‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 505 sur 639 · TUNG · texte numérisé non relu

TUNG

•TÏÏMDLTUAIRE adj. Qui se fait en tumulte, avec précipitation, contre les formes et les lois : il se fit tine assemblée tui/niltnaire.

' TDMULTUAIREMENT adv. D'une manière tumultuaii'e ; cela fut résolu tumultuairement.

•TUMULTUEUSEMENT adv. En tumulte:

Us s'assemblèrent tumultueusement.

' TUMULTUEUX, EUSE adj . Qui se fait avec tumulte, avec bruit etconfusion : assemblée tumultueuse.

' TUMULUS s. m. [tu-mu-luss] (mot lat.

qui signifie : élévation de terre). Antiq. Grand amas de terre, ou construction de pierre, en forme de cône, que les anciens élevaient audessus des sépultures, pour servir de tombeau : te tombeau de ces rois n'était qu'un simple tumulus. — Au plur. Des tuuulus ou DES TUMULi. — Encycl. Les tumuli se trouvent en grande quantité dans toutes les parties du monde. Plusieurs datent des temps préhistoriques; mais leur usage persévéra jusqu'à des périodes relativement récentes; et

Tumulus de Silbury-Hill,

ils sont encore en honneur chez les tribus sauvages de nos temps. Quelques-uns de ces tombeaux présentent des dimensions colossales. Le tumulus de SilburyHill (Wilts, Angleterre) mesure 50 mètres de haut. Le tumulus sépulcral d'Obiria (Taiti) n'a pas moins de 80 m. de long sur 15 m. de haut et io m. de large. A Upsala (Suède), on trouve trois grands tunuili réunis ensemble et que l'on suppose servir de tombeau à Odin, à Thor et à Frej'a.

TUNBRIDGE ou Tonbéridge, ville du comté du Kent en Angleterre, sur le Tun, près de la Medway, à 17 kil. S.-O. de Mairstone ; 8,209 hab. Elle contient les ruines d'une grande porte flanquée de tours rondes, ce qui reste d'un castel détruit au xi' siècle. Poudre a canon; vases de bois pour amuser les bébés.

TUNBRIDGE WELLS [ouailles], ville du Kent et du Sussex , Angleterre), à 25 kil. S.-O. de Muidstone; 19,410 hab. Le voisinage abonde en sources minérales; c'est une ville d'eaux à la mode.

TUNGSTATE s. m. [tongh-sta-te]. Chim.

Sel produit par la combinaison de l'acide tungstique avec une base.

' TUNGSTÈNE s. m. [tongh-stè-ne] (suéd.

lung, lourd ; sten, pierre). Métal existant sous la lormed'un acide combiné a la chaux dans le scheelite minéral ou tungslate de chaux, et aussi combiné avec le fer et le manganèse dans le wolfram minéral. L'acide tungstique a été découvert par Scheele en 1781, et le tungstène métallique deux ans plus tard par les frères d'EIhujar. C'est de son nom allemand Wolfram {wol/'ram.ium) que se tire son symbole, W. C'est un métal gris de fer, lourd, très dur, entrant difficilement en fusion; poids spécifique: 17. 6. Allié au 1er fondu, il est d'une extraordinaire dureté. Le minerai le plus commun de ce métal est le wolfram, d'un brun noir, à éclat métallique ; dureté; o à 5.5 ; poids spécifique : 7.1 à 7.55. On se sert de l'acide tungstique pour colorer en jaune, de l'acide de tungstène pour colorer en bleu, et du tungstate de soude comme

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remplaçant le slannale de soude dans la teinture et l'impression des cotonnades.

TUNGSTIQUE adj. Chim. Se dit d'un oxyde du tungstène et d'un acide qui en dérive.

TUNICIERadj. Qui a le corps revêtu d'une enveloppe en forme de tunique, —s. m. pi. Classe de mollusques acéphales marins, protégés par une enveloppe coriace élastique (tunique) qui remplace la coquille. Ce groupe comprend les ascidies (molgule, etc.), les biphores, etc.

