TROY
* TROUVÈRE s. m. {raâ. trouva-). Nom qu'on donnait aux anciens poêles français des provinces du Nord, et particulièrement de la Picardie, aux xii" et XIII" siècles. (Voy. France.) Les plus C'Irbres trouvères furent: Taillefer, Auboin do Sézanne, Huonde Villeneuve. Jean liodel, Alexandre de Bernay, Gilbert do Mun- Ireuil, Lambert li Cors, C.hrestien de Troyes, Robert Wace, Marie de France, Ruiebeuf, Guillaume de Lorris, Jean de .Meuug, Thibaut de Champat-'iie. Leurs chaiils étaient surtout épiques, historiques ou romanesques, au contraire de la poésie des troubadours méridionaux, qui était presque exclusivement lyrique. On confond ordinairement les trouvères et les ménestrels; mais il semble que ces derniers vivaient de l'exercice de leur art, tandis que les premiers appartenaient à des familles nobles et même princières. (Voy. Ménestrel.) — Trouvère (Le), opéra. (Voy. Tro-
VATORE (//).
• TROOVEUR, EUSE. Personne qui trouve.
— Ailjertiv. Uji esprit trouvcur.
TROUVILLE ou Trouville-sur-Mer, célèbre station balnéaire, port maritime et ch.-l. de cant. de l'arr. el à 1 i. kil. N. de Pont-l'Evêque (Calvados), sur la Manche et à l'embouchure de la Touques; en facede la station balnéaire de Deauville; 6,264 hab. Construction de navires; belle pla^'e, au milieu d'un site ravissant. Etablissement de bains très vaste et très commode. Casino. Délicieuses promenades aux environs.
TROUVILLAIS, aise [-vi-louâ] s. et adj. De Tioinille; qui appartient à celte ville ou à ses habitants.
TROVATORE (II), lé Thouvère, opéra italien eu 4 actes, représenté à Rome (théâtre ApolloJ, en 18o3, musique de Verdi, qui se plaça, par ce chef-d'œuvre, au premier rang parmi les compositeurs; livret de Salvatore Cammerano, d'après un drame espafinol, Guttierez, d'Antoine Garcia; traduit en français par Emilien Paciiii pour les leprésentations qui furent données à l'Opéra de Paris en 18.S7.
TROY s. m. [troïj, série de poids en usage en Angleterre et aux Etats-Unis pour peser les matières précieuses, le;-, drogues des apothicaires, la force des spiritueux, et reconnus comme poids légaux pour peser la monnaie. La livre se divise en ô,'7(J0 grains dont2i l'ont un pennynveight (poids d'un penny ou pièce de deux sous); 2u pennynveigbts l'ont une once, et 12 onces font la livre. C'est de la livre « troy » que dérive la livre » avoirdupois » qui contient 7,000 grains « troy « ; de sorte que une livre, avoiidupoids égale l-2lb2777 livre « troy». (Voy. Avoirdupois.)
TROY [troi], ville des Etats-Unis (état de New-Yoïk), surlarive orientale de l'Uudson, à l'endroit où il devient navigable pour les bateaux à vapeur, et où la marée finit de se faire sentir, à 225 kil. N. de la ville de New- York, et à 9 kil. d'Albany; 64,986 hab. C'est à Troy que se trouve la plus importante fabrique d'instruments de mathématiques et de géographie aux Etats-Unis.
TROYEN,YENNE adj. De Troie ou de Troyes; qui ufipartient à l'une de ces villes ou à ses habitants.
TROYES (anc. Civitas TricassiumelAugustobona], ancienne cap. de la Champagne, aujourd'hui ch.-l. du dép. de rAube,^ sur plusieurs bras de la Seine, à 167 kil. E.-S.-E. de Paris, par 48° 18' 3" lat. N. et i" 44' 41" long. E.; 52,998 hab. Son principal monument est la cathédrale Saint-Piene-et-Saint- Paul, fondée en 1206, finie au xvr sièele et réparée de nos jours; elle olVre des spécimens de toutes les phases de l'art ogival; son chœur el ses vitraux sont considérés comme ayant une grande valeur. Eglises