‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 500 sur 639 · TRUC · texte numérisé non relu

TRUC

Sainl-Remi (xiV siècle), Saint-Jean, Saint- Nizier, Saiiit-Martin-des-Vignes. Bel hûtel, île ville (162i-'70), musée; bibhotbèque (115,000 vol.); l'un des plus beaux lycées de France. Après avoir été capitale des Tricasses, celle ville, snus les Romains, fut convertie au christianisme par saint Potentien et saint Sérotin. Elle fit ensuite partie du royaume de Melz et s'éleva, sous les comtes de Champagne. ,iu XII" siècle, à un degré d'importance politique et commerciale qu'elle n'a jamais pu atteindre dans la suite. Ses foires étaient alors connues dans toute l'Europe. La guerre de Cent ans lui fut fatale; Jean sans Peur, duc de Bourgogne, s'en empara en 141.") et la lit passer sous la domina lion anglaise; Jeanne Darc la délivra le I"' juillet 1429. Charles Quint la réduisit en cendres, en mai 1524. Pendant la campagne de France, Troyes fut occupée par les alliés le 7 fév. 181 4;' Napoléon y rentra le 23 fév., mais les étrangers y reparurent le 4 mars Les Allemands l'occupèrent en nov. 1870. Pat rie du pape Urbain IV, de Chrestien de Troyes, de Jean Passerai, de François Girardon, "de Nicolas Mignard, de Pierre Mignard, de Pierre et de François Pithou.de JeanJuvénaldesUrsins.elc. — Traité de Troyes, traité conclu, le 21 mai 1420, entre la France, l'Angleterre et la Bourgogne, et en vertu duquel, Henri V d'Angleterre devait épouser Catherine, fille de "Chailes VI de France, devait être nommé régent de France el devait après la mort de Charles VI, héritier de la couronne française (Voy. Isabeau, Henri V, etc.)

TROYON (Constant), peintre français, né à Sèvres en 1810, mort a Paris en 186.S. 11 devint célèbre comme paysagiste et animalier; on l'a appelé le La Fontaine de la peinture. Parmi ses œuvres on cite le Marché aux bestiaux, le Braconnier, Avant l'ora<je, etc.

* TRUAND, ANDE s. (bas lat. trutanus).

Vaurien, vavaboiid, qui mendie par fainéantise : cet homme est un truand, un vrai truand. (Pop. et peu us.) — »v S'emploie comme terme de mépris :

Ah! truande, as-tu bien le courage

De me faire cocu, à la ilcur de mnn âge?

MOLlilBB.

* TRUANDAILLE s. f. Coll. Ceux qui truandent : ce n'est que de la truandaille.

' TRUANDER v. n. Gueuser, mendier.

* TRUANDERIE s. f. Profession de truand, de mendiant, de vagabond. (Pop. et peu us.)

* TRUBLE s. f. Voy. Trouble, subs. fém.

TRUBLET ,NicoIas-Charles- Joseph, l'abbé), littérateur, né a Sair.t .Malo en 1697, mort dans la même ville en 1770. Il serait complètement tombé dans l'oubli si Vollaire n'avait eu soin de l'aire passer son nom à la po.-térité en l'accablant sous le poids du ridicule. 11 n'en fut pas moins reçu a, l'Académie en 1761. On a de lui : lissais de morale et de littérature (Paris, 173.T, 2 vol. in-12), etc.

"TRUC ou Truck s. m. Plate-forme montée sur des roues, sur laquelle on élève, au moyen d'un mécanisme, des voilures, des bagages el toute sorte d'objets pesants, afin de les transporter ailleurs. — Thiâtre. Se dit de certains moyens mécaniques employés pour mouvoir les décors. - Fig. Manière de faire expéditive; habileté.

TRUCAGE s. m. Emploi de trucs.

" TRUCHEMAN ou Truchement s. m. Interprète, celui qui explique à deux personnes qui parlent deux langues dilt'éientes, ce qu'elles se disent l'une à l'autre : habile irucheman. — Personne qui parle à la place d'une autre, qui explique les intentions d'une autre : cet homme bégaye si fort, qu'il aurait bi soin de truchement.

' TRUCHER v. n. Mendier par fainéantise. (Pop. et vieux.)

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* TRDCHEUR, EUSE s. Celui, celle qui Iruche, qui mendie.

TRUCK s. m. Voy. Truc.

TRUCULENT, ENTE adj.(lat. truculenlus).

Sauviii.'-e, brutal.