• TUNIQUE s. f. (lat. Itmica). Vêtement de dessous que portaient les anciens : il avait un magnifique manteau par-dessus sa tunique. — Vêtement de femme. — Habillement que les évêques portent sous leur chasuble, quand ils officient pontificalement. — Habillement des diacres et des sous-diacres, qu'on nomme aussi Dalmatique. — Sorte de veste dont les rois de France étaient revêtus, à leur sacre, sous le manteau royal. — Redingote d'uniforme des soldats, "collégiens, etc. — Anat. Se dit des membranes qui enveloppent certaines parties du corps de l'animal : te tuniques du cœur. — Bot. L'uignon est formé de plusieurs tuniques superposées.

TUNIQUE. ÉE adj. Qui est muni d'enveloppes.

TUNIS (anc. Tunes, Tunesaios, Tunis], ville fortifiée de l'Afrique septentrionale, capitale de la Tunisie, sur le lac El-Bahira. qui est une continuation du golfe de Tunis, à 640 kil. E. d'Alger; par 36» 46' 48" lat. N. (au pavillon de France) et 7° 50' 52" long. E.; 135,000 hab., dont 20,000 chrétiens. Elle s'élève en pente douce sur une plaine qu'entourent de tous côtés, sauf à l'E., de hautes collines; et est comprise dans une espèce d'isthme qui s'étend entre le lac Bahira et la Sebkha el Sedjoumi. Elle est construite de la façon la plus irrégulière; ses rues sont tellement étroites et tellement sales, qu'il n'est pas toujours possible de les traverser, surtout celles où les juifs sont parqués. Elle renferme nombre de mosquées. Au centre, se trouve une vaste place (place de la Bourse), qui était, dit-on, entourée jadis de 3,000 boutiques pour le commerce des laines et des toiles de lin. La ville se divise en quatre parties : Tunis proprement dit, dans la partie supérieure que domine la casbah; le quartier franc, dans la partie basse, et les deux faubourgs de Bab-el-Souika auN. et de Bab-el-Djézira au S. Les musulmans habitent généralement la ville haute; les juifs, le bas du faubourg El-Souika ; les Européens (Angio-Maltais, Italiens, Français et Algériens), le quartier franc, qui est de création récente. Le bey habite le Bardo en hiver et le nouveau sérail de La Goulette pendant les huit mois de chaleur. La ville de Tunis est protégée à l'E. et à 10. par les deux lacs d'EI- Bahira el de Sedioumi. Elle est, en outre, défendue par deux enceintes continues. La première, crénelée, flanquée de tours et de bastions, entoure la ville proprement dite; la seconde, également crénelée et haute de 10 à 15 m., longue de près de 8 kil., enveloppe la ville et ses deux faubourgs de Rabat-bab-elSouika au N., et de Rabat-babel-Djezirah au S., presque aussi vastes que la ville elle-même. Ces deux enceintes se rejoignent à la casbah, citadelle rectangulaire qui domine la ville et qui renferme, entre ses hautes murailles crénelées, des bâtiments irréguliers, le palais du gouverneur et un grand réservoir qui alimente les fontaines de Tunis. Au delà des deux enceintes, les forts détachés sont au nombre de quatre : le fort des Andalous àl'O.; le fort étoile d'£/- Filfil, entre le précédent et la casbah; le fort Sidi-ben-Hassen, au S.-O., et enlin le Bardo, palais du bey de Tunis. Mais toutes ces foi tiflcations sont rendues inutiles par le

