‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 495 sur 639 · TRON · texte numérisé non relu

TRON

dont on sonne principalement h la guerre, et dans les réjouissances publiques : sonner de la trompette pour assembler la cavalerie, pour la faire marcher, pour l'animer au combat. — Fig. Embolcher la TROMPETTE, prendre le ton élevé, sublime. — Personne qui a coutume de publier tout ce qu'elle sait : cet homme est une vraie trompette. — Trompette PARLANTE, espèce de grande trompette, ordinairement de fer-blanc, dont on se sert pour faire entendre la voix de fort loin : les trompettes parlantes sont d'usage sur mer, pour se faire entendre d'un vaisseau à un autre. On dit plus communément. Porte-voix. — Trompette MARINE, instrument de musique qui n'a qu'une corde : jouer de la trompette marine.

— Genre de mollusques à cnquille univalve tournée en spirale, qu'on nomme autrement buccin.

' TROMPETTE s. m. Celui donc la fonction est de sonner de la trompette : ion trompette.

— Pop. Il est bon cheval de trompette, il ne s'étonne pas dc bruit, se dit d'un homme qui ne s'effraye pas des menaces, qui ne s'émeut pas de ce qu'on lui dit, soit pour l'intimider soit pour l'embarrasser.

TROMPETTE-MAJOR s. m. Chef des trompettes uans un régiment : lies trompettes' majors.

' TROMPEUR, EUSE adj. Qui trompe :

homme trompeur. — s. C'est un trompeur.

Cap c'est double plaisir de tromper le trompeur.

TROMPEUSEMENT adv. D'une manière trompeuse.

' TROMPILLON s. m. [Il mil.]. Dimin. Arehit. Petite trompe.

TROMSŒ I, le plus septentrional stift ou diocèse de la Norvège, sur l'océan .\llantique et sur l'océan Arctique; 1 1O,oo.ï kil. carr.; 200,000 hab. Les îles Lolfoden en font partie. — H, cap. de ce diocèse, sur une ile, dans le détroit du même nom, par 69° 38' lat. iN. ; 6,000 hab. Commerce actif. Beaucoup de vaisseaux appartenant à ce port son engagés dans les pêcheries de morses à la Nouyelle-Zemble et au Spitzberg.

•TRONC s. m. [tronj (lat. Iruncus). Gros d'un arbre, tige considérée sans les branches: un tronc d'arbre. — Anat. Le tronc d'une artère, d'une veine, leur partie la plus considérable qui n'a pas encore formé de branche.

— Anat. Partie principale du corps, à laquelle les membres sont attachés, et qui comprend la tête, le thorax et le bassin. — • Buste du corps humain, dont on a séparé la tète, les bras et les cuisses: un cadavre dont il ne reste que le tronc. — Archit. Tronc de colonne, fragment d'un fût de colonne. — Généal. Ligne directe des ascendants et des descendants, d'où parlent les branches ou lignes collatérales : cis deux familles sont de deux branches qui sortent du même tronc. — Boîte, coffre de bois ou de fer posé ordinairement dans les églises, et qui a une fente pour recevoir l'argent des aumônes: tronc pour les prisonniers . pour la fabrique de l'église, pour les enfants trouvés. — Prov. et lig. Voler le tronc des pauvres, faire des profits illégitimes aux dépens de ceux qui sont dans la nécessité.

TRONCATURE s. f. (rad. lat. truncare, tronquer). Etat de ce qui est tronqué.

TRONCHE s. f. Grosse souche de bois que l'on met au feu, dans certains pays, la veille de Noël. — Jargon. Tète humaine.

• TRONCHET s. m. Gros billot de bois qui porte sur trois pieds.

TRONCHET ^François-Denis), jurisconsulte, né a Pans en 1726, mort en 1806. Il fut député aux états généraux et Louis XVI le choisit pour un de ses défenseurs. Il futplus lard député aux Anciens, et travailla avec

TROO

Poitalis, .Maleville et Bigot de Préameneu à la confection du Code civil. On a donné son nom à l'une des rues de Paris.

