‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 494 sur 639 · TROI · texte numérisé non relu

TROI

TROGONIDÉ. ÉE adj. Ornith. Qui ressemble ou se lappoi (c au trogon ou couroucou.

TROIE (1 al. Troja), nom d'une ancienne cité dans le N.-O. de l'Asie Mineure, appliqué aussi à son lerriloire. que l'on appelle généralement Troade [Troas). La ville de Troie, nommée aus<ii llion {llium, "l>tov), dans les poèmes homériques, était située au pied du mont Ida. Kn face, étaient les fleuves Simois et Scamandre qui, après s'être remis, allaient se jeter dans l'Helle^pont, entre les promontoires do Sigée el de Rhoelée. Il faut distinguer cotte ville de l'Ilion historique, qui, d'après SIrahoii, fut fondée vers le commencement du vn"^ sièi-le av. J.-C. Plus tard, on désigna la pretniéie du nom de Vieille-llion et l'autre de celui de Nouvelle-Ilion. Une troisièirie localité s'appi-lle le village des lliens. à environ .1 kil. de la Nouvelle-Ilion, et prétend être l'emplacement de l'Ilion primitive. D'après la léL'cnde, Dardanus fut l'ancêtre mythique des rois troyens de race teucriano. Le lils de Dardanus fut Erichlhonius, à qui succéda Tros, lequel eut pour successeur Ilus, le fondateur de la ville d'Ilion. Ilus eut pour successeur Laomédon, qui fut égorf.'é par Hercule. Après lui, vint Priam, dont le (ils Paris enleva Hélène, femme de Ménélas, roi de Sparte. Pour venger cet outrage, les Grecs rassembléient une flotte de i,18G vaisseaux montés par plus de 100,000 hommes, sous le commandement d'Agamemnon. Après un siège de 10 ans (qu'on met généralemeul de 1194 à 1184 av. J.-C), dans lequel, outre Apamemnon, son frère Ménélas, Acliille, Ulysse, Ajax fils de Télamon, Diomède, Palrocle el Palamède, figurent aux premiers rangs des Grecs, et Hector, Sarpedon et Enée parmi les Troyens, Troie fut entièrement détruite. Enée et Anleuor seuls échappèrent avec leur famille. — On a donné, dans l'article HoMiiiiE, quelques vues sur la question de savoir si lesiège de Troie est réellemeul un événement historique. Bien des tentatives ont été faites pour retrouver l'emplacement e.\acl de l'ancieune llioii, en supposant qu'elle ait jamais esListé, el les archéologues ont des opinions dillërenls sur ce sujet. Dos autorités considérables ont adopté l'hypothèse de Le Chevallier (17«o), qui voyait dans la haute culline de Balidagh, près du village de Bunarbashi, remplacement de Peigame, la ciladelle de Troie. Un autre pas important a été fait pour la solution de la question en 1S7l-'73 par ie D' Schliemann, qui a fait des fouilles dans la colline de Hissarlik jusqu'à une prolondeur d'environ 17 m., et a rencontré plusieurs couches de débris qu'il regarde comme les restes de cités diUërontes bâlies sur les ruines les unes des autres. Il afiirme qu'il a découvert le palais de Priam, les portes Scées, devant le palais el les rues de la ville de Troie.

" TROIS adj. num. (lat. ires). Nombre impair contenant deux et un ; trois hummes. — i''ani. Les ïuois quarts du tkups, la plua grande partie du temps, le plus ordinaiieineuL : les trois quarts du temps il est sans occupation. — En arilhni., Hegle de trois, règle par laquelle, ayant trois termes connus, 011 parvient à trouver un quatrième terme inconnu, qui doit être en proportion géométrique avec les trois prcmieis. — Trois s. m. Troisième : Henri trois. On écrit jilus ordinairement, Ht.nri/i/. —Le produit de trois multiplié par deux. — Le trois du mois, le troisième jour du mois. — Le chitlre qui marque trois ; le chiffre trois (3). — Jeu de cartes. Un trois de pique, dk cœur, etc., une carte marquée de trois piques, de trois cœurs, lie. Un trois, au jeu de dés, la face du dé niarquci; de trois points.

TROIS-ETOILES s. m. Pseudonyme représente par trois astériqucs (**'; et par lequel

TROM

on désigne une personne qu'on ne veut pas

nommer.

* TROISIÈME adj. .Nombre d'ordre. Qui est après le deuxième : le troisième jour. — Substnnliv. .Noos n étions que deux, il nous arriva UN TROISIÈME, une troisième personne. Loger, MONTER AU TROISIÈME, A UN TROISIÈME, au troisième étage d'une maison. — Cet écolier

ÉTUDIE EN TROISIÈME, EST EN TROISIÈME, il étudie

dans la troisième classe. — La troisième des ENQUÊTES, la troisième chambre des enquêtes au parlement de Paris,

* TROISIÈMEMENT adv. En troisième lieu.

* TROIS-MÀTS s. m. Mar. Navire de commerce à trois mâts : un beau trois-mdts.