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voisinage de collines qui les dominent et qu il suffit d'occuper avec de l'artillerie pour se trouver maître de la ville. — Les alentours de Tunis sont couverts de villes et de heux de plaisance. — H n'y a plus de port; et les gros navires sont forcés de s'arrêter A la Goulette, qui se trouve à l'entrée du lac El-Bahira. La lagune, réceptacle de toutes les inripuretés de la ville, n'est guère qu'un marais fétide, qui a valu à Tunis le surnom de « la Puante » que lui donnent les Mores. Et pourtant, cette grande cité africaine, si elle était assainie, mériterait d'être appelée « la Parfumée ». Ses bazars, qui rivalisent avec ceux de Constantinople, sont emplis de toutes les essences orientales. L'amour des fleurs est un des traits distinctifs du Tunisien; les mendiants eux-mêmes s'arment de roses pour tendre la main. Exportation considérable degrains, d'huile d'olive, de laines, de poissons, de fruits, de cire, de savon, d^éponges, d'ivoire, de poudre d'or, etc. L'industrie locale consiste à fabriquer des étoffes de laine, des coiffures orientales, des cuirs, des essences de musc, de rose et de jasmin. — Hist. Tunes, queTite-Live place à trois railles de Carthage, commença à devenir florissante aussitôt que la grande cité punique fut détruite par Scipion (146 av. J.-C). En 693, les Arabes avant rasé jusqu'au sol la nouvelle ville de Carthage, les ruines de cette ville servirent à embellir Tunis, qui en conserve encore de nombreux vestiges. (Voy. Tunisie.) Plus tard, sous le sceptre des Almohades (1140) et des Mérinites (1260), Tunis jouit d'un repos et d'une prospérité qui la rendirent florissante; elle entra en relations commerciales avec Pise, Gênes et Venise, pendant que ses corsaires la faisaient redouter de ses ennemis. En 1270, le roi de France, saint Louis, débarqua devant Tunis, dans l'intention, dit Joinville, de convertir « le roi de Thunes et son peuple ». Peu de jours après, il mourait sur les ruines mêmes de Carthage. (Voy. Louis IX.) Le déclin de la puissance tunisienne commença en 1391, époque où Charles VI, roi de France, équipa une flotte pour châtier les pirates barbaresques ; sa chute fut provoquée par les exploits du célèbre corsaire Kaïr-Ed-Din Barberousse, qui s'empara, en 1534, de Tunis, d'où il chassa Mouley-Hassan, le roi légitime. Ce prince dépossédé appela Charles-Quint à son secours. L'empereur d'Allemagne prit la ville en juin 1535, délivra 22,000 captifs chrétiens, et replaça sur le trône Mouley- Hassan qui se reconnut vassal du prince chrétien et lui laissa La Goulette comme place de sûreté. Les Turcs s'emparèrent définitivement de la Tunisie, eu 1574, et y placèrent le gouvernement entre les mains d'un pacha turc et d'un dey élu par le divan, qui était lui-même choisi parmi les officiers des janissaires. L'autorité du pacha déclina lentement, et celle du dey s'augmenta d'autant. En 1665, le dey Mahmoud prit le titre de bey de Tunis et rendit la monarchie héréditaire dans sa famille, qui s'éteignit en 1705. L'armée appela alors au trône Hussein-ben- AliTourki, Cretois qui s'était fait remarquer à la tête des janissaires et qui reconnut la suzeraineté nominale delà Turquie. C'est de ce prince que descendent les souverains actuels. Hussein, chassé de Tunis par son fils adoptif, Ali-Pacha, en 1735, fut assassiné à Kairouan en 1736. .Ali-Pacha, étranglé en 1756, eut pour successeur Mahmoud, flis de Hussein. Celui-ci mourut en 1758, et fut remplacé par Ali-Bey, dont le règne fut prospère. Son fils, Hamouda-Pacha, monta sur le trône en 1782, noua des relations politiques et commerciales avec les nations européennes et mourut en 1814. Il eut pour successeur son frère Othman-Bey, qui régna seulement quelques mois et laissa le trône à son neveu Mahmoud; celui-ci abolit l'escla-

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vape des chrétiens en ■1816. Les règnes d"Hussein-Bey (18ï4-'3") et d'Ahmed-Bey (l837-'n5) furent marqués par l'émancipation des Israélites. Sidi-Mobanimcd {l8on-'o9) octroya une constitution et (luhlia une loi organique de la régence de Tunis. Son successeur Mohammed-ès-Sadok obtint, le 2b ocl. 1871, un firman impérial qui le libéra de tout paiement de tribut à la Sublime Porte, mais qui établit sa situation comme vassal de l'empire ottoman. Il dut signer, le 12 mai 1881, le traité de Kasr-el-Saïd qui institue le protectorat de la France sur la Tunisie. La ville de Tunis fut occupée par les troupes françaises le lOoct. de la même année (voy. TuNisiEl; Sidi-Ali (né le 5 oct. 1817), frère et successeur de Mohanimed-ès-Sadok, monta >ur le trône bevlikal le 28 oct. 1882.

