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I,e chargé d'affaires établit chaque année, sur le papier, un budget dans lequel les dépenses et les receltes paraissent se solder à 25 raillions de fr. En moy., les recettes sont évaluées à 25,838,750 fr. et les dépenses à •25.760.775 fr. Ce dernier nombre comprend la somme de 6,590.474 fr. attribuée au service de la dette. La dette luni^ieiiue, contractée principalement entre les années lSo6 et 1868, se montait à cette dernière date, à 182 millions de fr., sans compter la dette th'ttaiite Les principaux créanciers se trouvaient à 1 étranger, surtout en France; et nul intérêt ne leur étant payé, les grandes puis sances firent des réclamations qui eurent pour conséquence la création d'une commission internationale des finances que le bey consentit à établir pour mettre un peu d'ordre aux affaires financières de la Régence et essayer d'éteindre graduellement la dette publique. Cette commission, qui fonctionna de 1869 à 1884, fixa, en 188i le cbittre total de la dette publique à 125 millions de fr., portant intérêt à o p. 100; la dette tlottanle était de 20,561 .700 fr. Par un décret du président de la République française, du 28 mai 1884, et par un décret semblable rendu par le bey de Tunis, le 27 mai, un emprunt, earantiparla France, a consolidé la dette tunisienne en une somme de iio millions de fr, et la dette flottante en 17,550.000 fr., ce qui donne un total de 142,350,000 fr. L'emprunt fut émis au capital de 6.307,520 fr., à 4 p. tOO de rente perpétuelle, divisé en 315,376 oblifialions d'une valeur nominale de 500 fr. Les actions furent vendues de préférence aux porteurs des obligations tunisiennes de n p. <00, au prix de 462 fr. La commission internationale a été remplacée par des contrôleurs français. L'administration générale coiîte aujourd'hui beaucoup plus qu'avant l'occupation française; elle arrive à un lot al de 1,501,325 fr. L'entretien du corps d'armée d'occupation forme un budget extraordinaire qui se monte à 1,500,000 fr. D'après le budget de 18 corps d'occupation se compose de 16,000 hommes, dont les frais d'entretien doivent être supportés en partie par les ministères français de la guerre et des colonies, et en partie par la Régence; mais la part de dépenses afférente a chaque pays n'a pas encore été fixée. — CoMML'MC.MioNS. Peu de pays se trouvaient aussi totalement dépourvus de routes carrossables; çà et là, on voyait des sentiers pour les chameaux et les chevaux; pas de ponts sur les rivières. La France a doté la Tunisie de nombreux cliemins de fer, mentionnés dans le Supplément. 11 y avait le chemin de fer de 'Tunis à La (ioulette, construit par les Anglais (i7 kil. et demi), celui de La Goulelteà Auiua (43 kil.), celui de Tunis au Rardo (6 kil.) et celui de Tunis à Hammara-el-Lif (18 kil.), ce qui donne un total de 410 kil. et demi. — ■j6 bureaux de poste et 29 bureaux télégrapbiques sont desservis par des employés de l'administration française. Il y a 2,000 kil. de lignes télégraphiques. — Hist. La Tunisie correspond à peu près à l'ancien territoire de la république carthaginoise au moment des guerres Puniques. Ce pays, d'abord habité par les légendaires Garamanlcs, les Cananéens, les Libyens, puis par des immigrants phéniciens, tyriens et grecs, finit par être absorbé parla république de Caithage, partagée en Ht) av. J.-C, entre les Romains et .\lassiuissa, et entièrement annexé à l'empire romain dont il forma la province nommée Arrique propre ou proconsulaire (146). Cette province se divisait en Zeugitane au N. et Byzacène au S., elle reniermait des villes telles que Carthage, Ulique, Hippo-Zaryte (Bizerte), Uadrumelum, Leplis .\linor, Thapsus et Zama. Ce pays était le grenier de Rome, lorsque les Vandales le saccagèrent et en firent un désert (439 après J.-C). Bélisaire renversa i'em-