* TRUELLE s. f. (lat. irutla). Outil, instrumont dont les maçons se servent pour employer le plâtre ou le mortier: il est l'ornié d'une lame triangulaire de fer ou de cuivre poli, dont le manche recourbé est garni d'une poiynée de bois: apportez l'auge tt ta truelle; se servir de la ti-uelle. — Fam. Aimer L.\ TRUELLE, aimer à faire bàlir. — Instrument d'argent, à peu près de la même forme, avec lequel on découpe et on sert le poisson à table.

* TRUELLÉE s. f. La quantité de plâtre ou de mortier qui peut tenir sur une truelle.

TRUEYRE ou Truyère, rivière qui prend sa source dans le dé|i. de la Lozère, sur le versant 0. des monts de la Mai'geride, traverse le dép. du Cantal, baigne au N. celui de l'Aveyroii et se jette dans le Lot à Entraygucs, après un cours de 1 3o kil.

TRUFFALDIN. Truffaldino (de Y \ia\. truffa, mensonge). Type de valet dans la comédie italienne.

* TRUFFE s. f. Corps végétal, de la famille des champignons, très savoureux et très odoriférant, qui se trouve dans la terre en petites masses charnues, et qui n'a ni tiges, ni feuilles, ni tleurs, ni racines apparentes: les truffes du Périyord sont les plus estimées. — Lncïcl. Les trull'es sont des espèces de champignons souterrains et comestibles. Celles du commerce appartiennent au genre tuber ; d'autres appartiennent à d'autres genres voisins. Ellessont globuleuses, un peu oblongues, d'un poids qui varie de 60 gr. à I kil., suivant les espèces et les localités. Il y en a de blanches; mais géuérsleiiienl elles sont noiiâlres

ou brunâtres, et couvertes de protubérance: rugueuses. On trouve d'ordinaire les truffe; dans des sols calcaires, tt toujours dans de: bois de charmes, de chênes ou de hêtres. Elles ont une odeur et une saveur suigeneris; on les considère comme aphrodisiaques; on les mange quelquefois seules, mais on s'en sert surtout pour donner du parfumaui mets. On les conserve en bouteilles ou en boîtes d'étain. — On est à peu près certain, aujourd'hui, que la trutl'e se multiplie au moyen de spores contenues dans des sacs {asci) qui se trouvent en grande quantité dans la masse de son tissu. Parmi les espèces reconnues par les savants, nous citerons la truffe française {tuber melanosporum), la truffe anglaise [tuber xstivum), la truffe piémontaise {tuber magnatum), etc.

* TRUFFER V. a. Garnir de truflfes : truffer une dinde.

TRUFFIER, 1ÈRE adj. Qui a rapport aux truites.

* TRUFFIÈRE s. f. Terrain dans lequel on trouve des ti uti'es.

TRUGUET (Laurent Jean-François, comte), niai'in, né a fouluu le 10 janv. 1752, mort à Paris en 1839. 11 rit les guerres de l'indépendance américaine, en qualité de lieutenant de vaisseau, et commanda, en l792, i'escadre destinée à l'expédition de Sardaiyne.Miniître

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de la marine, le 4 nov. 179u, il fît des efl'orts inou'is pour la réussite de l'expédition d'Irlande. Ses opinions républic nés lui firent des ennemis tellement noniln- ux qu'on lui enleva le ministère (18 juillet 1797) pour l'envoyer comme ambassadeur en Espagne. Il ne s'associa à aucune des mesures réactionnaires destinées à tuer la République. Après le 18 brumaire, il refusa le portefeuille de la marine. En 1804, il commandait l'escadre de Brest, lorsqu'il écrivit au premier consul une lettre pour le dissuader de se faire proclamer empereur. Cet acte le fit brutalement destituer et rayer des cadres de la Légion d'honneur dont il s'était laissé nommer grand officier. Voyant dans la Restauration un gouvernement destiné à réparer les fautes de l'Empire, il rentra en activité. Louis XVUl le nomma comle, grand'croix de la Légion d'honneur et pair de France, en 1819. Il ne cessa de défendre les intérêts de la marine et les principes de la Révolution.

* TRUIE s. f. (bas lat. troia). Femelle du porc : grande truie.

' TRUISME s. m. (angl. truism; de true, vrai). Vérité banale, trop évidente, et qu'il est ridicule de vouloir démontrer.

• TRUITE 'S. f. (lat. tructa). Icht. Genre de salmonidés, comprenant les espèces qui ont les dents crochues et une petite nageoire sans rayons sur l'arrière du dos; les truites se trouvent ordinairement dans les eaux vives et dans les lacs. — Truite s.^umonée, qui tient du goût et de la couleur du saumon. — La truite commune (salar fario. Val.) mesure ordinairement de 2o à 33 centini. de long; mais elle est quelquefois beaucoup plu?

grosse, et atteint jusqu'à 8 kilogr. Elle est plus courte et plus ramassée que te saumon.

