‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 486 sur 639 · TRIA · texte numérisé non relu

TRIA

der lehunden ^^aliir (l8n2-'22, 6 vol.). — II. Ludolf-Christian), son frère, botaniste, né en 1779, mort en 18(U. Il fut su'xessivement professeur à Berlin, à Ro<tock, à Breslau el à Bonn. Il est surtout connu par sa Physiologie der Gewaeehse (183o-'39, 2 vol.).

TRÉVISAIV, ANG s. et adj. De Trévise; qui appirhent a ce pays ou à ses habitants.

TRÉVISE lital. Treviso). I, province du l\.-E. de l'Italie, sur le golfe de Venise; 2,4:i7 kil. carrés; 400,000 hab. Elle est remarquablement fertile. Ses produits principaux sont : le chanvre, le lin, les céréales, le vin et le bois. — II, Cap. de cette province (anc. Tarvisium), sur le Silo, à i.ï kil. N.-N.-O. de Venise; 30,300 hab. Elle a des fortilications et un palais de justice fameux. Au siii° siècle, Ezzelino da Romano s'empara de Trévise et y êtablitsa tyrannie; au xiv° siècle elle fut successivement sous la domination de Fraucesco délia Scala de Vérone, de Venise, de l'Autriche et de Padoue. Elle appartint à Venise avec son territoire, de 1388 jusqu'à son occupation par les Français, sous les ordres de Mortier (plus tard duc de Trévise) en 1797. Elle di'vint en ISOli, ch.-l. du Tagliamento. L'Autriche la posséda ensuite jusqu'en 1866.

TRÉZEL (Camille-Alphonse!, homme d'Etat el oflicier fiançais, né a Paris en 1780, mort en 1860. 11 fut promu capitaine en '810, fit les campagnes d'Espagne et de Russie, perdit un œil à la bataille de Ligny, devint maréchal de camp en 1829 et général de division en 1837. 11 fut nommé ministre de la guerre en 1847.

TREZENE, l'une des plus antiques cités de rancienne Grèce, dans un district du Péloponêse nomme Trezeiiia, formant l'angle S. -E de l'Argolide. C'était une ville maritime considérable; elle fonda Halicarnasse et Myndui en Carie, el se distingua dans les guerrei avec la Perse. Ses ruines se trouvent auprès du village de Damala.

TRI, (lat. iî-e.'î, trois), préfixe qui entre dans la furniation d'un grand nombre de mots.

*TRIs. m. (fr. trier;. Sorte de jeu d'hombre qu'on joue à trois, et où l'on ne conserve de la couleur de carreau que le roi : une partie de tri.

TRIACANTHE adj. (préf. tri; gr. akanthn, épinej. (Jiii porte trois épines.

TRIACLEUR s. m. Charlatan.

* TRIADE s. f. (gr. trias, nombre de trois). Philo-, néo-plalon. Unité composée de trois personnes ou hypostases. — »\ Cliim. (Voy. Atomistique.) — Alinér. (Voy. Thallium.)

TRIADELPHE adj. (préf. tri; fr. adelphej. Bot. Se dit des plantes dont la tleur présente des étamines soudées parleurs filets en trois faisceaux distincts.

TRIADIQUE adj. (Jui appartient a la triade. TRIADIRZA. Voy. Sofu.

• TRIAGE s. m. (rad. trier). Choix. Se dit tanl de l'aclion par laquelle on choisit, que de.5 choses choisies : faire le triage. — Eaux el Forêts. Se dit de certains cantons de bois, eu égard aux coupes qu'on en fait : on coupe eette année tant d'ar^^ents dans tel triage.

■TRIAIRES s. m. pi. Antiq. Soldats du troiMeiiie corps de la légion romaine.

TRIA JUNCTA IN UNO loc. lat. qui signifie : trois réunis en un.

' TRIANDRIE s. f. (préf. tri; fr. anêr, andros, màle). Bol. Classe du système de Linné, qui renternie les plantes a trois étamines libres. La iriandrie se divise en 3 ordres, suivant le nombre des pistils : i" Tbiandrie uoNOGYNi."i, à un pistil {valériane, concombre, bryone, safran); '.i» tria.ndrie digy.me, à deux pistils (6)'iie, brome, froment, houque, vulpinj;

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3° TRIANDRIE TRiGYNiE, à trois pistils {amarenllie. enmnrin , etc.)