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pire vandale en .i3t et le remplaça par la domination byzantine. Vers 650, les Arabes, que commandait Moaviah, s'emparèrent, au sud de la Tunisie, d'un vaste territoire, dont Kairouan fut la capitale et la ville sainte, qu'ils agrandirent continuellement et qui comprit bientôt toute l'Afrique septentrionale. Vers le milieu du vin^siècle, l'immense empire des .\1abe3 se disloqua ; Kairouan devint la capitale des califes aglabites. A Tunis régnèrent successivement les califes de Cordoue (908', les émirs du Maroc (HOn), les Alinohades (1140^ elles Mériniles(1260); ensuite le pays s'émietta en vingt petits royaumes plus ou moins indépendants, cl entra dans la voie du dépeuplement. Barberousse y établit la domination turque, pendant laquelle le beylik tomba au dernier degré de la misère. La décadence fut tellement rapide que chaque siècle vit diminuer la population de plusieurs millions d'habitants, à la suite d'effroyables gueri-es civiles ayant pour conséquence des famines et des épidémies. Il était évident que ce pays allait devenir la proie du premier peuple qui s'en emparerait, et la France, possédant l'Algérie, ne pouvait laisser une autre puissance européenne planter son drapeau à Tunis. Pour contrebalancer l'inUuence française dans la Méditerranée. l'Angleterre s'empressa de former en 1862 une alliance secrète avec le bey de Tunis; et elle construisit le premier chemin de fer de Tunisie, celui de La Gouletle. .Mais, aussitôt après la signature du traité de Berlin (1878), satisfaite de son acquisition de Chypre et de ^es espérances sur l'Kgypte, elle parut se désintéresser de la question tunisienne et mil son chemin de feren vente. Le parlement italien, donnant ainsi à la France une preuve manifeste d'iiostilité, vota des garanties à une société qui s'en rendit adjudicataire moyennant un prix exorbitant (1880). Kn même temps, le bey était prévenu que la France, loin d'être revenue les mnins nettes du congrès de Berlin, comme l'avait affirmé M. Waddington, avait, au contraire, obtenu l'acquiescement des puissances pour l'occupation de la Tunisie. Le bey se jeta donc dans les bras de l'Italie pour prévenir cette occupation dont il était menacé; une lutte sourde s'engagea entre la France et ITtalie. Le bey ordonna, le 11 mars 1881, d'arrêter les travaux du chemin de fer de Tunis à Sousse, concédé à une compagnie française. Sur ces entrefaites, une bande de pillards tunisiens passa la frontière algérienne et y commit des brigandages. L'occasion était trop belle pour que M. Ferry ne la saisît pas. Sans demander au bey' de réprimer les exactions de ses sujets, le cabinet français fit connaître l'existence d'une puissante confédération indépendante ou quasi-indépendante, les Kroumiis (voy. ce mot), dont le nom apparut pour la première et sans doute pour la dernière fois dans l'histoire. Les Kroumirs, disait-on, possédaient une armée de 7,000 hommes bien armée et bien disciplinée; c'était une puissance qui s'élevait à notre frontière et qu'il fallait soumettre au bey, dans l'intérêt duquel nous allions ai-'ir. Sur ces déclarations, les Chambres votèrent des crédits pour envoyer une colonne expéditionnairecontre les Kroumirs. Le 24 avril 1881, une armée française de 26,000 hommes se trouva réunie près de la frontière tunisienne, sous les ordres des généraux Forgemol, Delebecque, Logerot et Bréart. L'invasion de la Kroumirie s'accomplit sans combat sérieux, pendant que Tabarca était occupée par la marine. U'armée kroumire on n'en vit point, mais le 12 mai, le général Bréart, pénétrant dans le Bardo. imposa au bey le traité dit de Kasres-Saïd, contre lequel le souverain tunisien ne cessa de protester ;jusqu'à sa mort. Les troupes françaises durent rentrer en Algérie, pour réprimer l'insurrection oranaise, mais