•TRONÇON s. m.idimin. de tronc). Morceau coupé ou rompu, de quelque objet plus long que large : tronçon de pique, de lance, d'épée. — Se dit particul. des morceaux que l'on coupe de certains poissons, de certains reptiles qui ont plus de lonsueiir que de largeur : tronçons d'anguille, de brochet. — Les

TRONÇONS d'un CHEMIN 0E FER, parties d'ilH

chemin de fer qui ne sont pas encore réunies entre elles.

TRONÇONNIQUE adj. Qui est en forme dc

tronc lie cône.

TRONÇONNEMENT s. m. Action de diviser en tronçons.

• TRONÇONNER v. a. Couper quelque chose par tronçons : tronçonner une anguille, un brochet, etc.

TROND (Saint-), ville de Beli.'ique,à 16 kil. S.-O. de Hasselt; 13.386 bah. Elle fut prise par Charles le Téméraire en 1467 et par les Français en 1794.

TRONDHJEM ou Throndhjem [tronndd'yemnij. (Voy. Drontheim).

• TRÔNE s. m. (lat. thronus). Siège élevé où les rois, les empereurs, etc., sont assis dans les fonctions solennelles de la souveraineté : trône magnifique. — Fig. Puissance souveraine des lois, des empereurs, etc.

Il n'est dans l'univers, dans ce malheur nouveau, Que deux places pour toi : le trône o i le tombeau. GRB5SSI. Edouard llf, acte I", se. i".

Hélas ! Qu'est devenu ce temps, cet heureux temps. Ou les rois s'honoraient du nom de fainéants, S'endormaient sur le trône. . .

BoiLBÂU. Le Lutrin.

— Monter SUR LE TRÔNE, monter au trône, prendre possession delà royauté. — Le discours DU TRÔ.vE, le discours que le roi prononce à l'inverlure de chaque session des chambres législatives. — Siège élevé où le pape se met dans certaines cérémonies publiques : le pape étant dans son- trône. — Trône ÉPiscopAL, siège qui est au haut du chœur, dans les églises cathédrales, et où l'é\êque se met quand il oflicio pontificalement : l'évéque étant dans son trône. — pi. Tht^ol. Nom d'un des neuf chœurs des anges : Anges. Archanges, Trônes, dominations, etc. TRÔNER v. n. Siéger sur un trône. — Fig. Dominer.

• TRONQUÉ, ÉE part, passé de Tronquer.— Fig. (;et ouvrage EST tronqué, quelque partie essentielle de cet ouvrage a été évidemment omise ou retranchée. — Se dit, particul., de certaines choses dont l'extrémité ou la partie supérieure manque, soit qu'on 1 ait retranchée, ou quelles ne l'aient jamais eue: colonne tronquée. -■ Bot. Se dit de ce qui est terminé brusquement à son extrémité, comme si on l'avait coupé transversalement : les feuilles du tulipier sont tronquées.

• TRONQUER v. a. (lat. trunaare). Retrancher, couper une partie de quelque chose. Au propre, ne se dit guère qu'en parlant des statues : les Goths ont tronqué la plupart des statues de Rome. — Se dit, lig., en parlant des ou\ rages d'esprit : il a tronqué ce livre, il en a ôté deux chapitres.

TROOST Gorard), chimiste et géologue américain, né en Hollande en 1776, mort en 4 8b0. Il s'établit à Phnadciphie en 1810 et fut un des fondateurs ae lacadémie d'histoire naturelle, et son premier président (i%\i-'\~).l\ entra dans la commuuaulé de Robert Oweii à ,N w-Harmony en 1823, et en 1S28 il fut nomme professeur de chimie, de minéralogie et de géologie à l'université de Nashville,et en ls31, géologue duTennessee. Il a publié des rapports et des mémoires.

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