* TRIANGLE s. m. (préf. tri; fr. angle). Géom. Figure qui a trois côtés et trois angles : triangle équilatéral. — Triangle sphéri- QUE, celui dont les côtés sont des arcs de grands cercles de la sphère. — Nom que les astronomes donnent à une constellation de l'hémisphère boréal. Ils appellent de même Triangle austral, une constellation de l'hémisphère austral, qui n'est point visible dans nos climats. — Mus. Instrument d'acier fait en forme de triangle, el qu'on frappe intérieurement avec une tringle de même métal, pour accompagner certains airs de musique.

* TRIANGULAIRE adj. Qui a trois angles : figure triangidaire. — Prisme triangulaire, prisme dont la ba^e est un triangle.

TRIANGULAIREMENT adv. En forme de

triangle.

TRIANGULATEUR s. m. Se dit d'un géomètre cliariré de faire des trian?ulations.

* TRIANGULATION s. f. Action de faire les opérations Irigonométriques nécessaires pour lever le plan d'un terrain; ou résultat de celte action.

TRIANON, Triarnum, villace qui e.vistait près de Versailles et qui fut détruit en 1669, pour faire place à un petit palais de fantaisie, nommé Trianondeporcelaine. détruit en 16S7. Sur son emplacement, on érigea, d'après les plans de Mansart, pour .M"" de Maiiitenon, le Grand Trianon, élégant petit château, en forme de fer à cheval et à un étage, qui se trouve un peu au N.-O. de la terrasse de Versailles. — .A peu de dislance au N.-E. du Grand Trianon, Louis XV fit élever, par Gabriel, pour M"" du Barry, le Petit Trianon, entouré d'un jardin anglais qui renferme un Temple de l'Amour et un hameau, où les dames de la cour jouaient aux bergères. Plus lard, le Petit Trianon fut témoin des parties fines de Marie-.Aiitoinette.

TRIARGENTIQUE adj. Chim. Se dit d'un sel argentique qui contient trois fois autant de base que le sel neutre correspondant.

' TRIAS s. m. [tri-ass] (gr. trias, nombre de trois). Géol. Terrain sédimen taire composé de trois dépôts très distincts, les marnes irisées, le calcaire coquillier et le grès bigarré.

* TRIASIQUE adj. Géol. Qui appartient au trias. — Formation triasique, la plus basse division des roches secondaires, au-dessus de la formation permienne et au-dessous du lias.

TRIATOMICITÉ s. f. Caractère des molécules triatomiques.

TRI ATOMIQUE adj. (préf. tri; fr. atomique). Chini. Se dit des corps dont les atomes ont trois points d'atlraclion et peuvent se combiner avec un, deux ou trois équivalents.

TRIAUCOURT, ch.-l. de cant., arr. et à 28 kil. N.-O. de Bar-le-Duc (Meuse); 860 bab.

* TRIBADE s. f. (gr. tnbas). Femme qui abuse de son sexe avec une autre femme.

TRIBASIQUE adj. (préf. tri; fr. basique). Chiin. Se dit d'un sel qui contient trois fois autant de base que le sel neutre correspondant.

TRIBOMÈTRE s. m. (gr. tribô, je frotte; metron, mesure). Phys. Instrument qui sert à mesurer la force du frottement.

TRIBONIEN (Tribonianus) , jurisconsulte romain, mort en J4o. En \itii, il fut un des dix commissaires choisis par Justinien pour rédiger sou premier code, el en 530 il lui mis à la tête du comité chargé de compiler les Pandectesou digestesdes lois romaines. L'ouvrage fut terminé el promulgué en o33. En même temps, avec deux autres juristes, il ré-

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difreait lesqualre livresdes Instituies deJustinien (ï33), et, prenait part à celle de son second code.

/TRIBORD s. m. Mar. Côté droit du navire, en [laitaiit de la poupe : avoir les amures à tribord. — Fig. et fam. Faire feu di-, tribord ET DE BABORD, faire usage de tous ses moyens, de toutes ses ressources.

TRIBORDAIS s. m. Marin qui appartient à la partie de l'équipage qui fait le quart par tribord.

TRIBOUIL s. m. [/ mil.]. Trouble, agitation.

TRIBOUILLER v. n. (rad. lat. tribulare, troubler). Être agité, tourmenté.

TRIBOULET s. m. (de Triboulet, fou de Louis XU et de François I''). Fou, bouffon : c'est un trihoulet.