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aussitôt ce danger passe, la véritable invasion de la Tunisie commença, pour rendre eliectif notre protectorat en désarmant les troupes du bey. Sfax voulut résister : on la bombarda et on l'occupa le 16 juillet; Gabès se soumit le 24, mais tout le pays se souleva pour son indépendance: il fallut y envoyer de nouvelles troupes; pendant que l'opposition prouvait que toute cette aft'aire avait été entreprise dans un but de spéculation privée. Le 10 oct., M. Roustan, notre ministre résident à Tunis, notifia aux puissances l'occupation de cette ville par nos troupes. Seule rilalie, qui n'avait pas reconnu le traité du Bardo, crut devoir protester. Le surlendemain, un corps de 30,000 hommes se dirigea sur Kairouan, foyer de l'insurrection musulmane; et cette ville sainte fut occupée le 26 oct. L'affaire de Tunisie menaçait de prendre des proportions inquiélanles, lorsque la Chambre, impatientée, renversa le ministère Ferry qui tomba, pour la première fois victime de la politique coloniale, et dont la chute (JO nov.) fui suivie de l'apaisement immédiat de la Tunisie. Depuis cette époque, l'événement le plus important a été la mort de .Mobamnied-ès-Sadok et son remplacement par Sidi-Ali, effectué le 28 mai 1882. — .Mo-N.N'.MES. Les monnaies françaises et italiennes sont reçues partout. !1 y a aussi la piastre d'argent = 16 karoubs ^ 62 cent. La piastre d'or =: 60 cent. Il y a des pièces de 5, de 10, de 23, de 30 et de 100 piastres d'or(= 60 fr. 4252). La pièce de cuivre de 1 karoub = 4 cent. — Poids. Le rotlel-altari = 16 onces = 506 gr. —.Mesures. U n'y a aucune uniformité et il existe diverses mesures locales. — BiBLtoGR. Gabriel Charmes, la Tunisie et la Tiipolitnine (Paris, I8S3); .M. de Flaux, la Régence de Twnis (Paris, 1866, in-8»); Ch. Dilhan. Histoire abrégée de la Régence de Tunis (Paris, 1867, in-S"); Léon Michel, Tunis (2= éd. Paris, 1883); F. Rousseau, Annules tunisiennes (Paris, 1 864, in-S») ; M. Tchihatchef, Algérie et Tunisie (Paris, 1880); Journal officiel de Tunis-, etc. (V. S.)
TUNISIEN, lENNEs.etadj. De la Tunisie; qui appartient a ce pays ou à ses habitants.
'TUNNEL s. m. [tu-nèl ; les anglomanes prononcent teii-nèl|(mol angl.). Voie souterraine ou sous-marine creusée dans le but de livrer passage à une route, à un canal, à un chemin defer, etc. Daiisles mines, on applique souvent ce terme à des excavations horizontales, spécialement à celles que ion connaît aussi sous les désignations de couloirs, de galeries, de galerie d'approche et de galerie d'écoulement, qui servent de routes souterraines ou de passage aux eaux. Hérodote mentionne, dans l'île de Samo.-, un tunnel, taillé à travers une montagne haute de 150 orygies (300 m.). Sa longueur était de 7 stades (1,300 m.), et sa coupe de 2 m. .50 de haut sur 2 m. 50 de large. Les aqueducs des anciens Romains, des Péruviens et des Mexicains comprenaient des tunnels remarquables. L'aqueduc Aqua Claudia, par exemple, avait un parcours souterrain de 34 kil. On entreprit un ouvrage magnifique de ce genre pour relier le lac Fuciii (auj. Celano) au Liris (Garigliano); 30,000 hommes v travaillèrent pendant 10 ans, et il coûta des sommes immenses (52 ap. J.-C). — Construction des tunnels dans tes terrains mous. On désigne par terrains mous l'argilo, les dépôts terreux, qui, lorsqu'on y creuse des tunnels, exigent une voûte provisoire en bois pour tenir les matériaux en place jusqu'à ce que la voûte définitive en briques ou en pierre soit bâtie. Les roches trop tendres ou désagrégées demandent la même précaution, quoique la voûte provisoire puisse être beaucoup plus légère que dans le premier cas. D'après la méthode généralement adoptée pour creuser un tunnel dans un terrain mou.