TUNISIE ou Régence de Tunis (Afrikija), beyiik aujourd'hui placé sous le protectorat français, jadis compris dans les états barbaresques et alors vassal de la Turquie ; borné par la Méditerranée au N. et à l'E. ; par la province algérienne de Constantine à l'O., et par le vilavet turc de Tripoli au S.; entré ;I2'' 20' et 37o 20' lat. N., et entre S» 10' et 8" oO' loni-'. E. Environ 135,000 kil. carr. Sa largeur moyenne de TE. à 10. est de 500 kil., sa plus grande longueur du N. au S. est de 550 kil. — Le territoire, montagneux au xN.O., où quelques pics atteigi.ent de 1,000 à t,80U m., et très bas au S., où le niveau du sol est quelquefois inférieur a celui de la mer, peut se diviser en 4 zones bien distinctes. La première, au N., est comprise entre la mer et les njontagnes des Kroumirs, prolongement du Pelit-.\tlas, qui va de La i.'.alle au cap Zbib ; elle est assez bien boisée et renferme quelques vallons cultivés et des plantations d'oliviers. La seconde région est formée par le riche bassm de la Medjerda (anc. Bagi'adas), rivière la plus considérable de Tunisie, qui se jette dans la Méditerranée un peu au N. de Tunis, après un cours d'environ 300 kil. {Voy. Medjerda. j Dans les vallées de cette rivière et de ses alfluents, se trouvent les plus belles cultures. Le bassin de la Medjerda est borné, au S., par une cbaine de montagnes qui va de Haidra (au N. de Téhessa, Algérie) jusqu'au cap Bon, et dont le point culminant est le Djebel-Hammada. Au S., s'étend la troisième région formée par les bassins de divers cours d'eau qui vont se perdre dans le lac Salé (au iN. duquel se trouve VEnfida) ou dans la Sebkha- Sidi-el-Hant; celte zone est bornée par un la'olongement du Grand-Atlas, qui vient mourir au cap Capoudiah. La quatrième léj^ioii est celle du Sabai'a tunisien, contenant une cbaine de chotths,qui se continue jusque dans la province de Constantine ; les chotlhs tunisiens sont : lechottbEI-Fedjedf, le chotth Djérid et le chotth Rharsa. Le Sahara tunisien est parsemé de belles oasis où l'on récolle d'immenses quantités de dattes. — Climat sain, quoique très sec pendant une grande partie de l'année. Les pluies ont lieu en décembre, janvier et février. — Côtes, CAPS, GOLFES, Iles. A partir du cap Roux, qui sert de limite a l'Algérie et à la Tunisie, la côte a d'abord une direction N.-E. ; elle forme les caps Negro, Serrât, Kérouu et lilanc; elle est protégée par de nombreuses petites iles dont les plus connues sont : l'ile Tabarca et les iles Kratelli. A partir du cap lilanc, elle prend une direction générale vers le S. et s'ouvre en grands golfes qui, se desséchant peu à peu, ont fait place à d'immenses lacs salés. Nous trouvons d'abord le cap de Bizerte; puis le beau golle de Tunis (du cap Farina au cap Bon), a l'entrée duquel se trouve l'Ile Zembra; la presqu'île du cap Bon, au S. de laquelle s'enfonce le large golfe de Hammamet, terminé au S.