TRIBOULET (Feurial. dit), célèbre bouffon de Louis XU et de François l"", né à Foixlez-Blois en U'îQ, mort vers l.ïie. Plusieurs des saillies qu'on lui attribue sont demeurées historiques.

' TRIBRAQUE s. m. (gr. tn'èraftoi). Versifie. Pied d'un vers grec ou latin composé de trois syllabes brèves.

* TRIBU s. f. (lat. tribus). On donnait ce nom, chez quelques nations anciennes, à certaines divisions qui formaient ensemble la totalité du peuple : le peuple de la ville d'Athènes, de Rome, était divisé en tribus. — Chez les Juifs, comprenait tous ceux qui étaient sortis d'un des douze patriarches : les douze tribus d'Israël. — Peuplade ou petit peuple, relalivement à une grande nation dont il fait partie : une tribu de Tartares.

* TRIBULATION s. f. (lat. tribulatio). .affliction, adversité : il a passé par bien des tribulations. — S'emploie, particul., en parlant des adversités considérées dans des vues religieuses : Dieu exerce, éprouve ses élus par des tribulations.

* TRIBUN s m. (lat. tribunus). Hist. antiq. Nom que portaient, à Rome, certains nia!,:istrals charges de défendre les droits et les intérêts du peuple : les tribuns du peuple (talent des personnes sacrées. — Tribuns militaires, magistrats qui, durant un temps, eurent dans Rome toute l'autorité des consuls, mais qui étaient en plus grand nombre. — Tribuns de légion ou des soldats, officiers supérieurs qui commandaient tour à tour un corps de gens de guerre, une légion : il y avait six tribuns dans chaque légion. — Nom que poriaient, en France, les membres du tribunat, corps politique qui avait été créé par la constitution de l'an VUI. — Fig. Orateur qui s'érige en défenseur des droits du peuple. — Factieux, démagogue qui cherche à entraîner le peuple en feignant le •(èle du bien fiublic.

C'est un humnii;; d'Etat caché sous un tribun.

FoKSAaD, Charlotte Corday, acte III, se, x**.

T- Encycl. a l'origine, on appela tribun un fonctionnaire romain qui présidait une des trois tribus des Kamnenses, des Tilienses et des Luceres. Dans le cours de l'histoire romaine, ce nom a été appliqué à dillérenls fonctionnaires ou ofliciers avec une aulurité et des fonctions bien diverses. Les tribuns du (leuple lurent les plus importants. On créa cette charge en 494. Us avaient autorilé pour protéger les plébéiens contre les usurpations des magistrats patriciens, et leur personne était sacrée et inviolable. 11 parait y eu avoir eu primitivement deux, qui claienlélus pour une année par les comices des ceniunes. Eu 471, l'élection fut confiée aux comices ues tribus. Vers le même temps, le nombre en lut porté à cinq, et de 4o7 av. J.-C. jusqu'à la lin de l'empire, ou en élut dix annuellement. Après le second décemvirat, ils devinrent des magistrats protecteurs de toutes les

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classes, et leur simple veto avait le pouvoir d'annuler tout décret du Sénat et d'arrêter toute loi, sans assigner de cause ou de raison. Sous l'empire, leurs privilèges furent beaucoup restreints.

* TRIBUNAL s. m. (lat. tribunal). Siège du juge, du magistat : quand le juge est dans son tribunal. — Juridiction d'un magistrat, ou de plusieurs qui jugent ensemble: et ces magi'^trals mêmes: tribunal civil. — Tribu.nal DE famille, assemblée de parents, qui jugent les contestations élevées entre mari et femme, père et mère, frère et sœur, etc. — Le tribunal de la pénitence, le lieu où l'on administre le sacrement de pénitence, — Fig, Le tribunal de la conscience, la conscieiiee même : il n'y a point de tribunal plus redoutable, plus rigoureux que celui de la conscience.

— Fig. Le tribunal de Dieu, la justice de Dieu : il le cita en mourant au tribunal de Dieu. — Archit. Partie postérieure des basiliques, qui a souvent la forme d'un héinicyile.