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la première chose à faire, si cela est praticable, est d'ouvrir une petite galerie, dans le double but de drainer les terres qui sont audessus et de faire une ouverture par où l'on puisse faire sortir les déblais de l'excavation et faire entrer les nialériaux nécessaires à la voûte. Les travaux se font généralement successivement par sections. S'il n'y a pas déjà de galerie supérieure, on en creuse une de .'5 à 7 m. On place alors successivement de grosses barres de bois longitudinales, en commpnçant par cillos qui -.nul numérotées 3 I Lt Tddii-. Id l'u I. \' I II ^ mineurs
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poussent graduellement leur travail plus avant, établissant une arche provisoire en charpente. Ceci fait, et lorsque l'on a creusé les fondations pour la maçonnerie à exécuter, les maçons élèvent une arche de voûte sons la charpente que l'on construit pendant qu'on procède à l'excavation de la section suivante, et les intervalles sont solidement boucHés avec des blocs de bois ou de pierre. — Cons- Iruclion d'un tunnel dans le roc. La fig. î! montre une des méthodes de construire le-
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tunnels dans le roc, avec les opérations subséquentes du boisement et de l'établissement de la voûte. Les poutres 1 et 2 sont placées pour soutenir le toit et les parois, une fois que la galerie de tête (pour laquelle on choisit le roc de préférence) est creusée; les jambages (2) sont quelquefois couplés par une barre (3) que soulient une poutre oblique (4) pendant qu on maçonne les parois jusqu'au pied; puis on fait la voûte définitive. L'es- ))ace compris entre la charpente et le roc audessus, et celui qui est compris entre la maçonnerie et la charpenle (dans ce genre de travail la charpente ne se retire pas) sont comblés fortement avec des fragments de pierre, afin d'empêcher une chute soudaine dose produire, ouson poidstrop considérable de porter sur la maçonnerie. — Le percement des grands tunnels a lieu aujourii'hui au moyen de puissantes machines dont le travail est coûteux, en vérité, mais est très rapide. Nos fig. 3 et 4 montrent l'organe prmcipal de la perforatrice de Georges Leschot; c'est un tube métallique sur l'une des
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extrémités duquel sont incrustés des diamants noirs en saillie. L'eau comprimée sert de force motrice pour imprimer un rapide mouvement de rotation à l'appareil et pour le pousser, en même temps, contre la roche à perforer. L'air comprimé peut aussi seivir de moteur; il présente l'avantage de pouvoir ensniteêtre utilisé pour Ventiler les travaux souterrains. Dans la machine Brandt, les diamants sont remplacés par des pointes d'acier.
Le tunnel du mont Cenis.commencéen 18rj7, par le travail manuel exclusivement, a été ensuite continué au moyen de machines perforatrices mises en action par des béliers compresseurs. En 187 2, on commença les travaux duSaint-Gothard, avec la dynamite iii; comme matière explo-
sive; mais là encore, il fallut en venir aux perforatrices. En Amérique des travaux de ce genre sont devenus très fréquents depuis l'établissement des chemins de fer. Le plus fameux est le percement du mont Hoosac dans l'état de Massachusetts opération dont l'idée date de 'I8'.;5. Après bien des essais infructueux, il a été termmé récemment. Il a coûté à l'état plus de 70 millions de francs, iaudis que celui du iiiuit Cenis a coulé 7 , millions. La galerie i.-. mines deLulro(iNenla) mesure 6,147 m., 1 ■ tunnel du mont Cenis, 12,333 m.; celui du Saint-Gotliard, 14,920 m. — La galerie de la mine Joseph II, à Chem- "'' " nitz, dépasse tous les
