, Trieste devint indépendante sous le gouvernement de son évêque, qui. peu à peu, vendit aux habitants les privilèges d'une cité libre. .\près de longues iruerres avec le [latriarche d'.\quilée, les citoyens se soumirent volontairement à la maison d'Autriche, en 4 382. Marie-Thérèse en fit son port franc en 1750. En 1849, la ville et le district reçurent le privilège d'un gouvernement municipal autonome, et, en 186", ils devinrentpartie constituante de la province du Littoral.
' TRIEUR, EUSE s. Personne que l'on emploie à faite le triage des chiffons, des épin- ?.'les. etc. — s. f. Machine à éplucher la laine.
TRIFACIAL. ALE adj. Qui se distribue à trois parties de la face.
* TRIFIDE adj. (préf. tri; lat. findere, fendre). Bot. Qui a trois divisions : calice trifide.
TRIFOLIÉ, ÉE adj. (préf. tri; lat. folium, feuille). But. Dont les feuilles sont disposées par trois au bout du pétiole.
TRIFORIUMs.m. [préf. (î-i.-lat. foris. porte). Archit. Galerie régnant au pourtour d'une église au-dessus des archivoltes et ayant presque toujours trois ouvertures a chaque travée.
TRIFOUILLER v. a. Bouleverser, émouvoir.
* TRIGAUD. AUDE adj. Qui n'agit pas franchement, qui se sert de détours, de mauvaises finesses : il est trigaiid. — s. Cette femme est une grande trigaude.
' TRIGAUDERv. n. N'agir pas franchement, se servir do mauvais détours, de mauvaises finesses : Une fait que trigauder.
' TRIGAUDERIE s. f. Action de trigaud : ne voyez.vous pas que c'est une trigauderie.
TRIGLEs. m. (lat. trigl-'^). Icht. Genre de poissons à joues cuirassées comprenant plusieurs espèces appelées ,gronditi , rougets, etc. (Voy. ces mots.) On en détache quelquefois, sous le nom de dactyloptères. le» poissons volants (tvigla volitans), dont les pectorales sont tellement développées qu'elles peuvent fonctionner comme des ailes, tant qu'elles sont mouillées, ce qui permet à ces poissons de s'élancer hors de l'eau et de voler pendant quelques secondes pour échapper aux poissons qui les poursuivent. De même que Vexoeet, qui appartient à une toute autre famille, le dactyloptère rompt la monotonie de l'Océan, comme l'oiseau dissipe celle des forêts. Sa chair est très estimée.
* TRIGLYPHE s. m. (préf. tri; gr. gluphé, gravure). Archit. Partie, ornement de la frise dorique, qui repré-ente l'extrémité des solives posée sur l'architrave, et qui a ordinairement des rainures profondes et verticales : les tviglyphes sont séparés par les niélopes.
TRIGONAL, ALE adj. (préf. tri; gr. gonia,
angle). Triangulaire.
TRIGONE adj. (préf. tri; gr. gônia, angle). Qui ollri' trois angles.
TRIGÛNOCÉPHALE adj. [-sé-fa-] (gr. trigônos, triang-ulaire ; Kiphulé, lête). Zool. Qui a la tête triangulaiie. — s. m. pi. Genre de serpents venimeux à crochels simples, voisin des crotales, dont il ne se dislingue que par l'absence de sonnettes. Parmi les espèces les plus dangereuses, nous citerons le trigonoeé-
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phalc II tète cuivrée [trigonocephalus rnntor- Irix, Lin.) animal de l'Amérique du Nord où
Trjgonocéphale àtète cuivrée.
on l'appelle copperhead. Il est presque aussi redoutable que le serpent à sonnettes.