— Législ. « La plus haute des juridictions qui, en France, porte le nom de tribunal est le tribunal des conflits dont nous avons fait connaître ailleurs les attributions et la composition. (Voy. Conflit.) — Les tribunaux de première instance, qui sont institués dans chaque arrondissement, sont répartis en trois cla.*ses, celui de la Seine mis a part. La première classe comprend ceux qui siègent dans les villes, dont la population atteint le chiiïi-e de 80,000 hab., et en outre les tribunaux de Versailles et de iNice.La deuxième classe comprend les tribunaux siégeant dans les villes qui ont de 20,000 à 80,000 hab., et eu outre le tribunal de Chambéry. Tous les autres tribunaux de première instance sont de la troisième classe. Le nombre des chambres composant chaque tribunal, celui des magistrats et des gretliers, sont détermines par la loi du 30 août 1883. laquelle fixe, selon la classe, les traitements des présidents, vice-présidents, juges d'instruction, juges, procureurs de la République, substituts, giefliers et commis-grefliers. A Pans, le tribunal de première instance comprend M chambres, et le personnel est ainsi composé : 1 président, M vice-présidents, iiju^'es d'instruction, 42 juges, 20 juges suppléants, 1 procureur de la République, 28 substitut.-, 1 greffier et 40 conimis-grelfiers. Les tribunaux de première instance connaissent en dernier ressoVt des actions personnelles et mobilières jusqu'à concurrence de 1,500 fr. en principal, et des actions immobilières jusquà 60 tr. de revenu. Ils siègent comme tribunaux correctionnels dans des audiences particulières; et ils exercent la juridiction commerciale, à défaut d'un tribunal de cuininerce dans leur ressort. Ils connaissent en appel des décisions rendues en premier ressort |iar les juges de paix. — L&atribuiiaux de toimnerce ioin composes de juges élus dans les funnes prescrites par la loi du 8 dec. 1883. Les loiictions de ces magistrats sont gratuites. La compétence des tribunaux de commerce s étend sur tout l'arrondisiement pour lequel ils sont institués, et elle s'applique a toutes les contestations relatives aux actes de commerce et aux faillites. Les tribunaux de simple police se composent e.xclusivenienl dujuge de paix du canton. 11 existe, en outre, des tribunaux spéciaux, tels que les tribunaux militaires, les tribunaux mai itirnes, les tribunaux maritimes coinmerciaux, etc. (Voy. Juge, Jugement, Justice, elc.l »

(Cu. Y.)'

• TRIBUNAT s. m. Charge de tribun : la puissance du tribunal était fort gramle. — Temps de l'exercice de cette charge : durant son tribunal. — Assemblée qui, eu vertu de la constitution du TZ frimaire en VUI, avait pour fonction de discuter les projets de loi devant le Corps législatif et le Sénat, qui

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votaient ensuite silencieusement. Le tribunat fut su|iprmié par le sénatus-consulte de 1807. ' TRIBUNE s. f. Lieu élevé d'où les orateurs grecs et les orateurs romains harangaient le peuple : la tribune aux harangues. — Lieu élevé d'où parlent les orateurs : la tribune de la chambre des députés. — L'éloquence de la THiBiNE, le genre d'éloquence propre aux débats des assemblées politiques. — La tribune sacrée, la chaire où montent les ecclésiastiques pour parler au peuple. Il n'est que du style soutenu.— Lieu plus ou moins élevé, où se mettent certaines personnes qui doivent occuper une place séparée, dans les églises, dans les grandes salles d'assemblée publique : la tribune des musiciens est mal placée. — Triblne d'orgues, grande tribune où est placé le bulfet d'orgues, dans une église.

* TRIBUNITIEN, lENNE adj. [ni-si-ain] (lat. tribuiiitius). Antiq. rom. Qui appartient au tribunat : les empereurs romains s'attribuèrent expressément la puissance tribunitienne.

" TRIBUT s. m. (lat. tributum). Ce qu'un Etat paye à un autre de temps en temps, pour marque de dépendance : les Valaques, les Moldaves payent tribut aux Turcs. — Enfants DE TRIBUT, enfants que le Turc lève en certains pays par forme de tribut, sur les chrétiens qui sont ses sujets. — Se dit aussi (les impôts que les princes lèvent dans leurs Etals : le prince tire de grands tributs de ses sujets. —Fig. Ce qu'on est obligé d'accorder, de souU'rir, de faire : l'estime, le respect est un tribut qu'on doit à la vertu, au mérite.

Mais je veux à mon tour méiiter les tributs Que je me sens forcé de i-tiidre a ses vertus.

J . lUcinB. Alexandre, acte I, se. ii.

— Il A PAYÉ LE TRIBUT A LA MER, SC dit d'un

homme qui s'est embarqué sur mer pour la première fois, et qui s'en est Iruuvè incommodé. — Payer le tuibut a la nature, mourir.