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Truite saumonée [sulmo trutta).

d'un brun jaunâtre en dessus, passant au jaune sur les flancs, et argentée en dessous; son dos est tacheté de hruii rougeâtre et ses flancs de rouge brillant. Ses couleurs sont plus sombres dans les courants rapides à fond rocheux ou de gravier. Sou goiit est très fin depuis la fin de mai jusqu'à la fin de septembre; la saison du fiai commence presque aussitôt après. — La truite saumonée {fario argenteus, Val.; salmo trutta, Linn.), appelée aussi truite blanche ou truite de mer, se trouve dans les grands lacs et les cours d'eau de notre continent; sa couleur varie beau coup, comme dans tous les poissons de cette famille, suivant la nature de l'eau et la qualité de sa nourriiure; elle est généralement d'un gris vert ou d un noir bleuâtre en dessus, plus claire sur les Uancs, et d'un blanc d'argent en dessous, avec quelques taches noires au-dessus de la ligne latérale ; elle atteint une longueur de 65 à KO centim. Elle abonde sur les marchés de Londres et de Paris, où elle vient, comme prix, ini imédiatement après le saumon, auquel elle ressemble.

* TRUITE, ÉE adj. Marqueté de petites taches rougeàtres comme une truite. N'est guère usité qu'en parlant de certains che vaux, de certains chiens dont le poil est marqueté de la sorte : cheval alezan truite. — PoKCELAiNE TRUiTÉE, porcelaine dont la couleur est fendillée afin que les couleurs qu'on y applique pénètrent dans les fentes.— Fonte TRUITÉE, fonte tachetée de blanc et de gii

TRUJILLO ou Trusillo [tiou-khi'-lio] (anc.

Turris Jidia), ville d'Estramadure, en Espagne, sur le To7,o, à 200 kil. S.-O. de Madrid ; 7,100 hab. La vieille ville, sur le tlanc d'une colline, sert aujourd'hui de cimetière. La forteresse, au sommet de cette même colline, date du temps des Romains. Dans la basse ville, se trouve un grand square, qui contient la maison de la lamille de Pizarre. TRUJILLO ou Truxillo. ville du Pérou, h.-l. du département de Lihertad, à 2 kil. de la mer, dans la vallée de Chimu, à 310 kil. N.-N.-O. de Lima; 8,000 hab. Elle a pour port Huanchaco, à environ 8 kil. au N.-O.

* TRULLISATION s. f. [trul-li-za-si-on] (lat. trulla, truelle). Archit. Travail de diverses sortes d'enduits ou de crépis, qu'on fait avec la truelle.

* TRUMEAU s. m. Archit. Se dit de l'espace d'un mur entre deux fenêtres : les trumeaux de ce hdtiment sont trop étroits. — Parquet de glace qui occupe l'espace du mur entre deux fenêtres, dans l'intérieur d'un appartement, ou qui est placé au-dessus d'une cheminée.

* TRUMEAU s. m. Boucher. Le jarret dlun bœuf, la partie d'au-dessus de la jointure du genou d'un bœuf, lorsqu'elle est coupée pour être mangée.

TRUMELIÈRE s. f. Nom donné, au xnie siècle, à la partie de l'armure qui défendait les jambes, et que l'on appela plus tard Grève.

TRUN, ch.-l. de cant., arr. et à 13 kil. E. d'Aigenlan (Orne); 1,b70 hab.

TRUQUEUR, EUSE s. Personne qui se sert de trucs.

TRURO [treu'-ro], ville de la Nouvelle- Ecosse, au fond de la baie de Cobequid, à 97 kil. N.-N.-E. de Halifax: 6,000 hab. Ecole normale de la province; école modèle; niaiiulai;lures.

TRUST s. m. Association. (V. S.)

■ TSAR .s. m. Nom qu'on donnait autrefois au souverain de la Russie. (Voy. Czar.)

' TSARIENNE, Tsarine, 'I'sarowitz. Voy.

Czabien.ne. Czarine et Czarowitz.

TSARSKOE SELO Voy. Tzarskoye Selo. ■

TSCHIRNHAUSEN(Erhenfried-'Wa]tervon, COUTE) (tchirnn-liaù'-zenn; , mathématicien allemand, né àlvisling5wald,près de Goerlilz, en t6bl, mort en 1708. Il construisit des instruments d'optique, étabit des fabriques de verre et une usine pour le polissage des verres ardents, construisit un miroir ardent en cuivre extrêmement poli, découvrit une manière de faire la porcelaine, qui fut l'origine de la manufacture de Saxe, et étudia les propriétés des courbes qui portent son nom. 11 a publié : Medicina Corporis, Medicina Mentis, et Anleitung zu nûtzliehen Wis- Siiischaften, absenderlich zu der Mathesis und Fhyyik ['i' edit. 1742).