aulre^. Sa longueur totale est de 18,00U m. (Commence en 1782, sous le règne de l'empereur dont il porte le nom, il ne futterniiné qu'en 1879, après 97 années de travail. Il a .i m. de haut et 1 m. <5U de large. — Tunnel M1US-UAR1N, de Calais à Douvres. 'Vers 1802, M. Malhieu émit l'idée de creuser un tunnel -ous-marin qui relierait Calais à Douvres (Angleterre). En aoûl'18tj9, MM. J. -F. Bateman et J.Revy reprirent ce projet, pour faire passer une voie ferrée sousle canal. Après plusieurs années d'études, M. Thoraé de Gamond exposa ses plans à Paris, en 1867. Son projet fut repris enjuillet 1871 eten novemlire 1873, une convention favorable à son exécution fut signée pour la France par M. Michel Chevalier, en janvier 187,ï. Les ingénieurs désignés pour ce travail colossal furent sir John Hawkshaw et M. Lavally. Le monopole fut fixé à3ii années. D'aprèsleplandeD. Biiinlon, il faudrait forer 20 milles de craie; mais d'autres plans furent proposés par G. Kemington, P.-J. Bishop, A. Austin, etc. La mort de M. Thomé de Gamond (févr. 1876) ne fit point abandonner son projet, et dès le 3 juin de la même année, on avait creusé, à Sangatte, près de Calais, un puits de 200 pieds de profondeur. Par décret en date du 27 juillet 1880, fut porté à Sans le délai accordé à la société concessionnaire d'un chemin de fer sous-marin entre la France et l'Angleterre pour l'exécution des travaux préparatoires de cette entreprise. Les travaux étaient poussés avec activité, quand une demi-douzaine de chauvins anglais prouvèrent
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au peuple britanniqur ipe le jour où l'Angleterre ne sera plus isolée, elle sera perdue, les traités de neutralisation n'offrant aucune garantie (surtout depuis que les Anglais ont violé la neutralité du canal de Suez), et l'invasion del'Angleterre devenant une opération facile dès quelle peut se faire autrement que par la mer. En 1883, le gouvernement de la reine ordonna de cesser les travaux qui furent abandonnés.
* TUORBE s. m. Voy. Téorbe.
TUPÉLO s. m. Bol. Genre de dicotylédones dialypélalespérigynes, voisin des cornouillers, et comprenant plusieurs espèces d'arbres qui habitent le bord des fleuves des Etats-Unis. Le tupélo muUillore [nyxsa multiflora), porte un fruit ovoide, d'un noir bleuâtre, long de 6 à 7 millim. Il prospère dans les sols bas et argileux et dans les forêts épaisses; il atteint une hauteur de 40 pieds. Sun bois est serré et dur, mais il se détériore promptement.
TDPI - GUARANIS [tou - pi'- goua - ra-ni'] , famille très étendue d'Indiens de l'Amérique du Sud, comprenant les Guaranis propres du Paraguay; les Guaranis orientaux ou Toupis du Brésil; les Guaranis septentrionaux, près de l'Orénoque; les Guaranis ou Cbiriguanes du centre, dans la partie septentrionale du Gran Chaco; et les Omoguas ou Guaranis occidentaux, dans le district de Quito. Ces derniers étaient nombreux, guerriers et puissants; les autres tribus les regardaient comme une race d'une noblesse particulière. Les Toupis et les Guaranis proprement dits étaient doux et paciDques, proie sans défense des cannibales aymborés et des Portugais, En 1732, pendant la période florissante des missions du Paraguay, les Guaranis chrétiens étaient au nombre de 144,000; mais après la suppression des jésuites, les Indiens lie tardèrent pas à disparaître. Les Portugais lesavaientdèsl'abord réduitsen esclavage; des villages entiers furent exterminés; beaucoup émigrèrent. Les Toupinambas et les Tamoyas s'établirent au nombre de 3,000 non loin de l'Amazone, où on les connaît sous le nom de Mandrunurs. Par leurs habitudes et leur genre de vie ils ressemblent beaucoup aux Dyaks de Bornéo. On vante la langue guarlni comme fort belle. Lalinijoa gérai du Brésil, est fondée sur le Toupi, un de ses dialectes.
TU QUOQUE loc. lat. qui signifie. Toi aussi, paroles que prononça César lorsqu'il aperçut Bruhis au milieu de ses assassins.
* TURBAN s. m. (pers. dulband). Coiffure des Turcs et de plusieurs autres peuples orientaux, faite d'une longue pièce d'étoffe, qui est roulée et entrelacée autour d'un bonnet: il n'est permis qu'à ceux qui sont issus de la race de Mahomet de porter le turban vert. — Pkkndri; le tuhban, se faire mahométan.