* TRIBUTAIRE a.lj. Qui paye tribut à un prince, be dit principalement d'un Etat qui paye tribut à un autre Etat, à un prince, sous la domination ou sous la protection duquel il se trouve : la iMoldauie est tributaire du Grand Seigneur. — s. Les tributaires de la Turquie; le ftanude et ses tributaires.

TRIC s. m. Mot inventé par les imprimeurs pour désigner le signal dont ils se servaient autrefois quand ils voulaient quitter l'ouvrage. Les ordonnances de François 1" (1.S41) et de Charles IX (l.ï/l) défendent aux compaignoits imprimeurs de l'aire aucun trie.

TRICALCIQUE adj. Chim. Se dit d'un sel calcique qui contient trois fois autant de base que le sel neutre correspondant.

•TRICEPS adj. et s. m. [tri-sèpss] (mot lat.) Anat. Se dit de certains muscles qui ont trois faisceaux chamus a l'une de leurs extrémités : muscle triceps brachial.

* TRICHER V. a. Tromper au jeu : prenez garde, il vous triche. — Abio\ . Ne trichons point.

— Tromper en quelque chose que ce soit, mais principalement en de petites choses, et par des voies petites et basses: cet hommc-là triche, cherche à tricher. — Rendre moins sensible un delaut de symétrie, de régularité, en le partageant. .

•TRICHERIE s. f. Tromperie au jeu: il a gagne par tricherie.

* TRICHEUR, EUSE s. Celui, celle qui triche, qui trompe au jeu : ne vous fiez pas à cet homme, c'est un tricheur.

TRICHIASIS s. m. [tri-ki-a-zissj (gr. trichiasis). heiiversemeut des cils vers le globe de Iceil.

'TRICHINE s. f. [tri-ki-] (gr. trichinos, mince eonime un cheveu). Sorte de petit ver exlrèinement mince, de l'ordre des néma-

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Iodes, qui se trouve dans les muscles du porc, et qui, porté par ingestion dans le corps de l'homme, y cause une maladie grave, quelquefois mortelle. La trichine {trichina spira- /!s) affecte deux formes; dans l'une, elle habite en grand nombre les muscles, où chaque animal se renferme dans un kyste. (Voy. notre fig.). Sous cette condition, elle est inoffensive et incapable de se développer davantage. Mais si une partie du muscle infecté, vient à êlre mangée par un animal vertébré à sang chaud , comme cela arrive souvent quand l'homrne mange de la viande de porc, la trichine, introduite dans le canal alimentaire, se multiplie, et les jeunes qu'elle produit cherchent à s'enkjsler, c'esl-à-dire à se

Trichine enkystée fgrosiie).

creuser une cellule dans les muscles et pour cela ils perforent les parois du canal alimentaire et voyagent dans les tissus du corps jusqu'à ce qu'Usaient trouvé le lieu qui leur convient. Les désordres causés dans l'économie parce voyage du canal alimentaire aux muscles déterminent la maladie appelée trichinose. — En 1832, Paget découvrit ces vers, enkystés dans des muscles humains; jusqu'à ces derniers temps, on les considéra comme ne possédant aucune importance pathologique. Mais en 1860, le profes-eur Zenker, de Dresde, prouva que leur présence coïncide avec une maladie particulière, qu'il appela trti'kiniasis. Il attribua l'origine de cette maladie à l'ingestion de viande de porc trichinée. — Chaque animal enkysté mesure i/1 de millim. de long et présente la grosseur d'un cheveu; mais dans les intestins, la trichine peut devenir beaucoup plus grosse ; en une semaine la femelle, dont les organes générateurs prennent alors un grand développement, peut produire de 200 à 1,000 petits. On a découvert depuis que la trichine n'est pas un parasite particulier au porc, mais qu'elle envahit aussi les muscles de plusieurs autres animaux. En 1880, on constata le fait de deux soldats français morts d'une trichinose contractée en mangeant de la viande d'oie. Presque en même temps, le D' Glendenning constatait la présence de ces dangereux animaux dans le corps d'un brochet péché près d'Ostende.

TRICHINE. ÉE adj. Envahi par les trichines.

TRICHINEUX. EUSE adj. Qui est attaqué de trlchlne^.