" TRIGONOMÉTRIE s. f. (gr. trigônon, triangle ; mctreo, je mesur»). Partie de la géométrie qui enseigne à calculer tous les élémi nls d'un triangle, quand un certain nombre de ces éléments sont donnés. Trigonométrie recti- LiG.NE,cellequi enseigne à calculerles triangles reclilignes; et. Thigonouétrie sphérique, celle qui enseigne à calculer les triangles sphériques : entendre bien la trigonométrie. — Encycl. Le but pratique de la trigonométrie est de mesurer indirectement une hauteur à une dislance qu'il serait incommode ou impossible de mesurer directement. La trigonométrie se divise en trigonométrie rectiligne et en trigonométrie spliérique; la première traite des surfaces triangulaires planes, la dernière des triangles sphériques. Dans les levers de plans et dans les opérations ordinaires de l'ingénieur, c'est la trigonométrie rectiligne qu'on emploie ordinairement. Pour les problèmes plus élevés de la navigation, pour les opéi-atioiis du génie conduites sur nn^ grande échelle, comme dans le relevé des côtes, et pour l'aslronomie, la trigonométrie sphérique est indispensable. Mais les principes néraux sont les mêmes pour l'une et pour l'autre. Comme la trigonométrie sphérique consiste essentiellement en une extension des principes de la géométrie rectiligne, nous nous bornerons a l'étude de celle-ci. Dans tout plan triangulaire, il y a six éléraenls à considérer : trois côtés et trois an;;les. Les angles dépendent des proportions des côtés, et inversement les proportions des côtés dépendent des angles. Si nous connaissons les trois angles, nous pourrons trouver'le rapport de chacun des côtés relativement aux deux autres ; mais nous ne trouverons la loiiirueur d'aucun d'eux : il s'ensuit, qu'il est nécessaire, pour la détermination complète de lous les éléments d'un triangle, que nous connais- >ions la longueur d'un côté au moins. Dans le calcul des éléments inconnus d'un triangle on emploie certains rapports, appelés fniictions lrif;onomélriques, lesquels dépendent des angles. Ainsi, dans le triauL'Ie reelnngle,
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termes s'abrègent toujours ; ils indiquent tous des nombres dépendant de la valeur de l'angle, et c'est ce qu'on appelle les fonctions trigonomélriques. Un seul exemple de l'usa;:e que l'on fait de ces fondions iiiouirera comment l'on peut faire des mensurations qui, sans elles, seraieni impossibles. Supposons une personne en B (lig. 2), sur le bord d une rivière, et, sur le bo''d opposé, une haute colline dont l'observateur veut connaître la hauteur perpendiculaire (Il X) audessus de la plaine C B. .\ l'aide de son instrument, il trouve l'équivalent numérique de l'angle d'élévation X B H. En souslravant ce chiffre de 180", il trouve l'angle H BC. lînsuite il mesure en arriére à partir de la rivière, soit 1 ,000 m. jusqu'en C. 11 prend alors une autre observation du sommet el trouve l'angle li C X. Le reste est une affaire de calcul el de recherches dans les tables. La yéomelrie nous apprend que si, de l'angle H B X on soustrait l'angle H C B, on aura l'angle C H B. La trigonométrie montre que, dans tout triangle les smus de deux aiiLdes quelconques sont l'un à l'autre comme les côtés opposés à ces angles. En consultant une
C P D (fig. 1), le rapport de P D a C D, s'appelle le sinus de l'angle en C. et le rapport de C P à C D le cosinus de l'angle en C. Le rapport du sinus au cosinus, ou de P D à C P, s'appelle la tangente de l'angle en C. Si le coMiius est soustrait de l'unité, le reste s'appelle « sinus verse ». Dans la pratique, ces
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table de sinus naturels, on trouve la fraction qui exprime le sinus de C H B et celui de H C B. On a mesuré le côté C B, et on a dés maintenant la proportion suivante : l^. B est à B H comme le sinus de C 11 B est au sinus de H C B. En opérant les calculs, qui se font beaucoup plus facilement au moyen lies logarithmes, nous avons la dislance de B à H. On applique maintenant le même procédé au Iriange B H X, et on a la pro[iortion : B H est à H X comme le sinus de l'angle B X H est au sinus de l'angle H B X. Nous n'avons ici employé que les sinus; mais toutes les autres fonctions peuvent être utilisées suivant la nature duproblème. — Voici un autre exem-
Fig. 3.
pie qui fera comprendre les procédés de la trigonométrie. Soit un cercle .\ li C D. dont le centre est 0, et qu'une ligne droite 0 P R, coupe en P. En P, menons la ligne P M, |ierpendiculaire à 0 A, et P .N, perpendiculaire à G B. En A, menons A Q perpendiculaire à 0.\. et en B, traçons B H, perpendiculaire à 0 B. Représenlons par a la grandeur de l'angle P 0 A, évaluée en termes d'une unité quelconque ; alors, P M est appelé le sinus de l'arc P A ; 0 M est le cosinus du même arc ; B R en est la cotangenteet 0 R la cosécante. Pour le même angle o, et avec le même rayon 0 A, l'arc P A, restera constant, aussi liiên que son sinus, son cosinus, etc. Mais si, tandis que l'angle reste le même, le rayon augmente ou diminue, l'arc, son sinus, son cosinus, etc., augmenteront ou diminueront. Donc, si nous divisons, le sinus, le cosinus, ete., de l'arc par le rayon, nous obtiendrons une série de raisons, qui restent constantes
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pour le même angle quelque puisse être le rayon. Ces raisons sont les fonctions trif.'onométriques de l'angle. On peut les obtenir, comme il a été établi, en divisant les fonction? de l'arc par le rayon. Mais à l'aide des triangles semblables de notre lig. 3, on peut tacilenient l-^s exprimer en termes des côtés du triangle P 0 M, et l'on dit :