‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 493 sur 639 · BOILEAU · texte numérisé non relu

BOILEAU

— vv s. m. Aime)' le trivial.

TRIVIALISER v. a. Rendre trivial.

• TRIVIALEMENT adv. Dune manière triviale : !'/ pnrli-, il éci-it trivialement.

• TRIVIALITÉ s. f. Caractère, qualité de ce qui est trivial : cela est d'une trivialité choquante. — Se dit aussi des choses triviales : ce discours est plein d" trivialités.

TRIVIERS-DE-COURTES (Saint-), ch.-l. de canl., arr. et a 3i kil. N.-O. de Bourg (Ain); 1,376hab.

TRIVIERS-SUR-MOIGNANS (Saint-), ch.-l.

de cant.. arr. et à 18 kil. N.-E. de Trévoux (Ain'i, au milieu de vastes marais; 1,533 hab.

• TRIVIUM s. m. [tri-vi-omm] (mot lat.

formé de très, trois; via, route). Se disait au moyen âge de la partie de l'enseignement qui comprenait la grammaire, la rhétorique et la dialectique.

TRIVULCE iJean-Jacques), seigneur milanais, né en 1447, mort en l-SIS. Il servit d'abord la France sous Louis .XI, fit la guerre à Venise en 1483, se mit au service de Naples et défenditCapouecontre Charles VIlI(t494). Revenu en France, il fut nommé par Louis XII gouverneur du .Milanais, se distingua à la bataille d'.\gnade), devint, en 15 12, commandant en chef des troupes françaises, fut battu à Novare et contribua puissamment à la victoire de .Marignan (l.ïlo).

TRIVULCE (Théodore , neveu du précédent, mort en l-i3l. Il prit part à la guerre de Naples sous Louis .XII, se distingua à .ignadel et à Ravenne, fut gouverneur du Milanais, reçut le bâton de maréchal et fut appelé au gouvernement de Lyon.

TROADE, Tî'oas, ancienne contrée de-l'Asie Mineure, entre l'Hellespont, la mer Egée et le mont Ida; cap., Troie.

TROARN. ch.-l. decant.,arr. et à 14 kil. E. de Caen (Calvados); 662 hab. Ancienne abbaye de bénédictins.

• TROC s. m. [trok] (de troquer). Echange de nippes, de meubles, de bijoux, de chevaux et autres choses semblables : faire un troc avec quelqu'un. — Troc pour troc, se dit pour marquer l'échange d'une chose contre une autre, sans donner de supplément, sans donner de retour.

TROCADÉRO, nom d'un fort de Cadix, enlevé par les troupes françaises le 1"' sept. 1823. Eu souvenir de cette victoire, le nom de Trocadéro fut donné à un coteau aride et désert situé sur la rive droite de la Seine, en face du Cbamp-de-Mars. Lors de l'exposition de 1867, on transforma cette hauteur et l'on y créa une grande place ayant un immense escalier au milieu. Plus tard on y traça le parc et l'on y éleva le palais qui s'y trouvent aujourd'hui. (Voy. Paris.)

' TROCART ou Trois-quarts s. m. Instrument dont les chirurgiens se servent pour faire des ponctions, et donner issue à quelque liquide.

• TROCHAÏQUE adj. [tro-ka-i-ke]. Composé de trochées, ou principalement de trochées : fers trochaique. — s. m. Vn trochaîque.

• TROCHANTER s. m. [tro-kan-tèrr] (gr.

trckadso, je tourne), .^nat. Se dit de deux apophyses du fémur, oii s'attachent les muscles qui font tourner la cuisse ; le grand trochanter.

TROCHANTINs. m. Petit trochanter.

• TROCHÉE s. m. [tro-ché] (gr. trochaios).

TROG

Versifie. Pied de deux syllabes, une longue et une brève.

* TROCHÉE s. m. Agric. Ensemble des rameaux que pousse un arbre venu de graine, quand on l'a coupé à quelques centimètres de terre : les bois exploités en taillis ne sont que des trochées.

' TROCHES s. f. pi. Chasse. Fumées à demi formées des bêtes fauves, fumées d'hiver.

* TROCHET s. m. ttro-chè]. Jard. Se dit en parlant des lleurs et des fruits qui viennent et qui croissent ensemble comme par bouquets ; un trochetde fleurs.

TROCHIFORME adj. [tro-ki-] (gr. trochos.

toupie; fr. forme). Qui ressemble à une toupie.

* TROCHISQUES s. m. pi. [tro-chi-] (gr.

trochiskos, rondelle). Médicaments solides, d'une forme allongée, composés d'une ou de plusieurs poudres séchées réunies par un mucilage ou des sucs de plantes.

TROCHOÏDE adj. [tro-ko-i-de] (gr. trochos. roue; eidos, aspect). Qui a la forme d'une roue tournant sur son axe comme une toupie.