TRICHINOPOLY [tritch-inn-opp'-o-li], ville de l'Inde anglaise, capitale du district du même nom dans la présidence de Madras, sur le Cavery, à 300 kil. S.-S.-O. de la ville de Madras, à laquelle un chemin de fer la relie : 90,500 hab. Elle a une forteresse sur un roc granitique de 600 pieds de haut ; la ville indigène était autrefois r-infermée dans les murailles de cette forteresse. L'ile de Seringbam, dans la rivière, est fameuse par ses pagodes. Fabriques de tissus de coton, de quincaillerie, de harnais, de cigares, d'indigo, de joaillerie. Trichinopoly joua un rôle important dans les luttes entre la France et l'Angleterre, et échut à celle-ci en 1801.

TRICHINOSE s. m. (rad. trichine). Maladie souvent tatale, dont les symptômes ressemblent à ceux du rhumatisme aigu, et qui est causée par la présence de vers nommés trichines. Le meilleur remède est préventif : il consiste a ne présenter sur la table que des

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viandes bien cuites, ayant subi l'influence d'une haute chaleur pendant un temps suffisant pour tuer les parasites qu'elles peuvent receler.

TRICHISME s. m. [tri-ki] (gr. trichismos). Fracture lilil'orme d'un os.

TRICHOTOME adj. [tri-ko-to-me] (gr. Mcha, en irois ; tome, section). Qui se divise en trois.

TRICHOTOMIE s. f. Division par trois.

TRICK s. m. (angl. trik. levée). Levée au wisht.

TRICLINIQUE adj. (préf. tri;gr. kliné,m). Miaér. Seditd'un cristal dont les 3 axes sont inclinés les uns relativement aux autres.

* TRICLINIUM s. m. [tri-kli-ni-onim] (mot lat.). Antiq. rom. Salle à manger où il y a trois lits, sur chacun desquels se plaçaient trois convives.

•TRICOISES s. f. pi. (holl. trek-ijser, fera tirer). Tenailles dont se servent les maréchaux, pour l'errer et déferrer les chevaux.

* TRICOLOR p. m. (préf. tri; lat. color, couleur). Plante, espèce d'amarante à grandes feuilles, qui d'abord ne sont que vertes, et qui ensuite deviennent mêlées de jaune, de vert et de rouge : mettre des tricotors dans des vases.

' TRICOLORE adj. De trois couleurs: fleur tricolore. — S'applique particul.aux couleurs adoptées par les Français en 1789, et qui sont le bleu, le blanc et le rouge : drapeau, pavillon tricolore.

' TRICORNE s. m. Chapeau à trois cornes, et abusiv. chapeau de gendarmes. — Adjectiv. Un chapeau tricorne.

' TRICOT s. m. Sorte de tissu fait eu mailles, soit a la main, avec de longues aitruilles émoussées, soit au métier : un habit de tricot.

"TRICOT s. m. Bâton gros et court. IN'est usité que dans le langage familier, et lorsqu'on parle de battre quelqu'un : si je prends un tricot.

* TRICOTAGE s. m. Travail d'une personne qui tricote ; ouvrage qu'elle fait : apprendre le tricotage.

' TRICOTER v. a. Former des mailles avec un fil, à l'aide de certaines aiguilles longues et émoussées, pour faire des bas, des camisoles et autres ouvrages : tricoter des bas. — Se dit aussi des dentelles de fil ou de soie qui se font sur un oreiller avec des épingles et des fuseaux : tricoter de la dentelle.

' TRICOTETS s. m. pi. Espèce particulière de danse : danser les tricotets.

* TRICOTEUR, EUSE s. Celui, celle qui tricote — s. f. pi. S'est dit, pendant la Révolution, des femmes du peuple qui assistaient aux séances de la Convention, des assembléespopulaires, du tribunal révolutionnaire: tes tricoteuses de Robespierre.

TRICOUPIS (Spiridion) [tri-kou'-piss], hisrien grec, né en |791, moit en 1873. 11 remplit des fonctions importantes à Athènes après la révolution grecque, et fut ministre de Grèce à Londres à plusieurs reprises. Son principal ouvrage est une Histoire de la Révolution grecque {1° édit. 1862, 4 vol.).

* TRICTRAC s. m. (onomat. du bruit des dés). Espèce de jeu où l'on joue avec deux, dés et trente dames, quinze d'unecouleur, et quinze d'une autre, dans un tablier qui consiste en deux compartiments, chacun marqué par de petites tlèches d'ivoire, qui sont alternativement de deux couleurs dilférentes, et sur lesquelles on place les dames conformément aux règles du jeu : le jeu de trictrac, du trictrac. — Tablier, meuble dans lequel on joue : grand trictrac.

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