TROIS MODTIERS (Les), ch.-l. decant., arr. et à 9 kil. N -0. de Loudun CVienne); 1,248 h.

TROIS PONTS s. m. Mar. 'Vaisseau à trois ponts.

* TROIS-QUARTS s. m. Chir. Voy. Trocart. TROIS-RIVIÈRES (angl. Three hivers), ville

et port de la province de Québec (Canada), sur la rive septentrionale du Saint-Laurent, a l'embouchure du Saint-Maurice, à 9a kil. S.-O. de Québec, et à 1 23 N.-E de Montréal ; 9,500 hab. Le commerce principal est celui du bois; on y travaille aussi beaucoup le fer. La ville a été fondée en 1618.

•TROIS SIX s. m. Eau-de-vie ou esprit-devin à trente-six degrés Cartier.

*TRÔLEs. f. S'eniploiedanscette expression, OuviUKR A LA TRÔLE, ouvricrqui colporte pour le vendre un meuble qu'il a fabriqué.

* TRÔLER v. a. Mener, promener de tous côtés, indiscrètement et hors de propos : c'est un homme qui trole continuellement sa femme partout. — v. n. Courir çà et là : c'est un homme qui ne fait que trôlertûut le long du jour.

* TROLLE s. f. Vén. Action de découpler des chiens dans un grand pays de bois, pour quêter et lancer un cerf, parce que l'on n'a pas eu la précaution de le détourner avec le limier : aller à la trolle. — Trolley. (V. S.)

TROLLOPE (Frances) (Milton), romancière anglaise, née vers 1780, morte en 1863. Elle était fille du rév. William Milton. En 18(19, elle épousa Anthony Trollope, avocat. En I8i9, elle alla aux Etats-Unis, où elle resta trois ans, la plupart du temps à Cincinnati. A son retour, elle publia : Domestic Manners of the Atnericans (\&'iî, 2 vol.). Elle a écrit une telle quantité de romans et de récits de voyages qu'elle est comptée parmi les plus fécondes femmes auteurs de ce temps que l'Angleterre ait produites.

* TROMBE s. f. (ital. tromba). Amas de vapeurs semblable à un nuage fort épais, mû en tourbillon par le vent, s'allongeant de

TROMBIDION

deur naturelle.

TROM

s. 111. flat. Irombidium).

Arachn. Genre d'acarides, caractérisé par des antennes-pinces en griffes ou terminées par un crochet mobile. Nous avons, en Europe, le tromhidion soyeux {tromlidium. olosericewn). appelé aussi tique rouge, satinée, terrestre. Il s'attaque aux sauterelles dont il est le parasite el et dont il dévore les œufs.

Trombe m

bas en haut ou de haut en bas en forme de cylindre ou de cône renversé, et cai>ahle d'engloutir des vaisseaux, do renverser des maisons, de déraciner des arbres, etc. : tromlie marine ou de mer. On dit aussi, Siphon

ou 'I'yI'IION.

• TROMBLON s. m.

Arme à feu portative dont la canon est évasé.

* TROMBONE s. m. (ital. trombona). Mus. Espèce de grande trompette composée de quatre branches emboîtées les unes dans les autres, et qu'on allonge ou qu'on raccourcit à volonté pour produire les dilférents tons. — Celui qui joue du trombone.

TROMBONISTE s. m. Celui qui Joue du trombone.

TROMP [trompp] 1. (Maarten-Harpertzoon voni, amiral hollandais, né en 1597, mort le jl juillet(10 août, n. st.) 1653. 11 se distingua promptement dans la flotte. En ocl. 1639, amiral de Hollande, il remporta une victoire décisive sur une escadre espagnole dans les Dunes, et fut anobli en France. Le 29 nov. I6.Ï2 , il infligea une défaite signalée à Blake, près du Goodwin-Sands ; mais Blake alla l'attendre à la hauteur de l'ile de Portland (1 8 fév. 1 6o3), où Troinp subit des pertes considérables et battit en retraite. Il périt dans une rencontre, sur la côte hollandaise, avec une flotle anglaise commandée par Monk. — II. (Cornelis von), fils du précédent ; amiral, né en I6-J9, mort en 1691. Nommé vice-amiral en 1650, il vécut dans la retraite de lO.'iC à 1662. Comme commandant en chef en l'absence de Ruyler, il se distingua contre les Anglais, dans les Dunes, en juin 1666; mais, le 25 juillet (4 août. n. st.), se trouvant coupé du gros de l'escadre, il ne put secourir de Ruyter, qui insista pour qu'on l'éloignât. Rétabli en 1673, pendant la guerre contre les alliés franco-anglais, il cueillit de nouveaux lauriers; et à la morl de do Huyter, en 1676, il lui succéda dans le plus haut poste naval du pays. Plus tard il entra au service du Danemark.