par les iles Kouriât et Couigliera et par le

marque lepoint où commence la Petlte-.Syrtc lac entêté, ces derniers temps, rendus accp.sou golfe deGabès. immense échancriire qui 1 sibles aux plus gros navires; 2° Tunis; 3° La renferme les îles Kerkenah et la grande \\t\Goulclte, port de Tunis, sur une langue de

de Djcrbah. Le développement total des ciMes est d'environ 800 kil. — Puoduction. L'ancien grenier de Rome n'a rien perdu de sa fertilité; mais ce pays est aujourd'hui déboisé, mal cultivé, dépourvu d'eau, plongé dan.^ la dernière des misères. Il donne encore d'immenses quantités d'olives, des blés, du maïs, de l'orge, du riz, des haricots, des raisins, du tabac, du coton, de l'indigo, des légumes, des cucurbitacées, de l'alfa, des oranges, des citrons, des grenades, des bananes, des figues, les dattes renommées du Djérid, les roses cl lei; fleurs les plus parfumées, des plantes médicinales; tous les fruits de l'Europe méridionale. Les broussailles impénétrables,qui ontremplacé les forêts renferment quelques gros arbres : chêne vert, chêne blanc, chêne-liège, frêne, orme. Dans les montagnes, on trouve d'immenses richesses minérales encore inexploitées : fer, plomb, cuivre, argent. Sur ks côtes, on se livre à la pèche du thon, des éponges, etc. Les principales manufactures sont : les fabriques de lainages. — La faune est à peu près semblable à celle de l'Algérie. — Commerce. Douze ports sont ouverts au commerce étranr; mais lapins grande partie des transactions se fait à Tunis La Goulette. La valeur de l'importation est, en moyenne, de bO millions de fr. ; celle de l'exportation atteint plus de 85 millions de fr. — Principaux articles d'exportation : huile d'olive. Va millions de fr. ; déchets d'olive, I million; alfa-esparto, 2 millions; éponges, 1 million; dattes, peaux, orge, drille's, lainages, laines, fez, cire, etc. L'exportation d'alfa va prendre, suivant toute probabilité, un accroissement considérable, sous l'influence d'une compagnie franco-anglaise qui a obtenu de vastes concessions dans le sud du pays. — Principaux articles d'imporlation :" cotonnades, lainages, soieries, liqueurs, sucre et farine. — Le commerce étranger a lieu surtout avec l'Italie, la France et l'Angleterre. En moy.il entre dans les divers ports du beviik 3,768 navires (1,524,429 tonnes), dont \',ti.i français (1,018,533 tonnes). — Le port de Tunis-La Goulette participe à l'impoilalion pour 79 p. 100 et à l'exportation pour 19 p, 100. En moy., il entre dans le port de La Goulette 912 navires (467,552 tonnes), dont 203 frani;ais (176,530 tonnes). — PoruL.\TioN. 1,600,000 habitants, dont 55,000 Israélites, 18,000 Français (population civile seulement), 48 Européens, 32,000 Italiens, 11,706 .Anglo-Maltais, .■1,264 Grecs, Suisses, Autrichiens et autres ; 22,530 protégés fran^ çais. Effectif de la brigade d'occupation 9,617. — En 1882, le nombre de Fran çais fixés dans la Régence s'élevait ; quelques centaines seulement. En 1886, il y en avait déjà environ 3,500. — Au x'^ siècle le territoire actuel de la Tunisie ne nourrissait pas moins de 17 millions d'bab., d'après les rapports les plus authentiques; et une population aussi condensée sy trouverait encore à l'aise, en raison de la richesse du sol; mais à partir de la décadence de la civilisation arabe, la population décrut rapidemenl, et elle n'était plus que de o millions d'hab. au xviiie siècle. Les habitants de l'intérieur appartiennent aux races arabe et kabyle; ceux des côtes appartiennenl aux races plus ou moins mélangées des Turcs, des Maures, des Juifs et des chrétiens. — Capitale poutiqueTkmîs. (Voy. plus haut, l'article Tu.Ms.) — Capitale religieuse Knirouan. (Voy. Kairouan.) — Villes maritimes : 1° Bizerte, à 60 kil. N.-O. de 'J'unis, en amphithéâtre sur les pentes méridionales du Dahr-el-koudia; elle est défenduepar une enceinte baslionuée