* TURBE s. f. (lat. turba]. Procéd. anc. Ne s'employait que dans cette locution, E.nquète PAR TUiiBEs, enquête faite en prenant le témoignage de plusieurs habitants pour constater les usages, les coutumes des lieux.
TURBIE(La), commune, à 18 kil. N.-E. de Nice, sur la crête d'une chaîne de collines qui iirutège de ce c6té, la frontière française. (Vuy. Place forte).
TURBIN s. m. Argot. Travail.
' TURBINE s. f. (lat. turbo, tourbillon, ce qui tourbillonne). Roue hydraulique, à axe vertical, entièrement plongée dans le courant qui la fait mouvoir. L'usage de la turbine fut généralisé par Fourneyron en France, en 1827, et bientôt après par Fairbairn en Angleterre et par Boydcn aux Etats-Unis. Les roues reçoivent l'eau tantôt extérieurement, tantôt intérieurement, tantôt parallèlement, et ces ditlérences constituent trois classes distinctes de turbines. Avec les bonnes turbines opérant dans des circonstances fuvo-
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rable?, la force perdue ne dépasse guère, et n'atteint même pas toujours '20 p. 100.
* TURBINÉ. ÉE adj. Conchvliol. Se dit des coquillag-ps iinivalves qui ont la forme d'un cône contourné en spirale. — But. Se dit de ce qui a la forme d un cône renversé, d'une toupie : les racines de certains navets sont tiirbinéis.
TURBINER V. n. Travailler beaucoup. (Pop.)
' TURBINITE s. f. Hist. nat. Coquille en spirale : (/ se trouve des turbinites dans le sein de la terre.
' TURBITH s. m. (indoustani turbilh, qui purg:e). Espèce de liseron {co7ivo!vulus liirpelhum), qui croit dans l'ile de Gevian, et dont la racine était employée autrefois coninio purf-'ative. — Turbith bâtard, autre plante [turbith Mathioli) dont les propriétés sont à peu piès les mêmes, mais qui purge plus violemment. — Turbith minéral, sulfate jaune de mercure.
■ TURBOT s. m. Icht. Genre de pleuronectes compren.iiit plusieurs espèces à formes rhomboîdales, et dont la dorsale et l'anale vont de la tète jusque auprès de la caudale. Le turbot d'Europe (rhombus nuiximus, Cuv.), le plus beau repréientant de la famille des .pleuronectes, mesure quelquefois 0 pieds de large, et pèse plus de 200 livres; son côté gauche est brun et couvert de petits tubercules, et son côté droit, ou surface inférieure, e^l lisse et blanc; ses veux sont sur le côlé
gauche. Il se lient sur les fonds sablonneux ; u a des habitudes errantes, et voyage en compagnie, près du fond, se nourrissant de petits poissons, de crustacés et de mollusques. Bien que vorace, il est difficile dans le choix de sa nourriture, et ne mord qu'a des appâts frais. Sa chair, blanche, grasse, lamelleuse, délicate, très estimée depuis l'antiquité la plus reculée, lui a valu le surnom de fainan de mer. Le turbot américain ou turbot tacheté {rhombus maculalus, Girard; pleuronectes, De Kay), appelé aussi plie de Ntw-Yoï-k, estlong de 30 à 4-5 centira. et large de 13 à 20 centim. ; il pèse quelquefois 20 livres. C'est un aliment délicat. La barbue {rhombus barbatus) est une autre espèce de turbot. (\oy. Barbue.)
• TDRBOTIÈRfi s. f. Cuis. Vaisseau de cuivre destiné à faire cuire des turbots, et qui est à peu près de la forme de ce poisson.
• TURBOTIN s. m. Petit turbot : les turbùtins sont plus délicats que les grands turbots
• TURBULEMMENT adv. [-la-nian]. D'une manière turbulente ; agir turbulemincnt.
' TURBULENCE s. f. (lat. lurbukntia). Caractère, défaut de celui qui est turbulent : Cet enfant est d'une grande turbulence.
• TURBULENT, ENTE adj. Imputueux, qui