* TROGHURE s. f. [tro-chu-] Vén. Quatrième andoiiiller de la tête du cerf.

* TROÈNE s. m. Bot. Genre d'oléinées, comprenant une douzaine d'espèces d'arbres ou d'arbrisseaux qui croissent dans les régions tempérées de l'Euiope et de l'Asie. Le troène commun [liguatrum xulgare) est un arbrisseau très rameux, de 2 à 3 m. de haut, à longues branches flexibles et à feuilles opposées simples, qui restent toujours vertes dans lesclimats doux, o i qui iii- tombent que lorsque les nouvelles feuilles apparaissent. Ses

TROG

Troène commun (Li

ilgare).

fleurs sont blanches. Il porte, en automne, de petites grappes de baies noires que recherchent les grives et les merles. Le troène est d'un grand usage en Europe pour former les haies d'ornement, les palissades, les massifs, paur retenir les terres en pente, etc. Son bois jaunâtre est dur, souple, et d'un grain serré; lorsqu'il est d'une grosseur suffisante, on peut le tourner. Ses feuilles et son écorcesont amères et ses jeunes pousses servent dans certains pays au tannage du cuir.

* TROGLODYTES s. m. pi. (gr. trôglé, caverne; duein. pénétrer dans). Nom d'un ancien peuple d'Afrique qui vivait dans les cavernes. On l'applique, par ext., à tous les peuples sauvages qui habitent des cavernes ou qui se creusent des demeures souterraines. Se dit aussi des populations préhistoriques qui habitaient des cavernes. Les plus célèbres troglodytes étaient ceux de l'Egypte méridionale et de l'Ethiopie, où ils habitaient une vaste région qui était appelée B.egio Troglodyti.a. Dans l'histoire primitive

de l'Eglise chrétienne, ce nom était aussi appliqué à certains hérétiques qui, rejetés par tous les partis, cachaient leurs assemblées dans des cavernes. — s. m. Mamm. Linné a mis le chimpanzé dans le genre homo, sous le nom spécifique de troglodytes. Ce terme s'applique aujourd'hui à un genre qui comprend le chimpanzé et le gorille. — Ornith. Genre de becs-fins, voisin des roitelets, dont il ne se distingue que par un bec encore plus grêle et légèrement arqué. Ce genre comprend une cinquantaine de tout petits oiseaux vifs, gais et confiants, vulgairement appelés roitelets ; leur corps est ramassé et ils relèvent leur queue courte et non étalée.

^'lodytes p:

Aussi utiles que les autres oiseaux du même gi'oupe, ils sont sans cesse à la recherche des insectes et des vers, sur les tas de bois, sur les vieux troncs d'arbres, sur les murs, etc. La seule espèce répandue chez nous est le troglodyte d'Europe {troglodytes parvulus), long de 9 centim., d'un brun rougeâlre en dessus, marqué de barres d'un gris sombre et de taches blanches sur les ailes, et d'un blanc jaunâtre en dessous. C'est un petit oiseau très vif qui fréquente les jardins et les haies et vole droit devant lui, de buisson en buisson, à la recherche d'insectes, de graines et de fruits. Au printemps et en été, les mâles ont un chant doux et élevé. On le trouve partout en Europe, mais surtout au Nord. Son nid, qu'il place dans un trou, est fait de mousse rembourrée à l'intérieur, et reçoit de 6 à S œufs blancs tachetés de brun.

* TROGNE s. f. [gn mil.]. Fam. et par plaisant. Visage plein qui a quelque chose de facétieux , et qui annonce l'amour de la bonne chère et du vin : il a une plaisante trogne. — Rouge trogne, trogne enluminée, le visage d'un ivrogne.

* TROGNON s. m. (corrupt. de tronçon). Le cœur, le milieu d'un fruit dont on a ôté tout ce qu'il y avait de meilleur à manger. Se dit principalement des poires et des pommes.

— Le trognon d'un chou, un trognon de chou, la tige d'un chou dont on a ôté les feuilles.

— Fig. et pop. Voila un joli petit trognon, se dit d'une petite flile.

TROGNONNER v. n. Avoir la forme d'un trognon :

Affreuse compagnonne

Dont le menton ileurit et dont le nez trognonne . v. Hugo.

TROGOFF (Jean-Honoré, comte de), maiin français, né à Lammeur en 17.ït, mort à l'île d'iilbe en 1794. A l'époque de li Révolution, il était déjà capitaine de vaisseau et il accepta avec ardeur les idées nouvelles, prêta serment à la République, et fut nommé contre-amiral en 1793. Appelé au commandement d'une escadre devant Toulon, il livra cette ville aux Anglais et fit alliance avec les royalistes pour le rétablissement de la monarchie. Lorsque Toulon fut repris par les armées de la Convention, Trogotl' se réfugia en Espagne.

TROGON s. m. (gr. «roj/o, je ronge). Ornith. Nom scientifique du couroucou.

;ino

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