terre divisée en deux jiarties par un chenal qui la fait communiquer avec la mer; elle possède une jetée et des fortifications en mauvais état (6.000 hab.); Rha'trs, sur la live gauche de. rembuucbure de l'Oued-Milianah; Hammam-Linf. un peu au S,-E, de Rhadès; Hammamet (anc. Sinus Ncapolitanus], sur un rocher 5,000 hab,), importance nulle; Soussa (anc. Hadrumète), ville forte, contenant 20,000 hab ; dans un pays couvert d'oliviers, mais dépourvue d'eau; fortifications en mauvais état; Monastir, à 20 kil. au S. de Soussa ; bon mouillage ; Teboulba{2,000 hab.); Mnhiidia ou Maliadia (6,300 hab ), port obs- Irné qu'il serait facile d'améliorer; S/ar, ville très importante et commerçante, où l'on se livre à la pêche des éponges; Gabès, au fond du golfe du même nom, réunion d'un groupes de magnifiques oasis (8,000 hab.). — Villes de l'intérieur. Dans la région montagneuse du nord nous trouvons : ilatew, centre important, sur le penchant d'une colline qui domine la rive gauche de l'Oued-Djoumiz; 10,000 hab. ; il/t'/iJia, au i\.-E. du pays des Kroumirs, où l'on ne rencontre que des Gourbis. Dans la belle et riche vallée de la Medjerda, que longe le chemin de fer de Tunis à Bone, on trouve des villes importantes : Ghardimaou, à 6 kil. de la frontière algérienne, avec une grande gare: Souk-el- Arba, marché important; El-kcf 6,500 hab.), ville forte, principal centre religi'eux de la Tunisie, après Kairouan ; Souk-ei-kmis ; Bcja [12,000aab.), au milieu d'un riche territoire; marché de grains le plus important de la Tunisie, à l'entrée des monlagnes de la Kroun\'me\ Medjez-el-hab (800 hab.), vieille ville sur un plateau escarpé qui domine des plaines feililes; Tebourba (3,000 bah.), entourée de jardins et de vergers; Djedeida, au milieu d'un gracieux paysage; Teuoursouk, Testour, Us Drid, etc. Au sud de cette région s'étend une grande zone habitée par des tribus encore à demi sauvages. La ville principale est Kairouan. Plus au sud s'étend la région des oasis, au milieu desquelles brille celle de Gafsa (voy. ce mot) ; puis la zone des Chotlhs (voy. Melrhir), et enfin le Sahara tunisien, dont le lieu principal est Douirat. . — Gouvernement. Après l'invasion française de •1881 , le traité de Kasr-es-Saïd (12 mai), confirmé par le décret du 22 avril 1882, a placé la Tunisie sous le protectorat français. Le résident français, appelé résident-général, administre, avec la collaboration de deux secrétaires, le gouvernement du pays, sous la direction du ministère français des affaires étrangères, où il y a un Bureau des affaires tunisiennes. Depuis le mois de janvier 1884, uu tribunal français a remplacé les anciennes cours consulaires, abolies avec l'assentiment des grandes puissances. — Sous le rapport de la religion, les 25,000 catholiques possèdent un évêché, qui est suifraganl de I archevêché d'Alger. — 11 y a 30 ans, le bey de Tunis pouvait mettre 20,000 hommes sous les armes, et son armée pouvait être considérée comme digne de se mesurer avec une armée européenne. Mais la désorganisation des troupes suivit immédiatement celle des finances, et lor.s, de l'invasion française, il y avait une armée régulière de 2,0U0 hommes à peine et une troupe irrégulière de 10,000 hommes, dont rarnienient et l'équipement se trouvaient dans un état déplorable. Cette armée a élé dissoute et remplacée par des garnisons françaises. Il existe seulement une garde d'honneur accordée au bey. — FiNAN'CES. Autrefois l'exercice financier 'lunisien commençait le 13 octobre et finissait le 12 octobre de l'année suivante. L'unité moné-

et par des forts détachés, le tout dans un étal uiire était le piastre. A partir du budget de

ap Africa. Plus au S., le cap Capoudia de délabrement lamentable; sa rade et son M(j92, onaadoplé l'année française etlefranc.

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