•TROMPES, f. (ital. tromba). Tuyau d'airain recourbé, dont on se sert à la chasse pour sonner : emboucher la trompe, sonner de la trompe. — Trompette, Publier a son de TiiOMPE, CRIER A SON DE TROMPE, publier quelque chose au son de la trompette. — Partie du museau de l'éléphant qui s'allonge et se recourbe pour divers usages : l'éléphant se sert de sa trompe comme d'une main, et acec beaucoup de dextérité. — Bouche de certains insectes, avec laquelle ils sucent et tirent ce qui est propre pour leur nourriture. — Prolongement du nez du tapir. — Se dit encore de certaines coquilles de mer qui sont en loi me despirale.— Anal. Trompe d'Eustache, canal de communication pour l'air extérieur entre la bouche et le tympan de l'oreille. — Trompes de la matrice ou du Eallope, les deux conduits qui partent du fond de la matrice, l'un d'un cûlê, l'autre de l'autre, et qui aboutissent aux ovaires. — Archit. Portion de voûte en saillie, servant à porter l'encoignure d'un bâtiment, ou toute autre construction qui semble se soutenir en l'air : troînpe dans l'unijle. — Petit instrument de fer, qui a une languette au milieu, et dont on tire du son en le mettant entre les dents, et en touchant la langoelle avec le bout du doigt. Un l'appelli' plus ordinairement GuiMBiRDR.

• TROMPE-L'ŒIL s. m. Pumt. Sorte de la-

TROM

bleaux où des objets de nature morte sont représentés avec une vérité qui lait illusion : des trompe-l'œil.

' TROMPER V. a. Décevoir, user d"artifice pour induire en erreur: tromper adroitement, finement. — Se dit, fi?., des choses qui donnent lieu à quelque erreur, à quelque méprise : l'horloge nous à trompés. — Faire ou dire quelque chose de contraire à l'attente de quelqu'un, soit en bien, soit en mal : s'ils m'accorde cette grdce, il me trompera. — Se dit quelquefois des choses, dans un sens analogue : l'événement a trompé leurs calculs. — Se tromper v. pr. Errer, s'abuser : vous vous trompez, cela n'est pas ainsi. — Si je ne me TKOUPE, locution employée en forme de correctif, quand on n'est pas parfaitement certain d'un fait, ou quand on veut éviter le Ion d'assurance et de présomption en donnant son avis. On dit passivement, Je suis bien

TROMPÉ, FORT TROMPÉ SI TKLLE CHOSE n'eST PA?

AINSI, OU je me trompe fort, ou telle chose est ainsi.

• TROMPERIE s. f. Fraude, artifice employé pour truinper : tromperie insigne, manifeste, visible. — Législ. « Le marchand qui a trompé ou tenté de tromper l'acheteur sur la nature, ou la qualité d'une marchandise, ou qui, par usage de faux poids ou de fau-ses mesures, ou par des manœuvres et même par desimpies indications frauduleuses, a tronipéoutentéde tompersurlaquantité des choses vendues, est puni d'un emprisonnement de trois mois à un an et d'une amende qui ne peut excéder le quart des sommes allouées au plaignant à litre de restitution, ni être inférieure à 50 fr. En outre, les objets du délit sont confisqués, les faux poids et les fausses mesures sont brisés ; et le tribunal peut ordonner l'affiche du jugement dans les lieux qu'il désigne et son insertion dans les journaux, aux frais du condamné (C. pén. 423; L. ^7 mars 18.51). La tromperie dans la nature des marchandises peut être aussi considérée comme une lalsiiication, etêtrepunie des mêmes peines. (Voy. Boisson et Falsification.) Ceux qui, en vendant ou mettant en vente des engrais ou amendements, ont trompé ou tenté de tromper l'acheteur, soit sur leur nature, leur composition ou le dosage des éléments qu'ils contiennent, soit sur leur provenance, soit sur le nom qui est donné à ces substances, sont punis d'un emprisonnement de trois mois à un an et d'une amende de .50 fr. à 2,000. fr. La même peine est appliquée à celui qui, sans avoir prévenu l'acheteur, à vendu on tenté de vendre des amendements qu'il savait être falsifiés, altérés ou avariés. En cas de récidive dans les cinq ans d une première condamnation, Ja peine peut è.re élevée jusqu'au double du maximum. Dans tous les cas, les tribunaux ont la laculte d'ordonner l'affichage, par extraits ou iiUégralenient, des jugements de condanuialion, et leur insertion dans les journaux qu'ils déteimineut (L. 27 juillet 1867). » (Ch. Y.)

• TROMPETER v. a. [tron-pe-té] (fr. trompettej. Publier, crier à son de trompe. Ne se dit guère qu'en parlant des personnes que l'on assignait autrefois de cette manière a comparaître au ban de trois jours, ou, en termes de pratique, à trois briefs jours : on lui fait son procès, il a été trompeté par les carrefours. — Divulguer une chose qu'on devait tenir cachée : on lui avait recommandé le seci'et sur celte affaire, il a été la trompeter partout.

• TROMPETER V. n. Se dit du cri de l'aigle: le corbeau croasse, l'aigle trompeté.

• TROMPETEUR s. m. Anat. Muscle de la

bouche. [\û\. BUCCINATEUR.)

•TROMPETTE s. f. [tron-pè-te] (dimin.de (rompf). Instrument à vent, tuyau d'airain ou d'autre métal, qui a un son très éclatant, et

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