TSGHUDI [tchou'-di] ^.S;gidius, Gilles), historien suisse, né en 1,'JOo, mort en 1572. Après avoir servi dans l'armée française (lo36-'44), il remplit des fonctions importantes dans le canton de Claris; mais il fut exilé de 1502 à 1564 pour avoir persuadé aux délégués catholiques de suivre le concile de Trente. Le plus connu de ses nombreux ouvrages est intitulé : Chronicon Hclveticum [eti allemand); il embrasse l'histoire delà Suisse depuis l'an 1000jusqu'enl470.(V. S.)

TSETSÉ s. f. Nom indigène d'un insecte diptère venimeux du genre glossina (Wiedemann), particulier a lAlrique et surtout aux régions tropicales de cette partie du monde. L'espèce la mieu.x connue (y/ossina morsitans-, Wertev.) est un peu plus grosse que notre mouche domestique. Sa tête est d'un chamois sale, ses yeux sont gros; son thorax est

TU

d'un rouge tirant au châtain avec, quatre barres longiluoinales. L'abdomen est de la couleur de la tête, et les ailes sont considérablement plus longues que le corps. L'appareil de succion se compose d'une longne trompe cornée, contenant deux tarières en forme d'aiguille, en communication avec une glande pleine d'un li(juide vénéneux à la base, et soutenues de chaque côlc par deux palpes plumeuses. Le tsetsé n'a pas d'aiguillon à l'arrière du corps; il ne dépose d'œufs ni sur, ni sous la peau des animaux ; mais il iniroduit avec sa trompe son poison dans le sans; qu'il suce. Sa piqûre est presque

Tselsé grossie (Gli

sûrement mortelle pour le bœuf, le cheval, le mouton et le chien ; mais elle est inofîensive pour l'homme, le mulet, l'an?, la chèvre, le cochon, les animaux sauvages et même les veaux pendant qu'ils lètent. Chez l'homme, elle occasionne une légère démangeaison, comme celle que produitla piqûre d'un moustique ou d'une puce. Cette mouche se trouve surtout dans les buissons et les roseaux, rarement en pays découvert. Elle se cantonne dans des régions bien délimitées, qu'elle ne quiite jamais, de sorte que les bestiaux peuvent paitre en paix d'un côté d'une rivière dont le bord opposé fourmille de tsetsés.

TSONG-LIYAMEN s. m. Nom que donnent les Chinois à leur ministère des affaires étrangères.

TSURDGA [tsou-rou'-ga], port du Japon, dans la province d'Echizcn, au fond d'une baie, sur la côte occidentale de la Grande Terre, à environ "ZOO kil. 0. de Tokio; 20,000 hab. C'est à peu près le seul bon port sur la côte 0. de l'ile. Le district environnant est connu par son riz, sa soie, son thé, son papier, sa laque et son cuivre.

*TU, TOI, TE (lat. tu), pronoms de la seconde personne. Ils sont des deux genres, mais seulement du nombre singulier; et ils ne difl'èreiit entre eux que par la place qui leur est assignée dans le discours. — Tu, ne peut jamais être le sujet de la proposition; et il ne peut être séparé du verbe que par un autre pronom personnel, ou par une de ces particules, ÎSe, en, y : tu es heureux; tu me parleras. — Toi, employé seul comme réponse, peut être sujet ou régime direct, et tenir lieu d'une phrase entière. Qui sera chargé delului annoncerl Tôt, c'est-à-dire. Tu seras chargé de, etc. : dans cet exemple, il est sujet. Qui a-t-cji voulu désigner! Toi, c'està-dire, on a voulu te désigner : dans cet exemple, il est régime direct. — S'emploie quelquefois par apposition et réduplication, soit comme sujet, soit comme régime : toi, tu oserais le défier! — Elliptiq. Toi, mk trahih ! F.^iRE UNE BASSEssK, TOI 1 ctc, serais-tu capable de me trahir, de faire une bassesse, etc.? ou bien, as-tu ]>» me trahir, l'aire une bassesse, etc.? — Toi, s'emploie de même pai apposition avec un nom ou un autre pronom toi et moi nous avons fait ce que nous devions — Toi, se construit encore avec les pronoms Ck cl 11, dans les phrases suivantes et autres semblables -.c'est toi qui l'as fait; ce ne jeuf

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